00:00Bon, on continue Éric Taubard !
00:10Bonjour, Monsieur Fabrice.
00:12Oh, permettez-moi de vous dire que vous êtes bel homme, hein ?
00:15Ah oui !
00:16Non, parce que moi, je regarde beaucoup la télé, hein ?
00:18Oh, oui !
00:20On est bien ici, hein ?
00:22Il fait chaud, mais on est bien.
00:24Mais il fait chaud, hein ?
00:26Enfin, on n'est pas là pour parler de ça !
00:30Vous savez, moi, je regarde beaucoup la télé, hein ?
00:34Ah oui !
00:35Je regarde de même quand il n'y a pas de programme, je regarde la grille, hein ?
00:38Je m'évade, hein ?
00:40Ah oui !
00:41Tenez, par exemple, je regarde toujours les informations en mangeant.
00:44Oh, oui !
00:46Il y a tellement d'horreur et de misère à voir de par le monde.
00:49Alors, forcément, je compatis en compensant.
00:54Alors, je grossis.
00:56Et pourtant, je ne mange rien.
00:59C'est tout.
01:01Et je grossis.
01:03Ah oui !
01:04Je ne sais pas à cause de quoi c'est dit.
01:05C'est peut-être déjà mon opération, hein ?
01:07Comment on m'a tout enlevé ?
01:08Ça a dû faire un appel d'air.
01:12Je grossis nerveusement.
01:14Oh, comment ?
01:16Ah ben, ça vous fait rire.
01:18Il y a des pays, ils n'ont vraiment pas de chance.
01:20Regardez, en Afrique, au Sahel.
01:22Pas d'eau, pas de nourriture, pas de population.
01:26Oh, non, non, non, non, non.
01:28Enfin, comme dit Mme Boisemin, au moins eux, ils n'ont pas de problème pour maigrir, hein ?
01:32Eh oui !
01:33Tenez, l'autre jour, Mme Boisemin m'a montré des photos d'une catastrophe aérienne sur Paris-Mage.
01:40Oh, les pauvres gens, les pauvres gens.
01:45On était tout écrasés, disloqués, éparpillés, comme ça, un peu comme vous, comme ça.
01:51Une horreur, hein, une horreur.
01:53Ah oui !
01:54À un moment, je vois quelque chose sur un arbre.
01:58Je demande à Mme Boisemin une loupe.
02:01Vous savez ce que c'était ?
02:03Une main de jeune fille vierge qui tenait encore son sac à main.
02:07Ben oui, vous vous rendez compte que c'est pas dramatique,
02:12c'est pas taché de sang, un si beau sac en cuir.
02:16Oh, non, non.
02:17Remarquez, elle était jeune, elle avait pas de flébite, hein, mais quand même.
02:20Remarquez, comme dit mon mari, horreur, regardez, à moitié pardonné.
02:26En tout cas, c'est pas ça qui va m'enlever le sucre que j'ai dans le sang.
02:30Ah oui.
02:31Ah ça, c'est mauvais, le sucre dans le sang.
02:32Ah oui, j'ai une amie à moi, Mme Lourdain.
02:35Vous la connaissez ?
02:36Elle a les veines tellement sucrées qu'elle ne peut plus plier son bras.
02:39Ah oui.
02:40Chacun sa croix et sa bannière.
02:42Moi, c'est ma flébite de cheval et youpla boum, et puis voilà.
02:47Enfin, je parle, je parle.
02:49C'est pas ça qui va faire mon ménage, mon repassage, mon genou, il bout tout.
02:52En attendant, en attendant, je vais vous dire une chose.
02:55Et ça, ça concerne les gens qui rigolaient.
02:58Oui, allez-y.
02:59Moi, je dis que les gens qui se délectent des horreurs et des misères de par le monde, ce
03:06sont des voyeurs.
03:07Vous m'entendez ? Des voyeurs.
03:08Et là, je dis non, je dis non, je dis non.
03:10Oui, oui.
03:11Eh oui.
03:12Je suis sûre que si on refaisait les jeux du Circe, que les lions et tout cela qui s'amusent,
03:17eh bien, je suis sûre que ce serait complet.
03:19Moi, c'est bien simple.
03:20J'irais rien que pour voir le nombre de voyeurs.
03:22Voilà.
03:23C'est pas mal.
03:26On va lui mettre son 17 et demi aussi à lui, son 17 et demi.
03:35Oui.
03:36Bravo.
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