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  • 3 days ago
Vainqueur de six trophées en 2025, le PSG de Luis Enrique a poussé très loin les concepts de rotation et de pressing. Décryptage à travers le temps fort de l’année, la victoire en finale de la Ligue des Champions face à l’Inter (5-0).

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Sports
Transcript
00:00Ces images de joie, vous les connaissez, ce sont celles des supporters et des joueurs parisiens
00:15après l'événement de 2025, le sacre du club en Ligue des Champions fin mai.
00:19Et cette victoire au-delà du titre, elle a consacré un nouveau modèle de jeu
00:22et on va vous en parler aujourd'hui avec Maxime.
00:27C'est un modèle de jeu qui a mis un petit peu de temps à se dessiner,
00:30d'abord à l'automne c'était un petit peu compliqué, ça s'est fluidifié ensuite jusqu'au printemps
00:33et à la victoire contre l'Inter.
00:34Au départ, très rapidement, Luis Enrique a parlé de cette volonté d'être lisible pour son équipe
00:39mais illisible pour les adversaires et on écoute ce qu'a dit Vitinha lors d'une interview avec Rio Ferdinand.
00:44Il a essayé de mettre plus de mobilité sur le team, comme un 6 qui peut être un 8, un 8 qui peut être un 10, un 10 qui peut faire un 6
00:51et avec le front, vous ne savez jamais quand ils sont à la gauche, parfois en la milieu, et c'est difficile pour eux, pour les autres teams.
00:58Je sais que quand les teams font ça contre nous, c'est difficile.
01:02Difficile, ça l'a été pour l'Inter en finale de cette Ligue des Champions, on connaît le score, 5-0.
01:07Et c'est une finale où on a revu très rapidement la structure avec ballon du PSG qu'ils ont développé tout au long de la saison.
01:12PA, est-ce que tu peux nous décrypter un petit peu cette structure ?
01:15Alors voilà, ça c'est le cadre global. Là, ce qu'on voit, c'est trois joueurs à la construction et qui assurent aussi une forme de sécurité.
01:22Ensuite, on a deux joueurs au large qui occupent vraiment les côtés et qui fixent les latéraux et qui ouvrent des espaces à l'intérieur du jeu.
01:30Et là, vous avez cinq joueurs qui sont à l'intérieur, plus à l'intérieur du jeu et qui peuvent changer de position.
01:36Il y a une forme de rotation entre les joueurs et tu vas nous en parler un peu plus, Maxime.
01:40Une forme de rotation et une grande mobilité, c'est ce que Vitinha explique à Rio Ferdinand.
01:43Et cette mobilité, on la voit dès les dix premières minutes. On a choisi trois séquences qui sont à chaque fois distantes de 20-30 secondes.
01:50Et en début de match, on voit que c'est Vitinha qui occupe du coup cette position de 3 dont tu parlais, PA, et qui est parfois cette position occupée par Nuno Mendes.
01:58Là, cette fois, c'est lui. Dembele, qui est neuf normalement, joue ici et vient se décrocher. Ruiz vient ici en neuf.
02:04Et on voit du coup cette mobilité entre les cinq. Toujours cette volonté d'occuper au large avec deux positions.
02:0920 secondes plus tard, c'est Nuno Mendes qui est dans la ligne 2-3. Vitinha est passé ici. Dembele est repassé dans l'axe.
02:16Douai est toujours au large. Mais Hakimi est là. Ruiz a décroché. Et surtout, on voit, et là c'est un très récent, un entassement des joueurs.
02:22Souvent, on occupe des zones un peu précises. Là, ça peut perturber les repères.
02:26Et encore 20 secondes plus tard, les positions ont encore changé. Ruiz est là. Hakimi est encore un petit peu plus haut.
02:30Et le PSG continue ce travail qui va perturber les repères de l'Inter.
02:34Et conséquence de cette mobilité, le Paris Saint-Germain touche le ballon dans un petit peu toutes les zones.
02:38Lors de cette finale, ils en ont touché 652. C'est le quatrième plus petit total de l'ordre de saison.
02:43Ligue 1 et Ligue des champions confondus. Par contre, PA, on voit qu'il y a des zones qui sont un petit peu délaissées.
02:48Oui, totalement. On voit surtout beaucoup de ballons touchés sur les côtés avec cette mobilité, justement.
02:54Et très peu de ballons dans l'axe, notamment devant la surface.
02:56On retrouve ici un peu le pourcentage de ces ballons touchés. On voit là beaucoup de ballons côté droit, notamment.
03:01Évidemment, à la construction du jeu. Mais assez peu dans cette zone devant la surface.
03:06Cette zone de 2%, là, ils ont touché à peu près 13 ballons lors de la finale.
03:09C'est la zone 14, selon un découpage un petit peu virtuel qu'utilisent les entraîneurs.
03:12C'est la zone où on fait historiquement le plus de différence.
03:15Manchester City l'utilisait très souvent lors de ses sacres ces dernières années.
03:19C'est de là où les meneurs touchaient le plus de ballons, notamment pour toucher les deux demi-espaces qui sont ici.
03:24On le voit, le PSG les a finalement utilisés assez peu. 3% ici, 3% ici et 2% seulement pour la zone 14.
03:30Plutôt que ces zones axiales, finalement, le PSG a été touché plus les côtés.
03:33Et c'est les zones où Ousmane Dembélé est venu s'insérer très souvent.
03:36Ce qu'on voit ici, ce sont les ballons touchés dans le jeu par Ousmane Dembélé pendant la rencontre.
03:40On voit qu'il a touché beaucoup de ballons côté droit, assez peu devant la surface et dans la surface,
03:45alors qu'il était attaquant pendant cette rencontre.
03:48Et on va voir que ça a posé des problèmes à l'Inter au début de la rencontre sur cette action,
03:52où Federico Di Marco, le piston gauche de l'Inter, hésite à monter sur Akinni.
03:56Il hésite pourquoi ? Parce qu'il y a un décrochage d'Ousmane Dembélé ici, côté droit,
04:01qui a quitté sa position d'avant-centre.
04:03Il était avant-centre pendant cette rencontre.
04:05Et ça va poser des problèmes entre Bastoni, qui est lui défenseur central d'une défense à 3 de l'Inter,
04:10un côté gauche, et Di Marco.
04:12Il ne sait pas très bien où se positionner.
04:13Et d'ailleurs, ils vont se disputer ensuite, puisque Bastoni lui demandait de se replier.
04:17Et Di Marco lui explique qu'il ne savait pas trop où se situer, et ça provoquait une dispute.
04:21Alors cette embrouille entre Di Marco et Bastoni est assez importante,
04:23puisque 30 secondes plus tard, Ashraf Hakimi a ouvert le score pour le Paris Saint-Germain.
04:27C'est aussi le symbole de la mobilité du Paris Saint-Germain, et ce PSG est une équipe qui court.
04:31Ousmane Dembélé le montre aussi sur cette situation.
04:34C'est quelqu'un qui fait beaucoup de kilomètres, comme tous les milieux du PSG.
04:37Et là, c'est quelque chose qui change beaucoup.
04:38Puis si vous regardez encore ce que disait Pep Guardiola en 2021, à un moment où son match de Manchester City était un petit peu en crise,
04:44il racontait que finalement, les joueurs devaient attendre que le ballon aille vers eux.
04:47Le PSG va vers le ballon, ils inversent cette tendance.
04:50Et ça, c'est quelque chose de très marquant dans ce Paris Saint-Germain.
04:52Ce qu'on voit ici, c'est le réseau de passes du PSG.
04:54C'était il y a deux ans et demi.
04:55C'était le premier match de Louis Sénégué sur le banc du PSG en Ligue des Champions.
04:59Une victoire 2 à 0 contre Dortmund.
05:01Chaque cercle représente la position médiane des joueurs du PSG durant le match.
05:05et il y a des liens entre les joueurs en fonction du nombre de passes effectuées entre chacun.
05:09Ce qu'on voit bien ici, c'est que les positions sont assez symétriques.
05:12On voit notamment qu'il y a Mbappé ici, l'avant-centre, l'occupation rationnelle des espaces.
05:15Et si on fait un peu le même genre de visuel, mais pour la finale de Ligue des Champions,
05:20c'est beaucoup moins net, parce que les joueurs bougeaient beaucoup, avaient beaucoup de rotation.
05:23On voit qu'il y a un espèce d'amas de joueurs à droite,
05:27qu'il n'y a pas vraiment de position rationnelle sur ce visuel-là.
05:31Et ça montre qu'en fait, le PSG bougeait beaucoup, il y avait beaucoup de mobilité, beaucoup de rotation,
05:35et qu'il n'est plus possible vraiment d'identifier des espaces où chaque joueur agissait.
05:40On parle même d'une équipe souvent appositionnelle, on parle de relationnisme entre les joueurs,
05:44ça c'est un nouveau truc qui est arrivé ces derniers mois.
05:47Et le PSG, on peut dire, a fait des petits, puisque le Bayern a récupéré un petit peu ce modèle de jeu.
05:50Le Bayern a d'ailleurs utilisé cette arme-là contre les Parisiens début novembre en Ligue des Champions,
05:55qui ont été un peu pris à leur propre jeu.
05:56Et l'autre chose très importante, c'est que ce collectif court aussi sans ballon collectivement,
06:03et est très impliqué, et on le voit lors de cette finale, PA.
06:06Alors ce qu'on voit là, ce n'est pas uniquement les courses sans ballon,
06:08comme on l'a dit, c'est toutes les courses, le volume de course à haute intensité,
06:11c'est-à-dire supérieur à 20 km heure.
06:13Là, c'est en mètres, et on voit que les trois joueurs qui ont parcouru le plus de distance à haute intensité pendant le match
06:18sont des joueurs parisiens, Dembele, Brasrelia et Hakimi.
06:22On a tous en tête cette image de Dembele qui attend pour presser notamment le gardien Yann Sommer de l'Inter.
06:28C'est une image qui a été marquante pendant cette finale et qu'on a gardée avec nous après le match.
06:33Et on le voit sur ce graphe des courses de pression d'Ousmane Dembele, qu'elles sont très ciblées.
06:37Ça, c'est que les courses de sprint vers de pressing d'Ousmane Dembele.
06:40Elles sont toutes ciblées vers le gardien de l'Inter, Yann Sommer.
06:44La conséquence visuelle de tout ça, c'est que Yann Sommer n'a jamais été tranquille pour mettre en place les circuits de relance de l'Inter.
06:49Là, on le voit sur cette situation, il est obligé de jouer dans l'urgence.
06:53Sur cette situation, encore une fois, il est même déstabilisé et il tombe quasiment au moment de relancer.
06:58Écoutons ce que Ousmane Dembele racontait au sujet de son pressing lors d'une interview à France Football il y a quelques mois.
07:02C'est ce que le coach nous a demandé de faire, surtout nous des attaquants, parce que des fois on est allé, mais on n'est pas vraiment.
07:10Ils ont essayé de ressortir et on nous a montré toutes ces vidéos-là, le coach.
07:15Et au fur et à mesure des matchs de la saison, on a commencé à presser tous ensemble.
07:20On va voir mon pressing, mais il y a tout le monde qui le fait derrière, parce que si je le fais tout seul, même moi.
07:23Effectivement, on voit sur cette séquence que le PSG défend plutôt en bloc bas.
07:28Et quelques secondes plus tard, ils vont obliger l'Inter à recycler le ballon, à reconstruire une action.
07:34Et ils passent à un pressing plus individuel.
07:36On voit ici Dembele, on voit Vitinha qui essayent de presser chacun un joueur.
07:40Et on voit donc Dembele qui va aller jusqu'au bout, presser Jens Zemmer, comme on l'a dit juste avant.
07:45Et ça va générer un long ballon du gardien et un hors-jeu,
07:49puisque les gens d'Inter ne se sont pas replacés à temps et ont été mis hors-jeu par les défenseurs parisiennes.
07:53Alors voilà, le PSG n'a pas inventé les rotations, mais il a perfectionné un petit peu ce concept.
07:57Il n'a pas non plus inventé le pressing des attaquants, mais a poussé un petit peu le curseur encore plus loin.
08:02On verra comment les équipes, d'autres équipes, vont intégrer ces idées dans leur modèle de jeu
08:06et comment le PSG lui-même va faire évoluer le sien à l'avenir dès 2026.
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