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  • il y a 17 heures

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00:00Europe 1, 15h, 16h, il y en aura pour tout le monde.
00:05Vous êtes nombreuses et nombreux à réagir sur les réseaux sociaux, bienvenue sur Europe 1, sur mon Insta.
00:10On m'a donné un message, hello Coé, message d'Alexandre, j'ai ouvert une cagnotte pour aider.
00:14Beaucoup de gens font ça aussi, et ça vraiment c'est très très bien, parce que pour le coup,
00:18autant parfois vous vous faites dépouiller votre vitrine, personne vous aide, et parfois, il y a aussi une France solidaire,
00:22il me dit j'ai ouvert une cagnotte pour aider le magasin Mangastory sur le boulevard Voltaire,
00:27car il fait partie des commerçants pillés par ses abrutis.
00:30Également, il y a ce vendeur chez Micromania à Nice, vous avez vu, qui a tenté de défendre le magasin
00:34totalement vandalisé.
00:35Il faut déployer l'armée dans les villes, franchement c'est inacceptable.
00:39C'est un truc qu'on entend.
00:41Je pense qu'il y a quelques mois ou années, on n'aurait pas autant entendu les gens, entre guillemets,
00:47dire à ce point, il faut déployer l'armée, parce que c'est jamais une belle vision.
00:53Mais c'est quelque chose qu'on lit depuis deux jours, beaucoup plus et un petit peu partout.
00:57Alors, Samia Galil demandait qu'il y a adjointe au maire, il y a des années,
01:01quand elle n'était pas encore au maire de Marseille, le déploiement de l'armée.
01:04Je le dis tout de suite, l'armée ne fait pas du maintien de l'ordre.
01:05Quand on attaque l'armée, l'armée réplique.
01:08Donc ils ne sont pas là pour faire du canon à eau.
01:11Et je pense que c'est pour ça qu'ils ne le feront pas, parce que c'est une autre
01:13dimension.
01:13Mais c'est parce que l'armée, quand on l'attaque, elle tire.
01:16Oui, mais c'est la réalité.
01:17Là, l'armée, c'est pour faire peur aux choses, évidemment.
01:21Je ne suis pas sûr.
01:24Ils sont à faire la guerre, par définition.
01:26C'est leur métier.
01:26Ils peuvent aussi.
01:27C'est aussi le plan sentinelle.
01:30Le plan sentinelle, c'est aussi, ça amène une forme de respect, ça calme un petit peu.
01:34Si les islamistes arrivent, les islamistes ne feront pas du maintien de l'ordre en face.
01:37Ils leur tireront dessus.
01:38Pour les islamistes, mais pour tous les autres, ça permet aussi de calmer un petit peu,
01:41parce qu'on voit des militaires avec des famas.
01:42C'est dissuasif.
01:43C'est dissuasif aussi.
01:44D'ailleurs, je ne suis même pas sûr qu'ils n'ont rien dans leur famas.
01:45Ils ne sont même pas armés.
01:47Si, si, si.
01:47Je rigole.
01:48Tu crois que c'est des trucs en plastique ?
01:50Si les islamistes débarquent, ils vont avoir zéro balle dans le famas ?
01:53Non, le but du jeu, c'est de réagir.
01:55Et d'ailleurs, à chaque fois qu'il y a eu des situations, ils ont réagi au quart de seconde.
01:57Donc, si, si.
01:58Non, non, Piat, ce n'est pas des trucs.
01:59Sur les plans végipirates, quand ils envoient des jeunes, des tout jeunes militaires,
02:03ils ont les cartouches dans les chargeurs.
02:06Deux militaires, un policier, toujours.
02:07Tu les vois, ils sont trois.
02:09Toujours.
02:10Toi, tu pensais que c'était des trucs en plastique en plastique.
02:11J'avais entendu dire que c'était le chef de section qui avait, lui, les balles.
02:15Non, non, non, ils ont ce qu'il faut parce qu'à chaque fois, parfois, ils sont intervenus
02:18très très rapidement.
02:18Donc, ils n'ont pas le temps de dire, attendez, ça c'est le faux, on va prendre le vrai.
02:21Non, non, vraiment, ce sont des vrais.
02:23Tu imagines le scandale deux secondes si tu as des islamistes qui débarquent avec des
02:28kalashtikov face à des militaires de l'opération sentinelle et que les autres, les militaires
02:32ne peuvent pas répondre.
02:33Non, non, mais bon, après, c'est piètre.
02:36Est-ce que je voulais ce que j'avais entendu, moi ?
02:37Tiens, on parlait des génies du crime.
02:40On parlait des génies du crime, là, tous ceux qui se filment.
02:43Vous avez vu maintenant cette mode, ils se filment.
02:45Avec ce qu'ils ont volé, c'est-à-dire que là, pour le coup, l'enquête de police
02:47va durer assez peu de temps.
02:49Il y a même des vidéos très très étonnantes.
02:51Alors là, c'est un gars, monsieur, qui a pris la vidéo, il regarde sa télé.
02:53Il est certainement peut-être devant la télévision, il voit les infos, il se filme,
02:57écoutez son analyse, mais alors pour le coup, il a raison.
03:01Gen Z, mais quelle génération de Zub.
03:05Un visage découvert pour du Chocapic.
03:11Il a raison, c'est-à-dire qu'au milieu de tous ces gens
03:14très bien organisés, il y a aussi des petits abrutis qui viennent dépouiller une épicerie
03:18et des petits magasins et qui se barrent à visage découvert avec une boîte de Chocapic
03:24sous le bras.
03:24Mais qu'est-ce qui risque ces gens-là ?
03:26Je ne te parle pas de ceux qui ont fait un truc très grave, ils ne risquent rien,
03:29même si on les reconnaît.
03:30Déjà, avec un visage, on n'est pas encore à la période, c'est pas l'intelligence artificielle
03:34qui va découvrir tous les visages.
03:36Ils ne risquent même pas de rembourser puisque la loi Casseur-Payeur n'est toujours pas
03:39en application.
03:40Donc même d'un point de vue pécunier, ils ne risquent rien.
03:44Alors là, j'ai vu qu'il y avait quand même quelques détentions provisoires,
03:46elles ont été listées ce matin par Gérald Darmanin, mais globalement pour finir
03:49en détention provisoire.
03:50Et puis, quand tu lynches un policier, tu vas en détention provisoire, tu ressors
03:53une semaine plus tard.
03:54C'est ce qui s'est passé la semaine dernière à Melfort.
03:56Continuons avec Pascal Debliqui, qui est en ligne avec nous, commerçant IFI, président
04:01de l'Union Commerciale, regroupant 5 commerces dans le nord de la France à Lille, précisément.
04:04Bonjour Pascal.
04:05Oui, bonjour Sébastien, bonjour à toute l'équipe.
04:07Bienvenue sur l'Europe 1.
04:09Une centaine de commerces.
04:10Une centaine de commerces.
04:115 ont été touchés, oui.
04:12Ah voilà, pardon, c'est mieux écrit comme ça.
04:15Une centaine de commerces dont 5 ont été touchés.
04:18Alors, est-ce que vous pouvez nous dire, par exemple, dans ces commerces, samedi soir,
04:21parce que vous, vous avez de la IFI d'une très très haute gamme,
04:25qui n'a pas été touchée ?
04:26Oui, non.
04:28Vous avez dû vous faire un petit peu dessus quand même, parce que c'est du très très
04:31haute gamme.
04:32Oui, merci.
04:33Non mais c'est vrai.
04:34Non mais c'est vrai.
04:34Non mais c'est vrai, mais alors, on a choisi de tout éteindre, de mettre l'équipe à l'abri.
04:40Déjà, on a fermé plus tôt quand on a vu que le cortège qui se déroulait, d'ailleurs,
04:44de manière très joyeuse, très bon enfant, a été ensuite parasité par des gens qui étaient
04:49en fin de cortège.
04:51Mais voilà, on a choisi de terminer, de clôturer le magasin quand on a appris, grâce
04:57aux autorités, notamment notre adjoint en commerce, que derrière, ça a commencé
05:00à être un peu plus compliqué.
05:03On a choisi de fermer par sécurité et on a fermé beaucoup des commerces.
05:07Alors, parmi les commerçants...
05:08Les commerces qui ont été attaqués ont été fermés, d'ailleurs.
05:09Alors voilà, parmi les commerçants qui font partie de l'union commerciale, ceux
05:12qui ont été victimes samedi, c'est quel profil, c'est quel genre de commerce ?
05:15On a des très beaux commerces, on a une rue, on a quelques très bons opticiens et
05:20qui ont été des cibles de choix avec...
05:25J'ai une vidéo, là, où on a 35 Guz qui rentrent dans un magasin après avoir pillé
05:31la vitrine et qui ont pris près de 800 paires de lunettes.
05:36C'est une grosse partie du stock du magasin qui va forcément avoir une paire d'exploitation
05:41derrière.
05:42Ils ont pillé aussi une galerie d'art.
05:45Exactement, exactement.
05:46Ils ont forcé la force.
05:48Voilà, et ils ont pris quelques tableaux.
05:51Alors, on ne les a pas retrouvés, on ne sait pas...
05:53Je ne sais pas exactement...
05:54Moi, je n'ai pas le détail de ce qui a été volé, mais le gérant de la galerie
05:59nous a assuré qu'il y avait pour près de 100 000 euros de matériel qui avait disparu.
06:03Question que tout le monde se pose.
06:04L'opticien, par exemple, il s'est fait voler 800 paires de lunettes, dont globalement
06:08il y a une grosse partie du stock qui est passée.
06:11C'est quoi la suite pour lui ? Parce que là, donc, aujourd'hui, il ne peut pas ouvrir.
06:13Entre les dégradations et le stock qui l'a plu ?
06:15Je l'ai eu au téléphone.
06:18C'est preuve d'une résilience énorme.
06:20Je trouve qu'il vient de le dire.
06:22L'élan de solidarité dont on fait preuve, tous entre nous, lui fait chaud au cœur.
06:27Il y a que certains de ses confrères qui essayent de le dépanner.
06:30Mais il est certain que tous les fournisseurs travaillent un peu à fruit tendu.
06:35Et qu'on met du temps à recevoir un nouveau stock.
06:38Et donc, on a une perte d'exploitation naturelle.
06:40Puisque si on n'a pas de produits à vendre, on ne fait pas de chiffre d'affaires.
06:42Non, mais indépendamment de ça, ils ont cassé beaucoup de choses à l'intérieur ?
06:45Ou ils ont volé ?
06:46Ah oui.
06:46J'ai vu ça.
06:47Non, non, ils ont cassé toute la vitrine.
06:49Donc forcément un peu du décorum à l'intérieur.
06:52Voilà, c'est forcément...
06:53Quand tu as 35 mecs qui rentrent dans un magasin, ça ne fait pas tellement attention au mobilier.
06:57Pour un commerçant, même un commerçant bien assuré, qui a rempli toutes les cases
07:02et qui évidemment n'a pas lu toutes les petites cases de son contrat comme pour toutes les assurances,
07:06globalement, il est bien remboursé dans ces cas-là ou pas ?
07:09Et sous combien de temps ?
07:10On n'est jamais complètement remboursé.
07:15C'est clairement, on y laisse toujours des plumes.
07:17Ne serait-ce que, comme là, le décalage du chiffre d'affaires,
07:20dont on fait preuve tous les commerçants qui n'ont plus de stock,
07:22ça ne sera jamais pris en compte dans une perte d'exploitation.
07:26Donc clairement, une perte d'exploitation, c'est notamment lorsque le magasin est contraint d'être fermé.
07:30À partir du moment où on réouvre, il n'y a plus de perte d'exploitation.
07:32Donc forcément, on y laisse toujours des plumes.
07:35Et surtout, on oublie de le dire, mais la prime d'assurance, l'année suivante, est réévaluée à l'heure.
07:40Et là, ça peut être assez terrible.
07:43Vous avez des commerçants qui vont vous dire, moi, je ne vais pas réouvrir ?
07:47Parce que peut-être que la trésor était très limite et ils vont vous dire, je ne vais pas pouvoir.
07:52Alors cette nuit, parce que là, maintenant, on ne dort pas beaucoup,
07:55on tourne et on essaie de veiller à ce que nos commerces, qui sont nos outils de travail,
08:01c'est l'outil de travail de toute une vie pour beaucoup d'entre nous,
08:05je l'ai entendu cette nuit.
08:06J'ai entendu des gens me dire, voilà, là, j'ai dû tout déménager,
08:09il me manque la moitié, je ne suis pas sûr de réouvrir.
08:12Merci en tout cas, Pascal.
08:14Vous embrassez tous les gens de l'île.
08:16Merci pour votre soutien.
08:18Très belle ville dans le nord de la France.
08:19Et puis demain, dans l'émission, on reparlera d'un autre phénomène,
08:21et à mon avis, Pascal sait de quoi je vais parler,
08:23qui va être tous ces commerçants qui ne sont pas impactés par les émeutes,
08:27mais comme les gens ne sortent plus,
08:29ils font moins de chiffres d'affaires.
08:30Parce qu'en fait, si les gens ont peur d'aller en centre-ville,
08:32même si ça ne passe pas devant chez eux...
08:33Et les touristes ?
08:34Et puis les gens ont moins de moyens, avec la crise du carburant...
08:37Eh bien, il faudra...
08:38Oui ?
08:39Alors moi, je dois dire que là, on a une réunion, là, tout à l'heure,
08:42avec les autorités, avec la mairie, avec le préfet,
08:43et on va justement essayer de faire en sorte que les gens, très vite,
08:47aient envie de venir nous voir,
08:48de faire un poste de solidarité avec les commerçants lilois.
08:50Et c'est important.
08:51Et notamment, on va demander à ce que les cortèges ne passent plus par le centre de l'île,
08:57afin de préserver nos commerces,
08:58parce que même s'il y a une majorité de gens, effectivement,
09:01qui respectaient le mouvement,
09:02les casseurs étaient derrière.
09:04On pourrait sans doute les identifier beaucoup plus facilement.
09:06Que ce ne soit pas organisé devant chez eux, en tout cas.
09:08Merci beaucoup, je vous embrasse, j'espère que tout se passe très bien.
09:10Il faut que les petits commerces cartonnent dans les petits centres-villes
09:12et que les gens reviennent et fassent leur cours sans avoir peur.
09:15Salut Pascal !
09:15Il faut, il faut, il faut...
09:17Vous êtes des zones, il faut...
09:18Moi, je dis, il faut que les gens...
09:20Ça ne veut rien dire, il faut...
09:21Il faut que...
09:21Attends, laissez-moi finir.
09:22Ça y est, il y a un bon climat.
09:24Il s'est fait saccager sa vitrine ou quoi ?
09:26Je ne suis pas rien, moi !
09:27Vous allez dire qu'il faut être intraitable aussi.
09:28Je dis qu'il faut, il faut, il faut...
09:30Je dis qu'il faut que les gens aillent faire leurs courses dans les petits commerces
09:33et qu'ils arrêtent Internet, et c'est important.
09:35Oui, ben...
09:35Vous n'êtes pas d'accord avec ça, non ?
09:37Je pense qu'hélas, aujourd'hui, Internet, c'est moins cher
09:40et que les gens qui sont en difficulté financière,
09:43ils vont là-haut moins cher.
09:45On ne fait plus rien, alors ?
09:46Non, non, non, ce n'est pas qu'on ne fait plus rien, mais...
09:50Elle n'est pas un peu grosse, cette écharpe qui vous a été offerte pour Noël ?
09:52J'ai eu peur.
09:54Non, mais non !
09:56Oui, Pascal, mais ça ne va pas.
09:57Allez, je vous laisse avec Pascal Pro.
09:58Je vous dis à demain à 15h.
09:59Merci, c'était...

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