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Les invités de Laurence Ferrari débattent de l'actualité dans #Punchline du lundi au jeudi.
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00:00:00qui ont réuni des centaines de milliers de personnes dans les rues de France.
00:00:04Plus de 600 000 personnes selon un comptage non définitif du ministère de l'Intérieur.
00:00:09On a des fins de cortège compliquées à Paris.
00:00:12Des tensions sont apparues entre des éléments violents et les forces de l'ordre.
00:00:15On va vivre ça en direct.
00:00:17Il y a eu également Toulouse, Nantes et Lyon.
00:00:19Ce matin, c'est à Toulouse qu'un lycée a été incendie,
00:00:22victime d'une attaque en règle et partiellement détruite.
00:00:25Nous sommes avec nos invités pour commenter cette actualité en direct
00:00:29avec François Coq qui est là.
00:00:30Merci et bonsoir à vous, cher François Coq.
00:00:32Analyste politique, Naïmaïm Fadel, analyste Louis de Ragnel,
00:00:36Eugénie Bassier du Figaro, Jean-Christophe Couvy,
00:00:38policier, secrétaire national, unité police.
00:00:40On est sur le terrain aussi avec nos équipes qui se trouvent dans la capitale.
00:00:44L'équipe que nous ne nommons pas pour les protéger
00:00:47puisque là encore, aujourd'hui encore,
00:00:49elles sont la cible de certains éléments violents.
00:00:52On va se retrouver dans Paris avec l'une de nos équipes.
00:00:56Où est-ce que vous vous trouvez, sans dire exactement où,
00:00:59et qu'est-ce qui se passe autour de vous ?
00:01:00Est-ce que cette fin de cortège se passe paisiblement ou pas ?
00:01:05Bon, François, écoutez, nous sommes Place de la Nation.
00:01:10Des milliers de personnes sont arrivées.
00:01:12Alors, vous le voyez, Place de la Nation,
00:01:14pour ceux qui ne connaissent pas, vous avez un parc au milieu.
00:01:19Les CRS protègent ce parc.
00:01:21Personne ne peut y accéder.
00:01:23Donc, les manifestants sont sur la route.
00:01:26Alors, forcément, aux quatre points de la Place de la Nation,
00:01:30vous avez des CRS qui sont postés pour éviter que la situation ne déborde.
00:01:35Et dans les airs, vous avez un hélicoptère qui fait le tour de la place.
00:01:40Ce qu'on voulait également vous montrer, c'est quelque chose d'assez unique.
00:01:45C'est un drone qui fait aussi le tour de la Place de la Nation.
00:01:50Un drone avec, vraisemblablement, un mégaphone sur ce drone
00:01:54qui, en fait, donne les ordres aux manifestants.
00:01:56C'est-à-dire, le drone va leur dire de quitter la Place de la Nation
00:02:02par tel ou tel endroit.
00:02:04Ça, c'est quelque chose d'assez unique.
00:02:06Donc, vous le voyez, il y a toujours des milliers de manifestants
00:02:10Place de la Nation.
00:02:11Ce qui est aussi assez étonnant, c'est qu'on a vu des cortèges,
00:02:16des commerces qui jongent cette place et qui ne sont pas protégés.
00:02:21On va suivre, en tout cas, la situation de très près.
00:02:24Mais pour le moment, il n'y a pas de demande de dispersion.
00:02:26D'accord. Merci beaucoup pour ces informations.
00:02:30Donc là, ça se passe plutôt tranquillement pour l'instant en Place de la Nation.
00:02:33Je suis très frappée par plusieurs choses.
00:02:35D'abord, 600 000 personnes, c'est beaucoup, François Coq.
00:02:37Oui, c'est beaucoup.
00:02:37Ça veut dire qu'il y a une mobilisation importante.
00:02:40C'est beaucoup.
00:02:40Et on est un jeudi.
00:02:41Le ministère de l'Intérieur qui donne ce chiffre.
00:02:43Et pour mémoire, le climax de la mobilisation jusqu'ici, c'était le 17 octobre.
00:02:47Parce qu'on parle bien sûr des violences et des émeutes qui ont eu lieu le 17 octobre.
00:02:50Mais il faut se souvenir que c'était une très forte mobilisation populaire.
00:02:53Et nous étions en dessous.
00:02:54C'était 580 000 personnes de mémoire qui avaient été déclarées par le ministère de l'Intérieur.
00:02:59Donc, ça veut dire qu'il y a une progression encore de la mobilisation
00:03:02qui s'inscrit dans la durée.
00:03:04Et pas simplement cette fois le week-end, mais en semaine.
00:03:07Donc, ça veut dire que la dimension politique qui est portée par ce mouvement n'est absolument pas réglée.
00:03:13Et que le gouvernement, sans doute, ne pourra pas faire l'économie de penser politiquement la sortie de crise.
00:03:18Très important.
00:03:19600 000 manifestants.
00:03:22Vous avez dit quoi ?
00:03:24Il y avait 800 000 personnes, je crois, le 17 octobre.
00:03:26D'accord, ok.
00:03:26Alors là, c'est des chiffres non consolidés, non définitifs.
00:03:29Mais c'est quand même beaucoup.
00:03:30Jean-Christophe Coivy, deuxième chose qui me frappe.
00:03:32Des drones avec des mégaphones et des hélicoptères au-dessus de la capitale.
00:03:36C'est un scénario auquel il va falloir qu'on s'habitue.
00:03:38Donc, les prochains samedis.
00:03:39Parce que là, ça va continuer à mobiliser de la sorte.
00:03:43À continuer à mobiliser, ça, je ne sais pas.
00:03:45Mais parce qu'à un moment donné, le gouvernement va devoir redonner la main aussi au corps intermédiaire.
00:03:50Et je pense qu'il va falloir qu'il passe par les syndicats qui sont le plus à même d
00:03:53'aller négocier quelque chose.
00:03:54Il me semble que demain matin, d'ailleurs, je ne vais pas vendre la peau de l'ours,
00:03:58mais je pense que le Premier ministre va faire des propositions.
00:04:00Et à mon avis, les syndicatistes ont reçu.
00:04:02Sur le SMIC, sur les salaires.
00:04:04Sur le cas, c'est un peu tout.
00:04:05Après, moi, je n'ai pas la discrétion.
00:04:08Mais oui, je pense qu'il faut redonner la main politiquement.
00:04:10Sur les drones.
00:04:12Drones avec un mégaphone.
00:04:13J'ai l'impression de vivre un film de science-fiction.
00:04:15Non, mais parce qu'en fait, en maintien de l'ordre, quand vous faites,
00:04:18vous devez faire des sommations pour expliquer à la foule qu'il faut quitter les lieux.
00:04:22Et donc, en fait, on le fait avec un mégaphone.
00:04:24Et quand vous avez le bruit des pétards, le bruit des mortiers, le bruit des gens,
00:04:28les sonos des camions, effectivement, souvent, les manifestants ne l'entendent pas.
00:04:35Et donc, après, il peut y avoir aussi, justement, l'utilisation de la force.
00:04:38Parce qu'en fait, on dit à un moment donné, on va utiliser la force.
00:04:39Et les personnes n'ont pas forcément entendu.
00:04:41Et nous, on le demandait depuis longtemps déjà, en disant,
00:04:43il faut aussi se remettre à niveau par rapport à toutes les technologies qui existent aujourd'hui.
00:04:48On avait même pensé aux téléphones portables en disant,
00:04:50envoyez des SMS, faites vibrer les téléphones, comme on peut voir en Espagne, etc.
00:04:53Avec des messages clairs pour que les gens soient au courant et qu'ils ne disent pas,
00:04:56je n'étais pas au courant.
00:04:57C'est parce que souvent, les avocats s'engouffrent là-dedans en disant,
00:04:59mon client, il a bien voulu partir, mais il ne savait pas, etc.
00:05:02Ce qui n'est sans doute pas faux pour certaines personnes qui n'entendent pas les sommations.
00:05:05C'est une nouvelle technologie.
00:05:07Mais ce qui est en plus, oui, souvent, enfin pas souvent, mais ils peuvent être de bonne foi.
00:05:10En disant, mais moi, je ne savais pas qu'il fallait liquider.
00:05:12J'ai vu des gens arriver.
00:05:14Et donc là, au moins, l'utilisation de drones, c'est un nouvel objet.
00:05:18Et pourquoi pas ?
00:05:19Et on va voir si c'est efficace ou pas.
00:05:21Naïma M. Fadel, on a là ces cortèges qui se passent dans une bonne ambiance,
00:05:25dans ce bon enfant sur cette fin de journée.
00:05:27Il y a eu des moments de tension dans la journée à Lyon, à Nantes, à Toulouse.
00:05:32Là, on voit effectivement qu'ils font plutôt de la musique et ils revendiquent plutôt dans le calme.
00:05:37Et c'est une bonne chose.
00:05:39C'est une très bonne chose.
00:05:40C'est un peu les manifestations que moi, j'ai pu connaître il y a une vingtaine d'années,
00:05:45qui étaient bon enfant.
00:05:45On pouvait même venir avec ces enfants, poussettes, pour manifester.
00:05:50Aujourd'hui, on sent qu'il y a beaucoup, beaucoup de colère.
00:05:54Et la violence, elle est due aussi à cette colère.
00:05:58Et on voit bien qu'il y a une convergence des colères
00:06:01et que l'État n'a pas su répondre justement au pouvoir d'achat,
00:06:06mais aussi en termes d'espoir.
00:06:08Aujourd'hui, on vit un marasme.
00:06:10Les gens ont peur pour l'avenir et souffrent pour l'avenir de leurs enfants.
00:06:14Et c'est vrai que moi, j'en reviens toujours, Laurence, aux Gilets jaunes, acte 1.
00:06:18Acte 1, qui était bon enfant.
00:06:20Et que les gens disaient, leur désespoir disait, qu'ils étaient des travailleurs pauvres
00:06:25et qu'ils n'arrivaient pas à joindre les deux bouts.
00:06:28Et c'est vrai que c'était des gens, notamment de la ruralité,
00:06:31qu'on a désertifiés à tous les niveaux.
00:06:34Vous avez raison.
00:06:34Je n'ai rien tout qui m'ont avant de repartir sur le terrain.
00:06:36Ce qui m'inquiète, c'est de voir cette colère, effectivement, qui se joue dans la rue.
00:06:40Et Gilets jaunes, c'était en 2018, c'est juste après l'élection présidentielle.
00:06:43Donc un mouvement social, au début d'un quinquennat,
00:06:45là, ça a du sens parce que ça met la pression sur l'exécutif.
00:06:48Là, on est à toute fin du quinquennat Macron.
00:06:51On a un budget.
00:06:51Les gens ne manifestent même pas contre le budget.
00:06:53C'est-à-dire qu'ils manifestent...
00:06:54Il n'y a pas une réforme.
00:06:55Il n'y a pas de budget.
00:06:56Les demandes sont très peu claires.
00:06:58Et il y a une campagne présidentielle qui est dans cinq mois.
00:06:59C'est là où la colère devrait s'exprimer par les urnes.
00:07:02Et moi, ce qui m'inquiète, c'est que le débouché politique ne paraît pas évident.
00:07:05C'est-à-dire que les gens ne se disent pas, tiens, dans cinq mois,
00:07:06on va voter, on va résoudre nos problèmes par le vote.
00:07:09On va préférer le faire dans la rue maintenant.
00:07:11À l'instant, Sébastien Lecornu annonce la réunion lundi
00:07:13à maintenant d'une conférence sociale avec les syndicats et le patronat.
00:07:16Exactement.
00:07:17Conférence sociale.
00:07:19L'objectif, c'est d'apporter un début de réponse politique.
00:07:22Alors, est-ce que ça fonctionnera ?
00:07:23J'en sais rien.
00:07:24Ce qu'on voit bien, c'est que la stratégie derrière tout ça,
00:07:27c'est de aussi partager le fardeau de la colère avec les syndicats
00:07:30pour les responsabiliser.
00:07:31Et dans la rue, d'essayer de distinguer très clairement
00:07:34les cortèges et les mouvements pacifiques organisés par les syndicats
00:07:38des mouvements violents
00:07:40et pour inciter aussi, par exemple, les syndicats étudiants et lycéens
00:07:44à faire leur choix.
00:07:45Vous êtes avec les syndicats qui participent aux négociations.
00:07:48Là, il n'y a aucun problème.
00:07:49On discute avec vous.
00:07:51Vous êtes avec les casseurs dans la rue.
00:07:53À ce moment-là, on peut légitimer l'emploi beaucoup plus important de la force.
00:07:59Et c'est un peu ce qui s'était passé, d'ailleurs, à la fin du mouvement des Gilets jaunes.
00:08:03Il y avait une partie des réponses que le gouvernement avait essayé d'apporter.
00:08:06Je sais que ça n'a évidemment pas répondu à toute la crise.
00:08:09Mais ça permettait de mieux distinguer les deux populations,
00:08:13ceux qui sont prêts à avancer avec le gouvernement,
00:08:15de ceux qui veulent casser...
00:08:18Un gouvernement qui n'a que cinq mois de vie devant lui.
00:08:20Mais bon, ça, c'est encore un autre sujet.
00:08:21Et tout ça dans un contexte, quand même, sondage Emmanuel Macron,
00:08:23il n'a jamais été aussi bas.
00:08:25Il n'est plus bas même que François Hollande.
00:08:26On va repartir parler de la partie politique,
00:08:28parce qu'elle est extrêmement importante,
00:08:29parce que la réponse doit être politique.
00:08:31On en est évidemment tous convaincus,
00:08:32parce que là, voir jour après jour autant de monde dans la rue,
00:08:35c'est qu'il y a une vraie colère.
00:08:37Une de nos équipes se trouve dans un autre point de la capitale.
00:08:40Expliquez-nous où vous êtes et comment se passent les choses.
00:08:45Eh bien, Laurence, nous nous trouvons en fin de cortège.
00:08:48C'est-à-dire que nous n'avons toujours pas dépassé la mairie du 11e.
00:08:52Donc, le cortège, eh bien, est très important.
00:08:55Il progresse lentement jusqu'à la place de la nation.
00:08:59Vous le voyez sur ces images, il y a déjà du mobilier urbain
00:09:01qui a été dégradé sur cet itinéraire.
00:09:04Un itinéraire qui a été validé, lié en fréquence,
00:09:07par le tribunal administratif.
00:09:10En tout cas, vous voyez toutes ces personnes
00:09:11qui progressent vers la place de la nation.
00:09:13Et ce qu'on nous a vraiment interpellés avec mon collègue sur place,
00:09:16ce sont ces nombreux agents de sécurité privée
00:09:19qui sont là pour assurer la sécurité
00:09:21et la protection de nombreux commerces.
00:09:24Des commerces qui portent encore les stigmas
00:09:25des dernières exactions,
00:09:27les exactions connues notamment le 17 octobre dernier.
00:09:31Donc, vous le voyez,
00:09:32toutes ces personnes qui progressent lentement
00:09:34jusqu'à la place de la nation
00:09:35puisque à 16h, il y avait encore
00:09:37énormément de monde, place de la République,
00:09:40le point de départ de cette manifestation.
00:09:42Merci beaucoup pour ces précisions, François Coq.
00:09:44Donc, là, je pense qu'on voit beaucoup de syndicats
00:09:47et là, c'est les services d'ordre des syndicats
00:09:49qui sont positionnés et ça se passe bien et tant mieux.
00:09:52C'est comme ça que ça devrait toujours se passer.
00:09:54Il y a cette conférence sociale avec les syndicats et le patronat.
00:09:57Qu'est-ce qu'on peut en attendre ?
00:09:57Encore une fois, avec un gouvernement
00:09:59qui n'arrive pas à faire passer son budget,
00:10:00qui doit gérer une crise économique majeure
00:10:04et qui, quelles que soient les promesses qu'il fera lundi,
00:10:06ne pourra pas les tenir.
00:10:08Il y a une difficulté pour le gouvernement,
00:10:09c'est qu'il y a eu du retard à l'allumage
00:10:11et qu'il apparaît aujourd'hui en décalage de phase
00:10:13d'une certaine manière avec le mouvement social.
00:10:16La date du 17 octobre avait été posée de longue date.
00:10:19On savait qu'il y avait deux questions qui étaient sur la table.
00:10:21Depuis le départ, il y avait la question du pouvoir d'achat
00:10:23qui était posée et notamment la question de l'essence et du diesel.
00:10:27Et de l'autre, il y avait la colère lycéenne et étudiante
00:10:30qui était en train de monter progressivement.
00:10:32Le gouvernement aurait pu désamorcer en amont du 17 octobre,
00:10:36ce qui nous aurait épargné toute la séquence.
00:10:38Il n'a pas voulu lâcher à ce moment-là.
00:10:40Mais lâcher quoi ? De l'argent ? Il n'en a pas ?
00:10:43Lâcher un petit peu peut-être sur le fond.
00:10:45Parce que depuis, il a bien été obligé non seulement de lâcher,
00:10:47mais de reconnaître qu'il y avait un problème de fond.
00:10:49Je parle de deux questions.
00:10:50La première pour les jeunes de Parcoursup.
00:10:53La deuxième de la mise en place de la réforme de M. Blanquer au lycée.
00:10:57Le gouvernement a été obligé de reconnaître les difficultés
00:11:00qu'il y avait dans la mise en œuvre et de l'un et de l'autre.
00:11:02Donc il a été obligé de dire qu'il allait falloir reculer.
00:11:05Il l'aurait fait en amont.
00:11:06On se serait peut-être évité cet épisode.
00:11:09De la même manière, sur la question du pouvoir d'achat et de l'essence,
00:11:13le président de la République a dit qu'il allait débloquer des stocks stratégiques.
00:11:18Mais tout ça a visé de mi-novembre.
00:11:21Ce qui fait que les Français n'ont rien vu arriver.
00:11:23Et donc la colère n'est pas retombée.
00:11:25Et donc là, cette conférence sociale aujourd'hui tombe un petit peu tard,
00:11:29peut-être, si vous pouvez me le permettre.
00:11:30Et prendre l'interrogation avec quel résultat, surtout ?
00:11:32Quel résultat, Eugénie Bassier ?
00:11:33Qu'est-ce qu'on peut attendre de ce gouvernement ?
00:11:34C'est là où c'est compliqué.
00:11:36Les marges de manœuvre sont quand même extrêmement réduites.
00:11:39Effectivement, on a un budget qui est extrêmement serré.
00:11:41Il y a des économies à faire.
00:11:42Moi, je ne vois pas comment le gouvernement peut dégager de l'argent,
00:11:46notamment en baissant les taxes sur l'essence.
00:11:47On parle d'une augmentation du SMIC.
00:11:50Pourquoi pas ?
00:11:51Sans doute que le SMIC va être augmenté.
00:11:53Mais est-ce que les entreprises pourront suivre ?
00:11:55Sans doute que l'État va compenser ça par un allègement de charges.
00:11:59Mais jusqu'où ?
00:11:59Ça coûtera de l'argent à l'État.
00:12:00Donc, on voit bien que la situation est compliquée
00:12:02et que les slogans qui consistent à dire
00:12:03« Il suffit juste de taxer les riches et d'augmenter les salaires »,
00:12:07c'est plus compliqué que ça dans un contexte extrêmement tendu.
00:12:11Il y a certainement des réformes de fonds à faire.
00:12:13Moi, ce qui m'inquiète dans notre pays,
00:12:15je veux dire, là, on a des gens qui sont dans la rue
00:12:16parce qu'ils veulent et sur leur pouvoir d'achat.
00:12:18Et je le comprends totalement.
00:12:19Le pouvoir d'achat est très important.
00:12:21Aujourd'hui, il y a beaucoup de Français qui sont en véritable galère.
00:12:23Mais par rapport à ce qui nous attend,
00:12:25c'est-à-dire aux réformes indispensables
00:12:26qui vont devoir être faites dans notre pays,
00:12:27notamment sur les retraites,
00:12:29s'il y a 600 000 personnes dans la rue maintenant,
00:12:31je ne sais pas combien il va y en avoir
00:12:32pour le prochain ou la prochaine présidente de la République,
00:12:34il devra faire des réformes impopulaires.
00:12:36Un tout petit Mounaïma, après on repart sur le terrain.
00:12:38Vous venez de dire,
00:12:39vous savez, à un moment,
00:12:40le président de la République,
00:12:42il avait dit « quoi qu'il en coûte ».
00:12:44Donc aujourd'hui, les Français,
00:12:45ils attendent aussi ce que vous dites.
00:12:52Le patronat ne pourra faire effectivement un effort sur les salaires
00:12:56que s'il y a une baisse des charges.
00:12:58Et puis la question de la baisse des taxes sur les carburants,
00:13:01excusez-moi, mais nous on l'attend.
00:13:03Vous ne pouvez pas augmenter que le SMIC,
00:13:04il faut augmenter tous les salaires.
00:13:05Sinon, les gens qui sont juste au-dessus du SMIC,
00:13:06ils se retrouvent au niveau du SMIC.
00:13:07Et c'est injuste pour eux.
00:13:0917h13, on est en direction CNews,
00:13:10édition spéciale consacrée à cette grande journée
00:13:12de mobilisation syndicale contre la vie chère.
00:13:15600 000 personnes sur l'ensemble du territoire français.
00:13:18Deux images, Paris,
00:13:19où l'on voit les forces de l'ordre déployées,
00:13:21a priori calmes.
00:13:23Bordeaux, à la droite de l'écran,
00:13:26où il y a eu des tensions.
00:13:27Notre équipe est sur place.
00:13:28Expliquez-nous.
00:13:31Oui, effectivement, Laurence,
00:13:32il y a eu des tensions.
00:13:33La même tension, on fait très bien passer.
00:13:35Il s'est fini il y a plus de deux heures.
00:13:36On va dire que pendant l'heure et demie,
00:13:37sur la presse de l'écor,
00:13:38il y a eu des chars de la musique, des tambourins,
00:13:40une ambiance, on va dire,
00:13:41de près, notre assessement très tranquille,
00:13:43jusqu'à ce qu'un petit groupe décide
00:13:44d'essayer de rentrer dans la rue Sainte-Catherine.
00:13:46Vous savez, c'est la rue Fétonne,
00:13:48qui a été complètement saccagée,
00:13:49le 17 octobre dernier.
00:13:51Les forces de l'ordre sont intervenues,
00:13:53ils les ont empêchées.
00:13:53C'est à ce moment-là
00:13:54que les échanges ont commencé,
00:13:55entre gaz à timogène,
00:13:57le G2,
00:13:57Alors, on va revenir dans un instant,
00:13:59vous voir,
00:13:59parce qu'on entend assez mal le son.
00:14:01Le son est assez sourd.
00:14:02En même temps,
00:14:02je comprends nos envoyés spéciaux
00:14:04qui sont obligés de se cacher,
00:14:06quasiment,
00:14:06parce qu'ils sont traqués.
00:14:08On répète,
00:14:08traqués par certains manifestants,
00:14:09évidemment pas ceux qui défilent tranquillement,
00:14:11mais les casseurs,
00:14:12les Black Blocs,
00:14:13super organisés,
00:14:14ils se mettent parfois assis
00:14:15sur une de nos équipes
00:14:16qui sont de véritables proies
00:14:19à chasser dans les manifs,
00:14:21Jean-Christophe Couvrier.
00:14:22Il y a les policiers et les journalistes.
00:14:23Oui, c'est la nouvelle mode maintenant
00:14:24des Black Blocs,
00:14:25effectivement.
00:14:26Et ça, on l'a vu monter.
00:14:28Au début,
00:14:29c'était les policiers
00:14:30qui étaient attaqués.
00:14:30Après, on a eu droit aux élus,
00:14:32les pompiers,
00:14:33les médecins,
00:14:34les infirmiers.
00:14:34Maintenant, c'est les médias.
00:14:35En fait,
00:14:36c'est tout ce qui représente
00:14:37justement l'information
00:14:38et ça les gêne
00:14:39parce que forcément,
00:14:40on est en train de montrer
00:14:41ce qu'ils font comme exaction.
00:14:42Et ça, ce n'est pas possible pour eux.
00:14:43Donc, il ne faut pas montrer le réel.
00:14:45Il ne faut pas montrer le réel.
00:14:46Mais non, c'est ça qui est terrible.
00:14:46On est en direct depuis ce matin.
00:14:47On a montré quand ça allait bien,
00:14:49mais on montre aussi
00:14:50quand ça ne va pas bien.
00:14:50Ce qu'ils veulent voir,
00:14:51c'est juste le policier
00:14:52qui, à un moment donné,
00:14:53donne un coup de matraque
00:14:54pour se dégager.
00:14:54Et là, par contre,
00:14:55ils font des beaux films,
00:14:56des beaux montages
00:14:57pour montrer les violences policières
00:14:59entre guillemets.
00:15:01Et c'est un narratif
00:15:02qui les sert en fait
00:15:03entre guillemets
00:15:04pour monter la population
00:15:05contre la police,
00:15:06contre l'État.
00:15:07Moi, quand je...
00:15:08Quand une fois,
00:15:08j'ai participé à la manifestation
00:15:10tout à l'heure, j'y étais.
00:15:11Tout se passe bien.
00:15:12Mais quand j'entends des slogans
00:15:13« Abat l'État, les flics et les fachos »,
00:15:15on n'est plus dans la manifestation,
00:15:16on est dans la révolution.
00:15:17Et moi, la révolution,
00:15:18je ne suis pas d'accord avec ça.
00:15:19C'est terrifiant ce qu'il se passe.
00:15:21Moi, quand j'entends qu'on traque
00:15:23des journalistes,
00:15:24on va vous rendre compte,
00:15:25on les agresse.
00:15:26C'est terrifiant.
00:15:27On est en France.
00:15:28En France,
00:15:28qui a fait une valeur cardinale
00:15:31sa liberté d'expression,
00:15:32liberté d'opinion
00:15:33et liberté d'information.
00:15:35C'est terrifiant.
00:15:36Moi, je suis,
00:15:36je vous le dis vraiment,
00:15:37cette situation en France
00:15:40me terrifie.
00:15:41Vraiment me terrifie.
00:15:42On est dans...
00:15:43On va couper les langues.
00:15:44Et je rappelle juste
00:15:45que dans certains pays,
00:15:46certains pays,
00:15:47où on a commencé
00:15:48par s'attaquer à qui ?
00:15:49À des journalistes.
00:15:50Oui, dans les régimes autoritaires
00:15:51en général.
00:15:52François Coq, c'est vrai
00:15:53que quand ça se passe bien,
00:15:54on le dit.
00:15:55Mais quand ça se passe mal,
00:15:57on le dit aussi.
00:15:58Et ça, c'est aussi notre métier.
00:15:59Et on ne peut pas
00:16:00nous le reprocher.
00:16:00Moi, je n'exonère personne
00:16:02sur le changement du climat
00:16:04vis-à-vis de la presse
00:16:05en général.
00:16:06Vous savez,
00:16:07il y a eu une rupture
00:16:07dans ce pays.
00:16:08Vous allez me dire
00:16:08que je relis deux choses
00:16:09qui n'ont pas forcément à voir.
00:16:11Et pourtant,
00:16:12à mon avis,
00:16:12elles sont extrêmement liées.
00:16:13Quand le gouvernement
00:16:14et le chef de l'État
00:16:15décident en 2022
00:16:17d'interdire une chaîne
00:16:18dans notre pays...
00:16:20Il s'appelait Céus.
00:16:22Il y a eu l'interdiction
00:16:23de RT, par exemple,
00:16:25qui a été prononcée
00:16:26en 2022.
00:16:28Dans ce cas-là,
00:16:29on rentre dans un cycle...
00:16:30Vous avez la même chose, quand même.
00:16:31C'est ce que je...
00:16:33Vous allez me le dire.
00:16:34Mais pour le coup,
00:16:35on rentre dans une logique
00:16:36qui est que,
00:16:38quel que soit ce qu'il y a derrière,
00:16:40on décide que la parole
00:16:41qui est portée,
00:16:42ce n'est plus au téléspectateur
00:16:43de choisir ce qui est exprimé,
00:16:45mais c'est le pouvoir politique
00:16:46qui, à un moment,
00:16:47peut décider de ce qui est bon
00:16:49et ce qui n'est pas bon,
00:16:50quand bien même
00:16:51il n'y a pas eu
00:16:51de condamnation de justice
00:16:53ou quoi que ce soit
00:16:54pour interdire cette antenne.
00:16:57C'est un fait politique
00:16:58qui le décide.
00:16:59Et donc, on rentre dans un cycle
00:17:00qui ensuite passe de la chaîne
00:17:02jusqu'aux journalistes
00:17:03et jusqu'au reste.
00:17:05Voilà.
00:17:05Moi, je crois que tout ça
00:17:06est un effet boule de neige
00:17:07extrêmement puissant
00:17:08et c'est en ça
00:17:08que je vous disais
00:17:10que je n'exonérerai personne
00:17:11de ces responsabilités
00:17:12en la matière.
00:17:12Vous pointez le gouvernement,
00:17:14sans doute,
00:17:14mais pointons quand même
00:17:15du doigt les Black Blocs
00:17:16et les ultra-rapidots
00:17:18qui passent à l'ac.
00:17:19François.
00:17:20Et pointons aussi du doigt,
00:17:21pardon,
00:17:21mais moi je trouve
00:17:22qu'il y a un manque
00:17:24de confraternité
00:17:25de la part des journalistes,
00:17:26notamment à l'égard
00:17:26de la chaîne CNews.
00:17:27J'ai entendu des protestations
00:17:28sans doute légitimes
00:17:29des journalistes
00:17:30parce que les journalistes
00:17:31de Mediapart
00:17:32avaient été exclus hier
00:17:33de la soirée
00:17:33de Jean-Dane Bardella.
00:17:35Je n'entends pas
00:17:36des journalistes
00:17:36protester contre l'exclusion
00:17:37des reporters de CNews
00:17:39du terrain
00:17:40par des Black Blocs
00:17:41et je trouve ça absolument honteux.
00:17:42Il y a vraiment
00:17:43un deux poids deux mesures
00:17:43qui me choque.
00:17:44J'entends,
00:17:45mais les indignations
00:17:46sont à géométrie variable
00:17:47comme vous le savez.
00:17:48Et sur le terrain,
00:17:49en fait,
00:17:49c'est quasiment
00:17:49toutes les équipes de télé.
00:17:51Donc il n'y a pas que nous,
00:17:52il y a aussi nos confrères
00:17:52de BFM et LC.
00:17:53Ce qui est problématique,
00:17:54c'est quand à l'Assemblée nationale,
00:17:55on empêche une journaliste
00:17:56de CNews
00:17:56de faire son travail.
00:17:58Quand on demande
00:17:59la fermeture d'une chaîne,
00:18:00là, on bascule
00:18:01dans autre chose,
00:18:02effectivement.
00:18:02Mais dans les cortèges,
00:18:03malheureusement,
00:18:03c'est un peu
00:18:04tous les journalistes télé
00:18:05parce qu'encore une fois,
00:18:05ils sont très visibles.
00:18:06Ils ont une caméra,
00:18:07ils ont un caméraman.
00:18:08Donc voilà,
00:18:09on est beaucoup plus visibles
00:18:10qu'un journaliste
00:18:10de prête écrite
00:18:11qui a juste son stylo
00:18:13et son calepin.
00:18:14Enfin,
00:18:14s'il y en a encore
00:18:15qui écrivent à la plume,
00:18:16mais qui sont sur les téléphones.
00:18:18Jean-Christophe Courve,
00:18:18on a ses images.
00:18:19Il est 17h18,
00:18:20on est en direct
00:18:21sur CNews.
00:18:21Paris,
00:18:22là, je pense qu'on est
00:18:23place de la nation.
00:18:24Ça a l'air très calme.
00:18:25Ce sont deux images de Paris,
00:18:26je pense.
00:18:2870 000 quand même
00:18:29de policiers et gendarmes
00:18:30qui sont déployés sur le terrain.
00:18:31On est au maximum
00:18:32du dispositif ou pas ?
00:18:34Je ne dirais pas le maximum
00:18:35parce qu'on a fait plus,
00:18:37mais franchement,
00:18:37on touche vraiment
00:18:38le plafond de verre
00:18:39parce que derrière,
00:18:40il y a aussi des repos,
00:18:41il y a les missions du quotidien,
00:18:42il y a les missions
00:18:43de police judiciaire.
00:18:44Je veux dire,
00:18:44on a plein de missions en cours
00:18:46et qui sont tout autant prioritaires.
00:18:47Il y a toujours
00:18:48le risque d'attentat aussi.
00:18:49C'est aussi pour ça
00:18:50que les policiers
00:18:50sont dans la rue
00:18:51pour protéger les manifestants.
00:18:53Mais surtout,
00:18:53c'est qu'à un moment donné,
00:18:54on n'est plus dans l'exceptionnel.
00:18:56Moi, quand j'entends dire
00:18:56à chaque fois,
00:18:57oui, c'est un dispositif exceptionnel
00:18:59de 70 000 policiers,
00:19:01maintenant, ça devient permanent.
00:19:03Et en fait,
00:19:03ce qui est exceptionnel,
00:19:04comme je dis souvent,
00:19:05c'est maintenant
00:19:05profiter de sa famille
00:19:06pour les policiers.
00:19:07Parce que vous,
00:19:08vous n'avez plus le temps
00:19:08d'avoir des moments
00:19:10de joie familiale.
00:19:11Vous ne pouvez plus
00:19:12prendre du temps
00:19:13avec votre famille,
00:19:14vos enfants.
00:19:14Moi, les collègues,
00:19:15je discute avec eux.
00:19:16Ils sont sur les genoux,
00:19:17ils sont sur les rotules.
00:19:17Donc du coup,
00:19:18quand la fatigue s'accumule
00:19:19et que votre résilience,
00:19:21elle commence à baisser.
00:19:22Et en fait,
00:19:22tout ce que certains politiques
00:19:24attendent d'ailleurs,
00:19:25c'est le geste de trop
00:19:26d'un policier à un moment donné.
00:19:27C'est de monter justement
00:19:29tout ça en fagot.
00:19:30Et derrière,
00:19:31de faire la première page
00:19:33aux 20 heures.
00:19:33Et de dire,
00:19:34voilà,
00:19:34les violences policières,
00:19:35regardez,
00:19:35c'est une violence d'État.
00:19:37Et ça,
00:19:38ça devient insupportable.
00:19:39Donc c'est pour ça qu'à un moment donné,
00:19:40et nous on le dit,
00:19:41il faut une sortie politique.
00:19:42Il faut qu'on puisse justement
00:19:44libérer un peu
00:19:45ces forces de police
00:19:46et les recentrer sur leur vraie mission.
00:19:48Et donc,
00:19:48c'est aux politiques
00:19:49qu'on en est de reprendre la mort.
00:19:50La sécurité de nos citoyens.
00:19:52François Coq,
00:19:53on a assisté quand même
00:19:54à une montée en puissance
00:19:55des arguments haineux
00:19:58envers les policiers,
00:19:59envers les journalistes.
00:20:00Il y a une véritablement
00:20:01une exploitation de la situation
00:20:03par la France insoumise.
00:20:05Et c'est dangereux.
00:20:06Parce que ça peut amener
00:20:07à des situations,
00:20:08comme on le disait,
00:20:09qui peuvent être dramatiques
00:20:10dans certains cas.
00:20:11Comment est-ce que
00:20:11vous analysez ça ?
00:20:12La France insoumise
00:20:13a cherché à installer
00:20:14un point de clivage.
00:20:15elle fonctionne comme ceci.
00:20:17Elle en a fait un
00:20:17sur la question
00:20:18des violences policières.
00:20:20Elle l'a assumée
00:20:20en tant que telle.
00:20:21Elle l'a revendiquée.
00:20:22Elle l'a posée
00:20:23comme telle
00:20:24dans le débat public.
00:20:25Elle agrège
00:20:26autour de ce point
00:20:27de fixation.
00:20:28Il y a des gens
00:20:28qui se reconnaissent
00:20:29dans ce discours.
00:20:32Notamment les jeunes,
00:20:32malheureusement,
00:20:33une partie des jeunes.
00:20:34Une partie des jeunes.
00:20:36Mais il faut aussi
00:20:38qu'il y ait à côté de ça
00:20:38des discours
00:20:39de dépassement des choses.
00:20:41Et c'est cela
00:20:42qu'on n'entend pas tant que ça.
00:20:43Parce que finalement,
00:20:44moi je trouve que la scène
00:20:44est extrêmement polarisée
00:20:46sur cette question.
00:20:47Et si la France insoumise
00:20:48a fait le choix
00:20:49du terrain de l'affrontement
00:20:50en posant cette question
00:20:51dans le débat public,
00:20:52j'ai un peu l'impression
00:20:53que beaucoup sautent à la corde
00:20:54et que ce sont des positions
00:20:56très manichéennes
00:20:56sur cette question.
00:20:58C'est-à-dire en face,
00:20:58vous voulez parler
00:20:59ou la France insoumise ?
00:21:00Tout le monde.
00:21:01C'est-à-dire que je trouve
00:21:02qu'un certain nombre de gens
00:21:03qui dénoncent la France insoumise
00:21:05seraient pour laisser
00:21:06les coups des franches
00:21:07aux forces de police
00:21:08et de sécurité.
00:21:10Et je crois qu'il y a besoin
00:21:11de sortir de là par le haut.
00:21:13Je vous entendais par exemple
00:21:14dire,
00:21:15mais je parle sous votre contrôle,
00:21:17moi j'entends bien
00:21:17que les forces de sécurité
00:21:19ne peuvent pas être
00:21:20mises à l'épreuve comme ça
00:21:21en permanence
00:21:22à ce niveau-là.
00:21:23Et vous disiez
00:21:24qu'elles ne peuvent plus
00:21:24assurer un certain nombre de tâches.
00:21:26Moi j'ai un problème,
00:21:26c'est que j'ai la sensation,
00:21:28et si j'écoute ce qu'on me dit,
00:21:29qu'un certain nombre de policiers
00:21:30qui sont affectés
00:21:31à des tâches bien précises
00:21:32sont aujourd'hui
00:21:33sur des tâches de sécurité
00:21:34qui n'ont rien à voir
00:21:35avec leur travail habituel.
00:21:37Ce qui veut donc dire
00:21:37que ce travail-là est délaissé
00:21:39et ce qui veut dire
00:21:39qu'on est en train quand même
00:21:40de se préparer
00:21:41des lendemains compliqués
00:21:42sur d'autres sectes.
00:21:45Et puis ce n'est pas leur mission,
00:21:45mais quand on met effectivement
00:21:46des policiers
00:21:47de police judiciaire,
00:21:48de police aux frontières,
00:21:49ou même de police du quotidien
00:21:50et que vous les mettez
00:21:51sur des services d'ordre
00:21:52ou justement de maintien de l'ordre,
00:21:54qu'ils ne sont pas formés à ça.
00:21:56Et parce qu'à un moment
00:21:59de point chaud
00:22:00un peu partout en France
00:22:01et vous n'avez pas assez
00:22:02de force mobile,
00:22:03gendarmerie mobile et CRS
00:22:05à déployer sur tout le territoire.
00:22:06Et donc du coup,
00:22:07vous utilisez des personnels
00:22:08qui ne sont pas formés,
00:22:09aguerris
00:22:10et qui n'ont pas la même résilience
00:22:11qu'un CRS
00:22:11qui lui a l'habitude des manifs,
00:22:13qui sait manœuvrer,
00:22:14qui sait se faire insulter,
00:22:15qui prend sur lui
00:22:16parce qu'il se dit
00:22:16bon ben tu vois,
00:22:17dans deux, trois jours
00:22:18je vais rentrer chez moi
00:22:19et puis toi je t'aurai oublié.
00:22:20Mais le policier du quotidien lui,
00:22:21il doit supporter tout ça.
00:22:23Plus ses missions,
00:22:24les rappels de la veille
00:22:26pour le lendemain,
00:22:27il y a tout son quotidien
00:22:28qui est chamboulé.
00:22:29Et donc forcément,
00:22:29à un moment donné,
00:22:30vous n'avez pas la même résilience
00:22:31et pas la même patience.
00:22:32Mais peut-être parce que
00:22:33la situation n'est pas normale.
00:22:35C'est absolument pas normal
00:22:36ce qu'on vit en France
00:22:39aujourd'hui
00:22:39avec toute cette violence,
00:22:41ces saccages,
00:22:41ce vandalisme,
00:22:43cette extrême violence,
00:22:44cette extrême haine.
00:22:45On est fracturé.
00:22:46C'est terrifiant
00:22:47ce qui se passe aujourd'hui.
00:22:48Et le problème,
00:22:49c'est que finalement,
00:22:50tout ça,
00:22:51on l'a vu venir
00:22:51depuis des années et des années.
00:22:53Parce que quand on s'attaquait
00:22:54à nos policiers
00:22:55quand ils intervenaient
00:22:56sur certains quartiers,
00:22:57quand on s'attaquait
00:22:58à nos pompiers
00:22:59quand ils intervenaient
00:23:00pour tout simplement
00:23:01venir en secours
00:23:02à des personnes
00:23:03qui étaient en détresse,
00:23:05blessées
00:23:05ou lors des incendies,
00:23:07quand on s'attaquait
00:23:07à nos médecins
00:23:09dans certains quartiers,
00:23:10quand on s'attaquait
00:23:10aux infirmières,
00:23:11aux travailleurs sociaux
00:23:12qui ne doivent montrer
00:23:13pas de blanche pour...
00:23:14On n'a rien fait.
00:23:15C'est-à-dire,
00:23:15on a détourné le regard
00:23:17parce qu'en fait,
00:23:18ça semblait élonner.
00:23:19Mais à partir du moment,
00:23:20Laurence,
00:23:21où ça a explosé
00:23:22et notamment en juin 2023,
00:23:24suite à la mort de Nahel,
00:23:25là, on s'est dit
00:23:26ah, ça peut nous toucher
00:23:27nous aussi.
00:23:29Alors, Eugénie Massier.
00:23:30Non, mais moi,
00:23:30j'en rappelle quand même
00:23:31il devrait y avoir
00:23:32une certaine responsabilité
00:23:33des responsables politiques
00:23:34de droite comme de gauche
00:23:35et surtout de gauche
00:23:36parce que c'est la gauche
00:23:36qui pousse
00:23:37à aller dans la rue aujourd'hui.
00:23:39Il devrait se dire,
00:23:40je pense,
00:23:41alors Jean-Louis Mélenchon,
00:23:41il n'a pas l'air très porté
00:23:42sur la raison,
00:23:43mais au moins,
00:23:43quelqu'un comme Raphaël Glucksmann
00:23:45pourrait dire,
00:23:46voilà,
00:23:46il y a une élection présidentielle
00:23:47dans cinq mois.
00:23:48Il a été eu
00:23:49et dans la manif.
00:23:49Voilà.
00:23:50Le destin des Français
00:23:51ne doit pas se jouer
00:23:55les choses
00:23:55avant l'élection présidentielle.
00:23:56C'est faux.
00:23:57C'est mentir aux Français
00:23:57de dire,
00:23:58alors oui,
00:23:59on peut augmenter le SMIC
00:23:59un petit peu,
00:24:00sans doute,
00:24:01et c'est ce que va faire
00:24:01le gouvernement,
00:24:02mais les vraies réformes
00:24:03de fonds structurelles
00:24:04qui sortiront le pays
00:24:05de l'ordinaire économique,
00:24:07elles ne peuvent être tranchées
00:24:08que par la présidentielle.
00:24:09Moi, je ne comprends pas
00:24:11ce mouvement dans la rue.
00:24:11Mais on n'est plus
00:24:11dans un débat rationnel
00:24:12dans cette campagne présidentielle.
00:24:14Pourquoi ?
00:24:14Parce que vous avez,
00:24:15vous parlez à juste titre
00:24:16des candidats classiques
00:24:18entre guillemets à l'ancienne
00:24:18de Glucksmann
00:24:20à Retailleau,
00:24:22Marine Le Pen,
00:24:23tous les candidats classiques.
00:24:24Et vous avez un candidat
00:24:25qui est complètement à part,
00:24:26Jean-Luc Mélenchon.
00:24:27Lui, il regarde
00:24:28un seul chiffre
00:24:29qu'il a découvert avant-hier,
00:24:30c'est que depuis un mois
00:24:32de blocage de casse,
00:24:33il a progressé
00:24:35de trois points
00:24:36dans les intentions de vote
00:24:38au premier tour
00:24:39de l'élection présidentielle.
00:24:40Et donc,
00:24:40penser que,
00:24:41faire appel à la raison
00:24:42de Jean-Luc Mélenchon
00:24:43pour lui dire,
00:24:44mettons-nous autour d'une table,
00:24:46tout ça va se régler
00:24:47au Parlement
00:24:47avec un programme,
00:24:49lui ne va jamais
00:24:50faire ce choix-là.
00:24:51Et en plus,
00:24:52il est habité
00:24:52par cette idée
00:24:53que c'est l'insurrection
00:24:54qui va le porter.
00:24:55Globalement,
00:24:56ce qu'on voit,
00:24:56c'est que là,
00:24:57c'est un tour de chauffe
00:24:58qui fonctionne bien.
00:24:59Samedi,
00:25:00il y a l'espèce
00:25:01d'énorme show Mélenchon
00:25:02au Bourget
00:25:03avec son grand meeting.
00:25:04Il y a plus de 10 000 personnes
00:25:05qui sont invitées
00:25:06et où il va essayer
00:25:07en plus sur la forme
00:25:08de révolutionner
00:25:09les codes des meetings politiques.
00:25:11Ce qu'il fait d'ailleurs
00:25:11à chaque fois,
00:25:12à la dernière présidentielle,
00:25:13on avait vu des hologrammes
00:25:14de Jean-Luc Mélenchon
00:25:15qui pouvaient au même moment
00:25:17être présents
00:25:18dans 4-5 salles
00:25:19en même temps.
00:25:19Bref,
00:25:20tout ça pour dire
00:25:20que le problème,
00:25:21c'est comme au tango.
00:25:22Il faut être plusieurs
00:25:23pour danser le tango.
00:25:25Le problème,
00:25:25c'est que Jean-Luc Mélenchon
00:25:26ne veut pas danser
00:25:27le tango de la démocratie.
00:25:28Le chaos fait monter
00:25:29Marine Le Pen,
00:25:29la répression du chaos
00:25:30fait monter
00:25:30Jean-Luc Mélenchon.
00:25:3217h25,
00:25:32on est en édition spéciale
00:25:33sur CNews.
00:25:34Deux images,
00:25:35Bordeaux,
00:25:35où il y a un certain
00:25:36nombre de contrôles.
00:25:37On le voit en fin
00:25:37de manifestation,
00:25:38Paris,
00:25:39où le cortège arrive
00:25:40pour l'instant
00:25:41dans le calme,
00:25:42Place de la Nation.
00:25:42On va rejoindre
00:25:43l'une de nos équipes
00:25:44de Place de la Nation.
00:25:45Expliquez-nous
00:25:45ce qui se passe
00:25:46et où vous vous trouvez
00:25:46sur cette Place de la Nation,
00:25:49du moins sans vous exposer trop.
00:25:54Oui,
00:25:54rebonsoir Laurence.
00:25:55Nous nous trouvons
00:25:56juste à côté
00:25:56de cette chaîne de CRS.
00:25:59Il faut dire
00:25:59que la mobilisation
00:26:01est très forte
00:26:03puisque les CRS
00:26:05sont postées
00:26:06à chaque coin
00:26:07de la Place de la Nation.
00:26:09Et puis aussi,
00:26:09vous avez un parc
00:26:10au milieu
00:26:11de la Place de la Nation.
00:26:12Les CRS
00:26:14encerclent cette place
00:26:15pour que les manifestants
00:26:17n'y aillent pas.
00:26:18Alors,
00:26:18vous voyez sûrement
00:26:19sur l'image
00:26:20des sirènes au loin
00:26:21parce qu'évidemment,
00:26:22avec ces policiers,
00:26:24ces CRS,
00:26:24il y a énormément
00:26:25aussi de gendarmes.
00:26:27Et vous le voyez,
00:26:28un lanceur d'eau
00:26:29a également été disposé
00:26:32ici sur une artère
00:26:34de la Place de la Nation.
00:26:37Dans les airs,
00:26:37vous avez toujours
00:26:39un hélicoptère
00:26:40qui fait le tour
00:26:41de la place
00:26:42avec un drone,
00:26:44ce drone,
00:26:44il porte un mégaphone
00:26:46et il dit aux manifestants,
00:26:48il donne les ordres
00:26:49aux manifestants
00:26:50où est-ce qu'ils peuvent
00:26:52partir
00:26:53de la Place de la Nation,
00:26:55en l'occurrence
00:26:55du côté du cours
00:26:57de Vincennes.
00:26:58Mais en tout cas,
00:26:59il y a toujours
00:27:00énormément de manifestants
00:27:02ici sur la Place de la Nation.
00:27:04Et vous le voyez encore
00:27:05sur cette image,
00:27:05ce lanceur d'eau
00:27:06qui a été installé
00:27:08ici sur cette place.
00:27:09Merci beaucoup
00:27:10pour cette précision.
00:27:10Le lanceur d'eau,
00:27:11c'est un des enjeux.
00:27:13Il n'y en a pas énormément
00:27:13en réalité dans notre pays ?
00:27:15Non, il y en a une...
00:27:16Alors, la préfecture...
00:27:17Alors, je n'ai pas
00:27:17le nombre exact,
00:27:18mais il y a à peu près
00:27:19entre 10 et 15 lanceurs d'eau
00:27:21sur tout le territoire.
00:27:22Mais là, je sais
00:27:23qu'il y a justement
00:27:24la direction
00:27:25de la sécurité publique
00:27:26qui est en train
00:27:27de vouloir aussi
00:27:28s'équiper de lanceurs d'eau
00:27:29parce que malheureusement,
00:27:31on sait que dans l'avenir,
00:27:32il va y avoir
00:27:33de plus en plus
00:27:33de manifestations violentes,
00:27:36j'allais dire
00:27:36de violences urbaines.
00:27:38Et donc, on est en train...
00:27:39La police est en train
00:27:40de faire sa mue aussi
00:27:41en interne
00:27:41et d'acheter peut-être
00:27:42même des blindés,
00:27:43des lanceurs d'eau
00:27:45et de s'équiper
00:27:46de façon plus compacte.
00:27:48Voilà.
00:27:48Parce que malheureusement,
00:27:49ça va être l'avenir.
00:27:50Il y a des grosses craintes.
00:27:52Donc là,
00:27:52on a des compagnies d'intervention
00:27:53qui sont de Paris.
00:27:55Donc c'est vraiment
00:27:57des forces
00:27:58qui sont propres à Paris
00:27:59à la préfecture de police.
00:28:01Et effectivement,
00:28:01on a les CRS
00:28:02qui entourent les lanceurs d'eau
00:28:03pour protéger les lanceurs d'eau
00:28:04quand il y a des manœuvres.
00:28:05Voilà.
00:28:06Mais c'est...
00:28:06Et les drones,
00:28:07justement,
00:28:08c'est une nouveauté.
00:28:08C'est très bien.
00:28:09Parce que souvent,
00:28:10on nous reproche
00:28:10de nasser les gens,
00:28:11de ne pas pouvoir sortir,
00:28:12partir.
00:28:13Là, au moins,
00:28:13on dit, voilà,
00:28:14vous pouvez partir
00:28:14par telle avenue,
00:28:15telle avenue,
00:28:17telle station de métro.
00:28:18Et donc, au moins,
00:28:19on a des informations.
00:28:20Et je peux vous dire aussi
00:28:21que les syndicats
00:28:22et les services de sécurité
00:28:23des syndicats
00:28:24ont donné comme consigne
00:28:26que dès que les syndicats
00:28:27arrivaient à Nation,
00:28:29ils devaient tout de suite,
00:28:30les manifestants,
00:28:31devaient tout de suite rompre les rangs
00:28:32et partir très rapidement
00:28:34pour éviter de stagner.
00:28:36Puisqu'on sait que c'est là,
00:28:37après,
00:28:37quand il y a stagnation
00:28:39et que, justement,
00:28:40il y a de l'immobilisme,
00:28:41c'est là où les Black Blocs
00:28:42et les casseurs,
00:28:43les Black Bourges même,
00:28:44je vais dire,
00:28:44parce que c'est tous des fils à papa,
00:28:46viennent pour s'en canailler
00:28:48et s'en prendre à la police.
00:28:50On n'y est pas encore.
00:28:50Il est 17h30.
00:28:51On est en direct sur CNews.
00:28:53600 000 personnes ont défilé
00:28:54aujourd'hui dans les rues de France
00:28:55à l'appel des syndicats
00:28:56pour protester contre la vie chère.
00:28:58On a appris qu'une conférence sociale
00:29:01serait convoquée lundi à Matignon
00:29:02par Sébastien Lecornu
00:29:03avec les syndicats et le patronat.
00:29:05Sans doute des gestes
00:29:06vont-ils être annoncés
00:29:07avec un coup de pouce au SMIC
00:29:09histoire de faire baisser
00:29:10la pression d'un cran.
00:29:12Mais il y a de nombreuses manifestations
00:29:14qui sont encore annoncées.
00:29:16Louis, ce samedi,
00:29:17le samedi d'après,
00:29:18on risque d'avoir ainsi
00:29:20un mois de novembre
00:29:21voire un mois de décembre compliqué.
00:29:23Et on a en marge
00:29:24de ces manifestations
00:29:25cette information.
00:29:26Emmanuel Macron a reçu
00:29:28la mère et les sœurs
00:29:29de Pengo Boshuwangi.
00:29:31L'homme qui a été tué
00:29:33dans cet attentat raciste
00:29:34attrape.
00:29:34Le président de la République
00:29:35les a reçus
00:29:36et c'est un réconfort
00:29:38pour elle,
00:29:38la mère et les sœurs
00:29:39de cet homme.
00:29:42C'est très bien
00:29:43qu'Emmanuel Macron ait fait ça.
00:29:44Je pense que ça touche
00:29:45toujours les familles
00:29:46d'être reçues
00:29:46par le président de la République.
00:29:48Mais ça n'enlèvera rien.
00:29:50Ça ne calmera pas
00:29:51la colère sociale
00:29:52parce que ce qu'on voit bien
00:29:54pour revenir quand même
00:29:55aux questions de la rue,
00:29:57c'est qu'effectivement
00:29:57les manifestations
00:29:58vont se poursuivre
00:29:59toutes les semaines
00:30:00jusqu'au premier tour
00:30:01voire jusqu'au deuxième tour
00:30:02de la présidentielle.
00:30:03Et même pourquoi pas après.
00:30:05Parce que si la France,
00:30:07si Jean-Luc Mélenchon
00:30:08perd à l'élection présidentielle,
00:30:10je pense qu'il va vouloir
00:30:12jouer quelque chose
00:30:13dans la rue
00:30:13parce qu'il voit bien
00:30:14que quel que soit
00:30:16le prochain président
00:30:17ou présidente de la République,
00:30:18ce sera une élection
00:30:19malgré tout un peu fragile.
00:30:20On voit que notre État
00:30:21est quand même très fragilisé,
00:30:22déstabilisé.
00:30:23Aujourd'hui,
00:30:24si vous voulez gouverner,
00:30:25ça demande une énergie
00:30:27de titan.
00:30:28Et puis l'État
00:30:29fonctionne quand même
00:30:30beaucoup moins bien
00:30:31qu'il y a 25-30 ans.
00:30:33Donc moi,
00:30:34je suis convaincu
00:30:34du fait qu'on est entré
00:30:36dans une nouvelle ère
00:30:36où la pratique,
00:30:39enfin le gouvernement
00:30:40de l'État
00:30:40va être beaucoup plus compliqué
00:30:42quelle que soit
00:30:42la personne nouvellement élue.
00:30:44Et puis dans un contexte
00:30:45dans lequel vous aurez
00:30:46le Conseil constitutionnel,
00:30:48le Conseil d'État,
00:30:48des contre-pouvoirs
00:30:49qui vont, à mon avis,
00:30:51tout faire
00:30:52pour empêcher
00:30:53la personne élue
00:30:53de véritablement
00:30:55mettre en place
00:30:56sa politique.
00:30:56On verra ce qui se passera
00:30:57et c'est encore 5 mois.
00:30:58Bien sûr.
00:30:59Dans 5 mois.
00:30:59Oui, moi je pense
00:31:00que Jean-Luc Mélenchon
00:31:01et plus largement la gauche
00:31:02ont intégré
00:31:03leur défaite électorale
00:31:04et leur poids minoritaire
00:31:06dans la population française,
00:31:08dans l'opinion française
00:31:09et que
00:31:10le fait qu'ils savent
00:31:11très bien
00:31:12qu'ils n'accéderont pas
00:31:12au pouvoir par les urnes,
00:31:13ils ont une radicalisation
00:31:14dans la rue
00:31:16avec cette idée
00:31:16d'intimidation en fait.
00:31:18C'est-à-dire,
00:31:18si vous élisez Marine Le Pen
00:31:20ou un candidat de droite,
00:31:21regardez ce qui va se passer
00:31:22dans la rue,
00:31:23il y aura du bordel
00:31:23tous les jours,
00:31:24il y aura des manifestations,
00:31:25il y aura des violences.
00:31:26Donc c'est une volonté,
00:31:26moi je pense,
00:31:27de peser sur l'élection présidentielle
00:31:28par l'intimidation,
00:31:30par la violence
00:31:31et c'est toute la complexité
00:31:33de la chose
00:31:34parce que si le gouvernement
00:31:36cède à des revendications
00:31:37des gens pacifiques,
00:31:39ça peut être légitime
00:31:40sur le SMIC par exemple,
00:31:41et bien finalement
00:31:42les gens violents
00:31:43se diront,
00:31:43regardez,
00:31:44c'est grâce à nous
00:31:44que le gouvernement a cédé
00:31:45parce qu'ils ont eu peur
00:31:47des violences
00:31:47et ça a été utile,
00:31:49et la violence a été utile
00:31:50et ça je crois
00:31:50que c'est une grande difficulté.
00:31:51C'est la vraie question
00:31:52de ceux qui disent
00:31:52la violence est légitime
00:31:53dans certains cas.
00:31:54Parce que là,
00:31:54si le gouvernement
00:31:55augmente le SMIC
00:31:56et fait des concessions,
00:31:58les violences,
00:31:59c'est grâce à nous.
00:32:00Les grands mouvements
00:32:01de contestation récents...
00:32:02La réponse aux Gilets jaunes
00:32:02a été le coquin qui l'a en question.
00:32:03Non mais globalement,
00:32:04la violence a plutôt fonctionné
00:32:05ces dernières années,
00:32:06c'est un crève-cœur de le dire,
00:32:08mais notre indélance
00:32:08ça a fonctionné,
00:32:09les Gilets jaunes ça a fonctionné
00:32:10et là ça a partiellement
00:32:12commencé à fonctionner.
00:32:12Là je ne suis pas d'accord,
00:32:13il n'y a pas de violence
00:32:13des manifestants.
00:32:14Non, on ne dit pas ça.
00:32:15J'englobe le mouvement global...
00:32:17Oui, mais du coup
00:32:18c'est les manifestants
00:32:19qui permettent aussi
00:32:20à un moment donné
00:32:21de façon démocratique
00:32:22de retourner à la table
00:32:23des négociations
00:32:24avec le gouvernement.
00:32:25Le gouvernement va s'appuyer
00:32:26sur les syndicats
00:32:27et il va y avoir
00:32:27une conférence sociale.
00:32:28Mais attention,
00:32:29la conférence sociale,
00:32:30c'est pour perdre du temps.
00:32:31Moi j'en sors d'une
00:32:32conférence sociale,
00:32:33travail-emploi-retraite
00:32:34qu'on a fait
00:32:34avec les syndicats
00:32:35et le gouvernement.
00:32:36Bon, à la fin,
00:32:37qu'est-ce qu'on a ?
00:32:38On a un rapport
00:32:38et on attend,
00:32:39on a des propositions
00:32:40et donc il faut que ça sorte
00:32:41sur des vraies propositions
00:32:42et une négociation.
00:32:43S'il n'y a pas de négociation,
00:32:44les conférences
00:32:45ça ne sert à rien.
00:32:46Allez, on va juste repartir
00:32:47un instant sur le terrain à Bordeaux.
00:32:48Une de nos équipes est sur place.
00:32:50Les forces de l'ordre
00:32:51sont toujours présentes
00:32:52mais la situation est calme,
00:32:53c'est ça ?
00:32:57Oui, effectivement,
00:32:58Laurence,
00:32:58la situation vient de se calmer.
00:33:00Alors, ce que j'ai essayé
00:33:01de vous expliquer tout à l'heure,
00:33:01c'était très compliqué,
00:33:02j'étais obligé de garder mon masque
00:33:03car il y a eu de nombreux tirs
00:33:05lacrymogènes.
00:33:06La manifestation a été très calme,
00:33:08une grande partie de l'après-midi.
00:33:10Pendant une heure et demie,
00:33:11Place de la Victoire,
00:33:12point d'arrivée,
00:33:13ça se retrouvait de la musique,
00:33:14des chants, des slogans.
00:33:16Puis, un groupe a essayé
00:33:16de rentrer dans la rue Sainte-Catherine.
00:33:18Vous savez, cette rue piétonne
00:33:18qui a été saccagée,
00:33:20les magasins ont été pliés
00:33:21le 17 octobre dernier.
00:33:23C'est là que les forces de l'ordre
00:33:23sont intervenues
00:33:24pour les empêcher
00:33:25de rentrer dans cette rue piétonne.
00:33:27Alors, ça a été une série
00:33:28de dispersions autour
00:33:29de la Place de la Victoire,
00:33:30dans les rues aux alentours.
00:33:32Les forces de l'ordre
00:33:32ont utilisé beaucoup
00:33:33de lacrymogènes.
00:33:34Il y a eu aussi énormément
00:33:35de jets, de bouteilles en verre,
00:33:37de canettes, d'objets divers.
00:33:39Les manifestants ont été dispersés
00:33:41dans les petites rues
00:33:42par petits groupes.
00:33:43Là, nous sommes avec un groupe
00:33:44qui a été, on va dire,
00:33:46carrément coursé
00:33:47par les forces de l'ordre.
00:33:48Un petit nombre de jeunes
00:33:49ont été interpellés.
00:33:51Des vérifications sont en cours
00:33:52sur leur identité,
00:33:53sur le contenu de leur sac.
00:33:55Il y aurait un petit peu plus loin
00:33:57dans le cours Alsace-Lorraine
00:33:58une voiture en feu.
00:33:59Je n'ai pas encore pu
00:34:00aller vérifier.
00:34:01Mais vous voyez,
00:34:02ce sont surtout
00:34:02des tout petits groupes
00:34:04qui continuent à jouer
00:34:05aux chats et à souris
00:34:05avec les forces de l'ordre.
00:34:07Et ils attendent
00:34:07la fin de la manifestation.
00:34:08Ils attendent une bonne heure
00:34:09et demie.
00:34:10C'est de tout petits groupes
00:34:11qui vont exciter
00:34:12ce qu'il reste de jeunes,
00:34:13de lycéens
00:34:13et qui vont, eux,
00:34:14les suivre
00:34:15et qui se retrouvent,
00:34:16on va dire,
00:34:17entre les forces de l'ordre
00:34:18et ces jeunes ultra-violents
00:34:19qui sont venus
00:34:20exprès pour en découvrir.
00:34:21OK, merci beaucoup.
00:34:22Et encore une fois,
00:34:23soyez prudents,
00:34:24faites attention à vous
00:34:25et je sais bien
00:34:25que si on ne vous entendait
00:34:26pas tout à l'heure,
00:34:27c'est parce que vous deviez
00:34:28vous protéger
00:34:28des gaz lacrymogènes.
00:34:30Naïma M. Fadel,
00:34:30on a cette situation,
00:34:31effectivement.
00:34:33Merci en tout cas
00:34:33d'être présents sur le terrain
00:34:34et de faire votre travail
00:34:35de façon aussi professionnelle.
00:34:37Naïma M. Fadel,
00:34:38on a ces images
00:34:39de Bordeaux,
00:34:40de Toulouse,
00:34:41de Lyon,
00:34:41de Paris,
00:34:42avec ces gens
00:34:42qui manifestent
00:34:44évidemment dans le calme
00:34:46pour ceux qui manifestent
00:34:47contre la vie chère,
00:34:49qui portent
00:34:49des vraies revendications.
00:34:51Il y a les professionnels
00:34:51de la casse,
00:34:52ils sont identifiés maintenant,
00:34:53ils sont là,
00:34:54il y a les forces de l'ordre
00:34:56et on se dit,
00:34:57comme on l'évoquait
00:34:58avec Louis de Regnel
00:34:58il y a un instant,
00:34:59que ça risque de perdurer.
00:35:01Ah mais moi,
00:35:01je suis persuadée
00:35:04que ça va continuer
00:35:06jusqu'aux élections
00:35:07parce que, justement,
00:35:09Mélenchon et les filles
00:35:10sont en campagne.
00:35:11Ça, c'est une manière
00:35:12pour eux de faire campagne
00:35:13en bordélisant le pays,
00:35:16en faisant en sorte
00:35:17que convergent
00:35:19ces colères
00:35:20et je crains même,
00:35:21je vais vous dire,
00:35:22sincèrement,
00:35:22je crains que le deuxième tour,
00:35:24on ait des blocages.
00:35:25Je crains
00:35:25que le deuxième tour,
00:35:27des blocages
00:35:27des bureaux de vote.
00:35:29Des bureaux de vote.
00:35:30Ah, carrément ?
00:35:30Non mais,
00:35:31je veux juste faire,
00:35:32mais je crains ça
00:35:33parce qu'aujourd'hui,
00:35:34écoutez,
00:35:35regardez,
00:35:35c'est comment
00:35:36il embrigade
00:35:36toute cette jeunesse
00:35:38et effectivement,
00:35:39je le montre
00:35:41comme il agrège
00:35:41aujourd'hui
00:35:43ses colères
00:35:44et je crains,
00:35:45je crains moi
00:35:45qu'ils puissent
00:35:45aussi mobiliser
00:35:46des jeunes
00:35:48notamment pour bloquer
00:35:49les élections
00:35:53et notamment
00:35:54parce que ça se passe
00:35:54en général
00:35:55dans les collèges,
00:35:56dans les écoles primaires
00:35:58et parfois dans des lycées
00:35:59mais aussi dans des salles
00:36:00de fête, etc.
00:36:01Je crains ça,
00:36:01je l'espère
00:36:02que ça ne sera pas comme ça
00:36:03mais n'oublions pas
00:36:04qu'ils sont vraiment
00:36:05dans l'insurrection.
00:36:07Ils veulent vraiment
00:36:07la révolution.
00:36:09François Coq ?
00:36:10C'est-à-dire qu'on a
00:36:11un blocage dans la rue
00:36:12aujourd'hui,
00:36:12on le voit bien,
00:36:13qui a du mal
00:36:13à trouver un débouché
00:36:15qui gagne
00:36:16une conférence sociale
00:36:16mais on ne sait pas
00:36:17si cette conférence sociale
00:36:18peut avoir un objet réel
00:36:19aujourd'hui.
00:36:20Pourquoi ?
00:36:21On ne le sait pas
00:36:21parce qu'à côté du blocage
00:36:23qui est dans la rue,
00:36:23il y a un blocage institutionnel.
00:36:25Il ne vous a pas échappé
00:36:26qu'hier soir,
00:36:27le budget,
00:36:28le projet de loi
00:36:29de finance
00:36:29a quand même été rejeté
00:36:31à l'unanimité.
00:36:33Même par député
00:36:34macroniste.
00:36:35Ça n'était jamais arrivé
00:36:36dans ce pays.
00:36:37C'est quelque chose
00:36:37qui n'a pas de sens
00:36:38d'en arriver là.
00:36:40Et il faut se poser
00:36:41un peu la question
00:36:41quand même
00:36:42de ce qui se cache derrière.
00:36:43Ce qui se cache derrière
00:36:44c'est qu'il n'y a pas
00:36:44de majorité politique
00:36:46dans ces pays.
00:36:47Pas de majorité parlementaire.
00:36:49Mais ça,
00:36:49c'est un choix
00:36:50qui est assumé
00:36:50par le chef de l'État
00:36:51mais c'est un choix
00:36:52qui a été assumé aussi
00:36:54depuis des années
00:36:54par les oppositions.
00:36:56Tous y ont vu
00:36:57un raccourci électoral
00:36:58vers le pouvoir.
00:36:59Tous ont voulu jouer
00:37:01le jeu de la tripartition.
00:37:02Vous savez ce truc-là,
00:37:03ce concept-là
00:37:04qui a été inventé
00:37:05par la Macronie.
00:37:06La tripartition
00:37:07passe politique
00:37:07en se disant
00:37:08que le double rejet
00:37:10des deux autres
00:37:11leur donnerait
00:37:12un raccourci électoral
00:37:13vers le pouvoir.
00:37:14Tout cela ne fonctionne
00:37:15pas en France
00:37:15et ça ne fonctionne
00:37:16nulle part en Europe.
00:37:18Est-ce qu'on va continuer
00:37:18à jouer ce petit jeu-là
00:37:19pour l'élection présidentielle
00:37:20de 2027 ?
00:37:22Fût-ce sous sa forme
00:37:23affadie du duel
00:37:24uniquement entre
00:37:24Mme Le Pen
00:37:25et M. Mélenchon ?
00:37:26Ou est-ce qu'à un moment
00:37:27ou à un autre,
00:37:28on va rompre
00:37:29avec cette idée-là ?
00:37:30On va essayer
00:37:30un candidat,
00:37:31une candidate
00:37:32va essayer
00:37:33de dépasser cela
00:37:34et de recréer du commun
00:37:35et donc
00:37:35de recréer une perspective
00:37:36majoritaire
00:37:37pour recréer derrière
00:37:38une majorité populaire
00:37:39dans le pays
00:37:39puis une majorité parlementaire.
00:37:41C'est quand même
00:37:42l'enjeu
00:37:42de l'élection présidentielle.
00:37:44Eugénie Bassin,
00:37:44mais les manifestations
00:37:45dans la rue
00:37:46sont aussi le reflet
00:37:47d'un pouvoir
00:37:48extraordinairement faible.
00:37:50Le Cornu,
00:37:51il l'a dit lui-même,
00:37:52il sera le premier ministre
00:37:53le plus faible
00:37:53de la 5e République.
00:37:54On a un Emmanuel Macron
00:37:55qui, dans un sondage
00:37:56aujourd'hui,
00:37:57atteint son record
00:37:58d'impopularité.
00:37:59Il a même battu
00:38:00le record d'impopularité
00:38:01de François Hollande
00:38:02en novembre.
00:38:03Il est tombé à 12 ou 13.
00:38:04Il est à 13.
00:38:05Hollande était à 14.
00:38:07C'est aussi le reflet de ça.
00:38:09Il n'y a plus personne
00:38:10aux manettes.
00:38:12Les Français le sentent
00:38:13et il y a une espèce
00:38:14de bordélisation dans la rue
00:38:15parce que le pays
00:38:16n'est pas dirigé,
00:38:17n'est pas gouverné.
00:38:17C'est aussi l'erreur majeure
00:38:20de cette dissolution ratée
00:38:22qui, depuis deux ans,
00:38:25fige le pays
00:38:25dans une attente
00:38:26qui échauffe les esprits
00:38:27et qui trouvera
00:38:29son dénouement
00:38:29en mai 2027.
00:38:31Mais qui, en attendant,
00:38:32effectivement,
00:38:33il y a une sorte
00:38:33de cocotte minute
00:38:34qui ne trouve plus
00:38:35aucun débrouillage politique.
00:38:36La politique, elle est là.
00:38:37La politique, elle est là
00:38:38pour être une catharsis.
00:38:39Et la catharsis ne fonctionne plus.
00:38:41Donc, ça va dans la rue.
00:38:41Mais est-ce qu'il y aura
00:38:42vraiment un dénouement ?
00:38:43Moi, la question que je me pose,
00:38:44c'est est-ce que...
00:38:44Quand même, si.
00:38:45Est-ce qu'à cette élection...
00:38:46Oui, mais en fait,
00:38:47je ne vois pas de perspective
00:38:49des caisses vides
00:38:50qui ont qu'on passe
00:38:51des caisses vides
00:38:51à des caisses pleines.
00:38:52C'est-à-dire que le bilan
00:38:53est tellement plombé,
00:38:54on voit la dégradation
00:38:55de la situation de la France.
00:38:56Ce n'est pas en six mois
00:38:57que vous réamorcez
00:38:59la dynamique du pays.
00:39:00Et c'est ça que je trouve
00:39:01particulièrement inquiétant.
00:39:02Et c'est pour ça
00:39:03que le gouvernement est coincé.
00:39:04C'est-à-dire que,
00:39:05compte tenu de tout
00:39:05ce qu'on vient de se dire
00:39:06sur le fait que le gouvernement
00:39:07n'a plus d'argent,
00:39:08globalement, on sait
00:39:08que la conférence sociale
00:39:10sera décevante.
00:39:11On le sait à l'avance,
00:39:11le gouvernement le sait.
00:39:12Il y aura une avance
00:39:13sur le SMIC, mais après...
00:39:14Mais en réalité,
00:39:15on ne peut pas non plus...
00:39:16Ils n'ont pas de budget.
00:39:17Mais on ne peut pas
00:39:17attendre du gouvernement.
00:39:18Ce n'est pas Madame Soleil.
00:39:19Non, mais on ne crée pas
00:39:20de l'argent magique.
00:39:20On a dépensé pendant
00:39:22des mois et des mois,
00:39:22Eugénie le rappelait tout à l'heure,
00:39:24avec le quoi qu'il en coûte.
00:39:25Aujourd'hui, le gouvernement
00:39:26est complètement coincé.
00:39:28Moi, là où je suis
00:39:29particulièrement inquiet,
00:39:30c'est que comme il n'y a
00:39:30pas de solution politique,
00:39:32mais que ce soit le cornu
00:39:33ou un autre ou une autre,
00:39:34dans l'immédiat,
00:39:37ça va être compliqué
00:39:37parce que je pense
00:39:38que les manifestations
00:39:39vont continuer.
00:39:40La contestation
00:39:40et la souffrance
00:39:41vont continuer.
00:39:42Il y a aussi ceux
00:39:43dont on ne parle jamais,
00:39:44mais qui sont ceux
00:39:45qui travaillent
00:39:45et qui voient
00:39:47leurs chiffres d'affaires baisser,
00:39:48leur situation économique
00:39:49personnelle baisser
00:39:49et qui n'en peuvent plus
00:39:51des violences dans la rue,
00:39:52qui n'en peuvent plus
00:39:53de la France insoumise
00:39:53et de leurs amis,
00:39:55de leurs proxys,
00:39:55vous appelez ça
00:39:55comme vous voulez.
00:39:57Et moi, je me demande
00:39:58comment ça peut bien
00:39:59se terminer, cette histoire.
00:40:00Juste un petit mot
00:40:01sur la conférence sociale
00:40:02et je vous passe la parole.
00:40:03Jean-Christophe Soury,
00:40:03donc il s'agira
00:40:05effectivement de faire
00:40:05des annonces
00:40:06en matière de pouvoir
00:40:07d'achat et de salaire,
00:40:08de finaliser des accords
00:40:10menés par le ministre
00:40:11du Travage
00:40:11Jean-Pierre Farandou,
00:40:15avec des responsables
00:40:16de la CFDT,
00:40:17de la CGT
00:40:17qui réclament
00:40:18une hausse du SMIC
00:40:19et la CFDT
00:40:20qui réclame
00:40:21une hausse
00:40:21de 100 euros du SMIC.
00:40:24De toute façon,
00:40:25les Français
00:40:26ne sont pas dans
00:40:26l'agenda politique
00:40:27des élections.
00:40:28Eux, ils vont dans la rue
00:40:29parce qu'aujourd'hui
00:40:29ils ont la rage.
00:40:30Moi, je le vois.
00:40:31On le voit dans leurs yeux aussi.
00:40:32On voit qu'à un moment donné,
00:40:34de toute façon,
00:40:35comme on disait,
00:40:35la situation n'est pas incontrôlable,
00:40:37mais je veux dire,
00:40:38ils sont tellement à cran
00:40:39qu'en fait,
00:40:40on n'est pas du tout dans
00:40:41attendez six mois
00:40:41et vous verrez,
00:40:42derrière, ça sera mieux.
00:40:43C'est maintenant, tout de suite.
00:40:44C'est un peu d'ailleurs
00:40:45dans l'image d'une société
00:40:46aujourd'hui.
00:40:47On veut tout, tout de suite.
00:40:48Mais bon,
00:40:49il faut faire comme ça.
00:40:50Moi, je l'avais déjà dit,
00:40:51rappelez-vous, cet été,
00:40:52j'avais dit
00:40:52qu'il faudrait un canada social
00:40:54parce que je sentais
00:40:54qu'il y avait des signaux faibles
00:40:56et que ça grondait de partout
00:40:58et tous ces signaux
00:40:59nous remontaient.
00:41:00Les policiers,
00:41:01vous savez,
00:41:01ils sont au centre de la société.
00:41:02Ils voient les brèches,
00:41:04ils voient les choses qui craquent.
00:41:05Et quand on le sent,
00:41:06on dit, attention,
00:41:06ça craque de partout.
00:41:07À un moment donné,
00:41:08il y a une certaine
00:41:09condescendance d'État aussi
00:41:10où les hauts fonctionnaires
00:41:11nous disent,
00:41:11oui, mais bon,
00:41:12ça passera,
00:41:12vous inquiétez pas.
00:41:13Et souvent,
00:41:13j'ai l'impression
00:41:14que les gouvernements,
00:41:14vous savez,
00:41:15ils jettent la pièce,
00:41:16c'est pile ou face.
00:41:17Pile, on gagne,
00:41:18face,
00:41:18de toute façon,
00:41:18c'est le contribuable
00:41:25de la difficulté.
00:41:26Alors, si c'est encore une fois
00:41:27pour faire une conférence sociale
00:41:29juste pour gagner du temps
00:41:31et faire retombler le soufflet,
00:41:32ça ne marchera pas.
00:41:33Mais qu'est-ce que vous voulez
00:41:33que ça soit d'autre ?
00:41:34Est-ce que vous pensez
00:41:35qu'il peut y avoir
00:41:36une annonce majeure
00:41:37faite par un gouvernement
00:41:38qui n'a pas de majorité
00:41:39à l'Assemblée nationale
00:41:40qui n'est pas de budget ?
00:41:41Moi, je crois au paritarisme
00:41:42et je crois aussi peut-être
00:41:43qu'à un moment donné,
00:41:44justement,
00:41:44les syndicats
00:41:45et le patronat
00:41:46sont peut-être capables
00:41:47aussi de s'entendre
00:41:48sur des solutions communes,
00:41:49faire chacun un chemin,
00:41:51un pas
00:41:52et ne pas un qui gagne
00:41:53sur l'autre
00:41:53et à un moment donné,
00:41:54faire des propositions
00:41:55au gouvernement.
00:41:56Parce que le gouvernement,
00:41:57après, fait des arbitrages,
00:41:58ce n'est pas le gouvernement
00:41:59qui a la science infuse
00:42:00sur où on doit mettre l'argent,
00:42:02à qui on doit donner.
00:42:03Voilà, les crédits d'impôt recherche,
00:42:04par exemple,
00:42:05cette année,
00:42:06on peut aussi peut-être
00:42:07les baisser ou les réaffecter
00:42:08ou demander une contrepartie.
00:42:09Aujourd'hui, en fait,
00:42:10on pense qu'au PIB.
00:42:12C'est produit intérieur brut,
00:42:13produit intérieur brut.
00:42:14Est-ce qu'aujourd'hui,
00:42:14on est capable de mesurer
00:42:15des indicateurs
00:42:16avec des créations d'emplois
00:42:17ou alors du maintien de l'emploi ?
00:42:21On voit qu'on est encore
00:42:22sur un vieux logiciel
00:42:24et aujourd'hui,
00:42:25il y a une source.
00:42:26Bien sûr,
00:42:27mais ce n'est pas que le PIB.
00:42:29Le PIB n'est pas le PIB.
00:42:30C'est imparfait, mais...
00:42:31Mais vous pouvez avoir
00:42:31de la croissance,
00:42:32vous pouvez avoir de la trésorerie.
00:42:33Ce n'est pas pour autant
00:42:34que vous allez créer des emplois.
00:42:35Ce n'est pas synonyme,
00:42:36la croissance.
00:42:36On n'a ni les emplois
00:42:37de ne pas passer les gens
00:42:38à créer des emplois
00:42:38qui n'ont pas confiance
00:42:39sur l'économie de Naïma.
00:42:39Je pense que la situation,
00:42:40elle est tellement dramatique,
00:42:43tellement inquiétante
00:42:44que là,
00:42:44il faut qu'il lâche quelque chose
00:42:45et notamment sur le carburant.
00:42:47Le carburant,
00:42:47il faut savoir une chose,
00:42:48c'est que...
00:42:48Vous pensez à quoi, Naïma ?
00:42:49Non, mais par exemple,
00:42:50moi, je pense à la baisse de la taxe.
00:42:51Je vais vous dire pourquoi.
00:42:52Moi, je vois tous ces personnes-là...
00:42:54Non, mais je me raconte...
00:42:56Non, mais...
00:42:56Pas forcément,
00:42:56la TI c'est peut-être flottante
00:42:57à un impact quasi nul.
00:42:59Merci.
00:42:59Non, mais je vous explique
00:43:00juste une chose.
00:43:01Allez-y, Naïma.
00:43:01Parce que vous augmentez
00:43:02la consommation
00:43:03et donc il y a plus
00:43:03de rentrées fiscales pour les cas.
00:43:05Tous ces gilets jaunes
00:43:06qui habitent dans la ruralité,
00:43:08qu'on a poussé des grandes villes
00:43:10parce qu'ils ne pouvaient pas
00:43:11se loger autrement,
00:43:13qui sont obligés
00:43:13d'avoir deux voitures
00:43:14pour aller travailler.
00:43:16Et leur travail,
00:43:16maintenant,
00:43:17ça leur coûte.
00:43:18Vous imaginez ça ?
00:43:18Ça leur coûte,
00:43:20leur travail.
00:43:21Donc, aujourd'hui,
00:43:22il faut faire un effort
00:43:23à ce niveau-là.
00:43:23Je parle aussi
00:43:24de la classe moyenne.
00:43:25On a eu longtemps
00:43:26l'impact du pouvoir d'achat
00:43:28sur ce que j'appelle
00:43:29les travailleurs pauvres.
00:43:31Mais aujourd'hui,
00:43:31vous avez une classe moyenne
00:43:32qui ne s'en sort plus.
00:43:33Vous voyez ?
00:43:34C'est une classe moyenne
00:43:35qui aujourd'hui
00:43:36est en souffrance
00:43:36et moi, je regrette.
00:43:38Mais ils feront comme ils voudront
00:43:40mais aujourd'hui,
00:43:40ils doivent lâcher.
00:43:41Moi, je suis d'accord avec vous
00:43:42qu'il y a trop de taxes
00:43:43sur l'essence en France
00:43:44et l'État s'est accoutumé
00:43:46à cette dépendance financière.
00:43:47C'est-à-dire qu'ils ont besoin
00:43:49pour leur budget
00:43:49c'est une rente.
00:43:51D'ailleurs, c'est contradictoire
00:43:52avec un objectif écologique
00:43:53parce que si vous mettez
00:43:54les gens à la voiture électrique,
00:43:54vous perdez votre rente.
00:43:56Il faudrait savoir ce qu'on veut.
00:43:57Mais si vous baissez,
00:43:59supprimez cette rente,
00:43:59il va falloir trouver quelque part
00:44:01des manières de compenser
00:44:03des économies, tout simplement.
00:44:04Des économies, oui.
00:44:05Des économies, bien sûr.
00:44:06Mais il faut avoir
00:44:06le courage de les mener.
00:44:07Bon courage pour trouver
00:44:08une majorité là-dessus.
00:44:0845, on est en direct sur CNews.
00:44:10Une de nos équipes se trouve
00:44:11Place de la Nation.
00:44:12Racontez-nous ce qui se passe
00:44:13alors que la nuit commence
00:44:14un peu à tomber sur la capitale.
00:44:23Alors, on a un petit peu de mal
00:44:24à joindre nos équipes.
00:44:25C'est normal,
00:44:25il y a beaucoup de monde
00:44:26Place de la Nation,
00:44:27beaucoup de saturation
00:44:28des réseaux de télécommunications.
00:44:31On voit globalement
00:44:32que ça se passe bien
00:44:32Jean-Christophe Kovic.
00:44:33Je parle sous votre contrôle.
00:44:35Vous êtes le spécialiste
00:44:36du maintien de l'ordre.
00:44:37Il n'y a pas de volonté
00:44:37qui disent que l'ambiance
00:44:39est dégradée.
00:44:40Au contraire,
00:44:41encore une fois,
00:44:42parce que c'est aussi cadré
00:44:43par les syndicats.
00:44:45Et donc,
00:44:45quand c'est organisé,
00:44:46cadré,
00:44:47il n'y a pas de rébellion,
00:44:49on voit bien que les gens
00:44:50savent aussi respecter la loi.
00:44:53Encore une fois,
00:44:53la France,
00:44:53c'est des droits et des devoirs.
00:44:54Vous avez le droit
00:44:55d'aller manifester.
00:44:56Votre devoir,
00:44:57c'est de respecter les lois.
00:44:57C'est pour ça
00:44:58que c'est plus inquiétant
00:44:59pour le samedi
00:44:59parce que ça ne sera pas
00:45:00encadré par les syndicats.
00:45:01En revanche,
00:45:01la différence,
00:45:01ça va être là.
00:45:02C'est que le samedi,
00:45:03c'est plus sauvage.
00:45:04Chacun y va de sa présence.
00:45:07On va avoir
00:45:07des non-déclarations
00:45:09de manifestations.
00:45:12Et en fait,
00:45:12on va avoir des individus
00:45:13qui vont arriver par groupe
00:45:14pour essayer
00:45:15d'occuper des places,
00:45:17des endroits.
00:45:17Là,
00:45:18le risque qu'on pouvait avoir
00:45:20c'était justement
00:45:21des casseurs
00:45:22qui viennent de quartiers sensibles
00:45:24ou de banlieues
00:45:24qui arrivent
00:45:25et qui refassent
00:45:26la même opération
00:45:27que le 17 octobre.
00:45:29Vu le dispositif policier,
00:45:31ça paraît un peu...
00:45:31On s'est aussi adapté.
00:45:33C'est-à-dire qu'on a
00:45:33un dispositif
00:45:34entre guillemets lourd
00:45:34avec les CRS
00:45:35sur la manifestation
00:45:36et les gendarmes mobiles
00:45:37et les compagnons d'intervention.
00:45:38Et on a des dispositifs
00:45:40beaucoup plus légers
00:45:41type Bravem
00:45:42ou BAC,
00:45:43notamment dans des points chauds
00:45:44un peu dans Paris,
00:45:45très mobiles
00:45:45pour intervenir de suite.
00:45:46On retourne à...
00:45:47Samedi,
00:45:47les commerçants
00:45:48vont se barricader.
00:45:49Ça dépend.
00:45:49Là,
00:45:49on va commencer
00:45:50à faire nos achats
00:45:51pour Noël.
00:45:51On va aller faire
00:45:52sur Internet,
00:45:53malheureusement.
00:45:54On retourne
00:45:55Place de la Nation.
00:45:56On a retrouvé
00:45:56la liaison
00:45:56avec notre envoyé spéciale.
00:45:58Allez-y,
00:45:58expliquez-nous.
00:46:00Oui,
00:46:00exactement.
00:46:01Nous sommes à l'angle
00:46:02du boulevard Voltaire
00:46:03et de la Place de la Nation.
00:46:05Et ici,
00:46:05il y a des individus
00:46:06qui investissent
00:46:07les abribus
00:46:08qui se mettent
00:46:08sur les abribus,
00:46:09sur les feux rouges.
00:46:10Et on a vu
00:46:11certains d'entre eux
00:46:12lâcher des fumigènes.
00:46:14On a même vu
00:46:14quelques premiers gestes
00:46:16d'hostilité
00:46:16à l'égard des forces de l'ordre.
00:46:17On a vu un individu
00:46:19qui faisait partie
00:46:19d'un groupe
00:46:20de 5-6 personnes
00:46:22qui a jeté
00:46:22des premiers cailloux
00:46:23sur les forces de l'ordre.
00:46:25Donc ça,
00:46:25c'est pour ce qui se passe
00:46:26au niveau de l'angle
00:46:27entre le boulevard Voltaire
00:46:28et la Place de la Nation.
00:46:30Tout autour,
00:46:30pour le reste,
00:46:31autour de la Place de la Nation,
00:46:32c'est plutôt calme.
00:46:34Ce sont surtout
00:46:35des groupes de jeunes
00:46:36qui s'assentent pas,
00:46:38qui fument des substances
00:46:39illicites,
00:46:39pour être honnête,
00:46:40ou qui boivent
00:46:42des pierres.
00:46:43Et en fait,
00:46:44les forces de l'ordre
00:46:45sont extrêmement bien réparties
00:46:46tout autour.
00:46:47Ils interditent l'accès
00:46:48à l'intérieur de la place
00:46:50et aussi,
00:46:50ils quadrillent
00:46:51tout le secteur autour.
00:46:53Maintenant,
00:46:54ils sont casqués.
00:46:55Pour certains,
00:46:55ils ne le sont pas,
00:46:56mais certains commencent
00:46:56à se casquer.
00:46:57Donc il y a peut-être
00:46:59un début de tension,
00:47:01même si pour le moment,
00:47:02ça reste globalement calme.
00:47:03Merci beaucoup
00:47:04pour ces précisions.
00:47:05On sait que là,
00:47:07visiblement,
00:47:07ça se passe correctement.
00:47:08Il y a les syndicats
00:47:09qui sont présents,
00:47:10les forces de l'ordre aussi.
00:47:11On sait que c'est toujours
00:47:12en fin de manif
00:47:13que ça peut se tendre,
00:47:15François Coq.
00:47:15Et malheureusement,
00:47:17ça parasite le message
00:47:19de ces centaines de milliers
00:47:20de manifestants
00:47:21qui ont défié dans le calme.
00:47:22Aujourd'hui,
00:47:22ou les samedis,
00:47:24les cortèges,
00:47:24eux,
00:47:25se passent bien.
00:47:25Même le samedi,
00:47:26les cortèges
00:47:26qui ressemblent
00:47:27aux cortèges syndicaux,
00:47:29il y a d'ailleurs souvent aussi,
00:47:30malgré tout,
00:47:30des services d'ordre
00:47:31des syndicats,
00:47:33les cortèges de fin de semaine,
00:47:34ça se passe globalement bien.
00:47:37Et ceux qui manifestent
00:47:38et qui portent
00:47:39des revendications
00:47:40qui sont reconnues,
00:47:41je le rappelle,
00:47:42comme légitimes
00:47:42par 88%,
00:47:4488% des Français.
00:47:47Ça veut dire
00:47:47qu'il y a une adhésion
00:47:49sur le constat.
00:47:50Après,
00:47:50il y a des visions
00:47:51qui peuvent être différentes
00:47:52sur la manière
00:47:53d'y répondre.
00:47:54Mais il y a un constat
00:47:55qui est partagé
00:47:56de manière quasi unanime
00:47:57dans le pays.
00:47:59Eh bien,
00:48:00ces revendications-là,
00:48:01elles ont besoin
00:48:02de pouvoir s'exprimer,
00:48:03elles ont besoin
00:48:03de pouvoir le faire.
00:48:04Et quand ceux-là
00:48:06voient les émeutiers
00:48:07s'emparer
00:48:08de la scène publique,
00:48:10je pense qu'ils ne sont pas
00:48:12les plus réjouis
00:48:13parce que ça occulte
00:48:14leur message.
00:48:15Eugénie Bassier.
00:48:16Pour revenir à ce que disait
00:48:17Louis tout à l'heure,
00:48:18moi, je ne pense pas
00:48:18que ça peut être pire
00:48:19après l'élection présidentielle.
00:48:20C'est dans le sens où
00:48:22on est quand même
00:48:22dans un pourrissement
00:48:23après dix années
00:48:24de macronisme,
00:48:26cette dissolution ratée
00:48:27qui bloque le pays.
00:48:29Je ne vois pas
00:48:29comment la situation
00:48:30pourrait être pire.
00:48:31C'est-à-dire qu'il y a
00:48:31un appauvrissement
00:48:32des Français,
00:48:33un endettement record.
00:48:34Je dirais,
00:48:35si Jean-Louis Mélenchon
00:48:35prend le pouvoir,
00:48:38tout peut arriver.
00:48:40Mais au moins,
00:48:40il y aura une catharsis.
00:48:41Je pense qu'il y aura
00:48:42quand même une catharsis politique.
00:48:43Aujourd'hui,
00:48:43on paye aussi,
00:48:45je pense,
00:48:47une forme de perte
00:48:49de légitimité profonde
00:48:50du pouvoir.
00:48:50Ces élections de 2024,
00:48:53elles n'ont rien changé
00:48:54au pays.
00:48:54On a donné la parole aux Français,
00:48:56elles n'ont rien changé.
00:48:57Et peut-être qu'il aurait fallu
00:48:58d'ailleurs qu'Emmanuel Macron
00:48:58peut-être nomme
00:48:59un ministre du Front Populaire,
00:49:00du nouveau Front Populaire,
00:49:01parce que ces gens-là
00:49:02qui sont dans la rue,
00:49:03ils pensent finalement,
00:49:04la gauche pense
00:49:04qu'elle a gagné
00:49:05ces élections-là.
00:49:06C'est parce qu'il dit
00:49:07dans les SMS
00:49:08qu'il envoie
00:49:09à des journalistes.
00:49:10Il dit qu'il aurait
00:49:12eu une majorité.
00:49:13Mais je pense
00:49:14qu'il a fait jouer
00:49:14quelque chose
00:49:15à ce moment-là
00:49:15qui explique
00:49:16le pourrissement
00:49:16aujourd'hui.
00:49:17C'est-à-dire,
00:49:17on a dit aux Français,
00:49:18on vous donne la parole
00:49:19et tout a continué
00:49:20comme avant,
00:49:21c'est-à-dire ce bloc central
00:49:22légèrement élargi.
00:49:23Et ça,
00:49:24c'est le péché originel
00:49:25de ce que nous vivons aujourd'hui.
00:49:27Donc je pense
00:49:28que cette élection présidentielle,
00:49:28elle est nécessaire
00:49:29pour remettre les choses à plat.
00:49:30La difficulté quand même,
00:49:31c'est qu'on s'habitue
00:49:32à une pratique du pouvoir
00:49:33en mode totalement dégradé.
00:49:35C'est-à-dire qu'il n'y a plus
00:49:35rien qui marche.
00:49:36Il n'y a plus les contre-pouvoirs,
00:49:37les instances de concertation.
00:49:38Alors,
00:49:39le gouvernement essaye
00:49:40de renouer avec les syndicats
00:49:42et ça,
00:49:42c'est manifeste
00:49:43et c'est très clair.
00:49:44Et le patronat.
00:49:44Et le patronat.
00:49:45Mais la difficulté,
00:49:46c'est que je pense
00:49:47qu'on ne retrouvera pas
00:49:49la pratique du pouvoir
00:49:50telle qu'elle existait
00:49:51il y a 10 ans.
00:49:52On ne la retrouvera pas avant
00:49:53au moins 10 ou 15 ans.
00:49:55C'est-à-dire que tout ça,
00:49:55ça relève quasiment
00:49:56d'un ancien temps
00:49:58tellement le pays
00:49:59s'est fracturé,
00:50:00a été divisé.
00:50:01Et là, pour le coup,
00:50:01Emmanuel Macron
00:50:02a largement sa responsabilité.
00:50:03Et puis là,
00:50:04on est dans une période
00:50:05d'attentisme.
00:50:05En fait,
00:50:05on a six mois
00:50:07à ne pas faire grand-chose.
00:50:09C'est-à-dire que le gouvernement
00:50:09ne peut pas faire grand-chose.
00:50:10Il n'y a pas tellement
00:50:11de réponses possibles
00:50:12à attendre
00:50:13du reste du pays.
00:50:14Donc tout le monde
00:50:15se regarde un peu.
00:50:15Pendant ce temps-là,
00:50:16les violences continuent.
00:50:17Et moi,
00:50:18la crainte que j'ai,
00:50:19ce n'est pas tant
00:50:19qu'on se cantonne
00:50:21uniquement à des violences
00:50:22d'extrême-gauche
00:50:22tous les week-ends.
00:50:23C'est que le pays,
00:50:24d'autres parties du pays
00:50:26commencent à entrer
00:50:27entre guillemets
00:50:27dans la danse
00:50:27en disant
00:50:28« Mais moi aussi,
00:50:28moi j'ai le droit,
00:50:29moi on ne me donne pas,
00:50:31on ne donne que
00:50:32à ceux qui cassent. »
00:50:33Et c'est ça,
00:50:34je pense,
00:50:35l'équation globale
00:50:37à laquelle le gouvernement
00:50:38est confronté.
00:50:39C'est qu'il faut donner
00:50:40un peu au syndicat
00:50:41mais on ne peut pas
00:50:41tout lâcher d'un coup
00:50:42et surtout,
00:50:43on ne peut pas tout lâcher
00:50:44parce qu'on n'a pas grand-chose.
00:50:45Vous avez fini
00:50:45de nous casser le moral.
00:50:47Non, mais je pense
00:50:48que de toute façon,
00:50:49on est en train
00:50:50de la foncer dans le mur.
00:50:51Les sociétés sont toujours
00:50:52mouvantes.
00:50:53Je pense qu'effectivement,
00:50:55on a un logiciel
00:50:56qui est dépassé,
00:50:57c'est-à-dire qu'on part
00:50:58toujours sur des anciennes
00:51:00structures,
00:51:01on le voit,
00:51:01le tripartisme.
00:51:03D'ailleurs,
00:51:03l'élection présidentielle
00:51:04elle va jouer en deux manches.
00:51:05Ok, il va y avoir
00:51:06un ou une présidente
00:51:07mais derrière,
00:51:08il y aura les élections législatives.
00:51:09Et là, si ça se trouve,
00:51:10on va repartir
00:51:10sur du tripartisme.
00:51:11Mais ça, on n'en sait rien.
00:51:12Ou pas du tout.
00:51:13Mais celui qu'on ne connaissait pas,
00:51:14LFIRN.
00:51:15Mais dans tous les cas,
00:51:16je pense qu'après,
00:51:16il va falloir avoir
00:51:17une autre notion
00:51:17pour gouverner.
00:51:18On le voit aujourd'hui,
00:51:20l'État veut tout contrôler
00:51:21et depuis les Gilets jaunes,
00:51:23l'État a peur justement
00:51:24et l'État donc se recontrôle,
00:51:27recontrôle tout
00:51:27et se referme sur lui-même.
00:51:28On le voit,
00:51:29je vous dis,
00:51:29il y a une condescendance d'État.
00:51:30On le voit dans différentes commissions
00:51:32avec les tutelles de l'État,
00:51:34etc.
00:51:35Et en fait,
00:51:36il faut lâcher au contraire du lest,
00:51:37redonner du paritarisme,
00:51:39laisser les syndicats
00:51:40entre guillemets
00:51:41qui représentent les populations
00:51:42et le patronat
00:51:43ou les employeurs
00:51:44pouvoir justement
00:51:46décider entre eux,
00:51:47trouver des chemins,
00:51:48des accords,
00:51:49faire des négociations
00:51:50et à chaque fois,
00:51:50le paritarisme,
00:51:51ça marche.
00:51:51Moi, je suis président
00:51:53d'une caisse de retraite
00:51:53qui s'appelle Yercantec,
00:51:54c'est du paritarisme,
00:51:56à chaque fois,
00:51:56on a trouvé un chemin,
00:51:57à chaque fois,
00:51:58et partout,
00:51:58l'agir caco,
00:51:59c'est la même chose.
00:52:00Là où il y a du paritarisme,
00:52:01il y a de la démocratie,
00:52:03on n'est pas d'accord sur tout,
00:52:04mais à la fin,
00:52:04on trouve un chemin
00:52:05et un consensus.
00:52:06Et je pense que l'État
00:52:07va devoir décentraliser
00:52:08encore plus justement
00:52:09du pouvoir
00:52:11et au pouvoir intermédiaire
00:52:12parce que c'est
00:52:13un amortisseur social.
00:52:14Et l'État,
00:52:14à un moment donné,
00:52:15il est fragilisé
00:52:16parce que justement,
00:52:18toutes les colères
00:52:18sont stigmatisées sur lui
00:52:19et je pense qu'à un moment donné,
00:52:20il faut réinventer
00:52:21un petit peu la politique.
00:52:22Moi, je me trompe un bémol
00:52:23sur les syndicats
00:52:23parce que peu de Français
00:52:25sont syndiqués,
00:52:26c'est ça peut-être aussi
00:52:27le problème.
00:52:28Et moi, je n'aime pas
00:52:29les syndicats
00:52:29qui sont complètement politisés
00:52:31parce que moi,
00:52:31ils ne me représentent pas.
00:52:32Non non plus.
00:52:34Syndicalisme obligatoire.
00:52:35On dit de masse.
00:52:36Moi, je suis assez d'accord
00:52:37comme ce qui se passait en Allemagne,
00:52:38je suis assez d'accord
00:52:38pour qu'il y ait un syndicalisme
00:52:41obligatoire.
00:52:42Et puis, je pense
00:52:42qu'on a oublié le peuple,
00:52:43la souveraineté du peuple.
00:52:44Et on a oublié
00:52:45d'écouter le peuple
00:52:47et nos élites politiques
00:52:49sont complètement déconnectées
00:52:51de tout simplement
00:52:53de ce que vivent
00:52:54les Français.
00:52:55Et moi, j'ai pu voir aussi
00:52:57comme vous tous
00:52:58comment le peuple
00:52:59peut être méprisé.
00:53:00Moi, je me souviens
00:53:01de M. Hollande
00:53:02qui disait
00:53:02les sans dents,
00:53:03M. Raffarin
00:53:04qui disait
00:53:04la France d'en bas,
00:53:05mais la France d'en bas,
00:53:06elle est là
00:53:06et elle souffre.
00:53:07Et les gilets jaunes,
00:53:08moi, je regrette,
00:53:08mais ils ont été
00:53:10extrêmement réprimés
00:53:11dans le cadre
00:53:11de leurs manifestations.
00:53:13Et le titre de votre livre,
00:53:14c'est Le peuple sacrifié
00:53:15et la trahison des élites
00:53:16chez Fayard.
00:53:16Je vous réinviterai
00:53:17pour en parler
00:53:17parce que là,
00:53:17on est vraiment pris
00:53:18par l'actualité,
00:53:18François Coq,
00:53:19c'est le piège
00:53:19de la démocratie minoritaire.
00:53:21Ça aussi,
00:53:21on est au cœur du sujet
00:53:22en réalité.
00:53:22On est en plein dedans.
00:53:23Aux éditions du Borégo,
00:53:25on est dedans,
00:53:25on est dans une démocratie
00:53:27où sont les minorités
00:53:28et minorités
00:53:29qui imposent l'ordre.
00:53:30c'est que je regarde
00:53:31ce qui se passe
00:53:31depuis huit ans
00:53:32dans tous les pays
00:53:32de l'Union Européenne.
00:53:34Dans la majorité
00:53:35des pays de l'Union Européenne,
00:53:36on a des situations
00:53:37de démocratie minoritaire
00:53:38et ça non plus,
00:53:39ça ne va pas vous remonter
00:53:39le moral,
00:53:40mais le problème,
00:53:40c'est qu'aujourd'hui,
00:53:41on n'en sort nulle part.
00:53:43Personne n'a trouvé
00:53:43pour l'instant
00:53:43la martingale
00:53:44pour en sortir.
00:53:45C'est un peu de démocratie
00:53:47scandinave peut-être,
00:53:48non ?
00:53:48Ça fonctionne ?
00:53:49Même la démocratie américaine
00:53:57qui fait de l'alternance
00:53:59tous les deux ans quasiment
00:54:00fonctionne très mal
00:54:01en réalité
00:54:02parce que c'est un système politique
00:54:03basé sur le compromis
00:54:04entre partis
00:54:05où finalement,
00:54:06on essaie de trouver
00:54:06des compromis
00:54:07et comme les partis
00:54:07sont très polarisés,
00:54:08ça ne marche pas.
00:54:09Par exemple,
00:54:10vous n'avez pas eu
00:54:10d'accord fiscal
00:54:11depuis 1985 aux Etats-Unis,
00:54:13pas d'accord sur une migration
00:54:14depuis 1985
00:54:15parce que tout est bloqué.
00:54:16C'est vrai qu'il y a
00:54:16un blocage des démocraties
00:54:18qui est assez inquiétant
00:54:19comment dégager
00:54:20une majorité
00:54:21d'individuels
00:54:22et de polarisation.
00:54:23Parce qu'il faut avoir
00:54:24un projet qui emporte
00:54:25une majorité.
00:54:26Moi je pense qu'il y a
00:54:27quand même la crise
00:54:28de la démocratie moderne,
00:54:30c'est-à-dire qu'en fait
00:54:30on est allé au bout
00:54:30du bout du bout.
00:54:31Je pense au cas français,
00:54:33on avait la Ve République
00:54:34qui était un truc génial
00:54:35et à force de vouloir
00:54:36la toiletter,
00:54:38la moderniser,
00:54:38je pense qu'en réalité
00:54:39on a fait le contraire
00:54:40de ce qu'on voulait.
00:54:41C'est-à-dire qu'il y avait
00:54:41des bonnes intentions
00:54:42qui étaient officiellement
00:54:43de vouloir rapprocher
00:54:45les électeurs,
00:54:45les Français
00:54:46des élus
00:54:47et en réalité
00:54:48on a fait exactement
00:54:49le contraire.
00:54:50La loi sur le cumul
00:54:51a éloigné
00:54:52les élus
00:54:54des Français.
00:54:55La limitation
00:54:56d'un certain nombre
00:54:56de mandats,
00:54:58toutes les dispositions
00:54:59sur la transparence
00:55:00je pense sont beaucoup
00:55:01abîmées aussi
00:55:01de la classe politique.
00:55:02Ce qu'il faut en réalité
00:55:02c'est une chose
00:55:03mais c'est très compliqué
00:55:04à trouver,
00:55:05c'est comment est-ce
00:55:05qu'on retrouve
00:55:06de l'autorité dans le pays
00:55:07avec une figure
00:55:08ou quelqu'un
00:55:09ou une équipe
00:55:10qui réussissent
00:55:11à parler,
00:55:11à convaincre
00:55:12et à entraîner le pays
00:55:13et à les convaincre
00:55:14avec l'idée
00:55:15que demain sera meilleur
00:55:16qu'aujourd'hui.
00:55:16Alors voilà
00:55:17on va repartir
00:55:18sur le terrain
00:55:19je remercie
00:55:20François Coq
00:55:20et Jean-Christophe Couvy
00:55:21on va repartir
00:55:24sur le terrain
00:55:25à la place de la Nation
00:55:26avec l'une de nos équipes
00:55:28bonsoir à vous
00:55:28expliquez-nous
00:55:29ce qui se passe
00:55:30au moment
00:55:30où on se parle.
00:55:33Il y a des projectiles
00:55:34qui viennent d'être
00:55:35lancés
00:55:36sur les forces
00:55:37de l'ordre
00:55:37alors qu'elles étaient
00:55:38décasquées
00:55:39et en attente
00:55:40de la dispersion
00:55:43elles ont dû
00:55:43se rééquiper
00:55:44puisque des projectiles
00:55:46ont été lancés
00:55:47sur elles
00:55:47il y a une dizaine
00:55:47de minutes
00:55:48vous le voyez
00:55:49on a également vu
00:55:50depuis la place
00:55:51de la Nation
00:55:52un faisceau vert
00:55:54être pointé
00:55:56vers les forces
00:55:57de l'ordre
00:55:57vous le savez
00:55:58c'est un faisceau
00:55:59qui est très dangereux
00:56:00qui peut brûler
00:56:01la rétine
00:56:01et depuis quelques semaines
00:56:03maintenant
00:56:03on en voit pas mal
00:56:04justement
00:56:04de ces lasers verts
00:56:07qui sont dirigés
00:56:08vers les forces
00:56:08de l'ordre
00:56:09donc là
00:56:09tout le monde
00:56:10est prêt à intervenir
00:56:11si besoin
00:56:12en attendant
00:56:14les forces
00:56:14de l'ordre
00:56:14restent positionnées
00:56:16pour attendre
00:56:18tout simplement
00:56:18s'il y a un ordre
00:56:20de charge
00:56:21on sait qu'on approche
00:56:22aussi l'heure
00:56:23de la dispersion
00:56:24même s'il reste encore
00:56:25beaucoup de manifestants
00:56:26je tiens à le dire
00:56:27il y a quand même
00:56:27énormément de manifestants
00:56:28qui sont une fois arrivés
00:56:29place de la nation
00:56:30ont cherché un moyen
00:56:31de sortir
00:56:32j'ai fait le tour
00:56:32de la place de la nation
00:56:33et la place de la nation
00:56:35se vide peu à peu
00:56:36d'ailleurs
00:56:37l'îlot central
00:56:37le point central
00:56:40de la place de la nation
00:56:40est inaccessible
00:56:41il y a des forces
00:56:42de l'ordre
00:56:42qui font barrage
00:56:44merci beaucoup
00:56:45pour ces précisions
00:56:46il est pratiquement
00:56:4718h
00:56:48on est en direct
00:56:48sur CNews
00:56:49dans cette édition spéciale
00:56:50600 000 manifestants
00:56:52au total
00:56:53dans toute la France
00:56:53des cortèges
00:56:54qui se sont passés
00:56:55de façon globale
00:56:57de façon calme
00:56:58pacifique
00:56:59quelques accrochages
00:57:00à Lyon
00:57:01Toulouse
00:57:01ou également
00:57:03à Lille
00:57:04mais on peut le dire
00:57:05cette journée
00:57:06a été
00:57:07une journée de revendication
00:57:08à l'appel des syndicats
00:57:09contre la vie chère
00:57:10on a appris aussi
00:57:12dans le courant
00:57:13de cette journée
00:57:13qu'il y aura une conférence sociale
00:57:14qui est confirmée
00:57:16par le Premier ministre
00:57:18à Matignon
00:57:19entre les syndicats
00:57:20et le patronat
00:57:20il sera question des salaires
00:57:22peut-être d'un coup de pouce
00:57:23au SMIC
00:57:23je salue
00:57:24l'arrivée de nos invités
00:57:25Bastien Bonargent
00:57:26secrétaire général
00:57:27du mouvement des jeunes
00:57:27communistes de France
00:57:28bonsoir
00:57:28merci d'être là
00:57:40bonsoir
00:57:40de cette journée
00:57:41de mobilisation
00:57:41peut-être M. Bonargent
00:57:42du monde dans les rues
00:57:44des revendications précises
00:57:46sur la vie chère
00:57:47une conférence sociale
00:57:49qu'est-ce que vous en attendez
00:57:49des choses concrètes
00:57:51de la part d'un gouvernement
00:57:52qui on l'a beaucoup dit
00:57:53depuis une heure
00:57:54n'a pas grand chose
00:57:55à vous proposer
00:57:56en réalité
00:57:56il serait temps
00:57:57un peu de concret
00:57:58parce qu'on fait face
00:57:59quand même à une mobilisation
00:58:00qui est historique
00:58:01maintenant
00:58:01dans le pays
00:58:02après les manifestations
00:58:04lycéennes
00:58:04et la série de blocages
00:58:06qu'on a connues
00:58:06avant les vacances
00:58:07qui a repris d'ailleurs
00:58:07après les vacances
00:58:08une manifestation aussi
00:58:10très réussie
00:58:10d'abord le 29 septembre
00:58:11à l'appel des syndicats
00:58:14pour les fonctionnaires
00:58:14une nouvelle journée
00:58:15de mobilisation aujourd'hui
00:58:16extrêmement revendicative
00:58:18vous l'avez dit
00:58:18et qui s'est extrêmement bien passée
00:58:20avec beaucoup de monde
00:58:20dans les rues
00:58:21et donc maintenant
00:58:22on attend du gouvernement
00:58:23qui puisse poser sur la table
00:58:24des réponses concrètes
00:58:25à l'ensemble des problématiques
00:58:27qui ont été soulevées
00:58:28par les différents corps sociaux
00:58:29qui sont mobilisés
00:58:30depuis des semaines maintenant
00:58:31On est Thomas Ménager
00:58:32sur cette journée de mobilisation
00:58:34beaucoup de monde dans les rues
00:58:35des revendications
00:58:36que évidemment
00:58:36le Rassemblement National
00:58:38entend
00:58:38puisque vous êtes aussi
00:58:40très
00:58:41beaucoup de mesures
00:58:42sur le pouvoir d'achat
00:58:43quelques conclusions
00:58:44en fait
00:58:45sur cette journée
00:58:45ça fait plaisir
00:58:46de se dire que des gens
00:58:47ont pu revendiquer
00:58:49globalement dans le calme
00:58:50même si bon
00:58:50il y a quand même
00:58:51toujours quelques fauteurs
00:58:52de troubles
00:58:52et qu'il y a eu
00:58:54une prise en considération
00:58:55de la part du ministre
00:58:56de l'Intérieur
00:58:56pour mettre les moyens
00:58:57des moyens humains
00:58:58des moyens matériels
00:58:59et que
00:59:00parce que les premières victimes
00:59:01en fait ces dernières semaines
00:59:02c'était les gens qui
00:59:03tant les lycéens
00:59:04les étudiants
00:59:05les français qui souffrent
00:59:06les ouvriers
00:59:07les artisans
00:59:08tous ceux qui sont en difficulté
00:59:09dans notre pays
00:59:09qui n'arrivaient pas
00:59:10en fait à être entendus
00:59:11parce que tout était
00:59:12abîmé
00:59:13sali
00:59:14par des ultra-violents
00:59:15par des pilleurs
00:59:16par des casseurs
00:59:17mais aujourd'hui
00:59:18il va falloir des réponses
00:59:19à court terme
00:59:21rapides
00:59:21dans le cadre
00:59:22des discussions budgétaires
00:59:23et nous on est
00:59:24satisfait
00:59:24qu'il y ait
00:59:25ce moment de dialogue social
00:59:27parce que Marine Le Pen
00:59:28l'avait appelé
00:59:28de ses voeux
00:59:29qui est
00:59:30conférence sociale
00:59:32dès 2022
00:59:33sur la question
00:59:33des conditions de travail
00:59:34sur la question
00:59:35des salaires
00:59:35après il faut aussi
00:59:36avoir un discours
00:59:37de vérité
00:59:37auprès de tous ceux
00:59:38qui se mobilisent
00:59:39le moment de vérité
00:59:40il sera au moment
00:59:41de l'élection présidentielle
00:59:42et il faut éviter aussi
00:59:43que tout soit confisqué
00:59:45par le bazar dans la rue
00:59:47et qu'il puisse y avoir
00:59:48un vrai débat démocratique
00:59:49lors des débats
00:59:50et ce débat présidentiel
00:59:51et même Fadel
00:59:52là on a effectivement
00:59:54une manifestation
00:59:55pour l'instant
00:59:56qui est tout à fait calme
00:59:58et c'est tant mieux
00:59:59pour ceux qui
00:59:59ont leur remédication
01:00:00à porter
01:00:01tant mieux
01:00:01parce que moi
01:00:02je comprends
01:00:03la colère des français
01:00:04je comprends
01:00:05aujourd'hui
01:00:06toute cette souffrance
01:00:07et je suis très sensible
01:00:09et je suis heureuse
01:00:10que ça se passe bien
01:00:11et que les casseurs
01:00:12les pilleurs
01:00:12ceux qui vandalisent
01:00:13ne soient pas
01:00:14n'aient pas
01:00:15trop infiltré
01:00:16alors on va voir
01:00:16vers la fin
01:00:17je crains
01:00:19mais je voulais rebondir
01:00:20aussi sur ce qui a été dit
01:00:21moi c'est vraiment
01:00:22ce qui m'inquiète
01:00:22c'est qu'effectivement
01:00:23cette campagne électorale
01:00:25nous soit confisquée
01:00:26on n'a pas eu
01:00:27pratiquement
01:00:282017
01:00:302022
01:00:30on n'a pratiquement pas eu
01:00:32de campagne électorale
01:00:33et là on s'attend
01:00:34enfin
01:00:35qu'il y ait des vrais débats
01:00:36programme
01:00:37contre programme
01:00:38et que les français
01:00:39puissent faire
01:00:39leur choix
01:00:40et que les français
01:00:42soient souverains
01:00:43encore une fois
01:00:43pour pouvoir
01:00:44aller voter
01:00:46et malheureusement
01:00:47je crains
01:00:49que malheureusement
01:00:50il n'y ait
01:00:50cette bordelisation
01:00:51qui nous empêche
01:00:52d'avoir des débats
01:00:53dignes de ce nom
01:00:54dans une démocratie
01:00:56dans une république
01:00:56comme la France
01:00:57alors à l'instant
01:00:58un tweet de Jean-Luc Mélenchon
01:00:59Macron t'es foutu
01:01:00le peuple est dans la rue
01:01:01Jean-Christophe Kouvi
01:01:03oui
01:01:04un classique
01:01:05c'est bon on enlève
01:01:10il n'y a aucun intérêt
01:01:11franchement
01:01:12le peuple
01:01:13au contraire
01:01:13le peuple est dans la rue
01:01:14oui
01:01:14c'est pas que contre Macron
01:01:16c'est juste pour que le peuple
01:01:17a besoin
01:01:18moi je défends pas Macron
01:01:19mais le peuple a besoin
01:01:20surtout d'être réenchanté
01:01:22par nos hommes politiques
01:01:23voilà
01:01:23la sphère politique
01:01:24comme je disais tout à l'heure
01:01:25quand je la regarde
01:01:26je me désole
01:01:26mais par contre
01:01:27là où je me console
01:01:28c'est quand je regarde
01:01:28autour de moi
01:01:29des gens qui sont solidaires
01:01:30qui s'entraident
01:01:31qui essaient de sortir
01:01:34toujours la tête de l'eau
01:01:35et en fait
01:01:36on attend aussi
01:01:37de nos hommes politiques
01:01:38justement
01:01:39des solutions
01:01:39mais surtout
01:01:40une concertation
01:01:41encore une fois
01:01:42avec les corps intermédiaires
01:01:43avec justement
01:01:44le patronat
01:01:45pour trouver des solutions
01:01:46et réfléchir tous ensemble
01:01:48en fait
01:01:48il n'y a pas de vérité
01:01:49absolue
01:01:50qui vient d'en haut
01:01:51en disant
01:01:51on est meilleur que les autres
01:01:52et nous on a
01:01:53la science infuse
01:01:54pour faire aussi confiance
01:01:55un petit peu
01:01:56aux représentants du peuple
01:01:56Thomas Ménager
01:01:57porte-parole du Rassemblement National
01:02:00est-ce que
01:02:00encore une fois
01:02:01ce que l'on a vécu
01:02:02les derniers jours
01:02:03pas aujourd'hui précisément
01:02:05ce chaos dans la rue
01:02:06et le prélude
01:02:07a peut-être
01:02:08une éventuelle accession
01:02:10au pouvoir de Marine Le Pen
01:02:11est-ce que
01:02:11c'est ce qui nous attend ?
01:02:12Alors c'est ce que
01:02:13la petite musique
01:02:14qui veut être mis en place
01:02:15pour des fois faire peur
01:02:16et faire craindre
01:02:17et dire aux gens
01:02:17ne votez pas
01:02:18le Rassemblement National
01:02:19parce que ça sera le bazar
01:02:20le bazar et le chaos
01:02:21il est là
01:02:21le chaos dans la rue
01:02:22il est aujourd'hui
01:02:23et quand on apportera
01:02:24avec Marine Le Pen
01:02:25des réponses
01:02:26en matière de pouvoir d'achat
01:02:27de hausse
01:02:27des salaires
01:02:28parce qu'on propose
01:02:29une hausse des salaires
01:02:30pour les salaires
01:02:31jusqu'à 3 fois le SMIC
01:02:33jusqu'à 10% de hausse
01:02:34sans charge patronale
01:02:35parce qu'il y a un certain
01:02:36nombre de chefs d'entreprise
01:02:37qui voudraient augmenter
01:02:38les salaires
01:02:38mais aujourd'hui
01:02:38qui sont totalement
01:02:39asphyxiés par les charges
01:02:41quand on propose
01:02:42des baisses
01:02:42des charges contraintes
01:02:43c'est-à-dire la baisse
01:02:44de la TVA
01:02:45de 25,5%
01:02:46sur l'énergie
01:02:47sur le fuel
01:02:47là les gens
01:02:47ils sont en train de remplir
01:02:48leur cuve à fuel
01:02:49pour se chauffer
01:02:49le gaz
01:02:50l'électricité
01:02:51c'est-à-dire
01:02:56qui n'arrivent plus
01:02:56à s'en sortir
01:02:56en fait
01:02:57les gens quand ils arrivent
01:02:58à sortir dans la rue
01:02:59et des gens qui parfois
01:03:00n'ont jamais manifesté
01:03:01c'est parce qu'ils n'en peuvent plus
01:03:02et là il y a 600 000
01:03:04mais il y a surtout
01:03:04des millions et des millions
01:03:05de français
01:03:06qui n'ont même pas le temps
01:03:06de prendre une journée
01:03:08de s'arrêter
01:03:08quand on est artisan
01:03:09quand on n'arrive pas
01:03:10à s'en sortir
01:03:10donc je pense que le calme
01:03:12la sérénité
01:03:13la concorde nationale
01:03:14elle reviendra
01:03:14quand on aura un pouvoir politique
01:03:15qui pourra agir
01:03:16et là aujourd'hui
01:03:17force est de constater
01:03:19qu'on est à une période
01:03:20d'agonie
01:03:21du pouvoir politique
01:03:22macroniste
01:03:23et qu'il faut maintenant
01:03:24tourner la page
01:03:24c'est à mon argent
01:03:25les propositions du RN
01:03:26sur le pouvoir d'achat
01:03:27elles vous vont ?
01:03:28vous dites banco ?
01:03:28je trouve que c'est
01:03:29très largement insuffisant
01:03:30puis moi je me questionne
01:03:32sincèrement
01:03:33sur cette réponse
01:03:34parce qu'on fait face
01:03:35justement à une
01:03:36comme on le disait
01:03:37une mobilisation historique
01:03:37beaucoup de revendications sociales
01:03:39et moi je me souviens
01:03:40d'un rassemblement national
01:03:41qui a voté contre
01:03:41la hausse du SMIC
01:03:43en 2022
01:03:44je me souviens
01:03:44d'un rassemblement national
01:03:46qui a voté contre
01:03:47le gel du loyer
01:03:49en 2023 aussi
01:03:50quand on faisait face
01:03:51à l'inflation
01:03:52je me souviens
01:03:52d'un rassemblement national
01:03:53qui a voté aussi
01:03:54contre la taxe du Kman
01:03:54et je me souviens surtout
01:03:56d'un rassemblement national
01:03:57qui porte
01:03:57à l'occasion
01:03:58des élections présidentielles
01:04:00un plan d'austérité
01:04:00qui va encore plus loin
01:04:01que celui d'Emmanuel Macron
01:04:03plan d'austérité
01:04:03contre lequel
01:04:04se bat justement
01:04:05l'ensemble des français
01:04:06qu'on voit sur les images
01:04:07juste derrière vous
01:04:07je me pose sincèrement les questions
01:04:09beaucoup de contre-vérité
01:04:10même je pense que
01:04:11c'est plutôt bon signe
01:04:13oui on est contre
01:04:13la taxe du Kman
01:04:14on est contre attaquer
01:04:15l'outil productif
01:04:16ce qui permet
01:04:17d'emploi
01:04:18oui parce qu'il y a plein de gens
01:04:19qui sont légèrement au-dessus du SMIC
01:04:20nous on propose
01:04:20l'augmentation
01:04:21jusqu'à 10%
01:04:22de l'ensemble des salaires
01:04:23parce que vous savez
01:04:24les ceux qui sont juste
01:04:25au-dessus du SMIC
01:04:26ils vont se faire rattraper
01:04:27et eux ils ne voient pas
01:04:28leur pouvoir d'achat augmenter
01:04:29donc on a une vision
01:04:30qui est différente
01:04:31de la vôtre
01:04:32on l'assume pleinement
01:04:33de la même manière
01:04:34que bloquer les loyers
01:04:35quand vous avez
01:04:36moi c'est le cas
01:04:36sur mon territoire
01:04:38des retraités
01:04:38qui ont acheté un bien
01:04:40un petit local commercial
01:04:41un petit appartement
01:04:42et qui cherchent à le louer
01:04:43pour pouvoir avoir
01:04:43un complément de revenu
01:04:45et pouvoir vivre
01:04:46à la retraite dignement
01:04:47on ne souhaite pas
01:04:48les assassiner
01:04:49et qu'on souhaite
01:04:50au contraire
01:04:50baisser les charges contraintes
01:04:51aujourd'hui celui
01:04:52qui s'en prélève trop
01:04:54c'est l'Etat
01:04:55donc ce n'est pas
01:04:56d'attaquer le bailleur
01:04:57ou le chef d'entreprise
01:04:59mais c'est que l'Etat
01:04:59lui fasse des économies
01:05:01et ce n'est pas un plan d'austérité
01:05:02il y a plein de dépenses toxiques
01:05:03dans notre pays
01:05:04il y a plein d'économies
01:05:05structurelles à faire
01:05:06qui ne fera pas de mal
01:05:07à notre économie
01:05:08ni aux Français
01:05:08il faudra qu'on m'explique
01:05:09alors j'attends
01:05:11de voir encore
01:05:11démonstration sur démonstration
01:05:15à des Françaises
01:05:15et des Français
01:05:16pour relancer
01:05:16l'appareil productif
01:05:17en proposant
01:05:19des plans d'économie
01:05:20massifs
01:05:21de la coupe
01:05:22dans nos services publics
01:05:23moins de moyens
01:05:24toujours pour l'éducation nationale
01:05:25moi je veux bien
01:05:26par exemple
01:05:26je le comprends avec
01:05:28le programme Macroniste
01:05:28parce que nous
01:05:29les services publics
01:05:30sont maintenus
01:05:30on coupe sur des services
01:05:33des agences
01:05:34le train de vie de l'Etat
01:05:35le budget de l'Union Européenne
01:05:36sur des éléments
01:05:37qui
01:05:38et on accepte de dire
01:05:40que
01:05:40parce que je sais
01:05:41que c'est vrai
01:05:41que vous pensez aussi
01:05:42peut-être notamment
01:05:42que sur la question
01:05:43des fonctionnaires
01:05:44qui est peut-être
01:05:45moins de fonctionnaires
01:05:45dans des agences
01:05:46mais plus de fonctionnaires
01:05:47sur le terrain
01:05:47on voit bien
01:05:48qu'on a besoin de policiers
01:05:49donc il y a un discours
01:05:50qui est équilibré
01:05:51qui est celui qu'on porte
01:05:51au Rassemblement National
01:05:52équilibré je ne crois pas
01:05:53moi je ne le confonds pas
01:05:54le programme avec celui
01:05:55d'Emmanuel Macron
01:05:55je le compare
01:05:56je veux bien
01:05:56mais est-ce que par exemple
01:05:57vous êtes pour l'ouverture
01:05:58des 300 000 places
01:05:59que nous revendiquons
01:06:00aujourd'hui dans l'enseignement
01:06:01supérieur
01:06:02parce que je veux bien
01:06:02mais si on veut relancer
01:06:03demain l'appareil productif
01:06:05il faut bien former
01:06:06des techniciens
01:06:06il faut former des ingénieurs
01:06:07et ça je pense
01:06:08aujourd'hui on forme
01:06:09dans des filières
01:06:10qui n'apportent aucun emploi
01:06:12aujourd'hui le vrai problème
01:06:13ce n'est pas le nombre de postes
01:06:14c'est qu'on pousse des jeunes
01:06:17à aller dans des filières
01:06:18où ils n'auront jamais de boulot
01:06:19donc il faut avoir
01:06:20un discours de vérité
01:06:22oui il faut encore
01:06:23des sociologues
01:06:23oui il faut encore
01:06:24des historiens
01:06:25oui il faut encore
01:06:25des psychologues
01:06:27il faut des tas de professions
01:06:28mais il y a des professions
01:06:29où on ne va pas
01:06:29ouvrir plus de place
01:06:30et il faut avoir aussi
01:06:31un discours de vérité
01:06:32avec ces jeunes
01:06:33en leur disant
01:06:33qu'il faut une adéquation
01:06:35entre les offres
01:06:36en enseignement supérieur
01:06:37et les besoins
01:06:38pour le pays
01:06:38pour relancer notre école
01:06:39pardonnez-moi
01:06:40je crois que vous n'avez pas
01:06:40compris la question
01:06:41je ne vous parle pas
01:06:41de place
01:06:42ni en fac de psychologie
01:06:43ni en fac de sociologie
01:06:44je vous parle de place
01:06:45dans l'enseignement supérieur
01:06:46et dans la recherche
01:06:47comment est-ce qu'on fait
01:06:48pour réindustrialiser le pays
01:06:49je repose la question
01:06:50si on ne se donne pas
01:06:50les moyens de former
01:06:51des techniciens
01:06:52de former des ingénieurs
01:06:52si on ne réinvestit pas
01:06:54massivement dans les lycées
01:06:55professionnels
01:06:55dans l'apprentissage
01:06:56qui sont aujourd'hui
01:06:57les filières
01:06:57qui nous permettront
01:06:58de relever les défis
01:06:59auxquels on fait face
01:07:00le défi climatique
01:07:00le défi social
01:07:01donc moi je veux bien
01:07:02mais encore une fois
01:07:03c'est une formidable démonstration
01:07:04de l'arnaque sociale
01:07:05qu'est le parti
01:07:06de la rassemblement national
01:07:06il est 18h07
01:07:07on repart sur le terrain
01:07:08on est en édition spéciale
01:07:09sur CNews
01:07:10on va rejoindre
01:07:11l'une de nos équipes
01:07:12qui se trouve dans les cortèges
01:07:13qui se dirige vers
01:07:14la place de la nation
01:07:15bonsoir à vous
01:07:16expliquez-nous
01:07:16comment ça se déroule
01:07:18autour de vous
01:07:20et bien Laurence
01:07:21le cortège commence
01:07:23progressivement
01:07:23la fin de la sortie
01:07:24commence à arriver
01:07:25place dans la nation
01:07:26d'ici 5 à 10
01:07:2910 petites minutes
01:07:30ne seront arrivées
01:07:30place de la nation
01:07:31c'est vrai que l'ambiance
01:07:33commence un petit peu
01:07:33à se tendre
01:07:34avec des individus
01:07:35qui est à l'une des chenilles
01:07:37il y a un petit peu
01:07:38de processus
01:07:39pour se masquer
01:07:40mais il y a énormément
01:07:42énormément de mules
01:07:43les dernières personnes
01:07:45c'est parti
01:07:45de la tête de la république
01:07:46au cours de 16 ans
01:07:48et vous voyez
01:07:50il y a un petit peu
01:07:51progressivement
01:07:52et bien
01:07:52il y a un niveau
01:07:54de l'arrivée
01:07:55de l'arrivée
01:07:55de la nation
01:07:57donc l'ambiance
01:07:58c'est simple
01:07:59pour certains
01:07:59donc l'ambiance
01:08:00n'entend plus
01:08:01tendu pour vous
01:08:01qu'il attend justement
01:08:03cette arrivée
01:08:03de la nation
01:08:04et donc il y a un moment
01:08:05qui peut mettre
01:08:06cet exercice
01:08:07qu'on peut sur moi
01:08:07et bien
01:08:08on n'entend plus
01:08:12très très très bien
01:08:13mais c'est vrai
01:08:14qu'il y a beaucoup
01:08:14de monde autour de vous
01:08:15qu'on voit
01:08:16très visiblement
01:08:16que c'est calme
01:08:17il y a les services d'ordre
01:08:18des syndicats
01:08:19qui sont très présents
01:08:20Jean-Christophe Kouvy
01:08:21et ça c'est sûr
01:08:22que c'est une garantie
01:08:23c'est ce qui fait
01:08:24la grande différence
01:08:25avec les manifs sauvages
01:08:26du samedi
01:08:26où ça part dans tous les sens
01:08:27là on voit
01:08:28ils ont les gilets jaunes
01:08:29et ils connaissent
01:08:31le matin du calme
01:08:32et surtout c'est qu'ils essaient
01:08:33d'être hermétiques
01:08:34et éviter que justement
01:08:36des personnes extérieures
01:08:37qui viennent pour casser
01:08:38puissent s'infiltrer
01:08:39dans les manifestations
01:08:40on sait comment ça marche
01:08:42après on laisse des objets
01:08:42on désinvective des objets
01:08:44et des
01:08:46je veux dire
01:08:47des cocktails Molotov
01:08:47et du coup
01:08:48la police réplique
01:08:49et du coup
01:08:49après on crie
01:08:51aux violences policières
01:08:52qu'on matraque
01:08:52les manifestants
01:08:54enfin voilà
01:08:54le piège il est là en fait
01:08:55on a l'habitude
01:08:56donc ce qu'il faut
01:08:57c'est
01:08:59hermétique
01:08:59une sécurité hermétique
01:09:00empêchée
01:09:01et dès qu'on arrive effectivement
01:09:02à la fin de manifestation
01:09:04il faut que les manifestants
01:09:06partent
01:09:06s'engouffrent dans les métros
01:09:07sortent dans les rues adjacentes
01:09:09et la manifestation
01:09:10est terminée
01:09:10il ne va rester
01:09:11que les black blocs
01:09:12là c'est l'heure
01:09:13de l'apéro black bloc
01:09:14c'est à dire qu'il n'y a pas
01:09:15de cacahuètes
01:09:16mais on va se taper
01:09:17sur les policiers
01:09:18tranquillement
01:09:19espérons que non
01:09:22je vous mets
01:09:23dans un quart d'heure
01:09:24ça va dégénérer un petit peu
01:09:25ils vont tester
01:09:25ils vont voir un petit peu
01:09:27comment réagissent
01:09:27les policiers
01:09:28et puis après
01:09:29une fois qu'ils ont eu
01:09:30leur adrénaline
01:09:31et qu'ils auront scandé
01:09:33à bas l'état
01:09:33les flics et les fachos
01:09:34et bien ils rentreront
01:09:35chez eux
01:09:35et tout va bien se passer
01:09:37parce qu'en plus
01:09:37ce n'est pas des gens
01:09:38qui souffrent beaucoup
01:09:39à mon avis économiquement
01:09:40je rebondis sur ce que dit
01:09:41Jean-Christophe Couvier
01:09:42par rapport à l'enjeu
01:09:43pour les syndicats
01:09:44de la bonne tenue
01:09:45de cette manifestation
01:09:46l'enjeu est capital
01:09:47c'est à dire que
01:09:48si les syndicats
01:09:49veulent pouvoir
01:09:49mener un véritable bras de fer
01:09:51avec le gouvernement
01:09:52et bien il y a un engagement
01:09:54il y a une obligation
01:09:55une responsabilité
01:09:56de la part des syndicats
01:09:57il faut impérativement
01:09:58que ces manifestations
01:09:59se déroulent dans le calme
01:10:00et comme ça
01:10:01ça permet aux syndicats
01:10:02de dire au gouvernement
01:10:03nous sommes
01:10:04l'interlocuteur
01:10:05le seul
01:10:06crédible
01:10:07pour mener les négociations
01:10:08alors que si
01:10:10à contrario
01:10:11il y a
01:10:12de la casse
01:10:13contre la police
01:10:13il y a de la dégradation
01:10:14du mobilier urbain
01:10:15bref tout ce qu'on voit
01:10:16très régulièrement
01:10:17là ça va être plus compliqué
01:10:18mais on voit bien
01:10:19que les syndicats
01:10:20d'ailleurs
01:10:21ils communiquent beaucoup
01:10:22avec les médias
01:10:23et nous ils nous expliquent
01:10:23qu'à partir d'une certaine heure
01:10:24je pense bientôt
01:10:26ils vont acter
01:10:27que la manifestation
01:10:27est terminée
01:10:28et donc à partir du moment
01:10:29où la manifestation
01:10:30est terminée
01:10:30et bien ils ne sont plus
01:10:32responsables
01:10:32entre guillemets
01:10:33de ce qui se passe après
01:10:34pour bien se désolidariser
01:10:36a priori
01:10:37les possibles violences
01:10:39comme on voit
01:10:40que le gouvernement
01:10:40de l'autre côté
01:10:41annonce une conférence sociale
01:10:43lundi
01:10:44on voit qu'il y a quelque chose
01:10:45qui est quand même
01:10:46en train de se passer
01:10:46une tentative de négociation
01:10:48et a priori
01:10:49les syndicats
01:10:50vont faire en sorte
01:10:51que ça se termine bien
01:10:52dans les 15-20 minutes
01:10:53qui se terminent
01:10:54voilà
01:10:54le reste de la soirée
01:10:56ça c'est une autre paire de manches
01:10:57c'est un bon argent
01:10:58on espère que ça va se terminer
01:10:59dans le calme
01:11:00mais on a déjà vu des exemples
01:11:01effectivement
01:11:02et cette violence
01:11:02elle parasite complètement
01:11:03le message de fond
01:11:04complètement
01:11:05on n'arrive plus à entendre
01:11:06des revendications
01:11:06à partir du moment où on voit
01:11:08des scènes de chaos
01:11:08qui mettent les commerçants
01:11:10sur la paille
01:11:11qui a peur des gens
01:11:12qui n'osent plus
01:11:13à venir dans les centres-villes
01:11:14les samedis par exemple
01:11:15ça brouille complètement le message
01:11:17bien sûr
01:11:17ça on l'a dit
01:11:18on l'a répété
01:11:20maintes et maintes fois
01:11:20je pense que
01:11:21toute violence
01:11:23qui se déroule
01:11:23dans les mobilisations
01:11:24c'est l'ennemi
01:11:25très concrètement
01:11:26de ces mobilisations sociales
01:11:28parce qu'elles effacent
01:11:29effectivement
01:11:29les revendications sociales
01:11:30et là-dessus
01:11:31moi j'en connais un
01:11:32qu'on laisse beaucoup tranquille
01:11:32c'est le ministre de l'Intérieur
01:11:34quand même
01:11:34monsieur Laurent Nouniès
01:11:35qui chaque veille
01:11:37de manifester
01:11:37il a été auditionné
01:11:38il n'y a pas si longtemps
01:11:38que ça
01:11:39à l'Assemblée nationale
01:11:40quand même
01:11:40qui est en échec total
01:11:43aujourd'hui
01:11:43je crois qu'il a reconnu
01:11:44que le 17 octobre
01:11:45n'était pas une réussite
01:11:46moi j'en veux énormément
01:11:47à Emmanuel Macron
01:11:48qui a refusé sa démission
01:11:49et c'est ça l'impunité
01:11:50aujourd'hui
01:11:50aujourd'hui ça se passe
01:11:51quand même plutôt bien
01:11:52au-delà des personnes
01:11:53parlons quand même
01:11:54de la situation qu'on voit
01:11:57là c'est bien un enjadré
01:11:58c'est bien un enjadré
01:11:59je ne suis pas le défenseur
01:12:01de Laurent Nouniès
01:12:02mais vous savez
01:12:02ce que disait
01:12:03le maréchal Soult
01:12:03on pardonne à un chef
01:12:05ses erreurs
01:12:06mais on ne pardonne pas
01:12:06à un absent
01:12:07un chef absent
01:12:08bon il a peut-être
01:12:09fait une erreur
01:12:09le 17 octobre
01:12:10effectivement
01:12:11mais c'était
01:12:12parce que voilà
01:12:13on avait mal
01:12:14mais c'est aussi
01:12:15là mais c'est une problématique
01:12:17c'est pas que
01:12:18mise à l'intérieur
01:12:18c'est surtout
01:12:19c'est un service
01:12:20de renseignement
01:12:20qui est sous-doté
01:12:21en homme
01:12:22aujourd'hui
01:12:23il faut savoir
01:12:23que l'ultra-gauche
01:12:24c'est pas que
01:12:26du réseau social
01:12:28de l'écoute
01:12:29c'est du renseignement
01:12:31humain
01:12:31donc on a besoin
01:12:32de collègues
01:12:33de terrain
01:12:34qui captent
01:12:35des informations
01:12:35parce que c'est
01:12:36très gazeux
01:12:36et je vous expliquerai
01:12:38un jour
01:12:38comment ça marche
01:12:39je repasse la parole
01:12:40dans un instant
01:12:41à nos deux débatteurs
01:12:41on repart juste
01:12:42place de la nation
01:12:43où ça y est
01:12:43la nuit tombe
01:12:45expliquez-nous
01:12:45on voit quelques fumigènes
01:12:47qui commencent à apparaître
01:12:52oui bonsoir Laurence
01:12:54vous l'avez dit
01:12:55on aperçoit déjà
01:12:56des fumigènes
01:12:58puisque
01:12:59la nuit
01:13:00commence à tomber
01:13:02ici
01:13:02place de la nation
01:13:05c'est un petit peu
01:13:06le moment
01:13:06en fait
01:13:07que tout le monde
01:13:08redoute
01:13:09notamment les forces
01:13:09de l'ordre
01:13:10évidemment
01:13:10ici
01:13:11alors il y a
01:13:12beaucoup de monde
01:13:12Laurence
01:13:13il faut savoir
01:13:14quand même
01:13:14que c'était
01:13:14un cortège
01:13:15qui a eu du mal
01:13:16à démarrer
01:13:17place de la république
01:13:18parce qu'il était
01:13:19vraiment assez
01:13:20assez dense
01:13:20nous on était
01:13:21au milieu
01:13:22on va dire
01:13:22un petit peu
01:13:22au milieu
01:13:23du cortège
01:13:23il y a eu
01:13:24plusieurs mouvements
01:13:25d'arrêt
01:13:26il y a eu
01:13:26des moments
01:13:26de crispation
01:13:27un peu de tension
01:13:29avec les forces
01:13:30de l'ordre
01:13:30quelques tirs
01:13:32de gaz lacrymogènes
01:13:33des tirs
01:13:34et puis là
01:13:35donc les forces
01:13:36nous on est derrière
01:13:37dans une rue adjacente
01:13:38pour éviter
01:13:38qu'il est protégé
01:13:39par des gendarmes
01:13:40puisque le but
01:13:41Laurence
01:13:41c'est d'éviter
01:13:42qu'il y ait
01:13:42des cortèges
01:13:44sauvages
01:13:44donc là
01:13:48on va revenir
01:13:49dans un instant
01:13:49mais on comprend
01:13:50que la liaison
01:13:50est instable
01:13:51et c'est normal
01:13:51il y a beaucoup
01:13:51de monde
01:13:52les réseaux saturent
01:13:53tout le monde
01:13:53a son téléphone portable
01:13:54tout le monde
01:13:54fait des vidéos
01:13:55en live
01:13:56évidemment
01:13:57c'est le grand
01:13:58c'est comme ça
01:13:59mais on a ces images
01:14:00où on voit
01:14:01que ça s'écoule
01:14:01quand même
01:14:02tranquillement
01:14:02sur cette place
01:14:03de la nation
01:14:03il y a un flux
01:14:04assez important
01:14:05on parle de 80 000
01:14:06je crois
01:14:06personnes à Paris
01:14:07600 000
01:14:08au niveau
01:14:08de toute la France
01:14:09Thomas Ménager
01:14:10encore une fois
01:14:11on entend
01:14:11Bastien Bonnergion
01:14:12qui dit
01:14:12il faut entendre
01:14:13ces revendications
01:14:14il faut que le gouvernement
01:14:15bouge
01:14:15la question
01:14:16c'est encore une fois
01:14:17le gouvernement
01:14:18a-t-il encore
01:14:18les moyens
01:14:19ne serait-ce
01:14:20que de tenir
01:14:20une seule promesse
01:14:21c'est ça qui est inquiétant
01:14:23c'est que c'est très bien
01:14:23de parler de dialogue social
01:14:24mais on a eu
01:14:25plein d'annonces de ce type
01:14:26c'est-à-dire une conférence sociale
01:14:27on a eu les rencontres
01:14:28de Saint-Denis
01:14:28on a eu les cahiers
01:14:29de doléances
01:14:29on a eu le grand débat
01:14:30attention à un effet déceptif
01:14:32avec un gouvernement
01:14:33un pouvoir
01:14:34qui n'a pas la capacité
01:14:35aujourd'hui à agir
01:14:37alors nous on se bat
01:14:38de toutes nos forces
01:14:38pour essayer de lui faire
01:14:40entendre raison
01:14:40notamment dans les débats budgétaires
01:14:42parce qu'aujourd'hui
01:14:42les débats budgétaires
01:14:43qui nous sont proposés
01:14:44sont encore plus
01:14:45de cas social
01:14:45encore plus de difficultés
01:14:46en matière de pouvoir d'achat
01:14:47en matière de capacité
01:14:49à se soigner
01:14:50dans notre pays
01:14:51et donc attention
01:14:52à ce qui pourrait au final
01:14:54créer un effet déceptif
01:14:55qui crée encore plus
01:14:56de tensions
01:14:57et aussi avoir
01:14:58un discours de vérité
01:14:59c'est de se battre
01:15:00et de tout faire
01:15:01pour limiter la casse
01:15:02et c'est pour cette raison
01:15:02qu'on attend des réponses pérennes
01:15:04nous au groupe
01:15:05Rassemblement National
01:15:05en matière de pouvoir d'achat
01:15:07notamment sur le coût
01:15:08de l'énergie
01:15:09parce que je vous dis
01:15:09on rentre en hiver
01:15:10là il faut dire
01:15:10les gens n'arrivent plus
01:15:12à se soigner
01:15:12n'arrivent plus à se déplacer
01:15:13donc il y a eu une baisse
01:15:14temporaire
01:15:16grâce à
01:15:17en matière de carburant
01:15:18à ces stocks stratégiques
01:15:20qui ont été un peu libérés
01:15:21qui avait été une demande
01:15:21du Rassemblement National
01:15:22mais c'est pas une baisse
01:15:23qui va être pérenne
01:15:24aujourd'hui il faut baisser
01:15:26la fiscalité
01:15:27et c'est sur ça
01:15:28qu'on va devoir travailler
01:15:29sur ça que nous avons travaillé
01:15:30au Rassemblement National
01:15:31c'est un bon argent
01:15:32dans ce que dit
01:15:33le Rassemblement National
01:15:34est-ce qu'il y a des mesures
01:15:34qui vous semblent cohérentes
01:15:35encore une fois
01:15:36et sur lesquelles vous pouvez
01:15:37vous rejoindre
01:15:3760% du carburant
01:15:39ce sont des taxes
01:15:41vous ne considérez pas
01:15:42aujourd'hui
01:15:42que l'Etat est obèse
01:15:43dépense mal
01:15:43tout à l'heure
01:15:44vous parliez de la question
01:15:45de la formation professionnelle
01:15:46je veux dire
01:15:47à un moment
01:15:48on met 30 milliards
01:15:49sur la formation professionnelle
01:15:50chaque année
01:15:50est-ce que vous pensez
01:15:51qu'ils sont bien dépensés
01:15:52est-ce que vous pensez
01:15:53qu'aujourd'hui
01:15:54on finance les bonnes formations
01:15:55est-ce que vous pensez
01:15:56qu'il ne faut pas avoir
01:15:56des filières professionnalisantes
01:15:57qui répondent aux besoins
01:15:58de l'industrie
01:15:59du BTP
01:16:00de l'hôtellerie
01:16:00tout est parfait
01:16:01il faut juste une question
01:16:02de moyens
01:16:03mettre plus d'argent
01:16:03et je n'arrive pas
01:16:05à comprendre votre position
01:16:06non clairement pas
01:16:06mais si je peux dire un mot
01:16:07quand même
01:16:08je suis content de voir
01:16:09que 5 jours après Halloween
01:16:10le Rassemblement National
01:16:11remet son déguisement
01:16:13de grand ami
01:16:14aujourd'hui
01:16:15du peuple français
01:16:16soutien du pouvoir d'achat
01:16:17enfin moi je rappelle
01:16:18quand même
01:16:18le Rassemblement National
01:16:19qui était auditionné
01:16:21juste au mois d'août
01:16:23devant les patrons du MEDEF
01:16:24mais concrètement
01:16:25apportez des réponses
01:16:26vous n'êtes pas là
01:16:26pour faire le bilan
01:16:27vous êtes une personnalité politique
01:16:29mais c'est important quand même
01:16:30parce que vous pouvez
01:16:31vous poser aujourd'hui
01:16:32vous savez la différence
01:16:33entre le Rassemblement National
01:16:34et le Parti Communiste
01:16:34c'est que moi aujourd'hui
01:16:35dans la mobilisation sociale
01:16:36je me sentais comme un poisson dans l'eau
01:16:38parce qu'on est au milieu
01:16:39de gens qui revendiquent
01:16:40exactement la même chose
01:16:41que ce que propose aujourd'hui
01:16:43mon parti
01:16:43ce qui n'est pas le cas
01:16:44aujourd'hui du Rassemblement National
01:16:45moi je veux bien entendre dire
01:16:46oui il faut aujourd'hui
01:16:48le pouvoir d'achat
01:16:49il faut en tête
01:16:50laissez-moi terminer
01:16:50il faut soutenir le bruit
01:16:52il faut
01:16:52Marine Le Pen
01:16:53je pense que vous êtes
01:16:55un peu à côté de la plaque
01:16:55avec vos propositions irréalistes
01:16:56je trouve ça extrêmement désolant
01:16:57ils ont déjà tranché
01:16:58je trouve ça extrêmement désolant
01:17:00parce que quand on entend
01:17:01aujourd'hui le Rassemblement National
01:17:02qu'est-ce que porte Marine Le Pen
01:17:03dans le cadre des élections présidentielles
01:17:05c'est toujours plus d'austérité
01:17:06donc c'est encore moins d'argent
01:17:07pour les services publics
01:17:08donc c'est moins pour le pouvoir d'achat
01:17:10c'est la règle d'or austéritaire
01:17:11mais en fait
01:17:11je ne sais même plus d'ailleurs
01:17:12qui est candidat
01:17:13pour le Rassemblement National
01:17:14si c'est Angela Merkel
01:17:19vous êtes un signifiant
01:17:19tout le monde rigole
01:17:21on vous entend dans la télévision
01:17:22vous êtes aujourd'hui
01:17:23la pâle copie d'Emmanuel Macron
01:17:24en termes de politique économique
01:17:26avec un projet certes différent
01:17:29sur bien d'autres aspects
01:17:30mais vous êtes aujourd'hui
01:17:31vous portez la même chose
01:17:32le même projet libéral
01:17:33donc moi je veux bien
01:17:34mais vous ne répondez pas du tout
01:17:35aux mesures de pouvoir d'achat
01:17:36et d'ailleurs si vous y apportez des réponses
01:17:37pourquoi est-ce que vous n'êtes pas présent
01:17:38en manifestation ?
01:17:39ce qui est certain
01:17:39c'est que c'est vous
01:17:40qui avez à plusieurs reprises
01:17:42à voter pour Emmanuel Macron
01:17:44donc je pense que la proximité
01:17:45avec Emmanuel Macron
01:17:47pour les communistes
01:17:48j'ai une question à poser
01:17:49à Bastien Bonargent
01:17:50j'espère que je ne vous mets pas
01:17:50dans la difficulté
01:17:51mais est-ce que vous êtes sûr
01:17:52que Fabien Roussel sera candidat ?
01:17:53je viens d'apprendre
01:17:54que la majorité du groupe communiste
01:17:56à l'Assemblée Nationale
01:17:57a décidé de voter
01:17:58pour M. Mélenchon
01:17:59à la présidentielle
01:17:599 députés sur 17
01:18:00dont Stéphane Peu
01:18:01le président de groupe
01:18:02ça fait mal pour Fabien Roussel
01:18:04écoutez moi je trouve
01:18:05c'est pas une information
01:18:07qui m'intéresse
01:18:08je précise néanmoins
01:18:09que sur les députés
01:18:10qui se sont positionnés aujourd'hui
01:18:12pour la campagne
01:18:12de Jean-Luc Mélenchon
01:18:13seulement 3 sont adhérents
01:18:14au Parti communiste français
01:18:15c'est un groupe qui est composé
01:18:17c'est un groupe qui est composé
01:18:19de députés ultramarins
01:18:21qui est composé aussi
01:18:22de députés communistes
01:18:23et puis bon là
01:18:23moi je trouve ça dommageable
01:18:25aujourd'hui on sait que
01:18:26le Parti communiste
01:18:26vous vous dites jamais Mélenchon ?
01:18:28c'est pas la question
01:18:29c'est pas jamais Mélenchon
01:18:30si si si
01:18:30c'est un petit peu la question
01:18:31non parce que
01:18:32sinon je vois pas pourquoi
01:18:34on devrait nous positionner
01:18:35spécifiquement sur
01:18:35Jean-Luc Mélenchon
01:18:36et pas sur la crise
01:18:38moi ce que je vous dis
01:18:39c'est qu'on pose la même question
01:18:40aux candidats de droite
01:18:41du premier tour
01:18:41on demande à Rotaillot
01:18:43on les embête toute la journée
01:18:44par rapport au vote
01:18:46du second tour pour l'ERN
01:18:47non mais là dessus
01:18:47c'est très clair
01:18:48moi mon candidat
01:18:48il s'appelle Fabien Roussel
01:18:49il porte aujourd'hui
01:18:50dans le débat public
01:18:51la nationalisation
01:18:52de Total Energy
01:18:53la nationalisation
01:18:54de plusieurs banques
01:18:55pour constituer
01:18:56un pôle bancaire
01:18:56c'est pas la question du tout
01:18:57si
01:18:57moi je vote
01:18:58elle répondait clairement
01:18:59par rapport à
01:19:00cette candidature
01:19:02de Fabien Roussel
01:19:03mais aujourd'hui
01:19:03la candidature de Fabien Roussel
01:19:04elle sert à poser
01:19:05un certain nombre de sujets
01:19:06dans le débat public
01:19:07d'aller reconquérir
01:19:08un électorat
01:19:08d'aller reconquérir
01:19:11un électorat
01:19:12auquel aujourd'hui
01:19:13la gauche ne s'adresse plus
01:19:14elle sert à parler
01:19:15de la nationalisation
01:19:17totale
01:19:17elle sert à faire
01:19:18ce que Fabien Roussel
01:19:19a fait à la fête de l'humanité
01:19:20c'est-à-dire appeler
01:19:21à une grande mobilisation sociale
01:19:22et je pense qu'on est
01:19:23en plein dedans
01:19:23c'est une candidature
01:19:24qui permet de pousser
01:19:25la conscience de classe
01:19:26et de dire que dans ce pays
01:19:27si on veut aujourd'hui
01:19:28apporter des réponses
01:19:29il faut pouvoir écouter
01:19:30celles et ceux
01:19:30qui travaillent
01:19:31et qui produisent les riches
01:19:32c'est moi qui vous ai pris
01:19:32sur un sujet très politique
01:19:34on va revenir à la manifestation
01:19:35vous avez raison
01:19:37la formation est tombée
01:19:38en même temps
01:19:38qu'on se parlait
01:19:39on a un petit feu
01:19:40qui se trouve
01:19:41alors j'imagine
01:19:42que c'est la place de la nation
01:19:43est-ce qu'on a quelqu'un
01:19:44qui peut nous expliquer
01:19:45ce qui se passe ?
01:19:46non on n'a personne
01:19:47mais en tout cas
01:19:47on va le voir avec nos yeux
01:19:49je ne sais pas ce qui brûle
01:19:50Louis peut-être que vous avez
01:19:51de meilleurs yeux que moi
01:19:52non c'est une voiture
01:19:53c'est peut-être une voiture
01:19:54non vous ne croyez pas
01:19:55en tout cas l'objectif
01:19:56c'est d'attirer
01:19:56l'attention des médias
01:19:57c'est ce que nous faisons
01:19:59et d'attirer l'attention
01:20:00des forces de l'ordre
01:20:01vous savez dans ces moments-là
01:20:02on voit que les manifestants
01:20:04à la fin de la journée
01:20:05à la tombée de la nuit
01:20:06essayent de créer
01:20:07une sorte de petits événements
01:20:09alors c'était un espèce
01:20:10de truc posé sur des palettes
01:20:12qui était comme
01:20:13un truc de carnaval
01:20:14je vous explique ce que c'est
01:20:15vous voyez parfois
01:20:16des batailles de lasers
01:20:17puisque maintenant
01:20:17le grand truc dans les manifestations
01:20:19c'est de sortir des lasers
01:20:20et de pointer les policiers
01:20:21de viser les journalistes
01:20:23avec un laser
01:20:24vous avez même
01:20:25le renseignement
01:20:26qui a vu
01:20:26qu'il y avait
01:20:27des casseurs
01:20:28qui avait acheté
01:20:28des rouleaux énormes
01:20:29de cellophane
01:20:30pour emballer des gens
01:20:31bref
01:20:31pour emballer des gens
01:20:32plein d'idées
01:20:33ne leur donnons pas de mauvaises idées
01:20:35très malines
01:20:36donc il y a des nouveaux modes opérateurs
01:20:38vous savez
01:20:38à chaque nouvelle manifestation
01:20:39dans laquelle il y a de la casse
01:20:41il y a des nouvelles pratiques
01:20:42des nouvelles habitudes
01:20:43et donc les policiers
01:20:44et les gendarmes
01:20:45surveillent ça aussi
01:20:45avec beaucoup d'intérêt
01:20:46pour pouvoir s'adapter
01:20:47l'objectif quand même
01:20:48pour les policiers
01:20:49et les gendarmes
01:20:49c'est de toujours avoir
01:20:50un coup d'avance
01:20:52sur les manifestants
01:20:53et sur les casseurs
01:20:54on a juste notre équipe
01:20:54place de la nation
01:20:55qui va nous expliquer
01:20:56l'image de cette palette en feu
01:20:59expliquez-nous
01:21:01oui et bien
01:21:02Laurence en fait
01:21:03c'est une palette
01:21:04qui est défilée justement
01:21:05avec les manifestants
01:21:06il était représenté
01:21:08sur la palette
01:21:09Donald Trump
01:21:11Emmanuel Macron
01:21:12mais également
01:21:12la chaîne
01:21:14C News
01:21:14ils viennent donc
01:21:15de la brûler
01:21:17on a entendu
01:21:17ce slogan
01:21:18Macron
01:21:19en bûcher
01:21:20voilà c'est le slogan
01:21:21qu'on a entendu
01:21:22vous le voyez donc
01:21:22ce feu qui prend de l'ampleur
01:21:25et les forces de l'ordre
01:21:26qui interviennent
01:21:28pour justement
01:21:29peut-être
01:21:30calmer la foule
01:21:31ou la disperser
01:21:33vous le voyez justement
01:21:34sur ces images
01:21:35les policiers
01:21:37qui se sont mis
01:21:38autour du feu
01:21:39pour essayer de
01:21:41disperser
01:21:41la foule
01:21:42parce que ce feu
01:21:43en plus il est
01:21:43sur du gazon
01:21:45et ça a rassemblé
01:21:46beaucoup de monde
01:21:46ce feu
01:21:47les gens
01:21:48les manifestants
01:21:49sont arrivés
01:21:50pour en tout cas
01:21:51se mettre autour
01:21:52ce qui a créé
01:21:53un rassemblement
01:21:53c'est pour ça
01:21:54que vous le voyez
01:21:56des policiers
01:21:57viennent de ce titre
01:21:58de part et d'autre
01:21:59du feu
01:22:00Merci beaucoup
01:22:01pour ces explications
01:22:01on a le début
01:22:03et la fin de cette histoire
01:22:04Jean-Christophe Koubik
01:22:04et on a toujours
01:22:05vos collègues
01:22:06qui sont là
01:22:06évidemment
01:22:07c'est pour laisser passer
01:22:08les pompiers
01:22:08alors on voit
01:22:10les lasers
01:22:10qui sont pointés
01:22:12sur eux
01:22:12oui alors
01:22:14oui bien sûr
01:22:14c'est pour les
01:22:15encore une fois
01:22:15c'est pour les intimider
01:22:16c'est pour aussi
01:22:17donner des
01:22:18je pense qu'il y a aussi
01:22:19des meneurs
01:22:19qui donnent des instructions
01:22:21ce qui est marrant
01:22:22dans l'ultra gauche
01:22:23c'est que vous avez
01:22:23des vrais meneurs
01:22:24mais qui ne participent
01:22:25jamais aux exactions
01:22:26mais qui donnent
01:22:26des instructions
01:22:27et qui eux
01:22:28ne sont jamais chopés
01:22:29mais ça c'est
01:22:30la façon dont ils travaillent
01:22:31c'est très gazeux
01:22:32ils utilisent vraiment
01:22:35un peu les pigeons voyageurs
01:22:36entre guillemets
01:22:37c'est à dire qu'ils n'envoient pas
01:22:38alors ça c'est des réseaux
01:22:39très très sécurisés
01:22:39entre eux
01:22:40ou sinon c'est carrément
01:22:41des rendez-vous humains
01:22:42ils donnent des indications
01:22:43des consignes
01:22:44ils manipulent aussi
01:22:45des groupes
01:22:46notamment de banlieue
01:22:48je suis désolé de le dire
01:22:49mais c'est vrai
01:22:50pour aller piller
01:22:51par exemple des McDo
01:22:52en quoi par exemple
01:22:53des jeunes vont aller
01:22:54piller des McDo
01:22:54il n'y a rien à vouler
01:22:55à part des hamburgers
01:22:56mais c'est le capital
01:22:58ça représente
01:22:59l'ennemi
01:23:00de ces black blocs
01:23:03et donc du coup
01:23:03et de l'ultra gauche
01:23:05et là
01:23:05c'est le feu de joie
01:23:06on a brûlé tout le monde
01:23:07on est content
01:23:08on va créer des slogans
01:23:09le problème c'est que
01:23:10les policiers sont obligés
01:23:11d'intervenir déjà
01:23:11pour leur sécurité à eux
01:23:13black blocs
01:23:14ou manifestants
01:23:14et surtout
01:23:15pour laisser travailler
01:23:17les pompiers
01:23:17aussi en toute sécurité
01:23:18parce qu'on sait
01:23:19qu'aujourd'hui
01:23:19maintenant on s'attaque
01:23:20aux pompiers
01:23:20on arrive à la fin
01:23:21pratiquement de cette édition
01:23:22un mot de conclusion
01:23:23peut-être sur cette journée
01:23:24de mobilisation
01:23:25conférence sociale à venir
01:23:27est-ce qu'on sort de l'impasse
01:23:28ou pas du tout ?
01:23:29la première fois
01:23:30moi j'ai du mal
01:23:30à voir sur quoi
01:23:31peut déboucher
01:23:32concrètement
01:23:32politiquement
01:23:33le débouché politique
01:23:34de cette colère
01:23:35qui couvre en France
01:23:37la seule chose
01:23:38qui pourrait l'apaiser
01:23:39ce serait que
01:23:40les responsables politiques
01:23:41de gauche
01:23:41prennent leur responsabilité
01:23:42et disent
01:23:43que le débouché politique
01:23:44de cette colère
01:23:45se jouera dans 5 mois
01:23:46à l'élection présidentielle
01:23:47et je crains
01:23:48que malheureusement
01:23:49ce ne soit pas
01:23:49le cas de Jean-Luc Mélenchon
01:23:50qui joue dans la rue
01:23:52une forme d'intimidation
01:23:53et un troisième tour
01:23:54dans la rue
01:23:56avant même
01:23:56l'élection présidentielle
01:23:57ce qui est complètement
01:23:58contradictoire
01:23:58avec tout ce qu'on a vécu
01:23:59pendant le passé
01:23:59où généralement
01:24:00c'est après l'élection présidentielle
01:24:01qu'on met la pression dans la rue
01:24:02et je suis assez
01:24:05désorientée
01:24:05par cette stratégie
01:24:06Thomas Ménager
01:24:07du RN
01:24:08je pense que oui
01:24:09il y a une part de vérité
01:24:10c'est qu'il faut aussi
01:24:11être honnête
01:24:12dire que le débat profond
01:24:14de quelle société
01:24:15on souhaite
01:24:15quel pays
01:24:16quelle France
01:24:17on veut
01:24:18ça se fera
01:24:18au moment de l'élection présidentielle
01:24:20après il faut entendre
01:24:21la colère
01:24:21aussi des français
01:24:22les français qui souffrent
01:24:23donc on a quand même besoin
01:24:24on ne peut pas laisser
01:24:25et dire aux gens
01:24:26attendez 6 mois
01:24:27alors que vous ne pouvez plus
01:24:28faire le plein
01:24:30que vous ne pouvez plus
01:24:30remplir votre frigo
01:24:31et qu'on est quand même
01:24:32dans une situation
01:24:33de détresse sociale
01:24:34très importante
01:24:35il faut aussi avoir une pensée
01:24:36puisque c'est la fin
01:24:36de cette émission
01:24:37pour les forces de l'ordre
01:24:38là encore je vois
01:24:39ces images
01:24:39et j'ai toujours une pensée
01:24:40pour eux
01:24:41pour leur famille
01:24:42ils commencent à être
01:24:43très fatigués
01:24:43ils ont un rythme
01:24:45qui est très important
01:24:46et l'inquiétude aussi
01:24:46c'est de savoir
01:24:47comment on va tenir
01:24:47pendant tous ces mois
01:24:49s'il n'y a pas
01:24:50un appel au calme
01:24:51et qu'il n'y a pas aussi
01:24:53par contre
01:24:53des réponses claires
01:24:54apportées par le gouvernement
01:24:55parce qu'il est toujours en place
01:24:56il y a un budget
01:24:57et il faut
01:24:58que les choix budgétaires
01:24:59soient faits
01:25:00dans l'intérêt du peuple
01:25:01des français
01:25:01que ça soit
01:25:02à l'état
01:25:03de faire des économies
01:25:04plutôt qu'aux français
01:25:05de se serrer encore une fois
01:25:05parce qu'il y a un bon argent
01:25:06du parti communiste
01:25:07mais écoutez peut-être
01:25:08si on a besoin
01:25:10de conclure cette émission
01:25:10pour dire un mot quand même
01:25:11moi j'entends beaucoup
01:25:12que le débat se rapatrira
01:25:14sur l'élection présidentielle
01:25:15moi je ne suis pas d'accord
01:25:16parce que je pense
01:25:17que l'élection présidentielle
01:25:18elle se joue aussi maintenant
01:25:19parce que ces mobilisations
01:25:20elles permettent d'imposer aussi
01:25:22un tout un tas de sujets
01:25:23dans le débat public
01:25:24des sujets qu'on a besoin
01:25:25d'entendre
01:25:25sur la question sociale
01:25:26sur la question de l'enseignement
01:25:28sur la question de l'éducation
01:25:29vous savez nous on a vu
01:25:30beaucoup les mobilisations lycéennes
01:25:32et bien ces mobilisations
01:25:33elles ont amené la politique
01:25:34au coeur des discussions
01:25:35des lycéennes et des lycéens
01:25:36ça a permis d'amener
01:25:37un grand temps de politisation
01:25:38donc je pense que l'élection
01:25:39présidentielle se passe maintenant
01:25:40et j'espère que ces mobilisations
01:25:41elles vont continuer
01:25:42jusqu'à ce qu'on arrive
01:25:43à imposer au gouvernement
01:25:44des solutions qui permettent
01:25:45de répondre à la crise
01:25:46du pouvoir d'achat des français
01:25:47Alors, évidemment
01:25:47cher candidat aujourd'hui
01:25:49doit se saisir
01:25:50de ces questions sociétales
01:25:52qui sont extrêmement importantes
01:25:53et puis aussi
01:25:54de la question aussi
01:25:55de la cohésion nationale
01:25:56parce que le pays
01:25:57est extrêmement fracturé
01:25:58mais encore une fois
01:25:59dans un programme
01:26:00programme contre programme
01:26:02dans des débats dignes
01:26:03de ce nom
01:26:03nous on attend
01:26:04des candidats
01:26:06qu'ils soient dignes
01:26:07de la France
01:26:07parce qu'on ne peut pas
01:26:08rester comme ça
01:26:09après je reviens encore une fois
01:26:10sur cette mobilisation
01:26:11effectivement
01:26:12cette colère
01:26:13moi je pense que demain
01:26:14le gouvernement
01:26:15doit assumer
01:26:17et le président de la république
01:26:18doit assumer
01:26:19ces 10 ans
01:26:1910 ans
01:26:20où il a laminé
01:26:21pratiquement le pays
01:26:21en faisant des propositions
01:26:24effectivement
01:26:25Louis de Ragnel
01:26:266 mois
01:26:27c'est quand même très long
01:26:28il va falloir s'habituer
01:26:29à vivre ça
01:26:30pendant 6 mois
01:26:31et je suis inquiet
01:26:32par rapport à l'intensité
01:26:34la régularité
01:26:35de ces manifestations
01:26:36de ces rassemblements
01:26:37et je pense
01:26:39qu'il y a aussi
01:26:40de plus en plus
01:26:40de français
01:26:41qui n'en peuvent plus
01:26:42les chefs d'entreprise
01:26:43ceux qui voient
01:26:45leur chiffre d'affaires
01:26:46baisser
01:26:46leurs magasins
01:26:47leurs boutiques dégradées
01:26:48je pense aux français
01:26:49qui ne peuvent plus
01:26:50prendre les transports en commun
01:26:51bref
01:26:52je ne sais pas très bien
01:26:53comment ça va se terminer
01:26:54mais si on continue comme ça
01:26:55ce qui est sûr
01:26:56c'est qu'on va tous dans le mur
01:26:57et les policiers
01:26:59Jean-Christophe Proulx
01:26:59les policiers
01:27:00à priori
01:27:00ils seront là
01:27:01ils vont reposer
01:27:01sur le terrain samedi
01:27:02et puis peut-être
01:27:03encore après
01:27:03et ainsi de suite
01:27:04mais nous
01:27:05effectivement
01:27:06on suit cet agenda
01:27:07mais on le subit surtout
01:27:08et j'espère surtout
01:27:09c'est qu'il y aura
01:27:10le moins de blessés possibles
01:27:11parmi mes collègues
01:27:12ce soir
01:27:13et qu'on va pouvoir
01:27:14aussi un petit peu
01:27:15se reposer
01:27:16et retourner sur nos
01:27:17missions pérennes
01:27:18et du quotidien
01:27:19pour les français
01:27:20merci à tous
01:27:21regardez ce qui se passe
01:27:22place de la nation
01:27:23on rejoint notre équipe
01:27:24sur place
01:27:24et dans un instant
01:27:25Christine Kelly
01:27:25sera là pour face à l'info
01:27:28j'entends pas l'antenne
01:27:29je n'entends pas l'antenne
01:27:30je n'entends pas l'antenne
01:27:31merci Laurence
01:27:31alors je ne sais pas
01:27:33si vous m'entendez
01:27:34effectivement
01:27:34vous menez
01:27:35avec notre envoyé spécial
01:27:36en direct
01:27:37place de la nation
01:27:38est-ce que vous nous entendez ?
01:27:42oui oui oui
01:27:42donc de nombreux
01:27:43gaz lacrymogènes
01:27:44ont été lancés
01:27:45après que les policiers
01:27:46se soient repliés
01:27:47ils s'étaient avancés
01:27:49parce qu'un feu
01:27:49avait été
01:27:51déclenché
01:27:51place de la nation
01:27:52ils ont donc
01:27:53fait
01:27:54ils se sont donc
01:27:55montrés
01:27:56il a vrai même
01:27:56également monté
01:27:58avec les forces
01:27:59de l'ordre
01:27:59et désormais
01:28:00ils se sont repliés
01:28:01après avoir reçu
01:28:02des projectiles
01:28:03ils ont donc
01:28:03lancé des gaz lacrymogènes
01:28:06sur les manifestants
01:28:07qui étaient en train
01:28:08de leur lancer
01:28:08des projectiles
01:28:09histoire de disperser
01:28:10un petit peu
01:28:11tout le monde
01:28:12nous sommes donc
01:28:13au milieu
01:28:14de ces gaz lacrymogènes
01:28:24je ne peux plus parler
01:28:25alors on vous entend
01:28:28reprenez votre souffle
01:28:30nous sommes en direct
01:28:31éloignez-vous
01:28:32avec ces bombes lacrymogènes
01:28:34et reprenez votre souffle
01:28:36tranquillement
01:28:36pour nous raconter
01:28:37ce qui se passe
01:28:38en même place de la nation
01:28:40à Paris
01:28:41éloignez-vous
01:28:42nous sommes avec vous
01:28:43et on vous écoute
01:28:45dès que vous avez pu
01:28:46reprendre votre souffle
01:28:56face à l'info
01:28:58bonsoir à tous
01:29:04là on va revenir
01:29:05effectivement
01:29:06puisqu'il y a