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00:00Europe 1, la France bouge, 20h30, 21h30, Elisabeth Assayac.
00:06Qu'un change de docteur vient, j'en connais un meilleur, il arrache sa vie et te soigne avec ça.
00:16On parle santé sur Europe 1 ce soir, d'où le petit clin d'œil de Francis Cabrel, change de
00:21docteur.
00:21Quatrième et dernière partie de la France bouge à l'occasion des trophées de l'avenir Europe 1 LCL.
00:27Une entreprise candidate en route vers les trophées, c'est Stéphane Regnaud, président de Vigon, une entreprise familiale.
00:36Si vous nous rejoignez, il nous l'a bien expliqué, je vous invite à écouter le podcast puisque cette entreprise
00:41a su rester familiale.
00:43Elle a presque tout est internalisé avec neuf usines, dont cinq en France, qui fabriquent des cathéters et très puissantes
00:50dans tous les services de néonatologie de France,
00:53mais aussi ailleurs, en Inde, partout dans le monde.
00:58La start-up de ce soir, c'est Philippe Roguedas, cofondateur et directeur général d'Oricchio.
01:02Nous sommes toujours avec le coach Philippe Sose, investisseur et conseil en entreprise.
01:07Ça va Philippe, ça vous plaît cette émission ?
01:08J'aime beaucoup.
01:10C'est un domaine qu'on ne connaissait pas.
01:11C'est ça, on voyage très peu dans ces domaines-là en ce qui nous concerne et c'est vrai
01:15que c'est très intéressant et nos invités sont passionnants.
01:18Passionnant, l'autre, le prochain invité, c'est Louis Piperot qui est infirmier en réanimation et créateur de contenu avec
01:24son compte Un Homme en Blanc.
01:27Europe 1, l'influenceur de la France bouge.
01:30Bonjour et bienvenue dans Question pour un Homme en Blanc.
01:32Le principe est très simple, je te décris rapidement une pathologie et plus vite tu trouves le nom de cette
01:37pathologie, le plus tu marques deux points.
01:39Prêt, allez c'est parti.
01:40Top, je surviens brutalement parfois au milieu d'une activité banale.
01:44Un côté du corps se paralyse soudainement, une main ne répond plus à un coin de la bouche qui s
01:48'affaisse, il va falloir faire vite.
01:51Les maux disparaissent ou deviennent incompréhensibles.
01:53Un mal de tête peut éclater, foudroyant.
01:55Parfois la vision se trouble d'un seul côté.
01:57Ces signes durent plus de 24 heures, parfois même pour toujours.
02:00Je résulte d'une interruption brutale de la circulation dans une artère cérébrale, privant une zone d'un secteur d
02:07'oxygène.
02:08Chaque minute où je progresse, des millions de neurones décèdent.
02:11Brain, time is brain.
02:13La prise en charge en urgence dans une unité spéciale est décisive.
02:17Je suis, je suis, l'AVC ischamique.
02:21C'est l'AVC.
02:22C'est l'AVC, exactement.
02:24Ça, c'est à destination, c'est ce qu'on peut voir.
02:26C'est toujours le même système, c'est un peu comme la forme d'un jeu télévisé.
02:30On peut le voir, c'est à destination des étudiants, c'est à destination de nous, grand public, c'est
02:34à destination de qui ?
02:35Alors là, ce qu'on vient d'entendre, c'est à destination de tout le monde, vraiment du grand public.
02:40Surtout que la thématique de l'AVC, c'est quelque chose qui est quand même relativement connu.
02:43Donc, l'objectif, il est là, c'est d'avoir le côté ludique et en même temps, on a un
02:48rappel des signes, un rappel un petit peu de la pathologie.
02:52Ce qui fait que, l'heure de rien, pendant qu'on est en train de scroller sur les réseaux sociaux,
02:56on est interrompu quelques secondes.
02:57On a l'impression, voire même, on a appris quelque chose.
02:59On a passé un petit moment sympa.
03:00Et ça marche très très fort, vous avez créé du contenu depuis 2015, ça fait un peu plus de 10
03:04ans.
03:05Près de 140 000 abonnés ont cumulé sur les différentes plateformes.
03:10Qu'est-ce qui vous a donné envie de, j'aime pas ce mot vulgariser, mais c'est ce qui
03:15me vient en tête, de communiquer, de transmettre votre métier ?
03:21En fait, le terme vulgariser, il est un peu galabaudé, mais il est très à propos.
03:28A la base, moi, j'ai voulu donner un coup de main quand j'étais en IFSI.
03:32Donc l'IFSI, c'est l'Institut de formation en soins infirmiers, l'école d'infirmières.
03:36Je voulais donner un coup de main, faire du tutorat pour mes collègues qui avaient un peu de difficultés, notamment
03:41les premières années.
03:43La problématique, c'est qu'il y a plusieurs établissements de formation et qu'on n'avait aucun local pour
03:47pouvoir faire.
03:48Donc je me suis dit, quitte à faire, autant le faire sur les réseaux sociaux, autant le faire sur YouTube.
03:51En situation ? Par exemple, quand vous êtes à l'hôpital, vous faites parfois ?
03:55Alors, très peu à l'hôpital, pour des raisons de confidentialité, puis aussi parce qu'on n'a pas forcément
04:00le temps.
04:02Plutôt chez moi, même s'il y avait effectivement des choses qui ont été faites à l'hôpital.
04:05L'avantage des réseaux, c'est que ça touche rapidement tout le monde, à toute heure.
04:10J'ai cinq minutes, je regarde. J'ai une demi-heure, je peux regarder un petit peu plus.
04:15Je suis dans le train, j'ai toujours possibilité de me former.
04:18Initialement pour les étudiants et aujourd'hui vraiment pour le grand public.
04:20On sait qu'on a besoin de personnel, on a besoin d'infirmières, d'infirmiers.
04:25Est-ce qu'un compte comme le vôtre peut redorer et redonner envie de faire ce métier ?
04:31J'espère.
04:32Ça fait partie des objectifs.
04:34Ça fait partie des objectifs, clairement, de ce compte.
04:37Pourquoi ? Parce que je suis déjà d'un naturel optimiste.
04:41En réanimation, il le faut.
04:43Oui, dans la profession de manière globale, à mon avis, et en ce moment en société, il le faut.
04:51On entend énormément de personnes qui critiquent, souvent à juste titre, le métier d'infirmier,
04:56qui est dur, qui n'est pas gratifiant, etc. C'est vrai.
04:59Mais il y a aussi énormément de plus-value à ce métier.
05:02Il est très intéressant, on a mille et une façons de le pratiquer.
05:06On a un relationnel exceptionnel avec les gens, avec les collègues.
05:09Et puis, on a l'impression, on en vous en parlait tout à l'heure, de se sentir utile,
05:12de faire quelque chose qui apporte une véritable plus-value autour de soi.
05:17Donc oui, ce métier mérite encore qu'on s'y intéresse et qu'on le pratique.
05:20Alors, quel est le problème ? Pourquoi on n'y vient pas assez ?
05:22Le problème, c'est qu'il n'y en a pas un, c'est qu'il y en a beaucoup
05:24de problèmes.
05:27Quelle est la chose qu'il faudrait résoudre pour essayer d'avoir de plus en plus de candidats à ce
05:34beau métier ?
05:35Les candidats en entrée en formation sont nombreux.
05:37C'est ceux qui sortent de formation et ceux qui restent dans le métier qui partent assez vite.
05:42Souvent, on dit que c'est une question de salaire.
05:44Alors, c'est vrai qu'arrondir un peu au-dessus, ce ne serait pas désagréable.
05:48C'est quoi un salaire moyen d'un infirmier ?
05:49Alors, je n'ai pas la notion exacte.
05:51Moi, quand je suis rentré et j'étais à la paix, dans la fonction publique,
05:54j'étais déjà pas trop mal payé.
05:55J'étais un peu moins de 2000 euros par mois, hors week-end, hors nuit.
06:01Donc, aujourd'hui, je pense que ce n'est pas rare d'avoir, avec toutes les contraintes qu'il y
06:05a,
06:06des infirmières à 2200 euros net, sachant que tu bosses un week-end sur deux,
06:11sachant que tu travailles à partir de 6h du matin, que tu finis à 21h30, 22h.
06:15En termes horaires.
06:16Voilà, donc il y a tout ça.
06:18Qu'est-ce qui fait que le métier ne retient pas ?
06:22Pour attirer de plus en plus de personnes.
06:24Aujourd'hui, on a eu une grosse, grosse surcharge de travail par rapport à beaucoup trop de patients
06:28par rapport au nombre d'infirmières.
06:29On a une non-reconnaissance de la profession, de l'institution, de la profession elle-même,
06:34il ne faut pas l'oublier.
06:34Donc, de la reconnaissance, c'est ça que j'entends.
06:37Exactement, on va avoir tout ça.
06:39On va avoir un sentiment de travailler contre ses propres valeurs,
06:42c'est-à-dire qu'à un moment, on fait un travail dans le relationnel,
06:44sauf que quand j'ai mon temps en main, 5 minutes sur ma journée pour pouvoir régler les problèmes,
06:49la plus mauvaise journée de sa vie de notre patient,
06:51j'ai 5 minutes pour régler son problème, quand je suis aux urgences,
06:53c'est quelque chose comme ça.
06:54Tout ça, c'est des critères qu'on regroupe, il n'y a pas que ça,
06:57mais ce sont des critères qui nous mènent vers quoi ?
07:00Ce qu'on appelle le burn-out.
07:02Donc, en fait, quand on regarde le métier d'une infirmière,
07:04comment il est réalisé aujourd'hui,
07:05il coche toutes les cases qui mènent au burn-out.
07:08Donc, est-ce que c'est vraiment une question de salaire ?
07:10Ça joue aussi.
07:11Mais est-ce qu'à un moment, on ne pourrait pas effectivement faire en sorte
07:14de travailler dans des conditions, de meilleures conditions,
07:17des conditions juste adaptées,
07:18où on n'a pas l'impression d'être nuisible pour le patient ?
07:20Vous avez eu des retours positifs de personnes qui vous ont dit
07:22« Moi, en voyant vos vidéos sur, je rappelle,
07:27c'est un homme en blanc, vos co-différents comptes,
07:30est-ce que ça a donné envie d'y aller, de persévérer ? »
07:33Parce que vous dites qu'il y a beaucoup de candidats,
07:34mais finalement, à la sortie, ça se perd un petit peu.
07:37Est-ce que vous le voyez, vous avez des témoignages ou des exemples ?
07:41Oui, j'ai la chance d'avoir beaucoup de retours sur les réseaux,
07:44des messages en direct, quelques commentaires,
07:45mais beaucoup de messages directs de personnes qui disent
07:48« Grâce à toi, j'ai pu comprendre. »
07:50Alors, du côté des étudiants, j'ai pu comprendre le cours plus facilement,
07:53où j'ai réussi à réviser la dernière minute avec des contenus.
07:55Ça, c'est un peu moins bien, mais ça me fait rire.
07:58Mais aussi des patients.
07:59Je ne comprenais pas, je suis sorti d'une consultation avec le médecin.
08:02J'ai compris que c'était grave, mais je n'ai pas compris ce qu'il y avait.
08:05Maintenant, je sais ce que c'est que l'insuffisance rénale,
08:07je sais ce que c'est que l'insuffisance cardiaque et des choses comme ça.
08:08J'ai compris parce qu'en 20 minutes, j'avais tous les messages clés.
08:11Vous travaillez toujours à l'hôpital ?
08:13Je travaille toujours à l'hôpital, oui.
08:14Ou dans Paris ?
08:15Dans Paris, oui.
08:17En région parisienne.
08:18Allez, vous restez avec nous sur la tête de La France Bouge.
08:20Justement, on va encore continuer à donner envie,
08:23on va continuer à placer l'espoir au cœur de nos préoccupations
08:26avec Stéphane Regnaud, président de Vigon.
08:33Stéphane Regnaud, on est à quelques mois de l'élection présidentielle.
08:36Vous êtes un patron, vous êtes un président de Vigon,
08:39vous êtes un président, on l'a vu depuis le début de l'émission,
08:45vous dirigez une industrie.
08:48Quelles sont les raisons d'espérer ?
08:50Les raisons d'espérer, en France à très court terme,
08:52il faut un tout petit peu les chercher quand même.
08:56Mais je suis d'un naturel optimiste et positif.
09:00Je crois qu'il y a dans notre pays et dans le monde
09:03une capacité de mobilisation autour de causes importantes
09:06qui est réelle et qui est forte.
09:08La santé en est une.
09:12Et réinvestir dans la santé, mais de façon intelligente.
09:15C'est-à-dire en pensant un peu à long terme.
09:17Pas penser juste, est-ce qu'on va respecter les dépenses de l'année qui viennent ?
09:20Mais penser, comment est-ce qu'on peut investir ?
09:23Comment est-ce qu'on peut faire évoluer le système
09:24pour prendre mieux en charge les patients
09:27tout en économisant de l'argent ?
09:29Je ne le nie pas, on est une situation financière compliquée.
09:32Mais à travers tout ce qu'on peut inventer en dispositif médicaux,
09:36Auricure, Nathan a un excellent exemple.
09:37On peut économiser de l'argent.
09:38En utilisant les bons produits, comme les produits Vigons,
09:41on peut économiser de l'argent.
09:42En simplifiant le travail des infirmiers ou des infirmières,
09:45on peut économiser de l'argent.
09:47Grâce aux dispositifs médicaux, on peut aider les infirmiers
09:49à mieux exercer leur art, à gagner du temps,
09:53à gagner de la liberté d'esprit.
09:56Et à libérer des moyens,
09:58parce que vous dites que le salaire n'est pas la seule chose.
10:00Si vous allez travailler en Suisse et en Angleterre,
10:01vous allez gagner deux fois plus.
10:03Donc, il y a besoin de libérer des moyens
10:05pour rémunérer les soignants,
10:07des moyens pour investir dans le progrès.
10:09Et ça, je crois que si tout le monde en prend conscience,
10:11on peut vraiment progresser,
10:13on peut vraiment aller de l'avant.
10:14Rendez-vous l'année prochaine.
10:15Merci Stéphane Regnaud.
10:16En route vers les trophées de l'avenir Europe 1 LCL.
10:19Président de Vigon, merci à Philippe Roguedas,
10:22cofondateur des DG Doricchio.
10:23Merci à Louis Pipro, hashtag unhomme en blanc,
10:27at unhomme en blanc,
10:28infirmier en réanimation et créateur de contenu.
10:31Et merci Philippe Sose.
10:32Merci Elisabeth.
10:33Un bâtisseur et conseil en entreprise.
10:34Excellente soirée sur Europe 1.
10:36Tout de suite, c'est Valérie Darmon pour la Libre Antenne.
10:38Bonsoir Valérie.
10:38Bonsoir Elisabeth.

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