00:00Pour de bonne ou pour de même votre raison, vous dites ce soir, moi Président, je remettrai en cause les
00:03censures du Conseil constitutionnel.
00:06Ce que je veux dire, c'est que je modifierai la Constitution et le Président de la République,
00:13quand il y a une jurisprudence choquante qui nous paraît aller bien au-delà de la Constitution, des textes,
00:19eh bien le Président de la République pourra, en réunissant le Congrès, ou par référendum, contredire la jurisprudence.
00:25Alors disons les choses, en fait, vous voulez, je reprends votre expression, Bruno Tailleau, censurer les censeurs, comme vous dites,
00:30mais il vous faudra consulter les chambres, avoir une majorité à l'Assemblée, au Sénat, autant vous dire, vous êtes
00:35pied et point lié.
00:36Non, je peux le faire par référendum, je peux le faire par référendum, ou je peux le faire par congrès,
00:41mais je peux le faire par le référendum.
00:43Par congrès, vous aurez donc besoin quand même des chambres.
00:45Mais par le référendum, par le référendum aussi, entre nous, Sonia Mabrouk, un Premier ministre l'a fait déjà.
00:51Mais faire un référendum, dites-moi, si je me trompe, doit être validé par le Conseil constitutionnel.
00:55Oui, bien sûr, mais je réviserai la Constitution.
00:59Mais écoutez-moi bien, Édouard Balladur, en 1993.
01:03Oui, effectivement.
01:04Voilà, il y a une décision, il y a le Conseil constitutionnel, présidé par Robert Baninter, et il y a
01:09une loi européenne sur l'asile.
01:12Robert Baninter, le Conseil constitutionnel, la censure, et bien entendu, la conséquence de la censure,
01:19c'est que la France aurait recueilli tous les déboutés du droit d'asile de tous les autres pays européens.
01:23Et Édouard Balladur dit, écoutez, moi je vais modifier la Constitution.
01:28Il a modifié l'article 55.
01:29Alors, dans une formule beaucoup plus solennelle que la mienne, mais vous voyez que l'état de droit a été
01:35préservé.
01:35Simplement, je veux donner le dernier mot au peuple français.
01:39Je veux rétablir le régime du général de Gaulle.
01:42Mais en quoi vous dites ce soir que votre révolution ne finit pas en désordre institutionnel majeur ?
01:47Parce que c'est aujourd'hui le désordre institutionnel majeur.
01:50Vous voyez, quand la Cour européenne de justice interdit à un ministre de l'Intérieur de renvoyer des Tchétchènes
01:56qui ont du sang français sur les mains, parce qu'ils auraient soit une attache familiale en France,
02:02soit parce qu'en Tchétchénie, ils ne pourraient pas avoir un procès équitable,
02:06de qui se moque-t-on ?
02:07Est-ce qu'on protège les Français contre les criminels ?
02:09Ou est-ce qu'il faut protéger les individus qui sont eux des criminels ?
02:14Eh bien, moi, je fais mon choix.
02:15Mon choix, c'est les Français.