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  • il y a 1 semaine
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce vendredi, Pascal Praud s'étonne de la fatigue d'Édouard Philippe alors que la campagne pour la présidentielle débute tout juste.

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Transcription
00:00C'est vrai qu'il est étonnant Edouard Philippe, mais d'abord il est sympathique quand même, il y a
00:03quelque chose, il porte beau comme on dit, il a une belle amure.
00:10Moi je trouve qu'il a un côté insaisissable et c'est vrai que je suis assez frappée quand je
00:12l'entends parler, je ne sais pas si vous avez remarqué mais il ne dit jamais je veux, je ne
00:16veux pas, il dit toujours j'envisage, je n'exclus pas, je peut-être.
00:21Il a dit, d'ailleurs il a fait une émission face à Alain Finkielkraut il y a quelques années que
00:25j'ai réécouté cet été, et dans cette émission il dit je suis un homme qui doute, je n'ai
00:29absolument aucune conviction.
00:30Je dirais qu'on a envie d'un homme qui doute à l'Elysée en fait.
00:33C'est d'ailleurs très intéressant un homme qui doute, à mon avis.
00:37C'est une qualité de douter, c'est une qualité pour être président de la publique.
00:40Non je crois pas, je crois que t'es écrivain, philosophe, pourquoi pas, mais il faut toujours un peu une
00:44part de doute bien évidemment, mais je crois que c'est la phrase de René Char, penser en stratège et
00:49agir en prédateur.
00:51Pas prédateur d'ailleurs, mais je ne sais plus exactement.
00:54Mais écoutez Edouard Philippe, parce qu'après on va me reprocher, c'est lui qui le dit, il veut décompresser,
00:58il est fatigué, il est fatigué avant d'avoir commencé.
01:02Non mais la déclaration elle est à suivre, moi je pense, je vais vous dire, entre Bruno Le Maire, qui
01:07veut qu'on mette les enfants à un an à la maternelle,
01:10je vous dis, ça part très mal cette présidentielle, des gens qui sont d'un bon niveau à plier, lui
01:14il est crevé, il est fatigué avant d'avoir commencé.
01:17Edouard Philippe.
01:21Moi j'adorerais un système dans lequel le président est élu en mai, et il prend ses fonctions en septembre.
01:26Et entre mai et septembre, il a le temps, un, de se reposer, de décompresser après une élection présidentielle qui
01:33est hyper usante, hyper fatigante,
01:35je ne dis pas qu'il doit prendre trois mois de vacances, mais franchement, une semaine ça ne fait pas
01:39de mal, deux semaines ça ne fait pas de mal avant de repartir.
01:41– Non mais c'est un gag, je jure c'est un gag.
01:44– Pascal, vous savez, quand j'ai vu ça ce matin, je crois, j'ai dit ça c'est une
01:50blague, c'est le gorafi, j'ai cru que c'était une blague, c'était pas vrai.
01:54En fait c'est vrai, c'est hallucinant, totalement hallucinant.
01:57Sarkozy avait dit, si je suis élu, je prendrai une semaine de retraite dans un monastère.
02:02Il est allé sur un yacht de M. Bolloré, c'était pas tout à fait un monastère, mais il avait
02:06pris une semaine, une semaine seulement.
02:09– Mais il n'avait pas pris une semaine, ce que vous dites n'est pas tout à fait juste.
02:11– Ah bon ?
02:12– Non, ça n'a rien à voir, c'est entre le moment où tu es élu et le moment
02:15où tu as la prise du pouvoir.
02:17– Oui, il y a l'espace dix jours, tu ne vas pas le lendemain à l'Elysée, tu ne
02:20vas pas frapper à la porte en disant, ô toi de là que je m'y mette.
02:23– Vous avez raison, et la deuxième chose, plus sérieusement que je voudrais dire, c'est qu'avec l'expérience
02:28que j'ai,
02:29que Jean-Luc peut partager, les mesures les plus impopulaires, les plus radicales, les plus fortes,
02:35il faut les prendre dans les six premiers mois, je dirais même les trois premiers mois.
02:38Hollande m'a souvent dit qu'il aurait dû faire siéger le Parlement en juillet-août.
02:42Il faut qu'en juin-juillet-août, les grandes réformes soient embarquées, autrement après c'est trop tard.
02:46– Alors il est revenu tout de suite sur ce qu'il a dit, parce qu'il a bien vu
02:50qu'il avait fait une bêtise, alors c'est toujours pareil.
02:52Quand ils font une bêtise, ils te disent découper une minute de raisonnement pour conserver quelques secondes,
02:59qu'ils lui font dire l'inverse de sa conclusion, drôle déconception du débat public.
03:02– Mais enfin j'invente pas !
03:04– Moi c'est ça qui me tue, en plus ils te disent qu'on manipule, c'est lui qui
03:08le dit.
03:09– Non mais il s'est fait du mal.
03:10– Mais c'est pas moi qui le dis, c'est lui.
03:12Il dit le RN est décidément plus à l'aise pour fabriquer des polémiques à partir de phrases tronquées
03:16que pour répondre sérieusement sur le fond.
03:18C'est pas moi qui le dis, je pense qu'il est effectivement, c'est un homme qui est perdu.
03:22J'y peux rien, il t'explique qu'il est crevé à la campagne électorale,
03:26qu'il est fatigué, qu'il faut décompresser,
03:27mais qu'il décompresse avant, qu'il n'y aille pas comme ça,
03:30ça sera encore mieux s'il veut.
03:31– La France ne peut plus attendre.
03:33– Comment ?
03:34– On ne peut plus attendre.
03:35– Mais non mais…
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