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Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce vendredi, Pascal Praud revient sur cette nouvelle journée de mobilisation qui a encore été le théâtre de nombreux débordements.

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Transcription
00:00Voilà, vous dites la même chose que Mathieu Cassavit.
00:04Malheureusement, j'ai l'impression que la casse, regardez les gilets jaunes, il y a eu de la casse, il
00:08y a eu de la violence,
00:09l'État a fait un chèque derrière, la réforme de la retraite, il y a eu énormément de casse,
00:15le gouvernement n'a pas cédé, mais il a cédé ensuite au Parlement en revenant en arrière.
00:18Mais ce qui est très inquiétant et profondément inquiétant, c'est que le Parlement, la politique,
00:25ne fait plus son office de catharsis et la violence devient à nouveau légitime dans la rue,
00:30tout se joue dans la rue et plus dans les urnes.
00:31Moi, je suis très frappée de voir quand même, on est à cinq mois d'une élection présidentielle, une échéance
00:35majeure.
00:37Les regards devraient être tendus vers cela, c'est là que devrait trouver la solution,
00:41que la solution au problème devrait se faire, ce moment de vérité.
00:44Et on voit que personne n'essaie de peser sur le budget, personne ne dit l'élection présidentielle va trouver
00:49des solutions,
00:50tout se joue dans la rue maintenant, il y a une sorte d'impatience qu'on peut comprendre.
00:54– D'accord, mais parce que c'est voulu.
00:56– C'est orchestré, bien sûr, c'est orchestré par LFI, exactement.
00:59– Vous regrettez ça.
00:59– Qui a intégré sa défaite électorale et qui veut jouer dans la rue.
01:01– S'il n'y a pas de débat politique aujourd'hui, ça a été très bien dit.
01:04– Non, c'est aussi de la faute de Macron et de la dissolution ratée qui bloque le pays depuis
01:08deux ans.
01:08Pardon, mais la dissolution ratée d'Emmanuel Macron et le péché originel,
01:12parce qu'on a un Parlement qui ne fonctionne plus, qui ne peut plus mettre en œuvre des lois de
01:17façon majoritaire,
01:18et on a cassé la Ve République.
01:20Donc tout se joue dans la rue parce que le Parlement ne joue plus son rôle.
01:22– Non, mais Eugénie, la bonne analyse, c'est ce que Eugénie dit, me semble-t-il,
01:26c'est que la gauche a intégré la victoire de Marine Le Pen.
01:29Elle n'en veut pas.
01:30– Elle ne veut pas du débat.
01:31– Donc il n'y a pas du débat, puisque le débat semble, à ses yeux, tranché.
01:34– Le pire n'est pas toujours sûr.
01:36Regardez ce qui s'est passé aux États-Unis.
01:37– André Valény.
01:38– Votre ami Trump a pris une dégelée historique.
01:41Donc voilà, le populisme ne gagne pas à tous les coups.
01:44– Ce n'est pas son ami.
01:44– Le pire n'est pas toujours sûr.
01:45– Mais pourquoi vous dites mon ami Trump ?
01:47– Parce que vous adorez Trump.
01:48– Enfin, vous avez détendu Trump, vous avez encensé Trump, vous l'avez porté au nu.
01:52– Au nu ?
01:53– Alors maintenant, vous en parlez moins, là.
01:55– En attendant, Donald Trump, il a reconnu les élections,
01:58alors que Jean-Luc Mélenchon, il dit qu'il ne reconnaîtra pas.
01:59– Les insoumis disent qu'il ne reconnaîtra pas.
02:01– Arriter de ramener tout à Mélenchon.
02:02– Non, non, mais je dis juste qui.
02:03Parlons de la France, parlons de qui ne reconnaît pas le processus démocratique.
02:06– Plusirement, on n'en parle pas.
02:07Moi, je pensais qu'on allait en parler hier soir, ce matin, on n'en parle pas.
02:10– Mais parce qu'il ne vous a pas…
02:13– Il ne vous a pas, comment dire, c'est que l'information, c'est lorsque l'info tombe.
02:19– Oui.
02:20– On est vendredi, c'était mardi, donc on en a parlé mercredi.
02:23– Oui, c'était mercredi matin.
02:23– Donc vous étiez là mercredi ?
02:25– Non.
02:25– Ah ben, vous auriez dû nous écouter.
02:26– C'était chez Laurence Ferrari, on en a parlé chez Laurence Ferrari.
02:28– Ah ben oui, parce que c'était mercredi.
02:30Bon, donc c'était l'info du mardi.
02:32– La presse continue à en parler, la presse continue à en parler tous les jours.
02:35– Et je dis, mais là, qu'est-ce que vous voulez dire de plus ?
02:38– Que Trump a pris une raclée.
02:39– Oui, on l'a dit il y a trois jours.
02:40– Et je fais le lien, puisque vous parlez de Le Pen,
02:43en considérant que nous avons intégré, nous, les gens de gauche,
02:45qu'elle avait gagné, elle n'a pas encore gagné.
02:47– Non mais ça, je ne vous réjouissais pas trop vite.
02:50– Alors, d'abord, je ne me réjouis de…
02:52André, essayons d'avoir quand même…
02:54Bon, je ne me réjouis pas, je n'ai pas à me réjouir ou pas.
02:58Et Mme Le Pen, ce n'est pas Donald Trump, ça ne vous a pas échappé non plus.
03:02Ce n'est pas exactement la même politique.
03:03– Dieu sait si elle l'a encensée, elle aussi.
03:04Elle était maga à fond.
03:06Elle a même fait le pied de grue dans la Trump Tower pour essayer de le rencontrer.
03:09– Bon, je ne suis pas sûr que Mme Le Pen veuille rencontrer le président des États-Unis,
03:18ça peut se… quand soi-même on veut être président de la République, ça peut s'entendre.
03:22– Elle avait dit qu'elle ferait en France ce que Trump faisait aux États-Unis.
03:25Vous voulez que je vous ressorte toutes ces déclarations ?
03:27– Mais pas sur le plan économique, je pense qu'elles sont assez éloignées.
03:30Mme Le Pen, elle n'est pas exactement la libérale qui est de la France.
03:33– Elle s'est quand même détachée beaucoup de Trump.
03:34– Il me semble, mais bon.
03:35– Mais on pourrait parler de Trump, il se trouve que vous avez raison de dire
03:40qu'il a pris une dégelée, comme vous dites.
03:42Bon, en fait, tous les présidents en mid-term sont battus.
03:46– Oui, il ne se fait pas dans ses proportions.
03:49Surtout quand il a dit, j'aurais mon nom, c'est comme si j'avais mon nom sur chaque bulletin.
03:53Et maintenant, il essaie de dire si j'avais eu mon nom, mais ce n'est pas vrai.
03:55– Est-ce que vous voulez qu'on revienne à la manif, sauf si vous souhaitez qu'on ouvre…
03:59– Ah mais moi, je vous fais une thèse sur Donald Trump.
04:01– Vous préférez parler des manifs, c'est sûr.
04:03– Les manifs, c'est hier, et Trump, c'est il y a mardi.
04:06Mais je peux vous parler de l'assassinat de Kennedy, si vous voulez.
04:08– Non, non, non, non, non, non, non.
04:11– Je peux vous parler de Vichy, puis on peut parler de la guerre de 14.
04:13– C'est facile, ça.
04:14– Mais en fait, je fais de l'actif.
04:15– C'est facile, il y a les suites de la raclée de Trump.
04:18Il y a les suites, tous les jours, il y a des suites.
04:19– Vous n'avez pas j'ai vu qu'on n'est pas aux États-Unis ?
04:21– Mais on n'est pas aussi Paris-Unis non plus.
04:23En fait, c'est bête, mais nous ne nous adressons pas aux habitants du Michigan.
04:29– Oui.
04:29– Donc, on s'adresse aux Français.
04:31– Moi, je m'intéresse aux Français.
04:32Vous vous intéressez peut-être plus aux États-Unis.
04:34– Non, non, non, je m'intéresse aux Français et aux États-Unis.
04:36– Bon, excusez-moi.

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