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  • il y a 11 minutes
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce jeudi, Pascal Praud revient sur la possibilité pour les candidats de droite de se rassembler pour faire barrage au RN.

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Transcription
00:00Alors la valette est avec nous, vous avez gagné en fait ?
00:02Vous avez gagné ?
00:03Ils sont incapables de se mettre ensemble, vous avez gagné ?
00:05Non, c'est surtout pour l'instant le peuple français qui a perdu depuis maintenant.
00:08On a perdu du pouvoir de l'achat, on a perdu notre sécurité.
00:11J'entends ce que vous dites, mais j'entends et je ne donne pas un jugement de valeur,
00:15ni un souhait personnel.
00:16Je dis simplement que ce que je viens de dire est tellement évident
00:20pour ceux qui nous regardent, c'est que ceux qui ne sont pas d'accord
00:23avec le Rassemblement National, il y en a sans doute beaucoup.
00:27S'ils s'unissent contre vous, ils peuvent sans doute vous battre.
00:30Toutes ces gens que j'ai cités là, ils ont des points communs,
00:33ils ne veulent pas travailler avec vous.
00:34Ils ont un point commun.
00:34Ils pourraient d'ailleurs travailler avec vous pour tout vous dire.
00:36Parce qu'il y a des passerelles, mais ils ne veulent pas.
00:38Bon, mais ils ne veulent pas, il y a des points communs.
00:40Mais en revanche, tous ces gens que j'ai cités,
00:43s'ils se mettent ensemble sur la même affiche, là vous n'avez pas gagné.
00:46Je ne suis pas sûre, Pascal Praud, excusez-moi.
00:50Contre Jean-Luc Mélenchon ?
00:51Philippe, c'est Macron en pire ?
00:52Enfin, Philippe, il a le même bilan qu'Emmanuel Macron ?
00:56Mais j'entends, mais autrement, ils ne sont même pas au deuxième tour.
01:00Ce que je veux dire, c'est que Mme Le Pen a dit quelque chose l'autre jour,
01:02et je pense qu'elle a eu raison.
01:03Elle dit, je préférerais être contre M. Philippe.
01:05Mais elle préférerait sans doute être contre quelqu'un
01:08de cette sensibilité droite ou centre-droite,
01:10qui effectivement a les résultats qu'on connaît depuis 40 ans,
01:13plutôt que Jean-Luc Mélenchon.
01:14Mais aujourd'hui, si tous ces gens ne se mettent pas ensemble,
01:16ils ne sont pas au deuxième tour.
01:18Ils n'y sont pas, ils n'y sont pas, donc ça ne sert à rien.
01:21Donc tout ce qu'ils disent, c'est le problème des hommes politiques,
01:24c'est qu'on ne les croit pas.
01:24Pourquoi on ne les croit pas ?
01:25Parce qu'ils disent du baratin.
01:27Du baratin.
01:28Si vraiment tous ces gens pensaient que vous étiez une menace,
01:31ils saliraient contre vous.
01:33Et ils ne salient pas contre vous,
01:34parce qu'ils pensent que vous n'êtes pas une menace,
01:36et les filles pensent effectivement à eux.
01:38Ce que j'ai dit là, c'est une banalité, pardonnez-moi.
01:40Je ne suis pas très d'accord avec vous, Pascal.
01:42Je pense que la politique n'est pas toujours de l'arithmétique.
01:44Et quand vous dites aux électeurs de Bruno Rotaillot
01:46qu'ils doivent s'associer avec Gabriel Attal,
01:48je ne suis pas certain que tous les électeurs de Bruno Rotaillot souhaitent ça.
01:50Mais autrement, il est à 4%.
01:52Je veux dire, c'est le choix entre le préférable et le détestable.
01:55Si vous cumulez aujourd'hui les intentions de vote pour Bruno Rotaillot,
01:59Gabriel Attal et Édouard Philippe, ça fait plus que 4%.
02:01Si vous n'avez qu'un candidat de tous les gens que j'ai cités,
02:05c'est-à-dire s'il n'y a plus de candidats,
02:07s'il y a un seul candidat du Bloc central,
02:08un seul candidat de la droite et un seul candidat conservateur libéral,
02:12pardonnez-moi, ça fait un peu plus de monde que l'éparpillement qu'il y a.
02:15Vous pouvez avoir des désistements qui vont se faire à la faveur des sondages.
02:18Vous savez comment ça marche, ça arrive très souvent.
02:19Et je crois que, par exemple, les électeurs de Bruno Rotaillot
02:21préfèrent avoir un candidat de droite qu'un candidat macroniste.
02:25Et sinon, ils iront vers le RN.
02:27Et donc, en fait, c'est pour ça que c'est, à mon avis, un peu plus compliqué que ça.
02:30Ah !
02:31Je me expliquise.
02:33Non, ça c'est bien parce que vous me faites penser à Gérard Leclerc.
02:36Quand vous dites, d'abord il me manque, il nous manque,
02:39et c'était la phrase de Gérard, c'est plus compliqué que ça.
02:42Et évidemment que vous avez, bien sûr,
02:44que les choses sont infiniment plus compliquées que je les ai dites.
02:47On fait un petit tour, non pas de table,

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