Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 ans
ABONNEZ-VOUS pour plus de vidéos
Nicolas Dupont Aignan, député de l’Essonne et président de «Debout la France», répond aux questions de Sonia Mabrouk au sujet de la cacophonie à l'Assemblée nationale au moment des débats sur la réforme des retraites, des messages reçus par les membres du Rassemblement national, du scandale des emprunts d'État et de la troisième journée de mobilisation en France.

Retrouvez "L'entretien" sur : http://www.europe1.fr/emissions/linterview-politique-de-8h20
LE DIRECT : http://www.europe1.fr/direct-video

Nos nouveautés : http://bit.ly/1pij4sV

Retrouvez-nous sur :
| Notre site : http://www.europe1.fr
| Facebook : https://www.facebook.com/Europe1
| Twitter : https://twitter.com/europe1
| Google + : https://plus.google.com/+Europe1/posts
| Pinterest : http://www.pinterest.com/europe1/

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00 - Votre invité Sonia Mabrouk, Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne, président de Debout la France.
00:04 - Bienvenue sir Europain et bonjour Nicolas Dupont-Aignan.
00:07 - Bonjour Sonia Mabrouk.
00:08 - La réforme des retraites a mis le feu aux poudres hier au Parlement.
00:12 Interruption de séance, claquement de pupitres, rappel au règlement.
00:15 Quelle image a donné selon vous l'Assemblée ?
00:17 - Pitoyable. C'est dommage.
00:20 C'est dommage parce qu'on avait l'occasion, en unissant les oppositions,
00:25 de faire voter une motion référendaire qui aurait décalé le texte d'abord de 30 jours,
00:30 qui aurait permis de mettre le Sénat devant ses responsabilités.
00:34 Et vous savez que pour moi, le référendum est la seule solution
00:38 pour bloquer le gouvernement sans bloquer le pays,
00:40 pour qu'il y ait un vrai débat sur la place que l'on veut donner à nos retraités,
00:43 l'argent que l'on veut consacrer à leur dignité.
00:46 - Qui empêche le débat de se tenir correctement selon vous ?
00:49 Qui aborde l'Elysée, l'Assemblée ?
00:51 - D'abord le gouvernement en choisissant une procédure ahurissante.
00:55 Le fameux article 47.1, parce que c'est fait pour une loi de finances rectificative de la sécurité sociale,
01:00 je pense que ce n'est pas constitutionnel.
01:02 Donc, pour restreindre le temps, pour provoquer les parlementaires,
01:05 et puis ensuite, NUPES qui tombe dans le panneau, si je puis dire, dans le piège.
01:10 Un temps restreint, une procédure accélérée,
01:14 impossible d'examiner le projet en si peu de temps,
01:17 et puis des NUPES qui veulent faire le malin
01:20 et qui font une fixation plus sur le Rassemblement national que sur la retraite des Français.
01:24 - Vous en parlez de la motion référendaire du RN qui a été rejetée.
01:27 La NUPES a déserté à ce moment d'ailleurs les bords de l'hémicycle,
01:30 refusant Nicolas Dupont-Aignan, c'est leur argument,
01:33 toute compromission avec un parti qu'ils jugent en dehors de la République.
01:37 - Mais c'est aberrant puisqu'ils avaient déposé une motion référendaire identique.
01:41 - Oui, ça c'est sur le fond. Mais la forme, ils n'acceptent pas de participer avec le RN.
01:44 - Mais alors ça veut dire qu'ils vont servir la soupe à Macron toute leur vie.
01:48 Puisqu'en fait, ils font le jeu du gouvernement.
01:50 Et c'est ça qui est tragique.
01:52 C'est qu'ils prétendent défendre les salariés et puis en fait ils sabotent.
01:55 On a eu la même affaire sur la réintégration des soignants exclus.
01:59 On pouvait les faire passer, on était majoritaire.
02:01 Et puis ils n'ont pas voulu le faire.
02:03 Je ne comprends pas ce manque de respect à l'égard des députés
02:07 du Rassemblement national qui sont élus par les Français.
02:10 - Justement, des élus RN ont semble-t-il reçu des messages
02:14 leur indiquant qu'un de leurs proches était hospitalisé.
02:18 Méthode d'intimidation inadmissible.
02:20 - J'étais à côté d'une députée RN qui a reçu un message
02:23 qui a paniqué en se disant "mon fils est à l'hôpital"
02:25 et puis en fait c'était une mauvaise blague pour la faire sortir de l'hémicycle.
02:28 D'où ça vient, je ne sais pas.
02:30 Mais je vais vous dire, moi je voudrais qu'on revienne.
02:32 C'est un choix de société majeure.
02:34 Est-ce qu'on plonge les retraités français, les futurs, dans la misère ?
02:38 Parce que c'est ça le projet de loi.
02:40 C'est que si vous prolongez à 64 ans et que vous avez un taux de chômage
02:43 des seniors à partir de 55 ans colossal,
02:46 ça veut dire que les seniors,
02:49 ils seront d'abord au chômage et puis après ils seront au RSA.
02:51 Entre 62 et 64. Ils auront des retraites minables.
02:54 - Vous le dites ainsi mais pour Gabriel Attal, c'est soit la réforme ou la faillite.
02:58 Vous ne voulez pas de la réforme Nicolas Dupont-Aignan, donc vous optez pour la faillite.
03:01 - C'est faux, puisque M. Attal dépense des dizaines de milliards d'euros
03:07 qui pourraient être économisés.
03:08 Dans mon intervention hier, j'ai parlé des fausses cartes vitales,
03:11 entre 10 et 20 milliards.
03:12 J'ai parlé des retraites versées à l'étranger à des morts,
03:15 200 millions à 1 milliard.
03:17 J'ai parlé du versement à l'Union Européenne,
03:19 plus 4 milliards chaque année.
03:20 Et puis le scandale des scandales.
03:22 Alors là, il n'y a pas de réponse.
03:24 C'est les fameux emprunts, c'est un peu compliqué pour nos auditeurs.
03:26 - Mais allez-y, si vous estimez que c'est un scandale, de quoi s'agit-il ?
03:28 - C'est un scandale d'Etat.
03:29 Ce sont les emprunts à taux variable,
03:31 indexés sur l'inflation, alors qu'on pouvait emprunter à taux fixe.
03:34 Et qui continuent.
03:35 On a rajouté, vous savez combien au budget 2022 ?
03:38 15,9 milliards d'euros.
03:40 - Mais M. Dupont-Aignan, on ne le découvre pas ?
03:42 - On ne le découvre pas, mais ça fait des années qu'on l'alerte.
03:45 - Les emprunts d'Etat sont indexés sur l'inflation,
03:46 sauf qu'elle était basse avant, donc on ne le ressentait pas.
03:48 - 90% des emprunts sont faits à taux fixe.
03:51 Mais il y a 10% des emprunts, bizarrement,
03:53 qui sont faits indexés sur l'inflation,
03:56 qui nous coûtent 15,9 milliards,
03:58 c'est-à-dire plus que l'objet de la réforme, par an.
04:00 14 milliards à 15 l'année prochaine.
04:02 Alors qu'on pourrait emprunter à taux fixe.
04:04 Pourquoi ce cadeau aux banques, aux marchés financiers ?
04:07 - Pourquoi ce sera un cadeau aux banques ?
04:08 - Parce qu'on peut emprunter à 30%, on emprunte à 9%.
04:11 - Est-ce que ce n'est pas aussi pour les épargnants, le livret A ?
04:14 - Ça n'a rien à voir avec le livret A.
04:16 On emprunte à taux variable sur l'inflation.
04:20 C'est une escroquerie d'Etat.
04:22 Je demande une commission d'enquête parlementaire.
04:24 Et c'est tout à fait symbolique de ce gouvernement.
04:26 Il dépense sans compter quand ce sont ses amis,
04:30 mais quand ce sont des petits retraités
04:32 qui ont des retraites déjà très faibles,
04:33 il faut encore les racketter.
04:35 - Le sujet est important, je m'y arrête une seconde.
04:37 Vous dites "escroquerie d'Etat", mais si j'ai bien compris,
04:39 ces emprunts d'Etat qui sont indexés sur l'inflation
04:42 le sont depuis des années.
04:44 - Vous avez raison.
04:45 - Et comme l'inflation était basse, M. Dupont-Aignan,
04:46 on ne le ressent pas.
04:47 Donc aujourd'hui, vous venez crier au loup.
04:49 - Sauf qu'en 2022, il y a encore eu une dernière émission
04:51 le 23 janvier dernier, 2023,
04:53 on a emprunté à 18 milliards d'euros à taux variable,
04:56 sachant que l'inflation est exorbitante.
04:58 Comment peut-on emprunter à taux variable
05:01 sachant que l'inflation est exorbitante en zone euro,
05:04 alors qu'on peut emprunter à taux fixe
05:06 et qu'il y a plus de demandes de titres français à taux fixe
05:08 que d'offres de l'Etat ?
05:09 - Ce que je note, c'est que vous reconnaissez
05:11 qu'il y aura un problème de déficit en 2027.
05:14 Ça, vous ne le remettez pas en cause.
05:15 - Pas tout de suite.
05:16 Je dis aujourd'hui qu'on nous avait dit
05:18 qu'en 2022, il y aurait un déficit des retraites.
05:20 Il y a un excédent de 3 milliards.
05:22 On nous dit qu'il va y avoir un déficit
05:24 qui sera très hypothétique en 2030,
05:26 qui sera de l'ordre, nous dit-on,
05:28 de 7 à 10 milliards par an.
05:30 Et on gaspille environ 50 milliards tous les jours en ce moment.
05:33 - On les gaspille ?
05:34 - On les gaspille, on les jette par les fenêtres.
05:36 - C'est-à-dire où ?
05:37 - Les cartes vitales, je vous l'ai dit, entre 10 et 20.
05:39 Les obligations à taux variable, 15 milliards.
05:41 Les retraites versées à l'étranger, etc.
05:43 Allez, largement.
05:45 Et ce que je dis, c'est, balayons devant notre porte maintenant,
05:48 avant de faire souffrir des futurs retraités,
05:51 sur des hypothèses aléatoires.
05:53 Et je vais vous donner une hypothèse d'ailleurs malheureuse,
05:55 c'est que le Corps a fait une hypothèse
05:57 sur la croissance de l'espérance de vie.
05:59 Malheureusement, elle s'est stabilisée depuis un an
06:02 et on craint qu'elle reste stable, il n'y aurait même pas de déficit.
06:04 - Le Corps, chacun le lit, j'allais dire, à la lumière de ce qu'il veut.
06:07 - Non, il y a 350 milliards de prestations de retraite
06:10 et on est en train de mettre la France, de jeter de l'huile sur le feu,
06:13 pour 10 milliards, alors qu'on en gaspille des dizaines.
06:16 Ce que je dis, c'est qu'après la crise du Covid,
06:19 après, avec la guerre en Ukraine, avec la hausse des prix,
06:23 le pays a besoin de réconciliation
06:25 et de se concentrer sur, pour moi, les chantiers fondamentaux.
06:28 Et les chantiers fondamentaux ne seraient-ce que si on veut assurer à terme
06:31 l'équilibre de la retraite par répartition dans 20 ans, dans 30 ans ?
06:34 C'est quoi ? C'est la productivité, c'est la relocalisation,
06:37 c'est le produit en France, c'est la natalité.
06:39 - Certains y ont pensé quand même depuis un certain temps.
06:41 - Oui, mais on a un déficit du commerce extérieur qui va sortir.
06:43 - Mais il n'y a pas une baguette magique, M. Nicolas Dupont-Aignan ?
06:45 - Ah si, il n'y a pas de baguette magique, mais il y a une politique.
06:47 - Ah ben on va en parler. - Regardez les médicaments.
06:49 - On va en parler. Attendez, sur la politique, je reviens un instant au Parlement
06:51 pour savoir quand même s'il y aura une majorité pour voter ce texte.
06:54 - Comment vous souhaitez que les députés les Républicains votent contre cette réforme ?
06:59 Et sinon, qu'est-ce qu'ils incarneraient selon vous ?
07:01 - Pour moi, s'ils votaient par malheur cette réforme,
07:05 ils ne seraient plus dans l'opposition, ils seraient les alliés indéfectibles d'Emmanuel Macron.
07:10 Et j'ai vu hier en séance beaucoup de jeunes députés républicains
07:13 qui m'ont dit que pour eux c'était hors de question,
07:16 et qu'il y a un clivage générationnel.
07:18 Il y a ceux qui veulent en fait sauver Macron, mais c'est libre à eux.
07:22 Mais ils ne peuvent pas se faire élire dans les circonscriptions comme des opposants
07:25 et après trahir leurs électeurs, et moi j'appelle les électeurs républicains
07:29 qui ont voté pour des élus d'opposition, rejoindre debout la France
07:33 puisque leurs représentants trahissent le pacte électoral sur lequel ils ont été élus.
07:40 - Mais ôtez-moi d'un doute, Nicolas Dupont-Aignan, vous parlez bien de ces députés LR
07:43 qui de François Fillon à Valéry Pécresse soutenaient un projet de retraite à 65 ans.
07:47 - Pas dans les mêmes circonstances, pas avec le même taux d'emploi.
07:50 - Oui mais c'est très clair. - Avec un âge légal de départ à 65.
07:53 - Mais j'ai toujours pensé que c'était une erreur quand on licencie à 55 ans.
07:56 Nous avons un taux d'emploi, prenons un chiffre simple,
08:00 un taux d'emploi au-dessus de 60 ans qui est de 30%,
08:03 il n'y a qu'un tiers des plus de 60 ans qui travaillent.
08:06 Comment pouvez-vous dire, d'ailleurs c'est Emmanuel Macron qui le disait en 2019,
08:09 comment pouvez-vous dire "vous allez travailler jusqu'à 64 ans quand vous êtes licencié à 55,
08:15 occupons-nous de refaire notre force productive".
08:18 Et alors on pourra dire "peut-être, travaillez un peu plus,
08:22 mais pour l'instant il faut qu'il y ait du boulot pour travailler un peu plus".
08:25 - Justement sur la phrase que tout le monde cite d'Emmanuel Macron en 2019,
08:28 il y a une suite dans cette phrase et il dit "oui mais ça dépend aussi du chômage,
08:32 si on gagne la bataille du chômage alors là..."
08:34 - Mais elle n'est pas gagnée pour les seniors, c'est complètement faux.
08:36 La bataille du chômage, reprenons les chiffres, la baisse du chômage actuel,
08:40 vous savez à quoi elle est due ? - Dites-nous.
08:42 - À l'apprentissage. La bonne réforme du gouvernement sur l'apprentissage.
08:46 - C'est une bonne nouvelle. - Excusez-moi, c'est une bonne nouvelle pour les jeunes.
08:48 Ce sont des emplois partiels, ce n'est pas des emplois durables.
08:53 L'enjeu de la France aujourd'hui, c'est de produire français.
08:57 Nous avons un déficit commercial qui va être publié aujourd'hui ou demain abyssal.
09:01 Il faut relocaliser. Depuis des années, vous le savez, je me bats pour ça.
09:06 C'est la criée de tout. Sinon, nous passerons notre vie à faire des fausses réformes des retraites
09:11 et les gens finiront au RSA.
09:13 - En attendant, en ce jour de mobilisation, il y aura du monde dans les rues.
09:19 Nicolas Dupont-Gian, vous n'êtes pas pour le blocage du pays,
09:21 mais vous dites vouloir bloquer le gouvernement.
09:23 Ça, c'est le travail du Parlement. Mais si la réforme passe, c'est fini, c'est plié.
09:27 - J'ai encore l'espoir d'un référendum d'initiative partagée.
09:31 185 parlementaires, députés ou sénateurs, on peut les avoir. J'en ai déjà 30.
09:36 On peut les avoir. Et après, 4 millions de signatures.
09:39 - C'est un peu un vœu pieux.
09:41 - Ce n'est pas un vœu pieux si les Français prennent conscience
09:45 que quand il s'agit de faire des économies, on s'attaque toujours au même, au plus modeste.
09:50 Et moi, le goulis social, je n'accepte pas.
09:52 Alors qu'il y a tellement de gisements d'économies dans nos pays de privilèges.
09:57 Sans parler d'ailleurs, entre nous, entre nous.
09:59 Est-ce que vous ne croyez pas que les sénateurs qui n'ont pas réajusté leur régime de retraite
10:06 ne devraient pas montrer l'exemple ?
10:08 Est-ce que vous ne croyez pas que le président de la République
10:10 ne devrait pas renoncer à sa retraite chapeau ?
10:12 - Ce n'est pas de la démagogie tout cela ?
10:14 - Non, vous ne pouvez fonder un effort collectif et une réconciliation du peuple français
10:20 qu'autour d'un effort partagé.
10:22 Vous ne pouvez pas donner des leçons à la terre entière
10:24 et ne jamais vous les appliquer à vous-même.
10:26 C'est insupportable pour nos concitoyens.
10:28 - C'est important ce que vous dites, s'appliquer à soi-même.
10:30 Vous reprochez, vous martelez souvent que le gouvernement ne comprend pas les Français
10:33 et ne comprennent pas le monde du travail.
10:35 Mais est-ce que cette classe politique le comprend ?
10:38 Est-ce que vous-même vous avez travaillé en entreprise, M. Dupont-Aignan ?
10:41 - J'ai travaillé, quand j'étais bien jeune, en entreprise.
10:44 Peu de temps, c'est vrai.
10:46 Mais justement, moi je suis élu du circonscription
10:48 et je le fais et je prends cette position
10:50 parce que je vois et je connais la difficulté du travail de nos anciens.
10:55 J'ai reçu encore un ancien, 900 CV, il a envoyé 900 CV.
10:58 Je le connais, il est dans ma ville.
11:00 C'est un homme travailleur.
11:01 Il se morfond chez lui depuis l'âge de 56 ans.
11:05 - Et vous pensez que l'index senior ne va rien changer à cette situation ?
11:08 - Mais rien du tout.
11:10 Créons de la richesse avant de vouloir obliger les gens à travailler
11:14 jusqu'à ce qu'ils ne peuvent plus travailler.
11:16 - Mais ça ne se décrète pas la richesse.
11:17 Vous êtes pour une politique de natalité, productivité, relocalisation.
11:22 Mais ça prend du temps tout cela.
11:24 - Ça prend du temps, bien sûr.
11:25 Mais il faut peut-être prendre des mesures.
11:27 Baisse des charges ciblées sur les entreprises qui relocalisent.
11:31 C'est toujours pas fait.
11:33 Avoir une vraie politique de relocalisation.
11:35 Les médicaments par exemple.
11:36 Je lisais, pas moi, dans le journal Le Monde.
11:39 Bon.
11:40 Ils devaient cibler les médicaments à relocaliser.
11:43 Ça fait trois ans que la liste n'est toujours pas faite.
11:45 On manque de médicaments pour les bébés, d'antibiotiques pour les bébés dans notre pays.
11:50 Mais où on est ?
11:51 Il faut une volonté.
11:53 Les étiquettes Made in France, pourquoi on ne le met pas ?
11:56 Il y a des choses simples qu'on pourrait faire.
11:58 Nos chefs d'entreprise l'attendent, les marchés publics.
12:00 Je voyais hier un chef d'entreprise qui fait de très beaux produits.
12:03 Il n'y a aucune faveur minimum pour les marchés publics d'entreprises françaises.
12:09 Alors que ça se fait en Allemagne, au Japon, aux Etats-Unis, en Chine et ailleurs.
12:12 - Mais alors pardonnez-moi, avec tout ça, pourquoi le président veut faire cette réforme selon vous ?
12:15 - Pour deux raisons à mon avis.
12:17 Une raison de posture politicienne.
12:19 Il veut avoir l'air réformateur.
12:21 Une raison d'obéissance à Bruxelles.
12:23 - Ce sont des recommandations de Bruxelles.
12:25 - Ce ne sont pas des recommandations, ce sont des ordres.
12:27 - Ça s'appelle recommandation.
12:29 - Oui, c'est une euphémisme.
12:31 - Vous y voyez des ordres.
12:33 - Oui, il a tellement mal géré le budget de l'État qu'il veut se rattraper.
12:35 Et puis un troisième point, je pense que derrière, il y a les fonds de pension, notamment BlackRock,
12:41 qui attendent le marché de l'épargne française.
12:44 Parce que quand les Français vont calculer si par malheur cette réforme passait,
12:48 leurs réelles retraites, ceux qui peuvent, parce que malheureusement beaucoup ne pourront pas,
12:52 eh bien ils verront des pleines pages de publicité dans les journaux pour leur dire "souscrivez" comme pour les mutuelles.
12:57 - C'est du bon oignons.
12:58 - "Souscrivez à BlackRock, vous aurez un complément."
13:00 C'est un scandale absolu.
13:02 - Nous n'y sommes pas du tout.
13:04 - Madame Mabrouk, si les pensions de retraite diminuent...
13:07 - Vous ne pouvez pas convoquer toutes les angoisses pour...
13:09 - Mais ce n'est pas des angoisses, c'est très concret.
13:11 - C'est réel aujourd'hui ?
13:12 - Le marché de l'épargne est un marché colossal en France.
13:15 Nous avons un système par répartition qui permettait d'éviter cela
13:19 et qui permettait aux Français d'avoir la certitude que ceux qui travaillent allaient financer leurs retraites.
13:25 Si ce système est cassé, obligatoirement, vous aurez un système très inégalitaire.
13:30 - C'est pour ça que le gouvernement veut le sauver.
13:31 - Mais il ne le sauve pas.
13:32 - On vous a entendu.
13:33 - Il le détruit.
13:34 - J'ai une question sur l'international.
13:36 Zelensky, le président ukrainien, a été invité à participer là au prochain sommet de l'UE.
13:40 Il pourrait donc être à Bruxelles dès ce jeudi.
13:43 Est-il vrai Nicolas Dupont-Gianc ?
13:44 Vous n'êtes pas allé à l'Assemblée pour accueillir et applaudir le président du Parlement ukrainien quand il est venu en France ?
13:50 - Oui, je n'y ai pas été.
13:51 Parce que le Parlement ukrainien a publié le 1er janvier un hommage à Stéphane Bandera
13:57 qui a été le complice d'Hitler et qui a massacré des dizaines de milliers de Juifs et de Polonais.
14:02 D'ailleurs, je ne suis pas le seul à avoir été indigné.
14:05 L'ambassade d'Israël, de cette publication bien sûr, la Pologne...
14:09 - Mais que ce gouvernement qui est aujourd'hui... dont le pays est attaqué...
14:14 - En tout cas, je n'allais pas applaudir le président d'un Parlement qui publie un hommage à quelqu'un qui a massacré pendant la Seconde Guerre mondiale.
14:23 Et je pense que le gouvernement français a une position qui n'est pas équilibrée dans ce conflit.
14:29 - Mais aujourd'hui, c'est bien l'Ukraine qui est attaquée ?
14:32 - Oui, bien évidemment.
14:34 Et j'ai défendu l'Ukraine quand elle a été attaquée.
14:36 Mais là, ce n'est plus un combat pour défendre l'Ukraine qui est mené, c'est un combat pour détruire la Russie.
14:42 Et je pense que c'est une folie.
14:44 Et je pense que ce n'est pas notre intérêt national, car les plus grands vainqueurs, ce sont la Chine et les Etats-Unis.
14:49 Et on est en train de tuer le continent européen.
14:51 - Et vous pensez que c'est une position gaulliste que celle que vous tenez en ce moment ?
14:54 - Tout à fait. Et je pense que c'est celle qu'a tenue Jacques Chirac et Dominique de Villepin en Irak.
14:58 C'est celle qu'a tenue le général de Gaulle au Vietnam.
15:00 Et je pense que l'intérêt de la France, c'est bien sûr de défendre l'Ukraine quand elle est attaquée.
15:04 Mais c'est de ne pas tomber dans un combat dangereux pour l'avenir du continent européen.
15:09 Et je pense que Poutine est affaibli et que c'est le moment d'avoir une offre de paix équilibrée,
15:15 retrait des troupes russes, autonomie du Donbass et neutralité avenir de l'Ukraine.
15:22 C'est la seule solution si on ne veut pas que le continent européen s'enfonce dans une crise économique et sociale.
15:26 - Merci Nicolas Dupont-Aignan d'avoir été notre invité ce matin. Bonne journée à vous.
Commentaires

Recommandations