00:02On va être avec Fabien Bouglet, qu'on reçoit régulièrement, et Olienne le naufrage, parce que je crois qu'il
00:07y a une loi qui avait été votée par Sébastien Lecornu,
00:10qui engage la France pour des années et qui est encore un scandale.
00:14On va payer une fortune de l'électricité alors qu'on pourrait faire du 100% nucléaire, ou en tout
00:18cas pas loin du 100% nucléaire.
00:20Les énergies renouvelables, on les subventionne, tout ça est une gabegie.
00:25On va demander aux retraités de l'argent alors qu'on subventionne les énergies renouvelables qui ne servent à rien.
00:30Mais enfin ça suffit quand même, ça suffit ce pays. Vraiment il est temps que ça change.
00:36Je ne veux pas dire autre chose, il y a une autre politique, je ne sais pas laquelle, mais il
00:39y a une autre politique à mener.
00:41Mais on termine peut-être avec le classement PISA, écoutons Gabriel Attal sur l'école qui a été peut-être
00:50intéressant d'écouter en tout cas.
00:55Pendant ces deux quinquennats, une ambition sur l'éducation, mais il n'y a pas eu de ligne.
00:59Donc l'instabilité a aggravé le problème ?
01:01Quand vous n'avez pas de ligne constante, quand vous avez un ministre qui dit, moi je veux rehausser le
01:05niveau d'exigence,
01:06j'assume de prendre un certain nombre de mesures, en ce sens que j'ai fait quand j'étais ministre
01:10de l'éducation nationale,
01:11en rétablissant le redoublement, en mettant en place les groupes de niveau, en disant qu'on ne peut pas passer
01:15au lycée quand on n'a pas son brevet,
01:17et qu'ensuite vous avez un ministre ou une ministre qui a une ligne totalement différente et qui revient sur
01:22ces mesures,
01:23évidemment que le signal que vous envoyez au personnel de l'éducation, à l'école, n'est pas un signal
01:28de grande constance.
01:29C'est pour ça que moi j'ai dit que si je deviens président de la République,
01:32il y aura un ministre de l'éducation nationale pendant cinq ans qui ne bougera pas,
01:36parce que le temps long c'est extraordinairement important en matière d'éducation.
01:39– Mais monsieur Attal, il y a une ligne sur rien, ni sur la justice, ni sur l'immigration, ni
01:47sur la dette, ni sur l'économie,
01:48il y a une ligne sur rien, c'est le gloubi-boulga depuis dix ans, tout change, c'est le
01:55chamboule-tout.
01:56– Non mais ça c'est tout à fait juste, mais il manque encore un niveau d'analyse,
01:59c'est qu'il y a un discours qui se développe et qui est loin d'être marginal,
02:03qui conteste justement les savoirs fondamentaux, c'est-à-dire qu'on entend dire que l'orthographe est élitiste,
02:08que la grammaire est fasciste, que la syntaxe est nazie,
02:12que tout ça c'est un complot des classes supérieures, etc.
02:15et c'est ça aussi qu'il faut combattre, c'est quand même porté par toute une partie,
02:19même pas de l'extrême-gauche, ça va jusqu'à la gauche.
02:21– Cécile Dufo avait dit ça il y a encore peu de temps.
02:24– Je comprends que Marine Tondelier n'ait pas envie de jouer au trivia de poursuite.
02:29– Non mais Pompidou c'est grave, parce que moi je suis pompidolien,
02:32je trouve que cette méconnaissance, d'abord de Georges Pompidou qui n'est quand même pas,
02:36ce n'est pas un homme politique du XVIIIe siècle,
02:39mais ensuite c'était quand même un moment où la France brillait à la fois par son industrie,
02:45par sa culture, lui-même était un homme de lettres et un grand homme d'État,
02:49je trouve qu'on pourrait s'en inspirer ou au moins le connaître.
02:51– Accessoirement il avait créé le ministère de l'Environnement,
02:53ça aurait dû peut-être être une référence.
02:54– Elle ne sait même pas que Valérie Giscard d'Estaing a fait l'IVG,
02:58elle ne sait même pas que Chirac est l'écologiste,
03:00alors je crois que c'est vous qui disiez ça hier.
03:03– Elle ne sait même pas que Chirac a dit la planète brûle et nous regardons ailleurs,
03:10elle est écolo, elle ne sait rien.
03:11– Mais qu'est-ce qu'elle faisait pendant tout ce temps ?
03:13– Rien, en plus elle avait une prépa littéraire à Sciences Paul-Île,
03:16donc c'est peut-être le plus inquiétant.
03:19– Alors écoutez, parce qu'on n'a pas vu le sujet…
03:21– Écoutons, parce qu'on n'a pas vu le sujet effondrement du niveau scolaire,
03:27et puis après je vous ferai écouter quelques interventions d'Emmanuel Macron en août 2022,
03:33notamment, écoutons donc ce sujet,
03:36regardons-le pour également sur ces news, écoutons-le sur Europe 1.
03:41– De la 6e à la 3e, une école moyenne, sans examen d'entrée,
03:45avec le même enseignement pour tous, donc plus de filières.
03:49– En 1975, la loi Habille entre en vigueur,
03:53les anciennes filières du collège disparaissent.
03:56Désormais, les élèves suivent un enseignement commun.
03:59En découlent 50 années de réformes pour repousser l'orientation et réduire la sélection.
04:04– Depuis une cinquantaine d'années,
04:06on s'est imposé l'idée dans l'éducation nationale,
04:10dans le système éducatif,
04:11que l'exigence était une violence pour les enfants de milieu modeste.
04:15Et cette idée-là, elle a fait florès,
04:19et du coup on a réduit la qualité des textes,
04:21on a arrêté de noter, on a un peu cassé le termomètre.
04:24– Le redoublement, devenu exceptionnel.
04:28Les filières d'excellence, remises en cause aussi par Najat Vallaud-Belkacem,
04:32ancienne ministre de l'Éducation nationale,
04:34ou encore un contrôle continu privilégié au détriment de l'examen national.
04:39Autant de réformes qui, selon le directeur général d'excellence ruralité,
04:43ont contribué à tirer le niveau vers le bas.
04:46– On refait l'égalité, mais dans la médicricité,
04:49au lieu de la faire dans l'excellence, comme c'était le cas autrefois.
04:51– 50 ans après la loi Abhi, la France décroche dans le classement PISA.
04:56En mathématiques, elle était 11e il y a 26 ans,
04:59elle est désormais 27e.
05:01– L'OCDE, l'Occident, je veux dire, c'est aussi la chute de l'Occident,
05:05c'est intéressant parce que la Chine, Taïwan, Singapour,
05:08on a le classement PISA d'ailleurs, c'est vraiment très intéressant.
05:11les premières, parce que tout ce que nous disons,
05:13que les Chinois travaillent plus, qu'ils sont effectivement meilleurs que nous
05:18dans plein de domaines, 1 Chine, 2 Singapour, 3 Macao, 4 Taïwan, 5 Japon,
05:23d'ailleurs il suffit d'aller au Japon pour comprendre que c'est un pays
05:25qui fonctionne, qui est civilisé.
05:27C'est-à-dire qu'on l'a vu, d'ailleurs pendant la Coupe du Monde,
05:30avec des choses parfois très…
05:31– Oui, mais vous avez en 6e l'Estonie alors ?
05:34– L'Estonie…
05:35– On pourrait dire la Chine, c'est un autre modèle,
05:37l'Estonie c'est un pays européen, c'est une Union européenne.
05:39– Ce qui m'a écouté c'est le Royaume-Uni, moi.
05:41– Allons voir ce qui se passe.
05:42– Mais bien sûr, oui, mais non, ça on est les meilleurs du monde.
05:44– Grande autonomie des établissements scolaires.
05:46– Eh ben voilà, comme dans le privé.
05:47– Eh ben voilà.
05:48– Emmanuel Macron, écoutez ce qu'il dit en août 2022 sur ce sujet,
05:51et puis après on changera de sujet précisément.
05:55– Forcé de constater que le nombre d'élèves en difficulté en 10 ans
06:00a augmenté de 10 points, qu'un collégien sur 4
06:02ne possède pas le niveau attendu à l'entrée en 6e,
06:05aussi bien en lecture qu'en mathématiques.
06:06Nos résultats internationaux restent extrêmement préoccupants.
06:11Cette expression a peut-être un peu de bon sens,
06:14mais compte tenu de l'investissement qui est celui de la nation,
06:18compte tenu de la bonne volonté que je vois chez tous les acteurs,
06:22et compte tenu du constat cruel que je viens de faire,
06:26ça veut dire que quelque chose ne marche pas
06:27dans notre organisation collective.
06:29Nous sommes obligés de le regarder en face.
06:31Nous l'avons déjà fait plein de fois dans notre histoire.
06:35Quand le système est mal organisé, mal fonctionné,
06:38qu'il repose sur trop de défiance,
06:40qu'il est perclu de combats, de doctrines,
06:44parfois derrière garde, il ne fonctionne pas mieux.
06:46– Il y aura vraiment eu quelque chose de diabolique
06:48chez Emmanuel Macron.
06:50Parce qu'à chaque fois que vous l'aurez entendu,
06:52nous aurons eu envie d'adhérer à ce qu'il dit.
06:56Et peut-être beaucoup d'entre vous ont voté pour Emmanuel Macron.
06:59Au premier tour, au deuxième tour, aux deux élections.
07:02Peut-être beaucoup.
07:03Peut-être beaucoup y ont cru.
07:05Et la déception est la hauteur précisément
07:09de ce qu'il avait imaginé.
07:11Mais cet homme, qui a sûrement des qualités,
07:14effectivement, n'aura fait que de la séduction
07:17et que des paroles.
07:19Et c'est ça qu'on pourra lui reprocher
07:21jusqu'à la fin de sa vie politique.
07:24de ne pas avoir fait, voire, c'est agir.
07:28Et il n'a pas agi.
07:29Écoutez un autre passage d'Emmanuel Macron.
07:34– L'éducation nationale doit renouer
07:36avec l'ambition d'être l'une des meilleures d'Europe.
07:39– Donc ça, c'est une phrase, par exemple.
07:41Mais c'est une phrase creuse.
07:42C'est une phrase sans lendemain.
07:44C'est-à-dire que tu dis les choses
07:46et tu ne donnes pas les moyens de le faire.
07:50– Mais c'est au point qu'on préférait
07:52qu'il ne parle pas, en fait.
07:53– Il ne va plus parler bientôt.
07:55– C'est très irritant d'entendre ça
07:56année après année.
07:57Parce que ça ressemble un peu
07:59à du foutage de gueule.
08:00– Moi, ça mérite d'entendre Gabriel Attal,
08:02qui donne des leçons sur ce qu'il faudrait faire.
08:05Et il a été ministre de l'éducation nationale,
08:07puis premier ministre.
08:08Et puis il explique,
08:09oui, mais attendez, les choses, comprenez.
08:11– Écoutez, ce que Laurence Ferrari,
08:12la question qu'elle avait posée à Emmanuel Macron,
08:14c'était Laurence qui a eu beaucoup de courage,
08:15d'ailleurs, en conférence de presse,
08:17de se lever parmi ses confrères.
08:19Parce que ce qui est formidable aussi,
08:21c'est que tout ça est soutenu par un espace médiatique
08:23qui aura vraiment,
08:25qui est d'une indulgence avec Emmanuel Macron
08:27sur ses résultats.
08:29– Avec les enseignants.
08:31– Les enseignants, moi,
08:32je n'ai pas envie de tirer sur les enseignants.
08:34Mais écoutez, la question de Laurence…
08:36– Vous trouvez normal qu'il y ait
08:371,2 million salariés dans l'éducation nationale ?
08:41– Oui, voilà.
08:42– Autant que dans l'armée rouge ?
08:43– Je ne sais pas si c'est normal ou pas.
08:45– Je ne trouve pas normal qu'il soit payé comme ça,
08:48mais en fait, je ne trouve pas normal qu'il soit payé comme ça,
08:50mais je trouve qu'ils sont sans doute mal sélectionnés.
08:52En fait, je rêve que les règles qui existent dans le sport
08:56s'appliquent dans la société civile.
08:59La sélection, la hiérarchie,
09:01il y a des bons, il y a des moins bons,
09:03il y a effectivement des examens en permanence, etc.
09:06Voilà, c'est ça dont je rêve pour notre pays,
09:09qu'on accepte cette idée.
09:10Ce qu'on accepte en sport,
09:12je veux qu'on l'accepte dans tous les autres domaines.
09:14– C'est une question, vous avez conscience que
09:17sur les 1,2 millions, il y a 850 000 enseignants,
09:21dont à 80 %, 90 %, c'est dans le public.
09:26Vous avez conscience quand même que gérer,
09:29gouverner un ensemble pareil,
09:32et le réformer, c'est atrocement compliqué.
09:36– Comment ça se fait ailleurs ?
09:37– Non, non, non, mais je suis sérieuse, je suis là, concrète.
09:40– Oui, mais comment les autres le font ?
09:41– Donc, c'est un dément de clé.
09:42Vous ne pouvez, en fait, les ministres, ils passent,
09:46les inspecteurs d'académie qui gèrent la rue de Grenelle,
09:48les regardent passer en rigolant, en les écoutant.
09:51– Non, Vincent, c'est trop facile ce que vous dites.
09:53– Non, non, c'est pas facile.
09:54– Ce que Gabriel Attal est juste, il n'y a pas de ligne.
09:57Il n'y a pas de ligne, je suis désolé de vous le dire.
09:59Il n'y a pas de ligne.
10:00– Vous le disiez très justement tout à l'heure,
10:02La Fabrique du Crétin, c'est un livre qui a été écrit il y a 25 ans.
10:05Ça fait 25 ans, un quart de siècle,
10:07– Oui, mais t'attendais, Emmanuel Macron a écrit un livre qui s'appelait « Révolution ».
10:10– Oui.
10:11– Il n'a rien changé.
10:12– C'est un peu mal.
10:12– C'est un peu mal.