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  • il y a 4 heures
« Cette primaire n’aura pas lieu », assure Édouard Philippe le 1er novembre. « Cette primaire, elle aura lieu », lui rétorque quelques jours plus tard Gabriel Attal, par plateau télé interposé. Deux phrases et l’illustration d’une primaire en cours d’implosion.

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Transcription
00:00Je pense que cette primaire n'aura pas lieu.
00:01Cette primaire, elle aura lieu.
00:03La primaire de la droite, ça va bientôt faire un an qu'on en entend parler.
00:07Chacun est dans son coin, personne ne se parle.
00:09Donc je veux construire ce rassemblement de la droite
00:11qui permette au second tour de la présidentielle
00:13de ne pas avoir le choix entre Mélenchon et le Rassemblement National.
00:17Et pourtant, plus la présidentielle s'approche, plus la primaire s'éloigne.
00:21Et la semaine passée a illustré le grand n'importe quoi
00:24autour de cette idée qui ne fait que diviser.
00:26Le 28 octobre, c'est d'abord Gabriel Attal, candidat Renaissance,
00:30qui a remis une pièce dans la machine.
00:32Ce que je suis venu vous dire ce soir,
00:34c'est que je crois qu'il est temps d'être tous responsables
00:36et d'organiser le rassemblement auquel des millions de Français aspirent
00:41à travers une grande primaire.
00:43Qui devrait être une primaire qui redonne de l'espoir
00:46à tant de Français qui aujourd'hui doutent
00:48et ne croient plus qu'il soit possible d'empêcher un deuxième tour
00:51dont notre pays ne se relèverait pas
00:52entre la France Insoumise et le Rassemblement National.
00:54Une primaire des démocrates pouvant aller du candidat de la gauche
00:58Aurélie Fy, Raphaël Glucksmann,
01:00au candidat de la droite libérale, David Isnard.
01:03Sauf que trois jours plus tard, sur le même plateau,
01:05celui qui devance les autres candidats du centre et de la droite
01:08dans les sondages montre qu'il n'a pas changé d'avis
01:10et ferme toujours la porte.
01:13Je ne crois pas que cette primaire aura lieu.
01:15Je pense que cette primaire, c'est une primaire de la division
01:18et une primaire de la confusion.
01:20C'est une primaire de la division parce que le principe même d'une primaire,
01:23c'est d'appuyer sur les différences entre les candidats.
01:26Or, je pense que nous avons à créer du commun
01:28beaucoup plus qu'à appuyer sur nos divisions.
01:30Invité à participer à cette primaire,
01:32le candidat Raphaël Glucksmann a indiqué qu'il n'avait rien demandé.
01:35Cette primaire, c'est la primaire de ceux qui assument le bilan du macronisme,
01:40de ceux qui ont été premiers ministres d'Emmanuel Macron,
01:42de ceux qui ont été ministres d'Emmanuel Macron.
01:44Et donc, ce n'est pas mon histoire.
01:45Et alors que la primaire a toujours plus de plomb dans l'aile,
01:48le petit dernier des candidats de droite, David Lysnard,
01:51vient défendre le processus, tout en récusant son principal intérêt.
01:54Je ne soutiendrai pas Edouard Philippe s'il gagnait la primaire,
01:56mais je respecterai s'il l'a gagné, vous voyez ce que je veux dire.
01:59Et même Bruno Retailleau, candidat LR à la présidentielle
02:01et défenseur d'une primaire de la droite,
02:03sème le trouble sur son périmètre.
02:05Si on met la gauche avec le droit et le sens, ça ne marche pas.
02:09Moi, je suis pour la clarté des propositions.
02:11Alors, qui vous mettez à gauche, pardon, donc, par Raphaël Glucksmann ?
02:13Est-ce que Gabriel Attal, vous le mettez à gauche ?
02:16Mais il a des propositions qu'ils ont à droite.
02:18Je veux dire, Raphaël Bruchsmann, quand il veut, par exemple,
02:20durcir la justice des mineurs, ça, ce n'est pas à gauche.
02:23Et comme si tout n'était pas assez compliqué comme ça,
02:26le président de la République lui-même a confié à certains journalistes
02:29croire en une autre solution,
02:31une grande coalition de David Lysnard à Raphaël Glucksmann,
02:34comme si c'était plus simple.
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