00:00Alors la valette est avec nous, vous avez gagné en fait ?
00:02Vous avez gagné ?
00:03Ils sont incapables de se mettre ensemble, vous avez gagné ?
00:05Non, c'est surtout pour l'instant le peuple français qui a perdu depuis maintenant.
00:08On a perdu du pouvoir de l'achat, on a perdu notre sécurité.
00:11J'entends ce que vous dites, mais j'entends et je ne donne pas un jugement de valeur,
00:15ni un souhait personnel.
00:16Je dis simplement que ce que je viens de dire est tellement évident
00:20pour ceux qui nous regardent, c'est que ceux qui ne sont pas d'accord
00:23avec le Rassemblement National, il y en a sans doute beaucoup.
00:27S'ils s'unissent contre vous, ils peuvent sans doute vous battre.
00:30Toutes ces gens que j'ai cités là, ils ont des points communs,
00:33ils ne veulent pas travailler avec vous.
00:34Ils ont un point commun.
00:34Ils pourraient d'ailleurs travailler avec vous pour tout vous dire.
00:36Parce qu'il y a des passerelles, mais ils ne veulent pas.
00:38Bon, mais ils ne veulent pas, il y a des points communs.
00:40Mais en revanche, tous ces gens que j'ai cités,
00:43s'ils se mettent ensemble sur la même affiche, là vous n'avez pas gagné.
00:46Je ne suis pas sûre, Pascal Praud, excusez-moi.
00:50Contre Jean-Luc Mélenchon ?
00:51Philippe, c'est Macron en pire ?
00:52Enfin, Philippe, il a le même bilan qu'Emmanuel Macron ?
00:56Mais j'entends, mais autrement, ils ne sont même pas au deuxième tour.
01:00Ce que je veux dire, c'est que Mme Le Pen a dit quelque chose l'autre jour,
01:02et je pense qu'elle a eu raison.
01:03Elle dit, je préférerais être contre M. Philippe.
01:05Mais elle préférerait sans doute être contre quelqu'un
01:08de cette sensibilité droite ou centre-droite,
01:10qui effectivement a les résultats qu'on connaît depuis 40 ans,
01:13plutôt que Jean-Luc Mélenchon.
01:14Mais aujourd'hui, si tous ces gens ne se mettent pas ensemble,
01:16ils ne sont pas au deuxième tour.
01:18Ils n'y sont pas, ils n'y sont pas, donc ça ne sert à rien.
01:21Donc tout ce qu'ils disent, c'est le problème des hommes politiques,
01:24c'est qu'on ne les croit pas.
01:24Pourquoi on ne les croit pas ?
01:25Parce qu'ils disent du baratin.
01:27Du baratin.
01:28Si vraiment tous ces gens pensaient que vous étiez une menace,
01:31ils saliraient contre vous.
01:33Et ils ne salient pas contre vous,
01:34parce qu'ils pensent que vous n'êtes pas une menace,
01:36et les filles pensent effectivement à eux.
01:38Ce que j'ai dit là, c'est une banalité, pardonnez-moi.
01:40Je ne suis pas très d'accord avec vous, Pascal.
01:42Je pense que la politique n'est pas toujours de l'arithmétique.
01:44Et quand vous dites aux électeurs de Bruno Rotaillot
01:46qu'ils doivent s'associer avec Gabriel Attal,
01:48je ne suis pas certain que tous les électeurs de Bruno Rotaillot souhaitent ça.
01:50Mais autrement, il est à 4%.
01:52Je veux dire, c'est le choix entre le préférable et le détestable.
01:55Si vous cumulez aujourd'hui les intentions de vote pour Bruno Rotaillot,
01:59Gabriel Attal et Édouard Philippe, ça fait plus que 4%.
02:01Si vous n'avez qu'un candidat de tous les gens que j'ai cités,
02:05c'est-à-dire s'il n'y a plus de candidats,
02:07s'il y a un seul candidat du Bloc central,
02:08un seul candidat de la droite et un seul candidat conservateur libéral,
02:12pardonnez-moi, ça fait un peu plus de monde que l'éparpillement qu'il y a.
02:15Vous pouvez avoir des désistements qui vont se faire à la faveur des sondages.
02:18Vous savez comment ça marche, ça arrive très souvent.
02:19Et je crois que, par exemple, les électeurs de Bruno Rotaillot
02:21préfèrent avoir un candidat de droite qu'un candidat macroniste.
02:25Et sinon, ils iront vers le RN.
02:27Et donc, en fait, c'est pour ça que c'est, à mon avis, un peu plus compliqué que ça.
02:30Ah !
02:31Je me expliquise.
02:33Non, ça c'est bien parce que vous me faites penser à Gérard Leclerc.
02:36Quand vous dites, d'abord il me manque, il nous manque,
02:39et c'était la phrase de Gérard, c'est plus compliqué que ça.
02:42Et évidemment que vous avez, bien sûr,
02:44que les choses sont infiniment plus compliquées que je les ai dites.
02:47On fait un petit tour, non pas de table,