00:00Cette image qui a interpellé hier, celle d'un immense mannequin en carton représentant un CRS en feu, c'était
00:07à Strasbourg.
00:08Laurent Nunes appelle le préfet du Barin à saisir la justice. Justement, que peut faire la justice face à ce
00:14type d'action ?
00:15Bien ouvrir une enquête, ouvrir une enquête pour plusieurs infractions pénales.
00:19On peut parler ici d'outrage, de provocation, non suivi des faits à commettre un crime.
00:24On est ici dans une tradition presque historique. Vous vous souvenez, les autodafés au Moyen-Âge.
00:28Là, c'est un CRS qui est brûlé en place publique avec des gens qui dansent autour et qui crient
00:34des insultes ou des slogans anti-police.
00:37Vous l'avez dit, Laurent Nunes a demandé au préfet de saisir la justice via un article 40.
00:41Ça a été fait. Est-ce que ça va déboucher ? Rien n'est moins sûr.
00:45On a un précédent. En décembre 2018, il y avait des gilets jaunes qui avaient incendié un mannequin d'Emmanuel
00:50Macron dans les rues d'Angoulême.
00:52Ils avaient fait le procès fictif d'Emmanuel Macron. Ils avaient décapité le mannequin. Ils l'avaient brûlé.
00:55Et ça s'est conclu par un non-lieu. Pourquoi ? Parce que la justice avait estimé à l'époque
01:00que cela relevait de la satire moqueuse
01:03et non d'une volonté de faire de la provocation à commettre un crime envers le président de la République.
01:08Merci.
01:08Merci.
01:08Merci.