- il y a 4 mois
Ludovic Deroin est l'invité de l'interview media cette semaine. Après avoir démarré à la radio, puis être passé par Orange Sports où il a fait ses classes, il fait désormais le bonheur de Canal+ sur le football, mais surtout sur le trail, où il présente l'émission Trail360. Il vient de remporter son premier Micro d'or pour un reportage sur Benat Marmissolle, vainqueur de la Diagonale des Fous en 2022.
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00:00Musique
00:00Je reçois aujourd'hui un globe-trotter du micro qui a usé ses baskets autant sur les sentiers de trail que dans les couloirs de stade.
00:19Le tonon à la Bretagne des studios de Skyrock au plateau de Canal+.
00:22Il a traversé la planète sport en commençant derrière un micro de radio locale avant de devenir l'un des visages de Canal+.
00:29Canal+, Foot et le visage et la voix de l'émission de Trail sur Trail360.
00:34Journaliste, présentateur, coureur lui-même, connaît-il aussi bien les vestiaires que les chemins boueux ?
00:39Il va nous le dire.
00:41Une chose est sûre avec mon invité du jour, vous allez le voir, il garde toujours le même credo, raconter le sport au plus près de celles et ceux qui le vivent.
00:50Aujourd'hui, on va parler football, ultra-trail, Diagonal des Fous, Kobe Bryant, des deux plein de choses.
00:56Mon invité du jour, c'est Ludovic Deroin.
00:58Bonjour Ludovic.
00:59Salut Romain.
01:00Bienvenue.
01:01Merci.
01:01Alors, je vais commencer tout de suite par dire qu'on se connaît plutôt bien.
01:05On a démarré ensemble, notamment sur Orange Sport, donc on va se tutoyer durant cette émission.
01:10Merci beaucoup d'être avec nous.
01:13On a une question traditionnelle quand on démarre l'émission, c'est la date de naissance de notre invité.
01:17Je suis désolé si tu as un peu de coquetterie là-dessus, mais je vais y aller.
01:20Tu es né le 22 mai 1976.
01:23Est-ce que tu sais ce qui s'est passé ce jour-là dans le monde du sport ?
01:25Pas du tout.
01:25Tu n'as jamais cherché ? Je sais que je n'ai pas un seul invité qui m'a dit « Effectivement,
01:29j'ai cherché pour ça, si tu n'es pas fait quelque chose ».
01:31Non, je suis sûr que je n'ai jamais cherché, c'est vrai, c'est une bonne idée.
01:32Alors, on a cherché pour toi du coup.
01:34Le 22 mai 1976, la France affronte la Hongrie en football.
01:38On est sur l'équipe de France de Michel Platini, jeune Michel Platini.
01:41Une victoire de...
01:42Et non, c'est une défaite 1-0 face à la Hongrie.
01:45C'était en pleine préparation mondiale 78, donc je suis désolé.
01:47Le jour de ta naissance, c'est une défaite.
01:49C'est une défaite de l'équipe de France.
01:50Ça ne commençait pas très bien.
01:51Ça ne commençait pas très bien.
01:52Et il y a un autre événement, alors tu n'y es pas au courant, mais effectivement,
01:56il y a un très grand boxeur de la génération Frazier Mohamed Ali qui se fait shooter à
02:01Rénaud devant une salle de boxe pour un différent notamment parce qu'il était l'amant
02:05de la maîtresse du propriétaire de la salle.
02:07Donc tu vois, tu as quand même un passif de naissance sportif.
02:11Il s'appelait Oscar Ringo Bonavena.
02:14Donc voilà, si maintenant on te pose cette question, tu pourras, si c'est passé deux
02:17événements majeurs le jour de ma naissance, de la boxe et du foot.
02:21On va revenir évidemment à toi.
02:23Tu vas nous parler de ton parcours.
02:24Tu es journaliste aujourd'hui à Canal+.
02:26J'ai dit Canal+, Foot, REL 360, on va en parler tout à l'heure.
02:30Mais ton parcours ne démarre pas du tout dans le monde des médias, très loin des plateaux
02:35télé. Tu n'as même pas ça comme formation première puisque tu viens d'un BTS action
02:39commerciale. Qu'est-ce qui s'est passé pour que tu ailles dans cette voie-là et qu'après
02:44tu partes d'abord dans les radios ? On va en parler après.
02:48Pour résumer et faire très court, c'est un parcours qui n'est pas chaotique mais où
02:52je m'ennuyais un peu à l'école. Il fallait vite que je trouve quelque chose à faire,
02:56faire des stages, rentrer dans la vie active et la formation classique ne me convenait
03:01pas forcément. Donc après la troisième, il y a un parcours assez BEP, bac professionnel.
03:06Je récupère un BTS action commercial. Ensuite, rapidement, il y a l'armée parce que je fais
03:10encore partie des gens qui doivent faire l'armée. Donc je pars à l'armée en novembre 97 et
03:15puis finalement, je me fais réformer. Je fais des animations pour une marque très connue
03:21d'alcool du côté de Marseille. Et puis je pars voyager en fait. Je pars voyager en
03:25Australie et au retour, il faut travailler. Et donc je commence dans les assurances et
03:33un jour, je me dis, ce n'est pas possible, ça ne va pas être ma vie. Je m'ennuie.
03:36Il faut que je fasse quelque chose qui puisse me plaire toute une vie. Et donc j'ai pris
03:40une feuille blanche et c'est vraiment comme ça que ça s'est passé. Je me suis renfermé
03:43dans mon bureau et j'ai mis pour compte ce que je voulais faire, etc. Et j'en suis venu
03:47à la conclusion que j'aimais le foot, que je voulais faire du bord terrain et que je voulais
03:50faire du reportage en inside. Je me suis donné les moyens. Donc là, il a fallu retrouver
03:53une formation. J'ai fait une formation en alternance dans un centre qui s'appelle,
03:57je ne sais plus, le CIFAP, un centre international à la formation à l'audiovisuel, à la production
04:02à Montreuil. Et donc il fallait trouver une radio en alternance. Et donc j'ai commencé
04:06ma carrière à Tenons-les-Bains sur une radio qui s'appelle Tolons-la-Radio, à faire de
04:10l'alternance. C'était il y a 25 ans.
04:12Et justement, tu faisais de l'info locale, du terrain, de la proximité. Qu'est-ce que ces
04:17années-là de radio ont pu t'apprendre que tu as gardé un peu toute ta vie professionnelle ?
04:22Alors déjà, c'est la rigueur. Vraiment, il fallait être très rigoureux. L'info,
04:27ça paraît peut-être plus facile, l'info régionale, mais c'est ce qu'il y a finalement
04:31de plus dur. Parce que l'info nationale, elle tarive sur les dépêches AFP. Là, il faut
04:34aller la chercher. Donc tous les jours, c'était appeler les casernes, les gendarmeries,
04:39se rendre aux conseils municipaux. On a souvent le coutume de dire que c'est la rubrique
04:43des chiens écrasés, mais on le faisait. L'actu local, il fallait se déplacer sur le terrain
04:47beaucoup, avoir un bon relationnel. Et c'était être rigoureux, aller chercher l'info.
04:51Beaucoup. Et puis après, j'ai énormément appris en quittant la radio régionale et
04:58en arrivant à Skyrock. Ça a été une autre manière de...
04:59Et alors justement, t'as bossé G10, Sport FM, Skyrock, tu faisais quoi là-bas ? Et qu'est-ce
05:04que ça t'a appris ? Et puis après, comment t'es arrivé à la télé ?
05:07Alors là où j'ai appris des choses, c'est avec Diffoul, qui clairement, le jour où il
05:13m'appelle, il me dit j'aimerais que tu viennes. Et donc j'y vais, on fait un test,
05:17on se retrouve, lui, il faisait la matinale et je vais le voir à 9h30 à l'issue de son
05:22émission du matin. Et on se met tous les deux. Il me dit, écris un flash info.
05:26J'écris un flash info. Et en fait, là, je me prends une...
05:30Soufflante ?
05:31Pas une soufflante, mais une claque. Ce n'est pas du tout la manière de travailler
05:34que j'avais assimilée auparavant. Et en fait, lui, il ne voulait pas des mots qui ne servaient
05:40à rien. Il voulait aller droit au but. C'était dans un flash info de deux minutes, mettre
05:45cinq brefs. Et c'était, je ne sais pas, tel pays a attaqué tel pays, tel jour, à telle
05:51heure. Voilà, c'était aller à...
05:52Tu es flashman, en gros, dans cette émission. Pendant combien de temps tu fais ça ?
05:55Je fais ça pendant deux ans. Je fais ça pendant deux ans, jusqu'en 2007. Et là, Sport Orange,
06:03Orangeport décide d'acheter les droits de la Ligue 1. Et puis finalement, créer une
06:09chaîne d'info qui s'appelle Orangeport Info. Et donc, les gens qui travaillaient sur
06:14cette chaîne étaient les gens que j'avais rencontrés sur Sport FM en 2004, en arrivant
06:17à Paris. Et donc, vu qu'à l'époque, Sport Ever fournissait les contenus éditoriaux
06:22pour Orange, j'ai retrouvé ces gens-là. Et voilà, tout a démarré. Il y a eu un autre
06:26mentor, c'est Patrick Chien, évidemment, en télé.
06:27Mais du coup, qu'est-ce qui te donne envie à ce moment-là de quitter Skyrock pour un nouveau
06:31média qui se monte ? C'est de l'idée de se dire, je vais avoir l'opportunité de
06:34bosser dans le foot. Et tu l'as dit, c'est un peu ce que tu as émis sur ta feuille
06:37blanche quand tu étais arrivé. C'est de bosser en télé. C'est quoi le…
06:40En fait, j'avais toujours ce fil conducteur de ce que j'avais écrit sur ma feuille
06:44blanche quand j'étais dans ce bureau fermé à Bourgueuil. Donc, tu vois, on est vraiment
06:47à 45 minutes de tour. Mais vraiment, tout ce que je te raconte, c'est vrai. Je me suis
06:51enfermé. Et pour la petite histoire, je fais une parenthèse, mais j'ai dit à ma collègue qui
06:54s'appelle Moïsette. J'ai dit, Moïsette, je ne veux pas de client pendant une
06:57heure. Elle m'a dit, ne t'inquiète pas, je m'en occupe. Et donc, j'ai vraiment pris
06:59le temps de tout écrire. Et donc, ce fil conducteur, il m'a suivi jusqu'en 2007 où
07:05j'arrive sur Orange. La télé, ce n'était pas forcément une finalité en soi parce que
07:09j'adore le média de la radio. Mais force est de constater qu'avec l'arrivée sur Orange
07:14pour Info, je pouvais continuer finalement mon rêve d'avoir écrit à la fin de cette
07:19feuille blanche, d'être sur les bords terrains de matchs de foot et de faire une émission un peu
07:24en inside avec des sportifs. Alors, sur Orange, je vais être très bien placé pour en parler
07:27parce qu'on a démarré ensemble. Et je me souviens qu'on a aussi appris ensemble, appris
07:32à faire des flashs. On a fait des flashs la nuit, le matin, du terrain. Donc, ça va être
07:37la même question aussi. Mais est-ce que de ces premières années de télé, tu as toujours
07:40gardé quelque chose au-delà de très bons amis ? Tu as toujours gagné quelque chose dans
07:44ta carrière qui t'a servi derrière ? Tu vas apprendre d'autres choses après à Canal ?
07:47Oui, bien sûr. En fait, on le faisait aussi avec les moyens. Et c'est vrai qu'à Canal,
07:52il y a plus de moyens qu'il y en avait à Orange.info. Mais on s'entraidait, on était
07:58solidaires, on se débrouillait. Et puis surtout, encore une fois, c'était la rigueur. Si on
08:03n'avait pas de rigueur, on ne pouvait pas y arriver. Donc, on travaillait. Là, on voit
08:06avec Laurie, là, c'est les Jeux de Vancouver. On a eu la chance, en plus, de faire des voyages
08:12incroyables. La Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud, les Jeux de Pékin, on le voit ici,
08:16à Beijing, Vancouver. C'était une expérience formidable. Et puis, comme tu l'as dit,
08:21on se voit avec ta chapka, là. Non, mais comme tu l'as dit, en plus, on a appris,
08:26quoi. Vraiment, on a appris à faire de la télé. On est arrivé, on ne savait rien faire.
08:30Et quand je dis qu'il y avait un mentor comme Patrick Chen, c'est lui qui nous a aussi
08:33beaucoup guidés. Et voilà, on a appris. On savait tout faire, en fait. Il fallait
08:38qu'on se débrouille. Donc, on partait en reportage avec la caméra, le micro. Et puis,
08:43parfois, quand on était au fin fond de la Serbie, il fallait envoyer avec les ordi pour
08:48que le lendemain matin, celui qui faisait les flashs infos et les interviews des joueurs
08:53de foot. Voilà, c'était ça. On savait tout faire.
08:56Alors, Orange a été aussi tes premiers grands événements internationaux. Tu l'as dit,
09:01les Jeux de Pékin, Vancouver, je cite les principaux et la Coupe du Monde 2010. En quoi
09:05ces premières compétitions ont changé ta façon de faire le métier ? Tu as découvert
09:07un truc ? Tu as découvert une adrénaline ? Tu as découvert un…
09:11C'est unique. Déjà, on était ensemble à Pékin. Déjà, de se retrouver à Pékin,
09:18de faire des Jeux Olympiques. Moi, c'était mes premiers. Tu regardes à la télé,
09:22normalement, les Jeux Olympiques. Là, tu es à l'autre bout du monde. Et tu es au Club
09:25France. On avait cette chance d'avoir un studio dans le Club France. Donc, on recevait
09:29tous les invités, les médaillés. Et pas qu'eux, mais tout le monde. C'était une chance
09:33incroyable. L'expérience de vie était géniale. Et puis, en plus, on a pu avoir une ou deux
09:38compétitions. C'était… Non, c'était fabuleux. Au-delà des voyages, l'expérience
09:42est incroyable. Et d'aller sur le terrain, c'est toujours enrichissant, forcément.
09:46Tu arrives à Canal+, en 2010. Tu me l'as dit en préparant cette émission que tu avais
09:51été évidemment débauché. En tout cas, évidemment non. Mais en tout cas, tu as été débauché
09:54par la chaîne. Ça se passe comment ? Ils t'ont vu quelque part ? Ils t'appellent ? Ils
09:57restructurent quelque chose ?
09:58Ça se passe que je rencontre, à l'époque, Laurent Jaoui, à un combat de boxe de Mormec.
10:05Jean-Marc Mormec, ça doit être en février ou mars 2010. Et lui,
10:08venait d'arriver à InfoSport. Et donc, on discute. Et je venais de faire la Coupe
10:13d'Afrique des Nations pour Orange avec Céline Giraud, avec le très regretté Pape
10:17Diouf. Et il me dit, je t'ai regardé sur la Cannes. J'ai bien aimé. Voilà, je vais
10:22arriver à Canal. Je me dis, écoute, très bien. Moi, je suis à Orange. C'est super
10:26cool. Et là, je pars faire la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud. Et ça se passe
10:32plutôt bien. Pour toi, pour moi, j'allais le dire. Ça se passe un peu moins bien
10:36pour les Bleus. Mais j'y suis quand même, au long de cette prono de Robert Duvernes,
10:39etc. Voilà, une journée un peu surréaliste. Et au retour de la Coupe du Monde, je suis
10:45en vacances. Et je reçois un coup de fil de Laurent Jaoui, qui me dit, je suis arrivé
10:48à Canal. Est-ce qu'on peut se voir ? Donc, je reviens à Paris. On se voit. Et puis,
10:52voilà, ça se fait comme ça. J'arrive à Canal en décembre.
10:55Quand tu arrives à Canal, du coup, il y a une quinzaine d'années, qu'est-ce qui te frappe
10:58le plus ? C'est quoi ? C'est l'ambiance ? Les moyens techniques ? La culture maison
11:02autour du foot ? Non, mais tu arrives dans cette rédac, c'est monstrueux. Nathalie
11:06Ganetta, Gaguar Margoton, Jean-Charles Sabatier, Darren Thulette, Christophe Joss. Il y a
11:10tous les meilleurs, quoi. Tous les meilleurs de France, du commentaire, étaient dans cette
11:16rédac foot. Alors, même si moi, j'étais un faux sport, j'avais toujours… Voilà,
11:20on gravitait toujours. Il y a des passerelles à Canal qui se font depuis toujours. Mais
11:25oui, c'est l'exigence, cette grandeur de la maison. Et puis, moi, je me souviens que
11:29j'en ai pleuré, quoi. Vraiment, j'en ai pleuré. Le jour où on m'a appelé, on m'a
11:32dit, tu vas être… T'es embauché à Canal, quoi. Je suis à Boulogne, vraiment pas très
11:37loin d'ici, Boulogne-Bianco, dans le 92. Et je suis au téléphone et je pleure, en
11:40fait. Je me dis, putain, je suis… Pardon, je suis à Canal, quoi.
11:43Tu as ma petite liste.
11:44Ouais, je suis à Canal. Et puis bon, ben voilà, tu vois. Et après, en fait, ce qui est
11:48fou, c'est que pendant les trois ans à Orangeport, j'ai réussi à faire ce que j'avais
11:52envie de faire. Parce qu'il y a une émission qui s'appelait « Plein phare », qu'on avait créé
11:56toutes pièces avec Jérôme Godard, où tu faisais partie de l'aventure, où on allait
11:59chez les sportifs. Et puis, la passerelle Orangeport Info, Orangeport, où j'ai fait
12:04du bord-terrain et des matchs avec Christian Carambeu. Donc, en fait, j'avais réussi ce
12:08que j'avais écrit quelques années auparavant. Et là, ça allait continuer dans une grande
12:12maison, la plus belle en France.
12:14Pour les gens qui nous regardent, tu peux nous donner quelques tips d'art-cuisine de journalistes,
12:19typiquement sur un match de foot ou quand tu fais un bord-terrain. Concrètement, ta journée
12:23type, elle est comment ? Ça se passe comment ? Tu arrives comment ? Qu'est-ce que
12:26tu prépares ?
12:27Alors, moi, je regarde, là, cette année, si je pense à Téné, où j'ai suivi, alors
12:30bon, malheureusement, Nice, ils sont un peu au fond du faux en Ligue Europa, mais généralement,
12:36je regarde les deux, trois matchs qui précèdent en Ligue 1. Et puis après, je me documente,
12:43la presse régionale, beaucoup quand je prépare les équipes étrangères, beaucoup la presse
12:50étrangère. Et puis, j'essaie toujours d'avoir un contact d'un joueur francophone dans l'équipe
12:55adverse par le biais d'un contact. Et puis, j'échange. Voilà, ça m'aide à préparer,
12:59en tout cas, l'équipe adverse. Et puis, l'avantage de suivre, par exemple, Nice, c'est que, bon,
13:05bah, vu que tu les fais à chaque journée de Ligue Europa, tu commences à les connaître.
13:09Mais il suffit juste d'entretenir ça. Là, il y a eu le changement d'entraîneur, Claude Puel.
13:12Donc voilà, on regarde les matchs, beaucoup. Quand tu es dans cette mécanique-là,
13:16un peu globale de match, il y a les commentateurs, il y a le bord de terrain, il y a les gens qui sont
13:20en plateau. Tu te situes un peu comment, toi ? T'es le lien un peu entre tout le monde ?
13:25T'es le petit œil supplémentaire qui… C'est quoi un peu ton… ?
13:29Bah, en fait, j'ai deux casquettes sur les matchs. Parfois, je ne vais que présenter. Alors, en plateau sur
13:36la Ligue des champions. Mais en l'occurrence, le prochain match de Nice, ce sera la présentation
13:42sur site. Et Laurent Paganelli sera au bord de terrain. Et il y aura deux commentateurs, commentateurs
13:48et consultants. Ouais, je me situe comme un peu un passe-plat. Voilà, on passe un peu les plats. On essaye de…
13:56On travaille beaucoup en amont avec le chef d'édition pour voir quels joueurs on pourrait…
14:01Voilà, quel focus de joueurs. Et puis, après, on le soumet évidemment aux commentateurs.
14:05C'est un travail d'équipe, en fait. Là, j'ai aujourd'hui préparé le match Juventus-Benfica.
14:12Et évidemment, j'ai été en lien beaucoup avec David Berger qui va commenter la rencontre
14:16avec Grégory Sertik. Et donc, voilà, quel focus on pourrait faire ? Donc, Pavlidis pour Benfica,
14:21c'est un grand buteur. On échange tout ça. Puis après, avec le chef d'édition, on travaille tout ça.
14:25On va revenir sur… Quand tu fais du bord-terrain, il y a ta lauriette. En tout cas, tu es en lien avec la régie, la prod.
14:32Tu as potentiellement des coachs qui râlent ou des joueurs qui se parlent, des gens qui se parlent sur le bord de terrain,
14:37des joueurs qui passent. C'est quoi pour toi les trois réflexes indispensables d'un bon journaliste en bord-terrain ?
14:42Déjà, tu dois être les yeux de la personne qui est dans le canapé. C'est-à-dire que la personne qui est dans son canapé…
14:47Et moi, ce que j'adore, c'est ne rien rater, en fait. Je suis chez moi, je regarde le match et j'ai envie qu'on me dise,
14:52bah tiens, il se passe telle chose, le joueur est sorti, il n'était pas content, etc.
14:56En revanche, là où je mets une limite, c'est que je ne veux pas… Si je vois que ça va trop loin, je ne vais pas forcément le dire.
15:05Je vais rester, voilà, bord-terrain, je ne veux pas mettre dans l'embarras un joueur ou un coach.
15:13Je vais dire ce qui se passe, je vais faire mon travail de journaliste, mais si je vois que ça peut prendre une ampleur de dingue,
15:18je vais faire attention, je vais mesurer.
15:21On parle de bord-terrain, de relation avec les coachs. On va regarder un extrait où tu racontes très bien ce petit lien de confiance et on s'en parle juste après.
15:28La compo, c'est Gattuso qui vous l'a donné ?
15:33Je peux vous faire voir le papier, donc c'est un 3-5-2, je lui montre le papier, je lui écris évidemment un semblant de compo,
15:40et puis il prend mon stylo, il raye, il inscrit les noms, et donc il nous a dit, il y a quelques minutes,
15:45que Samuel Gigot était malade, donc forfait pour cette rencontre.
15:49Dans l'axe de cette défense à trois, c'est Chancel Mbemba qui vient au milieu,
15:54et c'est Bamoméité qui prend la place dans cette charnière centrale, dans cette défense à trois de côté droit.
16:01Sinon, c'est donc un 3-5-2 avec Kondo Gbia qui est tout juste remis.
16:05Est-ce que ce petit type de moment-là, c'est quand même marrant, tu le racontes, tu le tends le papier, il te corrige lui-même la compo,
16:12c'est pour toi, c'est une relation de confiance entre les journalistes et les entraîneurs ?
16:16En fait, j'adore.
16:17En fait, ils laissent filer, les mecs sont dans le contrôle total, ils savent très bien ce qu'ils te laissent filer.
16:21Non, en fait, là, j'adore cet extrait parce que ça vient vraiment appuyer ce que je suis vraiment.
16:30Et moi, j'ai besoin de ces relations de confiance.
16:32Et en fait, quand je fais Gattuso, c'est une heure et quart ou une heure et demie avant le coup d'envoi.
16:39Et il sait très bien que ce duplex avec Eric Benard, ce sera quelques minutes avant.
16:46Donc moi, je lui dis, je lui dis voilà, j'ai besoin de la compo parce que je ne veux pas dire de bêtises aussi à l'antenne,
16:52mais je ne vais évidemment pas la sortir avant qu'il y ait la compo officielle.
16:56Moi, ce n'est pas mon but, évidemment, de sortir la compo.
16:59Gigo joue pas, machin. Bon, ça va se jouer à quelques minutes.
17:02Mais voilà, la relation de confiance et ça vaut pour Gattuso.
17:05On voyait tout à l'heure Bruno Genesio, ça vaut pour Bruno Genesio à Lille.
17:08Ça vaut pour finalement les coachs.
17:10Tant qu'il y a cette relation de confiance, voilà, on leur demande les compos.
17:14Ça nous sert aussi.
17:15Et tu connais, Romain, à composer évidemment dans l'ordinateur, mettre la compo pour pas qu'il y ait d'erreurs.
17:21Et en l'occurrence, c'est chouette de la part des clubs de jouer le jeu.
17:25Est-ce que Canal+, on le sait, c'est aussi une histoire, une façon de raconter le football.
17:30Historiquement, ça a marqué plusieurs générations.
17:33Quand tu as commencé à y travailler, est-ce que tu t'es senti héritier d'une culture Canal sur le foot, le sport,
17:38les connaissances, et comment tu l'as vécu ?
17:42Non, mais je disais ça tout à l'heure, que tu arrives dans cette grande maison, dans cette rédac incroyable.
17:46Mais oui, tu as cette culture, tu as tout ce patrimoine de foot qui est là, quoi.
17:51Tu rentres dans cette rédaction et là, ça y est, tu y es.
17:54Et ouais, tu le sens quand même.
17:56Et puis ça parle foot, quoi.
17:57Ça connaît vraiment le foot.
17:59Là encore, alors il n'y a plus les gens que j'ai cités tout à l'heure,
18:02mais je pourrais citer les François Marchal, les Paul Choucriel.
18:05Voilà, tous ces joueurs vivent, tous ces journalistes vivent foot, connaissent le foot.
18:10Mais il y en a qui sont même impressionnants, tu vois.
18:13Tu leur demandes c'est quoi le score de Juventus, Milan, 1992.
18:19Ils vont te dire c'est la troisième journée, il y a eu 2-1, les buteurs.
18:22C'est incroyable.
18:24À quel niveau tu as pu imposer aussi ta patte, quoi ?
18:29Ton style, tu restes sans flagornerie, tu as un style propre à toi.
18:32On l'a vu, je pense, dans ta façon aussi de raconter les choses.
18:36Peut-être qu'il vient aussi de la radio, ta capacité est très à l'aise aussi.
18:39À quel point tu as pu un peu avoir cette liberté, tu vois, dans tout ce que tu fais aujourd'hui à Canal ?
18:44En fait, je crois que je n'ai jamais triché.
18:46Je me suis toujours…
18:48Mais ça vient aussi de l'héritage.
18:49Je parlais de Patrick Chêne, de Diffoul.
18:51En fait, ces deux personnes-là sont hyper importantes parce que ça me représente beaucoup, en fait, d'avoir ce langage écrit-parler ou parlé-écrit.
19:02En fait, quand tu écris, moi, je fais toujours les choses en me mettant à la place de la personne qui est dans son canapé.
19:08Et je veux lui raconter une histoire.
19:10Je veux lui parler de la même manière que je te parle à toi.
19:12Je n'ai pas envie d'employer des mots de vocabulaire que je n'emploierai pas devant mes parents ou devant mes amis.
19:18Voilà, je parle normalement.
19:19C'est le style qui me…
19:20Alors, parfois, ça peut paraître, ouais, un peu… voilà, qu'il est un peu léger machin.
19:25Je travaille énormément, mais je ne changerai pas de style, en fait.
19:28C'est mon style et je l'aime comme ça.
19:30Je me sens à l'aise surtout et je crois que c'est important, c'est de se sentir à l'aise.
19:33Est-ce qu'il y a un conseil ?
19:35Alors, ça va peut-être rejoindre ce que tu viens de me dire, mais que tu as reçu au début de ta carrière, un truc hyper concret que tu appliques encore aujourd'hui pour chaque direct ?
19:42Ben, c'est ça, en fait. Vraiment.
19:44Je veux être moi-même et je veux que la personne qui est dans son canapé, je lui parle comme un ami, en fait, ou comme une amie.
19:54Voilà, j'écris normalement.
19:57Je n'essaye pas de faire des phrases inversées.
19:59Voilà, je veux que ce soit facile, quoi.
20:03Voilà, sans que ce soit trop familier, mais que ce soit professionnel et que…
20:08Voilà, c'est que du foot.
20:09Parfois, on a tendance à l'oublier.
20:10Ça reste amical.
20:11Ouais, et puis surtout, c'est que du sport.
20:13C'est que du foot.
20:14Donc, voilà, c'est ma manière de faire.
20:16Est-ce que tu te souviens, donc, de ton premier gros direct de sport à la télé et ce que tu as ressenti et pendant que tu peux nous raconter ?
20:23Ou tu ne t'en souviens pas ?
20:25Non, mais il y en a beaucoup, en fait, parce qu'il y a des moments qui sont les premiers.
20:28Alors, raconte-moi un moment de galère, Ludo.
20:30Un moment de galère ?
20:33Franchement, je pourrais raconter une anecdote incroyable.
20:36Incroyable avec Jean-Pierre Escalette.
20:38Et à l'époque, on était à Orange.
20:40L'histoire, elle est dingue.
20:41Et un dimanche matin, on arrive...
20:43Bon, maintenant, c'est bon, il y a la prescription.
20:45Il y a la prescription.
20:46On arrive un dimanche matin et, en fait, on doit faire l'interview de Jean-Pierre Escalette.
20:51Précis ce qu'il y a, Jean-Pierre Escalette.
20:52L'ancien président de la Fédération française de foot.
20:55Et en fait, on commence à le faire parler.
20:57Et on se rend compte, au bout d'un quart d'heure, que le matériel ne marche pas.
21:01Donc là, on pleurait de rire.
21:05On lui répétait les questions.
21:06Mais il disait, mais je viens de vous répondre il y a cinq minutes.
21:08Mais nous, on pleurait de rire.
21:09Oui, mais on n'a pas compris.
21:10Voilà, c'est un des moments...
21:12Voilà, c'est une petite anecdote.
21:13Mais après, des moments directs, le premier Orange pour Info, forcément, tu as un peu la boule au ventre.
21:17C'est qu'en plus, tes parents ont pris l'abonnement expert Orange.
21:20Alors que bon...
21:21Et puis Canal, le premier Canal.
21:23Oui, les grandes premières, évidemment.
21:25Oui.
21:26Si tu devais garder une seule image de tout ce que tu viens de nous raconter.
21:29JO, Coupe du Monde, Canal plus Foot, premier match, le trade, on va en parler.
21:34Ce serait laquelle aujourd'hui ?
21:36J'ai eu la chance de travailler avec Zinedine Zidane.
21:38Et honnêtement, je ne suis pas beaucoup impressionné par les gens que je rencontre.
21:42Je suis très content de les rencontrer.
21:44Ils sont hyper inspirants.
21:46Mais Zizou, c'était cool.
21:48En plus, c'était mon collègue pendant deux saisons sur un programme qui s'appelait le All Five Games.
21:53Et j'ai trouvé ça génial de travailler avec lui.
21:55Voilà.
21:56Donc, c'est un moment qui est toujours sympa de me remémorer.
22:00Pour la petite anecdote, je me souviens, on est en train de tourner.
22:04Il y a le Real.
22:05On est tous les deux à côté.
22:06Et on me dit, Ludo, tu es prêt ?
22:08Oui, je suis prêt.
22:09Et Zizou me dit, sois bon, Ludo.
22:11Ben non.
22:12Moi, je vais être bon.
22:13C'est toi qui vas être bon.
22:14Parce que moi, on ne va pas tout refaire parce qu'il t'appelle Zizou.
22:16Et en fait, ça l'avait fait marrer.
22:17Et je crois qu'il aimait bien.
22:19Enfin, il aime bien qu'on le prenne aussi comme il est.
22:22Normalement.
22:23Oui, normalement.
22:24Et ce jour-là, c'était mon collègue dont je me suis dit, je ne vais pas lui parler différemment.
22:27Voilà.
22:28On s'est marré toute la journée.
22:29Voilà.
22:30C'était un bon moment.
22:31Mais ce moment restera un bon moment.
22:32Après, il y a des interviews qui ont été aussi très chouettes.
22:35Mais il y en a énormément.
22:37Il est très cool.
22:39J'ai tourné souvent avec lui.
22:41Je me suis retrouvé à lui installer son ordinateur pour te dire qu'il est nature.
22:46Il est très nature.
22:47Voilà.
22:48Ton rapport aux réseaux sociaux.
22:49On va regarder un petit extrait qu'on a récupéré sur ton Insta.
22:53Puis tu vas nous en parler juste après.
23:12Tout ce qu'on voit.
23:13Et c'est marrant parce que je pense que tu as le même t-shirt.
23:15La vie est dure, mais pas la mienne.
23:18On te voit sur les réseaux sociaux en plateau, en short, à la montagne, sur des terrains de foot, en repérage, en train de courir.
23:25À quel point aujourd'hui, ça fait partie de ton travail ?
23:28À quel point, c'est plutôt pour le fun parce que ça te fait plaisir ?
23:31Comment tu situes un peu l'utilisation des réseaux sociaux pour toi ?
23:35J'y vais forcément.
23:37Mais après, j'essaye de limiter les publications.
23:41Là, j'étais à Tahiti, à Morea.
23:43C'était formidable.
23:44J'avais aussi envie de partager les couleurs, les raies, les animaux que j'ai pu voir.
23:49Voilà.
23:50C'est formidable de revoir ça.
23:51Mais non, je fais attention quand même à ne pas tomber dans le truc à tout mettre.
23:56Moi, ça me sert au moment où je dis que c'est plus professionnel.
24:01Il y a des trucs de foot en dessous.
24:03Voilà.
24:04C'est plus pour annoncer.
24:05Là, on me voit avec Benjamin André sur un match de Ligue Europa avec Bruno Genesio.
24:10C'est plus pour annoncer ce que je vais faire, les rendez-vous.
24:15Voilà.
24:16Petit agenda.
24:17Tu scrutes un peu les réseaux sociaux des athlètes.
24:18Est-ce que tu as déjà repéré des histoires, des visages, des trucs où tu te dis, tiens,
24:21là, il y a peut-être un petit truc ?
24:23Oui, notamment sur le trail.
24:25Je m'en sers pas mal parce que c'est vrai que c'est une discipline qui est en plein essor,
24:29mais qui, en même temps, est moins médiatisée que le foot.
24:31Le foot, il y a juste à cliquer sur Google ou sur les sites internet.
24:35Le trail, il faut quand même aller fouiner.
24:37Et oui, ça me sert.
24:38C'est une bonne source pour le trail.
24:41On a beaucoup parlé de ton parcours.
24:43Et à juste titre, tu es là pour ça.
24:44Merci Ludo parce qu'on a appris plein de trucs.
24:47On va regarder un moment important de ta carrière qui s'est passé fin décembre 2025.
24:52Et on en parle juste après.
24:54Beignade court par passion, reste profondément attaché à ses montagnes.
24:58Ce décor, pour lui, de nuit comme de jour, c'est la liberté dont il a sa propre définition.
25:05Des grands espaces, le bruit de la nature.
25:14Tu écoutes, tu fermes les yeux, tu te poses, tu t'assoies, t'observes tout autour de toi.
25:21Tu regardes ce qui se passe et tu penses.
25:25Tu penses à ce que tu veux penser, à tout ce que tu peux penser, à tout ce que tu veux imaginer.
25:32Et il n'y a aucune frontière, il n'y a pas de barrière.
25:36Tu es dans la dimension infinie.
25:39Et tous les reliefs sont différents.
25:44Ça te prend au plus profond de toi.
25:48C'est mon environnement, c'est ma vie.
25:52C'est au cœur de ces montagnes que Beignade Marmissol se sent le mieux.
25:58Jamais loin des siens, lui qui revendique des valeurs très fortes.
26:02Travail, respect et humilité.
26:04Beignade 43 ans se définit comme un trailer à l'ancienne.
26:08Bravo Ludovic, tu as remporté, je le montre ici, le micro d'or dans la catégorie reportage JT en fin décembre 2025 pour ce reportage sur Beignade Marmissol.
26:22Tu peux Ultra Runner de l'extrême, enfin je vous invite tous à aller regarder ce sujet, je pense qu'il est encore disponible sur les réseaux de Canal+.
26:29Raconte-nous ce sujet, qu'est-ce qui t'a donné envie de montrer sa vie ?
26:33Franchement, ça me bouleverse à chaque fois que je vois ces images.
26:36J'ai connu Beignade Marmissol sur l'île de la Réunion quand il gagne la Diagonale des Fous en 2022 et en fait, pour raconter l'histoire, il est en tête.
26:46Et je reçois, je suis en plateau, moi je présente la Diagonale des Fous depuis 2017 et je suis en plateau et je reçois un message.
26:53Et c'était son meilleur ami qui m'écrivait, qui me dit voilà, je suis le meilleur ami de Beignade, il court sans sponsor, etc.
26:59Et il commence à me raconter sa vie tout en étant en direct en fait. Donc je suis en direct, je commente la course de Beignade avec Eric Lacroix.
27:09Et petit à petit, je reçois ce puits d'infos de la part d'un de ses meilleurs amis.
27:14Et donc je le reçois ensuite une fois qu'il franchit la ligne au stade de la Redoute à Saint-Denis de la Réunion et je découvre ce personnage.
27:21Puis l'année d'après, il devait revenir, malheureusement il ne pouvait pas, mais on fait un festime et il me remercie dix fois.
27:28Enfin, je me dis ce gars, il faut aller le voir. Et donc j'ai décidé d'aller le voir et je n'ai pas regretté parce que ça a été une rencontre un peu plus qu'un sujet.
27:44Parce que j'ai rencontré sa famille, ses parents qui à la base ne voulaient pas apparaître à l'image, qui m'ont reçu comme leur fils.
27:51Ça a été vraiment un bouleversement et c'est ce que je dis en fait, Beignade, ce que j'ai voulu montrer dans ce reportage.
27:57C'est l'équilibre d'un sportif et ça vaut pour tous les sportifs.
28:02Sur Sports en France, vous diffusez tout un tas de sports et tous les sportifs qui vont regarder vont se reconnaître dans ses propos.
28:08C'est que pour performer, il faut un équilibre. Et l'équilibre que moi j'ai voulu montrer, celui de Beignade, c'est sa famille en fait.
28:13Et sa vraie victoire le matin, c'est de voir ses parents et de s'occuper de ses bêtes.
28:18Et s'il n'a pas ça, il n'est pas bien. Et s'il n'est pas bien, il ne peut pas performer.
28:22Donc voilà, j'ai voulu montrer ça dans ce reportage et je suis franchement hyper content d'avoir remporté.
28:28On a beau dire, ouais, c'est les prix et tout ça, en fait, on est...
28:31J'allais te demander, c'est une récompense qui vient de tes pères. Donc je précise les micro d'or.
28:35C'est un jury de sportifs de haut niveau qui juge le travail des journalistes de la presse sportive, télé, radio et digital.
28:45Pour toi, ça représente quoi ? C'est important comme reconnaissance professionnelle,
28:49notamment peut-être eu égard à tout ton parcours et tes études au début de ce que tu nous as expliqué.
28:55C'est important pour le regard de ton entourage, de ta famille, de les amis, de tes proches, de la personne qui a été rencontrée aussi.
29:02C'est quoi un peu ?
29:03Alors de la famille, franchement, je suis trop content parce que d'où...
29:08Et on en parlera peut-être, mais d'où je viens, il n'y a rien qui me...
29:11Voilà, qui disait que j'allais finir à Canal+, avec un micro d'or.
29:15Voilà, très clairement. Et en fait, c'est plus une fierté et je suis hyper content.
29:19Et d'ailleurs, ce trophée, je vais l'amener à Tours chez mes parents et il va être sur la cheminée.
29:25On n'a pas de cheminée, mais il sera pour une cheminée à ce moment-là.
29:28Il servira à bloquer des bouquins, voilà.
29:31Non, mais je suis hyper content. Et puis au-delà, oui, c'est une reconnaissance.
29:35Moi, c'était mon premier sujet en fait. Je n'ai jamais fait de sujet.
29:38Et c'est ce qui est formidable en fait. En 25 ans, j'en suis à ma 25e ou 26e carte de presse cette année.
29:43Ce qui est génial, c'est de continuer d'apprendre, d'avoir fait quelque chose de nouveau.
29:4825 ans après, j'ai voulu. Et c'est ce qui est génial aussi formidable à Canal+, c'est qu'on peut avoir des passerelles, des opportunités.
29:55Quand on propose des sujets, on est écouté. Et si ça le fait, on y va.
30:00Et c'est ce qui fait qu'en 2025, l'année a été hyper dense parce qu'on parle de ce micro d'or avec ce sujet de baignate.
30:06Mais on m'a aussi donné l'opportunité de faire un intérieur sport.
30:09On en parlera juste.
30:10Et du coup, il y a la fierté évidemment de l'avoir emporté. Franchement, j'ai reçu plein de messages de la profession.
30:19Et en même temps, moi, j'ai souvenir que chaque année, quand il y a un collègue qui reçoit un micro d'or, un trophée, je le félicite.
30:26Donc, en fait, c'est hyper cool d'être…
30:28Effectivement, Canal en reçoit beaucoup chaque année. En tout cas, félicitations à toi.
30:32On va parler du trail comme deuxième terrain de jeu. Tu l'as un petit peu évoqué avec tes photos de Tahiti.
30:38D'ailleurs, tu nous diras ce que veut dire ton t-shirt puisqu'on n'a pas eu l'explication.
30:41Tu es le Monsieur Trail, en tout cas, un des Monsieur Trail de Canal+. Tu présentes Trail 360, émission mensuelle dédiée au trail, lancée par Canal 360 et diffusée sur tous les supports de Canal.
30:53C'est très incarné. Il y a un grand témoin. Vous parlez de plein de choses.
30:56Comment ce projet est né et qu'est-ce que tu avais envie de mettre dedans ? Avec qui tu as travaillé dessus ? Est-ce que l'idée vient de toi ?
31:02Est-ce qu'on est venu te solliciter parce qu'on sait que tu es toi-même, en tout cas dans le milieu du running ? Comment ça s'est fait un peu ?
31:07Alors, la genèse, c'est vraiment… Alors moi déjà, j'ai beaucoup couru à l'époque quand on travaillait ensemble.
31:14Tu allais courir à Pékin.
31:16J'allais courir à Pékin. J'ai terminé Orange Port Info sur le marathon de New York en 2010 et j'arrête juste après.
31:25Donc, je faisais beaucoup de routes et à l'époque, j'avais fait un trail. C'était espelette. Mais je n'avais rien compris à la discipline. Je ne faisais que regarder ma montre.
31:32Je me disais, ça ne va pas assez vite et tout. Sauf que c'était comme ça déjà dans le Pays Basque.
31:35Je me suis dit, ouais, bon, ok, ce n'est pas terrible. Et bon, je n'avais rien compris à la discipline.
31:39Et en 2017, on m'a proposé d'aller à La Réunion pour suivre La Diagonale des Fous. Évidemment, j'avais toujours un œil, même si je n'avais rien compris de la discipline.
31:46Je m'étais quand même depuis intéressé et j'avais un peu plus compris.
31:49Et voilà, en 2017, on me dit, il y a Canal Grand Raid. C'est une chaîne qui était dédiée à La Diagonale des Fous, qui s'ouvrait le jeudi soir, qui refermait le samedi ou le dimanche.
31:58Et donc, j'ai présenté ça depuis 2017 chaque année. Et quand l'émission a vu le jour, Trail 360, naturellement, c'est Grégory Novak, notamment, qui est lui directeur du foot à Canal, mais qui est aussi un vrai, vrai bon trailer.
32:13Et il a beaucoup poussé pour cette émission. Et donc, aujourd'hui, elle a vu le jour en juin 2024. Et c'est vraiment chouette.
32:22On va regarder un petit extrait parce que tu voyages un peu pour cette émission. Et puis, tu fais des lancements assez originaux, en tout cas avec la patte Ludovic de Rouen.
32:31Vous allez le voir.
32:33Mesdames et Messieurs, pour les passagers pour les gens sur le vol, elle fait ce week-end 7 à destination de la patte.
32:47Comme le rêve Céline, comme le rêve Ludovic. Merci de bien vous présenter en porte B26 pour plus d'informations.
32:53Bonjour, bienvenue à bord. Bienvenue avec Céline. Lourana, Monsieur, bienvenue. Allez-y.
33:00Bonjour, merci beaucoup. Bonjour à toutes et à tous. Et oui, c'est un Trail 360 exceptionnel pour débuter cette année 2026.
33:10Aujourd'hui, l'émission commence ici, dans un avion, en compagnie d'un des trailers de l'année 2025, Ludovic Pombré.
33:19Bonjour, Ludovic. Salut, Ludo. Comment ça va ?
33:22Ça va pas mal. Il y a quelque chose qui s'annonce. Je ne sais pas ce qu'il y a. On a une petite fleur aussi. Je ne sais pas. Il y a quelque chose...
33:29On a l'air d'aller un petit peu dans un truc exotique. Je ne sais pas.
33:32Dans quelques minutes, on va décoller pour Tahiti, puis Mourea. C'est une émission spéciale à l'occasion de la grande finale de la Ligue Ultra dont Canal Plus est partenaire.
33:42Eh bien, dis donc, tu sais choisir les sports sur lesquels tu travailles. Je ne te mettrai pas sur la boule lyonnaise. En quoi ces caractéristiques de ton style, ce lancement ?
33:53En fait...
33:54Moi, je t'ai vu faire des lancements dans des endroits improbables, mais là, j'avoue qu'un lancement dans un Airbus...
33:58En fait, je vais t'expliquer. Quand on m'a dit, tu vas aller à Tahiti pour la finale, donc le Temut, j'ai dit, mais en fait, je ne peux pas aller à Tahiti juste pour faire trois plateaux. Ce n'est pas possible.
34:12Donc, j'ai écrit une émission. Et je voulais qu'il y ait un fil conducteur dans l'émission. Donc, je me suis dit, on commence à Paris. On part de Paris.
34:20Ludo Vic Pommeray, donc c'est vraiment une des stars d'Ultra Trail. Il a 50 ans. Il a tout gagné. Il a double vainqueur de la Hard Rock.
34:26Et c'était vraiment l'invité star vedette de ce Temut. Donc, je me suis dit, j'ai demandé à Ludo, est-ce que ça te dérange ?
34:33Donc, je demande les autorisations, etc. Évidemment, tu connais aussi bien que moi. On ne peut pas filmer comme ça dans un avion. Donc, j'avais tout anticipé.
34:41Et si vous regardez l'émission, il y a un vrai fil conducteur jusqu'à la fin de cette émission. Alors, tu parles de ce plateau-là, mais il y en a d'autres où je laisse.
34:50Vous verrez bien. Mais du coup, je trouvais que c'était sympa d'emmener les gens, en fait. Ce que je te disais tout à l'heure, on est dans le canapé.
34:57Eh bien, là, c'est pareil. On est dans le canapé. On voyage. On est sur le ferry, en fait. On est sur le ferry entre Papete et Mouréa.
35:04Et tu verras. On guide les gens. On les amène. Ils sont dans leur canapé. Et en plus des magnifiques images et des performances sportives,
35:11parce que là, c'était des vraies performances, ils voyagent. Et voilà, c'est vraiment des super...
35:15C'est raccord à ce que tu nous expliquais tout à l'heure. En tout cas, d'emmener les gens avec vous.
35:20Tu ne fais pas que raconter le trail. Tu l'as dit. Tu as couru un peu. Tu as participé à des courses. Tu suis la Diagonale des Fous.
35:26En quoi le fait d'être toi-même coureur ou d'avoir couru a changé ta manière de les interviewer ou de parler de cette discipline ?
35:34C'est ce que je te disais tout à l'heure. Il a fallu comprendre parce qu'on a beau dire, mais c'est vraiment une discipline très complexe.
35:39Le trail, il y a énormément de paramètres à connaître. Donc, j'ai poussé la connaissance assez loin en 2025.
35:46Alors, en plus, il y avait cet intérieur sport avec Camille. Il fallait que j'arrive à la suivre sur des séances avec la GoPro, etc.
35:53Mais surtout, je voulais, avec cette émission, comprendre vraiment beaucoup de choses. Le facteur nutritif.
35:59En quoi, pourquoi beaucoup de trailers te disent, je ne pouvais plus manger ?
36:04Non, mais quand tu ne cours pas, tu te dis, mais pourquoi il te dit ça, lui ? Comment on peut ne pas manger ?
36:09Et en fait…
36:10Tu veux des trucs… Tu as été sur des trucs très concrets ?
36:12J'ai été sur des trucs très concrets. Donc, j'ai fait des courses, vraiment, courir la nuit, 42 bornes, 1800 mètres de dénivelé, moins 7, ressenti moins 10 à glisser vers là.
36:23Ça n'est que ni tête. Et la personne qui veut dire, je cours pour le paysage, ce n'est pas vrai parce que tu ne vois rien.
36:28Tu ne fais que tomber, tu es broyé. Mais en même temps, j'ai été confronté au froid. Effectivement, la nutrition, l'alimentation où il faut se nourrir, boire,
36:39parce que sinon, tu n'avances pas, tu es comme un moteur. Ton corps, il a besoin de force. Et j'ai été confronté sur un petit trail de 15 bornes, je crois.
36:47Au bout de 2 kilomètres, je ne pouvais plus me nourrir. Donc, en fait…
36:50Tu as compris ?
36:51J'ai compris. J'ai compris aussi la ligne rouge, le plaisir, la souffrance. Je l'ai vécu aussi dans le Massif des Morts, dans le Sud, sur le Trail des Morts,
37:00où c'était 33 ou 34 kilomètres, où vraiment, j'ai énormément souffert de la chaleur. Donc, en fait, tous ces paramètres-là, maintenant, je peux en parler un petit peu,
37:07même si ce n'est pas du long, du très long, j'ai déjà une petite idée.
37:11Donc, on comprend en tout cas que déjà, tu t'adresses à la communauté Trail, qui est effectivement, comme tu l'as dit,
37:16c'est des sports qui sont très pratiqués, mais où il n'y a pas forcément de support, encore moins sur une grande chaîne sportive généraliste.
37:22Comment tu arrives à choper un peu aussi, on va dire, les gens qui sont intéressés par le Trail ?
37:27Peut-être pour le côté dépassement, performance, mais qui ne seraient peut-être pas eux-mêmes, tu vois, coureurs, quoi.
37:33Dans l'émission ?
37:34Oui, dans l'émission, oui.
37:35Dans l'émission, c'est justement ce qu'on a envie de faire et ce qu'on fait au fil des mois,
37:40c'est qu'on essaie de donner aussi des petits tips, voilà, des petits conseils.
37:44C'est vrai que, je vais prendre l'exemple des bâtons.
37:47Voilà, ça a l'air tout bête, des bâtons.
37:49Quand on est au ski, on avance comme ça.
37:51Et en fait, souvent, les trailers, donc ceux qui en font depuis très longtemps, qui utilisent des bâtons,
37:56vont te dire, avant d'aller faire une course, entraîne-toi avec les bâtons.
38:00Pourquoi entraîne-toi avec des bâtons ? T'avances comme ça.
38:03Ben non, en fait, il y a plusieurs tactiques de bâtons.
38:05Il y a une des émissions, c'est Aurélien Dunampalaz, l'ancien marqueur de La Diagonale des Fous, qui nous explique.
38:11Et en fait, au fil des émissions, on a eu envie, au-delà, de montrer des magnifiques images.
38:15Et c'est ce qui donne envie, en fait.
38:17Il n'y a pas besoin d'être trailer pour regarder des magnifiques images,
38:19que ce soit à Tahiti, à La Réunion ou même en Bretagne, dans le Vercors, dans les Alpes.
38:24C'est toujours magnifique.
38:26Et même en ce moment, il y a des trails à Auger, à l'Alpe d'Huez, c'est sublime.
38:31Et donc, on essaye d'avoir parfois un petit conseil de nutrition des femmes.
38:37On a fait des émissions 100% femmes.
38:39Ben là, il y a le sujet des règles qui va rentrer en ligne de compte,
38:44parce qu'une femme, elle a besoin d'avoir des choses.
38:48Et ça, ça a été aussi un de mes cris d'alerte dans une des émissions,
38:53où je demandais clairement aux organisations de mettre à disposition...
38:56Que ce soit concret pour tous les participants.
38:59Des petites choses ou alors un préparateur mental.
39:02Toutes ces petites choses qu'on essaie d'apporter pour la personne qui regarde l'émission.
39:06Tu pars en tournage sur le trail, tu pars en tournage sur le foot, tu as fait plein d'autres sports.
39:10C'est quoi pour toi les trois choses que tu vérifies toujours dans ton sac avant de partir ?
39:13Ou à l'inverse, la chose que tu oublies toujours et tu le regrettes à chaque fois ?
39:17Les deux premières choses, c'est le permis.
39:19Parce que sinon, je ne peux pas avoir l'inviteur de location et le passeport.
39:22Parce que sinon, je ne peux pas partir.
39:24Et la troisième ?
39:26C'est à la limite la carte bancaire.
39:28En fait, si j'ai ces trois choses-là, je peux me débrouiller.
39:32A priori, si j'oublie une paire de chaussettes, je peux aller en racheter une, un tee-shirt pareil.
39:37Il faut que j'ai ces trois choses-là sans moi.
39:39Est-ce que tu as déjà vécu un vrai moment galère technique ?
39:43D'ailleurs, peut-être sur le trail, de galère technique de tournage ou le foot ou dans ta vie professionnelle ?
39:50Une grosse galère de technique ?
39:52Non.
39:53Alors si, ce qui peut arriver, c'est que…
39:55Il a fallu que tu trouves une solution, quoi.
39:56Oui.
39:57Ah oui.
39:58Alors si, si.
39:59J'ai eu une galère technique.
40:00Sur la Diagonale des Fous, en 2024, à La Réunion, il y avait ce qu'on appelle le PTT, le Push-to-Talk.
40:08Donc, c'est un moyen de parler à la régie quand on est à l'antenne.
40:12Et là, ça ne marchait pas.
40:14Donc, je suis sur la ligne de départ pendant plus d'une heure.
40:17À l'aveugle.
40:18À Saint-Pierre.
40:19Où il y a un bruit pas possible parce que c'est l'événement de l'année à La Réunion.
40:22Il y a tous les concurrents qui sont derrière, la musique à fond.
40:26Je suis avec mon consultant qui est Jonathan Moncani, qui n'a jamais fait ça.
40:29Et il y a moi.
40:30Et à un moment donné, je me dis, qu'est-ce qu'il faut que je fasse là ?
40:33Et donc, je n'ai rien dit.
40:34J'ai tout fait à l'aveugle.
40:35Sans qu'on me dise quoi que ce soit.
40:37Je dis de toute façon, je sais que le départ, il sera à telle heure.
40:40Il ne va pas être repoussé.
40:41Je vais tenir jusqu'à deux minutes avant le départ.
40:44Et j'ai tenu.
40:45Voilà.
40:46Expérience de la radio.
40:47Oui, c'est ça.
40:48La radio, ça te sert à ça, à tenir.
40:51Tu as parlé tout à l'heure d'Intérieur Sport.
40:53Ça s'appelle « Par tous les sommets ».
40:55La série Intérieur Sport, d'ailleurs, on avait reçu Vincent Alix,
40:58le co-créateur du programme.
41:00Et j'encourage tous les gens qui nous regardent
41:02à aller sur la plateforme de Sports en France pour regarder cette émission.
41:04Parce qu'on a appris beaucoup de choses.
41:05Je pensais tout savoir d'Intérieur Sport, mais on a appris beaucoup de choses.
41:08On va regarder un petit extrait, puis tu nous diras deux, trois mots dessus.
41:11Puis on conclura l'émission après.
41:22Camille Brouillat est l'une des meilleures françaises de l'Ultra Trail.
41:25Ce matin-là, elle fait son retour à l'hôpital
41:28pour de fortes douleurs dans la jambe quand l'effort devient trop intense.
41:31La cause, une artère qui se rétrécit au niveau de la hanche,
41:35malgré une opération en juin 2023.
41:38Sur l'Ultra, ça ne m'empêche pas de performer.
41:41Effectivement, quatre mois après la chirurgie,
41:43je fais deuxième de la diagonale des fous avec un super chrono.
41:47Et après, je fais l'hard rock en 2024 où je fais aussi deuxième,
41:51sachant que voilà, j'avais déjà cette douleur-là.
41:53La douleur toujours présente, il faut lever des doutes.
41:56Seul un test d'effort, poussé à son maximum,
41:59permettra d'établir un diagnostic précis.
42:02Toi, au départ, la douleur était vraiment à l'intérieur.
42:04C'était vraiment cuisse.
42:08Là, c'est plutôt latéral et puis même, ça descend un peu dans le mollet.
42:11D'accord.
42:12Si je pousse un peu le couchant.
42:14Sur le terrain, elle a mal, mais il nous faut tout le matériel,
42:16nous, pour pouvoir déterminer si la cause est vasculaire,
42:19pour infirmer ou confirmer que le problème était lié aux artères.
42:23Mais la douleur, elle va se déclencher si je cours à 15%.
42:27C'est sûr, elle va se déclencher.
42:29D'accord.
42:30Ou alors, ça, c'est un miracle et on est trop contente.
42:33C'est une douleur qui est un peu sournoise.
42:35Et à l'entraînement, je vais me mettre à marcher
42:37ou je vais me mettre à atténuer cette douleur
42:39parce que mon cerveau, il ne peut pas non plus supporter cette douleur trop longtemps.
42:43Donc, tu peux l'atténuer par des stratégies qui sont les miennes.
42:46Et là, bah non, là, tu ne peux pas tricher.
42:49Allez, tu tiens, tu tiens, tu tiens, tu tiens, tu tiens, tu tiens, tu tiens.
42:57On arrête dans 15 secondes, Camille.
42:59Allez, allez, allez, allez, allez, allez, allez.
43:02Allez, allez, allez, allez, allez.
43:04Allez, les cinq dernières secondes, Camille.
43:06Cinq, quatre, trois, deux, un, on arrête.
43:10On arrête.
43:14Judovic, sur ces formats, tu penses que tu arrives à montrer quoi de ces athlètes
43:19qu'on ne voit pas dans un flux traditionnel d'une compète ?
43:23Là, c'est 26 minutes où c'est la résilience au plus haut, Camille.
43:28Quand je la récupère, là, à l'hôpital, la première scène qu'on voit à Saint-Etienne,
43:34elle est en pleurs.
43:37Et en fait, il se passe tout plein d'étapes.
43:41Sa saison est à l'image d'un ultra-trail.
43:44C'est-à-dire que c'est des hauts des bas.
43:46C'est des montagnes.
43:47Elle est au plus haut, elle est au plus bas.
43:49Mais non, franchement, ça me fait quelque chose.
43:52Parce que ça fait un peu plus d'un an qu'on a tourné cette scène.
43:55Et comme je disais tout à l'heure, pour moi, c'était mon premier documentaire.
43:59Et tu parles de l'histoire d'Intérieur Sport avec Vincent Alix ou Antoine Leroy.
44:04C'est des monstres.
44:05On a grandi avec eux.
44:07Et ce qu'eux me racontaient et pouvaient me raconter,
44:10là, je l'ai vécu.
44:11Et j'ai adoré montrer toute cette part de l'intérieur.
44:15Pour le coup, ça porte bien son nom, mais de Camille.
44:18Et c'est ce que j'ai appris.
44:19Et en fait, c'est ce que j'adore.
44:20C'est ce qu'on disait tout à l'heure.
44:22D'aller au...
44:23Ce que j'avais écrit sur mon petit papier blanc.
44:25On y revient toujours.
44:26On y était, quoi.
44:27Pour les gens qui nous regardent et qui ne savent pas forcément comment on se tourne,
44:30comment on se prépare, ce genre de sujet,
44:32c'est que tu prends d'abord contact avec elle.
44:35C'est en direct, c'est via des connaissances, c'est via des agents.
44:38Qu'est-ce que tu lui dis ? Comment t'arrives à la convaincre ?
44:40Camille, je l'avais reçue en octobre 2024 dans l'émission Trail 360.
44:45Et quand elle est venue à Canal,
44:47elle me dit, il y a une émission que j'adore, c'est Intérieur Sport.
44:50Et je lui dis, je pourrais essayer d'écrire quelque chose.
44:53Et elle me dit, mais t'es sérieux ?
44:55Je lui dis, ouais, on peut essayer.
44:56Parce qu'en fait, j'avais perçu quelque chose.
44:58Et à la base, quand je commence à écrire,
45:01parce que vraiment, je l'écris et je le soumets à Canal+,
45:03au départ, bon, ils ne connaissent pas Camille,
45:05donc je leur explique qui allait.
45:07Mais surtout, j'allais plus pour montrer la dépression dans le sport.
45:14Et comment s'en sortir ?
45:16Et en fait, quand on décide et qu'en Canal me donne le go pour tourner,
45:20je me retrouve à l'hôpital de Saint-Etienne et ce n'est plus du tout la même histoire.
45:23Même s'il y a toujours ça en fond,
45:24ça prend une toute autre tournure avec ce qu'on vient de voir comme séquence.
45:27Tu préfères montrer les forces ou les faiblesses de ces gens-là ?
45:31Les deux, je crois.
45:32C'est le plus intéressant pour toi ?
45:33Les deux, en fait.
45:34En fait, ça fait partie d'une carrière de sportif.
45:36Il n'y a pas de moment où une carrière, tout est très haut.
45:39La carrière de sportif, elle est très haute parfois.
45:42Elle est moyenne et puis parfois, elle tombe au plus bas.
45:44Et c'est là où il faut être costaud.
45:46En tout cas, bravo.
45:47Toujours disponible également sur tous les réseaux de Canal+.
45:50Traditionnellement, dans cette émission, il y a la question l'invité disparu.
45:53On t'a posé la question de savoir si tu devais choisir,
45:56en tout cas, si tu pouvais interviewer une personne disparue et tu as choisi.
46:00Kobe Bryant.
46:01Kobe Bryant.
46:02Et ma question, c'est si tu avais Kobe à ma place, qu'est-ce que tu lui demanderais ?
46:07Je lui demanderais peut-être deux choses.
46:09C'est 81 points.
46:10Quel souvenir il en garde ?
46:11En plus, c'était il y a quasiment 20 ans, 20 ans jour pour jour.
46:1481 points, c'était la deuxième performance de l'histoire.
46:1722 janvier 2006.
46:18Voilà.
46:19Et puis, la deuxième, c'est les JO parce qu'on parlait de Pékin.
46:23J'ai eu la chance d'assister à cette finale Etats-Unis-Espagne
46:26qui était un des plus beaux matchs de basket que j'ai vu dans ma vie
46:30et pour la petite histoire, Romain.
46:33Après le coup de sifflet final, je me suis retrouvé dans les couloirs
46:36à checker tous les joueurs de basket américains,
46:39à les prendre en photo.
46:40Sauf qu'à l'époque, j'avais un téléphone où on jouait aux serpents
46:42et je n'ai plus les photos de ce téléphone.
46:45On avait même des petits téléphones chinois.
46:46Mais dégoûté, dégoûté parce qu'il y avait D-Wade, il y avait donc Kobe, Bosch, White Howard.
46:54Et donc, j'ai toutes ces photos. Je ne sais pas où elles sont, mais je les ai prises.
46:57Et j'aurais adoré l'interviewer à l'issue de cette finale.
47:00C'est marrant parce que du coup, quand tu m'as dit ça, j'ai un peu cherché.
47:03Je me suis dit, est-ce que quelqu'un lui a déjà posé la question ?
47:05Donc, il s'était exprimé notamment sur le fait que le titre olympique,
47:09comme c'était en équipe et que tu ne jouais pas pour une franchise
47:12et que ça lavait la front ensuite quatre ans plus tôt aussi pour les Etats-Unis, c'était important.
47:16Et puis, il y a un truc marrant sur effectivement ses 81 points derrière les 100 points de Wiltshire Berlin,
47:22qui a toujours le record.
47:24Mais dans un article de ESPN, son match à 81 points est souvent présenté comme le sommet évidemment de son génie de scoreur.
47:30Et ils appellent ça une sorte de Mona Lisa individuelle pour Kobe Bryant.
47:34J'ai trouvé l'image plutôt savoureuse.
47:38Et je crois que c'est ce match-là, sa grand-mère venait le voir pour la première fois.
47:43Voilà, et il met 81 points.
47:45Elle n'était jamais venue le voir et ce jour-là, elle vient et il met 81 points.
47:48C'est le facteur X.
47:50C'était la grand-mère.
47:52Merci beaucoup Ludo.
47:53On va terminer par quelques petites questions.
47:55Si tu mets côte à côte les radios locales, Skyrock, Orange Sport, Canal+,
48:02c'est quoi le dénominateur commun de tout ton parcours ?
48:05Franchement, j'en sais rien.
48:09Et le dénominateur commun, en fait, c'est les rencontres.
48:13Vraiment, moi, je vis à travers les rencontres.
48:15Et c'est les rencontres qu'on peut faire sur le plan professionnel quand on se déplace,
48:20mais aussi humainement à l'intérieur des rédactions.
48:22Ça vit et ça, j'adore.
48:23Pour les jeunes qui peuvent nous regarder et qui ont envie de faire ton métier,
48:27si tu avais un conseil à leur donner ?
48:29Un peu concret ?
48:30Prendre une feuille blanche et écrire.
48:31Voilà, tout simplement.
48:32Croire quoi.
48:33Y croire, ouais.
48:34Franchement, tout est possible.
48:35Mais il faut juste se donner les moyens.
48:36Et je sais que c'est peut-être plus facile à dire, mais c'est possible en tout cas.
48:40On va terminer cette émission avant la petite rubrique Média Express.
48:45La chanson qui symbolise un peu ta carrière.
48:48Tu as choisi Les Passantes de Brassens.
48:51On écoute.
48:52Mais si l'on a manqué sa vie, on songe avec un peu d'envie.
49:02C'est mieux à tous ses bonheurs entrevues.
49:12Qu'est-ce qu'elle raconte de toi ?
49:13Allez, on va dire en deux mots.
49:14Je ne vais pas te faire une psychanalyse.
49:15Mais on a compris de tout ce que tu nous as raconté qu'elle pouvait faire écho à ta carrière.
49:19En fait, elle fait écho à la confiance qu'on m'a donnée.
49:23Mais que...
49:24Alors là, évidemment, on parle de toutes les femmes.
49:26C'est une chanson qui a été écrite par un poète qui s'appelle Antoine Paul, qui est l'une des seules chansons que Georges Brassens n'a pas composé.
49:34Mais elle parle des femmes, mais je pourrais inclure mon père aussi.
49:38Mais c'est la confiance invisible qu'on m'a donnée.
49:41C'est-à-dire que quand je quitte tour et que je dis je veux faire ça, on me regarde et me dit t'es sûr ?
49:44Je dis oui, vas-y.
49:46Et en fait, je trouve ça formidable.
49:47Voilà, c'est le petit clin d'œil.
49:49On va terminer par la rubrique Médias Express.
49:598 petites questions, tu réponds rapidement.
50:01Tu n'es pas obligé de te justifier.
50:02En 2026, pour toi, une bonne interview ou un bon commentaire, ça ressemble à quoi ?
50:06De l'émotion, de l'info, de l'expertise, de l'humour ?
50:08Émotion.
50:09Radio locale avec une vieille console qui craque ou plateau de Canal Plus en prime ?
50:14Plateau de Canal Plus quand même.
50:17Une nuit directe à commenter un match de fou, de football ou une nuit en trail sous la pluie en tournage ?
50:21Je l'ai vécu la nuit en trail, donc je vais dire la nuit en trail parce que c'était dur, mais ça m'a amusé.
50:26Coureur anonyme au départ d'une course ou journaliste accrédité sur une finale mondiale ?
50:31C'est dur, quand même la finale mondiale.
50:34Si Canal Plus te suit sur un projet illimité, tu pousses quoi comme sujet ?
50:39Je ne sais pas, je crois que suivre un club de foot, un parcours en Champions League, un club français.
50:44Tu as plutôt préparation millimétrée des émissions, capacité à tout improviser ?
50:49De plus en plus, j'étais beaucoup dans l'impro ou préparé, mais je me suis rendu compte il y a quelques années qu'il faut vraiment beaucoup travailler.
50:58Sur un plateau, tu es plutôt une vanne qui détend tout le monde ou une question qui met tout le monde à l'aise dès le début ?
51:02Je ne suis pas trop vanne. Je considère que ce n'est pas mon métier. Que ce soit détendu, oui, mais je suis plus la question.
51:10Et enfin, celle-là, je l'aime bien parce qu'on a souvent des réponses savoureuses. Si ton micro pouvait parler, il dirait quoi après tant d'années ?
51:16C'est pas mal quand même. Tu peux être fier de cette page blanche. Franchement, tu as bien fait d'écrire sur cette page blanche.
51:23Merci beaucoup Ludo. Juste avant de se quitter, tu peux m'expliquer la signification du tee-shirt parce que tu nous as teasé ça pendant toute l'émission.
51:29La vie est dure, mais pas la mienne. C'est le mantra d'un trailer qui s'appelle Théo d'Étienne, qui a gagné le marathon du Mont-Blanc.
51:35Il s'amuse de ça sur les réseaux. Et tu l'as un peu fait tienne.
51:40Et il sera le prochain invité de Trail360. Merci beaucoup Ludovic d'avoir partagé tout ça avec toi.
51:47Des vestiaires, des ravitaux, des micro d'or. On a appris plein de choses. Même moi qui te connais, j'ai appris plein de choses.
51:52On te retrouve sur Canal+, Canal+, Foot, Canal+, 360, tous les supports de Canal+, le Trail.
51:58A très vite sur tous les terrains et sur tous les sentiers. Merci beaucoup d'avoir été avec nous.
52:01Merci Romain, merci à toi. Et moi, je vous dis à bientôt. Salut !
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