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00:00Europe 1, 15h, 16h, il y en aura pour tout le monde, Coé.
00:05Il y en aura pour tout le monde, la dernière partie avec Gauthier Lebrecht qui est avec nous comme tous
00:09les jours.
00:09Ça va Gauthier ?
00:10Très bien et vous ?
00:10La journée se passe bien, très bien.
00:11La journée se passe bien.
00:12Voilà, ça va, je suis en pleine forme, je suis heureux.
00:14Bonjour ma petite stouffe.
00:15Bonjour Coé.
00:15La vie est belle aussi ?
00:16Oui, tout va très bien.
00:17Monsieur Pietre, pas besoin de demander, ce sourire radieux, cette petite moustache.
00:20Oui, ça, je ne sais plus quelle heure il aime.
00:21Cette petite barbe grisonnante, mais c'est parce qu'on travaille beaucoup trop.
00:24Et on est heureux de le faire.
00:25Tous les jours, nous sommes sur Europe 1, entre 15h et 16h, avant de réintégrer les écuries d'Europe 2.
00:29Nous sommes là pour vous faire partager un petit peu l'actu, parfois souriante, parfois malheureusement très triste.
00:34Tiens, justement, je vais faire réagir Gauthier.
00:37Je connais son avis, mais je voudrais vous le vôtre.
00:39On a appris hier que Kevin T, le tueur de trappe, vous l'avez suivi évidemment, a tenté de mettre
00:45fin à ses jours en prison.
00:46Et certains députés en ont profité, disons les choses, pour faire une récupération.
00:49Je vous présente Sophie Taillier-Pollion, député Génération.
00:53À partir du 23 octobre, quand on regarde, dans les jours précédents, tout ce qui s'est dit sur CNews,
01:00depuis le 17, mais même avant, on lit, on entend les motivations du tueur.
01:07Allons faire un tour avec une amie, elle, députée PS, Aïda Adizadé, je ne voudrais quand même pas l'écorcher,
01:12qui arrive derrière.
01:13Mais pardon, vous, vous pensez que le tueur écoutait une autre chaîne que CNews, les jours, les mois précédents, son
01:22passage à l'art ?
01:22Vous pensez qu'il était branché France Culture ou qu'il lisait Télérama ?
01:26Voilà, je vous fais écouter.
01:28Les gens sont députés, c'est-à-dire qu'il y a des responsabilités derrière.
01:32Ce n'est pas le tout venant dans la rue qui dit, je pense que, ce n'est pas la
01:36discussion de comptoir, c'est leur faute, ce n'est pas leur faute.
01:38Tout le monde a un avis, tout le monde a un avis sur tout.
01:40Et c'est normal.
01:41Mais là, ce qui me fait un petit peu peur là-dedans, on va faire parler Gauthier dans deux minutes,
01:46qui lui est dans la maison.
01:46Moi, je ne suis pas du tout sur CNews, donc j'en parle très librement.
01:49Mais ça veut dire que c'est très dangereux de faire ça.
01:52C'est très dangereux de faire ça.
01:53Ça veut dire qu'il y a eu des morts parce qu'il y a eu des propos, donc c
01:56'est la faute d'eux.
01:57Imaginez, il y a des gens qui travaillent dans cette maison, qui sont journalistes, qui sont cadreurs, qui sont balayeurs,
02:02qui font tous les métiers de toute une entreprise normale, de télédiffusion, etc.
02:06Et vous avez des gens sur qui vous, potentiellement, mettez une cible.
02:09Vous dites, c'est la faute d'eux. Vous imaginez si demain, il y a un drame ?
02:12Si demain, il se passe quelque chose sur quelqu'un de CNews, à force de dire, c'est la faute
02:14d'eux, c'est la faute d'eux, c'est la faute d'eux.
02:16Rajoutez à ça les gens qui veulent l'interdiction. Je ne sais pas où on est.
02:19Tout ça est lié, c'est les mêmes.
02:20Je ne sais pas où on est, mais ça, c'est le genre de pétition que je trouve absolument débile.
02:24Demain, vous faites une pétition, faut-il interdire les filles ?
02:27Vous avez 3 millions de signatures en 4 jours. C'est le genre de pétition.
02:30Moi, je fais partie des gens qui considèrent qu'on aime, on regarde, on n'aime pas, on ne regarde
02:34pas.
02:34Ça fait partie de la liberté d'expression, d'avoir la possibilité de regarder et de consommer ce qu'on
02:38veut et ce qu'on ne veut pas.
02:39Mais moi, je trouve ça assez dangereux, ce genre de choses.
02:42Bien sûr que c'est dangereux, mais surtout que c'est une façon de faire taire, de vouloir faire taire.
02:47C'est ce qu'on a déjà vu cette semaine avec Édouard Philippe, qui est accusé de racisme parce qu
02:50'il a fait un lien entre une partie de l'immigration et les émeutes.
02:54C'est ce qu'on veut faire taire, par exemple, à un monsieur comme Didier Le Maire.
02:57On n'a plus le droit d'en parler, je rappelle juste l'histoire de Didier Le Maire.
02:59Il était professeur de philosophie, il a dû être exfiltré de son lycée parce qu'il a dénoncé la montée
03:06de l'islam politique à Trappes dans l'Obs,
03:08qui n'est pas un journal d'extrême droite.
03:10Et il s'est retrouvé avec le maire de la ville, le même qu'aujourd'hui, qui venait tracter contre
03:14lui.
03:14Donc c'est une volonté de faire taire, mettre des cibles dans le dos, nous attaquer évidemment ouvertement.
03:19Un goût de la censure, c'est une façon de mettre des baillons à tout le monde.
03:23Monsieur Piedre ?
03:23Sur le fait d'accuser les médias en général, les CNews surtout, en fonction de la génération à qui on
03:28s'adresse.
03:29Je ne sais pas quel âge il avait, ce Kevin-là.
03:31C'est que de toute façon, la génération qui arrive, la Gen Z, celle qui est juste avant,
03:36il ne regarde pas la télé, il n'écoute pas la radio.
03:38Il consomme que du X et du Twitter.
03:40Et sur lequel, le X, tu as des discours qui sont...
03:43Et même TikTok ou Snap.
03:44C'est horrible !
03:46C'est bien rentré dans la tête, c'est le discours de la France Insoumise.
03:48C'est-à-dire que vous avez des tas de gens qui votent.
03:51Vous avez des tas de gens, notamment moins de 25 qui ne regardent plus la télé,
03:54qui ont signé très certainement une pétition avec un lien Facebook, un lien Instagram, etc.
03:58Qui ne l'ont jamais regardé.
03:59Qui ne l'ont jamais regardé, qui ne savent même pas ce qu'il y a dessus,
04:00et qui l'ont signé parce qu'on leur a dit, fais-le.
04:02Et les réseaux sociaux peuvent rendre fou.
04:04Il suffit d'ailleurs, si tu as un problème un peu psychiatrique,
04:07que tu passes ton temps, admettons que tu as ton téléphone,
04:09tu passes 4 heures dessus à scroller et avoir ton algorithme qui te montre...
04:13Qui revient sur ce que tu regardes le plus souvent,
04:16mais tu deviens fou, vraiment.
04:18Je pense qu'il y a quelque chose que ces dames députés ont oublié.
04:21La télévision, vous décidez de la mettre,
04:24clac, quand vous en avez marre, clac, vous l'arrêtez.
04:27Vous décidez d'aller faire un petit coup de BFM,
04:28la pluralité de l'information, vous allez faire un petit coup de BFM.
04:31Vous voulez faire LCI, vous voulez savoir ce qui se passe en Ukraine,
04:33vous faites un petit coup de LCI.
04:34Il y a beaucoup de chaînes de télé, vous allez regarder ce que vous voulez,
04:37vous allez regarder un dessin animé, vous allez regarder Oggy et les cafards,
04:39vous faites ce que vous voulez sur Gudi.
04:41Mais il y a un moment donné, il y a quelque chose de beaucoup plus vicieux.
04:45Les réseaux sociaux vous amènent en permanence...
04:47Et tu as des lives sur les réseaux sociaux !
04:48...un contenu dont il est difficile de sortir.
04:50C'est-à-dire que quand vous allez enchaîner les petites stories,
04:53je m'adresse pour les gens peut-être un peu plus âgés qui nous écoutent,
04:55stories, ces petites histoires, ces petites vidéos de 10, 15, 20 secondes
04:58qui arrivent les unes après les autres,
05:00il suffit d'aller vers le haut et les prochaines arrivent.
05:01Si vous avez commencé à en regarder une ou deux,
05:03vous l'avez tous vu, vous regardez un gars qui met des tuiles,
05:05vous allez voir des gars qui mettent des tuiles pendant deux jours.
05:07Un chat qui joue du banjo, vous allez voir des chats qui jouent du banjo.
05:10Toi, c'est ça ton problème.
05:10Je suis très chat qui joue du banjo, donc j'ai beaucoup de chats qui jouent du banjo.
05:13Mais quelqu'un d'un peu fragile,
05:14qui regarde des contenus qui seraient interdits à la télévision.
05:19Parce que violent, parce qu'insultant,
05:21parce que des contenus qu'on n'imaginerait même pas
05:24sur des réseaux tels que la radio ou la télé.
05:27Ça veut dire que ces gens-là, d'un seul coup,
05:28ils en regardent un, ils vont en regarder 30.
05:3030 derrière.
05:30Sans pouvoir sortir de ça.
05:32Là, c'est là où il a lieu le matraquage.
05:34Le discours, déjà la réaction qui est de dire
05:36c'est des contenus qui amènent à ça.
05:38C'est déjà des raccourcis un peu violents.
05:40C'est comme dire, c'est les jeux vidéo violents
05:41qui font que les gens dans les lycées.
05:43C'est le genre de raccourcis qu'on écoute
05:44depuis l'invention du jeu vidéo.
05:45Mais il y a 35 millions de gens
05:47qui jouent aux jeux vidéo en France.
05:48Pardon, mais il n'y a pas 35 millions de tueurs.
05:50Et puis le Japon est la société où on joue le plus
05:52aux jeux vidéo.
05:52Et c'est la société la moins crimineuse jeune au monde.
05:54Ça, c'est un raccourci totalement idiot
05:56et qui n'a jamais été prouvé.
05:57En revanche, le raccourci des réseaux sociaux
06:00qui vous amènent de plus en plus de contenus
06:01que vous aimez, ça, c'est quelque chose de vrai.
06:03Allez, transition, on parle d'autre chose.
06:05Le barachat, ça va faire du bien à tout le monde.
06:07Ça va détendre.
06:07Il faut aussi souffler un petit peu.
06:09Je voudrais faire une bise.
06:09Comment elle s'appelle la personne qui est en ligne ?
06:11Nadège ! Bonjour Nadège !
06:13Oui, bonjour !
06:14Bienvenue sur Europe 1, Nadège.
06:16Vous allez bien ?
06:16Merci beaucoup.
06:18Et Nadège, j'ai un peu de douceur.
06:21Amenez-nous de l'aide.
06:22Parce que vous savez, les barachats,
06:23pour Gauthier qui ne peut pas blairer les animaux,
06:25il faut que je vous explique un truc.
06:26C'est pas ça, je vais me faire insulter encore.
06:28Non, mais vous savez, Gauthier, il est incurable.
06:30Moi, je suis...
06:30Je viens de comprendre.
06:31Nous, on les aime, les animaux.
06:32On va boire un verre, on prend un café chez vous
06:34et il y a les chats qui montent sur vous
06:36et il y a une forme de ronron thérapie.
06:38C'est parce que moi, je crois que c'était les bars
06:39où tu fumes des trucs.
06:41Et ça, c'est les bars à chicha.
06:42Ça, c'est chicha.
06:42Ah, d'accord.
06:43Oui, oui.
06:44C'est pas les bars aussi où il y a des femmes.
06:47Ça, c'est les bars.
06:48Non, rien n'est.
06:49Le bar à chat, je ne me trompe pas, Nadège.
06:56Effectivement, j'en ai sept maintenant, du coup.
07:00Et effectivement, vous pouvez venir travailler sur place,
07:04venir prendre une boisson, une pâtisserie, une douceur
07:08et avec, en compagnie des chats.
07:09Nadège, ça s'appelle le châtelier.
07:11Est-ce que vous pouvez essayer de convaincre cette personne
07:13qui n'a pas de cœur,
07:15qui est autour de cette table, qui est goutillomètre ?
07:18Moi, je préfère les enfants aux animaux.
07:20Mais ça n'a aucun rapport.
07:21Mais il y a deux.
07:22Non, parce que toi, tu es la preuve que non,
07:24puisque tu as fait une maison No Kids
07:25où les animaux sont autorisés, mais pas les enfants.
07:28Mais c'est que les enfants sont grands.
07:29Non, tu as dit, même qu'ils avaient des petits-enfants.
07:31On aime les deux, puisqu'on est un des rares bar à chat
07:34où on accueille aussi les enfants.
07:35Parce que j'ai des enfants
07:37et j'estime que les deux sont parfaitement compatibles
07:39et vivent très bien ensemble.
07:41Mais du coup, ça ne fonctionne pas super super, les affaires ?
07:44Ça coûte cher, je crois.
07:45Alors, c'est exactement.
07:50La difficulté à laquelle nous, on est confrontés,
07:52c'est que je suis en plein Paris.
07:56et le projet de départ, en fait,
07:57c'était de créer une pension pour chats
08:00et un bar à chat qui s'appuyait sur, on va dire,
08:02un double modèle.
08:03Et surtout derrière, on effectue des sauvetages
08:06puisqu'on est aussi une association
08:08où on sauve des chats.
08:10Je ne vais pas vous cacher des cas parfois un petit peu désespérés.
08:15Et que tout ça coûte très cher, malheureusement.
08:17Les frites vétérinaires, la nourriture, etc.
08:19On va aller à l'essentiel.
08:20Vous êtes en difficulté.
08:22Qu'est-ce qu'on peut faire ?
08:22S'il y a des gens qui nous écoutent,
08:23qui veulent vous filer un coup de main,
08:24qu'est-ce qu'on peut faire pour vous aider ?
08:26Alors, on a mis en place une campagne sur Ulule,
08:31qui est un site de financement participatif.
08:34Comment ça s'appelle ?
08:35Ulule.
08:36Ulule, très bien.
08:36Si on est sur Ulule, on cherche quoi ?
08:39Le Châtelier, campagne de financement.
08:42Et les liens sont aussi sur notre site internet.
08:44Si vous allez directement sur Google,
08:46vous tapez Le Châtelier,
08:47vous allez tomber directement sur le site de la cagnotte.
08:50Donc ça, c'est la première chose où vous pouvez nous aider.
08:52Alors, ce n'est pas exactement une cagnotte.
08:54Il faut faire vite, il me reste 20 secondes.
08:56Voilà.
08:56Et vous avez aussi la possibilité de venir sur place,
08:58de nous confier vos chats pendant vos vacances également.
09:01C'est bien ça.
09:02Ce qui nous permet, nous, de fonctionner
09:04et de gagner aussi des sous
09:07et de continuer à financer nos sauvetages
09:10et de continuer aussi à faire fonctionner le paracent.
09:12J'ai compris, Nadège.
09:13Je suis désolé, je vous ai pressé un peu.
09:14On est un peu à la bourre parce qu'en plus,
09:16il y a de l'actu un peu dans tous les sens.
09:17Je comprends.
09:18Mais on voulait vous filer un petit coup de main.
09:19C'est important parce que j'adore les animaux.
09:21Et c'est adorable.
09:22Et merci infiniment.
09:23Et voilà, dans ce studio.
09:26Le Châtelier, dans le cinquième arrondissement.
09:27Allez sur Ulule, regardez le Châtelier.
09:29Filez-leur un petit coup de main.
09:30C'est un petit tour, ça a connu le Chardonnay-Luxembourg.
09:32Allez-y, parce que je vous assure, ça fait du bien.
09:34Et la ronronthérapie, c'est pas mal du tout.
09:36Il vient de rentrer dans le studio.
09:37Moi, dans trois minutes, je change d'étage.
09:38Je vais dans l'autre studio.
09:40Comment allez-vous, cher ami ?
09:41Ami, comment ça va ?
09:43Très bien, très bien.
09:43Je vais très bien.
09:44Première tension dans les cortèges.
09:46Il va y avoir une grosse émission, Pascal.
09:47Ben oui.
09:48Voilà, avec plein de gens dans la rue.
09:49Pascal Praud.
09:50N'hésitez pas, passez-lui un coup de fil.
09:51Vous pouvez lui parler.
09:52Bonne émission.
09:53Plein de gens dans la rue, vous dites ça comme ça.
09:55Vous voulez que je dise comment ?
09:56C'est un peu le terme.
09:57A lot of guys in the streets.
09:59Je peux le dire en anglais, mais il y a énormément de gens.
10:01Ils sont nombreux quand même.
10:01Il y a plein de gens.
10:03Qu'est-ce qu'il y a ?
10:03C'est pas bien dit.
10:04Regardez les images.
10:06C'est pas bien dit.
10:07Si, si.
10:08Vous voulez le chiffre exact, vous voulez les noms et les prénoms.
10:09Non.
10:11Il faut éviter les prénoms.
10:12Allez, restez avec nous.
10:1411h57.
10:1512h57.

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