- il y a 6 minutes
Après le passage d'Édouard Philippe au 20 heures de TF1 dimanche, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé le "discours dégoûtant sans être interrompu" de son adversaire à la présidentielle. Le leader de La France insoumise a annoncé annuler sa venue sur la première chaîne pourtant prévue ce lundi.
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00:00Venons-en maintenant à notre débat du jour, débat du jour concernant les propos d'Edouard Philippe, l'ancien Premier
00:06ministre,
00:06qui a jugé la semaine dernière patente la surreprésentation des jeunes d'ici de l'immigration lors des pillages du
00:1317 octobre.
00:14Alors c'est du racisme ou pas ?
00:18Je trouve très intéressant qu'on ait ce débat et qu'on ait à cette occasion une espèce de retour
00:26furieux d'un politiquement correct
00:29que je croyais disparu moi. J'ai entendu hier, et je l'ai retweeté, une chronique incroyable de Salia Braclia
00:36sur le plateau de l'émission Quotidien,
00:38une excellente émission au demeurant, qui faisait la leçon à Edouard Philippe et qui en gros démentait le mot de
00:46Peggy cité par Edouard Philippe
00:48qui dit il faut voir ce que l'on voit et qui sommait Edouard Philippe de ne pas voir ce
00:54qu'il avait vu et qui sommait les Français de ne pas voir ce qu'ils avaient vu.
00:58Et qu'est-ce qu'ils ont vu ?
00:59Et bien qu'est-ce qu'ils ont vu ? Ils ont vu des jeunes, on les appelle comme on
01:03veut, moi je n'ai pas de problème à dire qu'il s'agit des jeunes
01:06qui ont un profil qu'on appelle racaille. Racaille c'est un mot qui est dans le langage courant, vous
01:12voyez je me suis même renseigné,
01:13j'ai même fait de la doctrine, j'ai été voir ce que dit par exemple le magazine Politis qui
01:18est un magazine de gauche voire d'extrême gauche.
01:21Qu'est-ce que c'est qu'une racaille ? La figure du jeune de banlieue.
01:24Le mot racaille se confond désormais avec la figure du jeune de banlieue, chacun comprend parfaitement de qui l'on
01:29parle,
01:30ce sont les jeunes avec casquette et capuche parlant vers l'an.
01:33Il explique qu'il s'agit d'un terme utilisé de manière péjorative pour qualifier ces jeunes.
01:39Ce sont des jeunes de banlieue, oui ça ne fait pas plaisir à dire, c'est comme ça, issu de
01:44l'immigration et d'ailleurs, il n'y a pas que Édouard Philippe qui le dit,
01:48il n'y a pas que Nathalie Loiseau, il n'y a pas que Bruno Retailleau, il n'y a
01:51pas que le président des États-Unis, Donald Trump, qui dit ça.
01:54Il y a aussi, j'ai été très intéressé de voir ça, d'abord le préfet des Alpes-Maritimes, alors
02:00je ne savais pas que c'était un nazi,
02:02M. Jean-Marie Girier, qui dit qu'un tiers des interpellés sont des personnes d'origine étrangère, et il y
02:08a surtout, et j'en termine par là, Édouard Louis.
02:11Alors c'est quand même intéressant, Édouard Louis, un écrivain d'extrême-gauche, qui d'ailleurs disait,
02:16moi je suis pour que l'on mette le feu aux rues de Paris, faire de la politique c'est
02:20avoir au nom du sang sur les mains.
02:21Un écrivain, voilà, recommandable. Il écrit dans Libération le 20 octobre,
02:26comment ne pas voir que ce week-end, ceux qui cassaient et pillaient avaient tous un air de familiarité,
02:31qu'ils semblaient tous, en tout cas très majoritairement, provenir de milieux populaires,
02:35qu'ils emportaient les vêtements, les casquettes, les baskets,
02:38comment ne pas voir qu'ils étaient en grande partie des hommes racisés, noirs et arabes ?
02:42Je cite Édouard Louis.
02:44Donc moi je veux bien qu'on se bande les yeux, et je pense d'ailleurs qu'à force de
02:51se bander les yeux,
02:52on ne peut pas, non mais je termine par là, à force de se bander les yeux, on ne traitera
02:57pas le sujet.
02:57Il se trouve que comme avocat, j'ai défendu de nombreux jeunes qui avaient ce profil de racaille,
03:04je sais exactement ce que c'est, donc qu'on ne me raconte pas d'histoire,
03:07après on peut débattre des solutions pour aider ces jeunes à sortir de cette spirale.
03:11Est-ce que vous êtes d'accord avec ce que dit Édouard Philippe et Charles Consigny donc ?
03:15Je vous trouve sur la défensive, car vous savez que ce que vous êtes en train de dire est un
03:19torrent de boue.
03:21Et ce qu'a fait Édouard Philippe est absolument indigne, et c'est d'autant plus indigne dans le moment
03:28dans lequel il le fait.
03:29Il le fait au moment où l'on se recueille sur la victime d'un attentat terroriste raciste.
03:36Et on apprend que l'agresseur blanc avait déjà agressé une personne racisée, une personne noire,
03:44et qu'il l'avait laissée pour demi-morte au sol.
03:48Et quand la police est arrivée, elle a menotté la victime.
03:51Pourquoi est-ce qu'elle menotte la victime et laisse partir l'auteur des faits,
03:55qui donc quelques instants, quelques jours après, va tuer et va blesser,
03:59notamment une petite fille de 12 ans ?
04:01Pourquoi est-ce qu'il laisse partir l'agresseur blanc et qu'il menotte un homme noir à terre, à
04:07demi-mort,
04:07comme si c'était lui qui était victime ?
04:10Et vous savez pourquoi il fait ça ?
04:11Parce qu'il y a des discours tels que ceux que vous venez de tenir.
04:14Parce qu'il y a un ancien Premier ministre qui dit, en effet, comme vous venez de le faire,
04:18en allant citer Trump, il faut quand même oser le faire ce que vous venez de faire,
04:21vous allez citer Trump pour justifier les propos d'Édouard Philippe,
04:24qui dit que les casseurs sont issus de l'immigration.
04:28Pas les casseurs, les pillards.
04:29Les pillards sont issus...
04:31En grande partie...
04:32Je ne vous ai pas interrompé, laissez-moi finir.
04:33Oui, mais il ne faut pas le citer, il ne faut pas arrêter les citations.
04:36Attendez, les pillards sont issus de l'immigration.
04:38Si, un pillard, c'est un délinquant.
04:40Il suffit de le condamner sévèrement pour ce qu'il a fait.
04:43Pas d'aller rechercher les parents et les grands-parents.
04:46Qu'est-ce que ça veut dire ?
04:47Oui, parce qu'il est né en France, sûrement, en plus.
04:49Il est sans doute né en France, et peut-être ses parents également,
04:51parce qu'Édouard Philippe est remonté à la deuxième génération.
04:54Un pillard est un pillard, il est condamné en tant que tel.
04:57Lorsqu'il y a des manifestations d'agriculteurs,
05:00ce n'est pas des jeunes issus de l'immigration,
05:02ce sont des agriculteurs qui cassent les préfectures,
05:05parce qu'ils sont en colère.
05:06Lorsqu'il y a eu les gilets jaunes,
05:08qu'Édouard Philippe a éborgnés,
05:10ce n'étaient pas les jeunes des banlieues,
05:11c'étaient des jeunes du milieu rural,
05:13c'étaient des femmes retraitées.
05:15Édouard Philippe n'a pas éborgné les gilets jaunes.
05:17Il a éborgné les gilets jaunes.
05:18Il a pendant neuf mois, ça a duré.
05:21Donc, qui vient nous faire des leçons aujourd'hui,
05:22c'est justement insupportable.
05:24La conséquence de ce racisme débridé,
05:28de ces torrents de boue,
05:30c'est que vous mettez des cibles dans le dos
05:33des Français issus de l'immigration.
05:36Savez-vous dans combien de dos vous mettez des cibles en faisant ça ?
05:3912 millions de personnes.
05:42Savez-vous que parmi ces Français issus de l'immigration,
05:44parce que ce n'est pas n'importe lesquels qui sont visés,
05:46ce sont les Maghrébins et ce sont les Africains qui sont visés.
05:50Si les Maghrébins et les Africains,
05:52moi je souhaiterais qu'un jour,
05:53ils arrêtent tous de travailler,
05:55ces Français issus de l'immigration.
05:56Et vous verriez des secteurs anti-sous,
05:59parce qu'en désignant les Français issus de l'immigration,
06:02du coup, vous suscitez en effet une méfiance
06:05à l'égard de tous ces Français issus de l'immigration.
06:07Mais si, et que du jour au lendemain,
06:09alors est-ce que vous stigmatisez toute une population ?
06:13Interrogez-les dans la rue,
06:14et que même là, le taxi qui m'a emmeurté ici,
06:16issu de l'immigration,
06:17j'ai peur, et j'ai peur pour moi et pour mes enfants.
06:21Les aides-soignantes, j'ai peur pour moi.
06:22C'est-à-dire qu'on ne peut plus parler d'immigration ?
06:24Mais on parle de la délinquance.
06:26Mais est-ce qu'on peut parler d'immigration ?
06:27Il y a des délinquants, on les réprime en tant que têtes ?
06:30Il y a des délinquants, attendez,
06:32il y a des délinquants en col blanc,
06:34il y a 100 milliards de fraudes fiscales en France,
06:37donc c'est du vol, c'est du vol.
06:39Donc ce sont des voleurs,
06:40ce sont des voleurs en col blanc,
06:42mais qui ne sont pas issus de l'immigration,
06:44parce que le mal blanc de plus de 50 ans,
06:46c'est le sol dont on a le droit de bien la couleur de peau
06:48et qu'on a le droit de détester.
06:49Attendez, laissez-moi finir,
06:50je ne sais pas s'il y a du temps de...
06:52Mais laissez-moi finir, laissez-moi finir.
06:54Ce qui doit être réprimé, c'est la délinquance.
06:58Ce n'est pas de rechercher les parents et les grands-parents.
07:00Attendez, je termine juste là-dessus.
07:02La délinquance fiscale, c'est plus grave,
07:05parce que c'est du détournement de fonds publics.
07:08C'est plus grave que de voler un commerçant ?
07:10En termes de volume, en termes de volume.
07:13Un bon commerçant ?
07:13Non, non, mais c'est très grave.
07:14C'est l'agression des commerçants, les casses, etc.
07:17Si ça ne vous embête pas, je vais...
07:18Je terminerai là-dessus.
07:19Je terminerai sur...
07:20Absolument.
07:20Je terminerai.
07:21Allez stigmatiser, allez rechercher
07:23les jeunes issus de l'immigration.
07:27Ça empêche aussi de mettre le doigt
07:28sur ce qu'un certain nombre de vos collègues journalistes
07:31ont révélé.
07:31C'est les milices d'extrême droite
07:33qui ont frappé, qui ont cassé,
07:36qui se sont réfugiés derrière les cordons de police.
07:39Mais ça vous dérange.
07:41Bien sûr qu'il y a des grandes différences.
07:44Bien sûr qu'il y a des milices d'extrême droite
07:46qui ont cassé, bien sûr.
07:47Vous et moi, madame Royer,
07:48c'est que moi, j'essaye d'être de bonne foi.
07:51Et je ne fais pas de la petite politique.
07:53Non, non, non.
07:54Excusez-moi de vous le dire.
07:55Ce que j'ai dit, je ne vous l'ai pas dit.
07:55Si, si, si, si.
07:56Vous faites une...
07:57Vous êtes dans ce qu'on appelle
07:58la démagogie la plus crasse.
08:00Ça vous dérange.
08:01Parce que vous pensez que vous pariez
08:03non pas sur l'intelligence des gens
08:05qui nous écoutent.
08:06Ils sont très intelligents, les gens.
08:07Vous pensez qu'ils sont plus idiots
08:08qu'ils sont en réalité.
08:09Pas du tout.
08:10Alors pardon, moi, je ne vois pas le problème
08:12qu'il y a à dire la vérité.
08:13D'abord, franchement,
08:15essayez d'excuser ce qui s'est passé.
08:17Où on était au bord de la guerre civile,
08:19peut-être que vous ne l'avez pas vu,
08:20je ne sais pas où vous étiez à ce moment-là.
08:22Moi, je l'ai vu.
08:23J'ai eu des magasins cassés en bas de chez moi.
08:25J'ai vu ces bandes de jeunes
08:26qui cassaient les magasins,
08:28qui interpellaient les passants,
08:29qui agressaient les femmes
08:31dans la rue, une féministe comme vous.
08:32Ça devrait vous interpeller.
08:33Bon, j'ai vu ces scènes de guerre civile.
08:36C'est pas pour ça d'aller rechercher
08:37les parents, les grands-parents.
08:38Franchement, on pensait que vous avez été
08:39au second tour de l'élection présidentielle.
08:42Le pays était à feu et à sang.
08:44C'est pas un débat, ça.
08:45Le pays était à feu et à sang
08:46et c'est ça votre réaction.
08:47C'est pas un débat.
08:47Si, je trouve ça inquiétant.
08:48Moi, je voudrais citer...
08:50Quand on est mal à l'aise,
08:51on attaque sur le plan personnel.
08:52D'abord, non, c'est pas personnel,
08:53c'est que ça m'inquiète pour la France.
08:55Au torrent de boue, mais si, c'est tout.
08:56C'est pas personnel, il n'y a pas de torrent de boue.
08:58C'est vous qui avez utilisé le...
08:59C'est moi qui l'utilisé, ça continue.
09:01D'abord, d'abord, d'abord,
09:02sur les chiffres du ministère de la Justice.
09:04Le ministère de la Justice,
09:05aux dernières nouvelles,
09:06il n'est pas tenu par je ne sais quel extrémiste.
09:11Sur les incarcérations postérieures
09:13au 17 et 18 octobre,
09:1530% d'étrangers.
09:17Sur les Français interpellés,
09:19les personnes déférées,
09:20ça, c'est Jérôme Fourquet qui le dit.
09:22Alors, Jérôme Fourquet, c'est peut-être un nazi.
09:24Il est parti d'un échantillon assez réduit.
09:26Ah bah oui, 70 personnes.
09:27D'accord.
09:28Donc, sur l'échantillon de Fourquet,
09:30qui est un sociologue quand même émérite,
09:33vous avez 75% de porteurs de prénoms
09:35arabo-musulmans ou d'origine africaine.
09:37Alors, je sais, moi, je vous dis ça.
09:39Je ne peux rien dire, ça, le prénom.
09:40Mais quand il y a des émeutes d'agriculteurs,
09:42il n'y a pas de prénoms.
09:43Non, il n'y a pas de prénom arabe.
09:44Je vous dis ça pour qu'on s'attaque aux causes.
09:46Moi, je me souviens de notre auditrice
09:47aux grandes gueules, Fatma,
09:49commerçante à Marseille,
09:50qui dit qu'elle s'est fait frapper,
09:52qu'elle a vécu une guerre civile,
09:53que les voleurs avaient des couteaux,
09:55qu'il y avait des milliers de personnes.
09:56Et qu'est-ce qu'elle dit ?
09:57Je la cite.
09:57C'est malheureux.
09:58Je suis de confession musulmane,
10:00mais 80%, c'est ma communauté.
10:02Et j'ai honte de le dire.
10:03C'est ça qu'elle dit, Fatma.
10:04Elle a vécu la réalité un peu plus durement
10:06que vous, Mme Royale, dans cette histoire.
10:08Donc moi, ce que je dis simplement,
10:09et encore une fois, ces jeunes, je les connais.
10:11Je les ai défendus.
10:12J'ai fait mon travail d'avocat pénaliste à fond.
10:16Je les connais, je pense, plus intimement que vous.
10:18C'est qu'est-ce qu'on fait une fois qu'on a ça ?
10:20Une fois qu'on ne se bande pas les yeux
10:22et qu'on accepte de regarder le réel tel qu'il est.
10:25Qu'est-ce qu'on fait ?
10:26Moi, je pense qu'il faut rétablir, par exemple,
10:27le service militaire.
10:29Je pense qu'il faut, par exemple,
10:30créer ce système que j'ai proposé
10:32il y a quelques semaines,
10:33un système de parrainage
10:35pour que des gens qui sont inclus dans la société
10:37parrainent des gens qui s'en sentent exclus.
10:40Je pense qu'il faut qu'on réfléchisse
10:41à comment on peut continuer
10:43à former tous ensemble un pays.
10:45Mais ça n'est pas en nous bandant les yeux,
10:46en refusant de voir la réalité
10:48et en essayant de censurer
10:50ceux qui acceptent de voir et de dire les choses
10:52comme la gauche essaye de le faire
10:54depuis plusieurs semaines
10:55qu'on arrivera à trouver la moindre solution.
10:59Il y a 12 millions de Français,
11:01de parents ou de grands-parents immigrés.
11:04En faisant ça, en désignant...
11:07Pourquoi est-ce que les gens,
11:09ceux qui sont au pouvoir
11:10et vous qui les soutenez,
11:11désignent comme ça tout d'un coup
11:13des Français issus de l'immigration
11:14alors que la délinquance en elle-même
11:18cassée, volée, etc.,
11:20c'est déjà suffisamment grave ?
11:21Ils sont condamnés en tant que tels.
11:23Ce n'est pas la peine d'aller rechercher
11:24les parents et les grands-parents.
11:25Première chose.
11:26Parce qu'en faisant cela, je le répète,
11:29vous mettez une cible sur tous ces Français
11:32issus du Maghreb et issus d'Afrique.
11:34Et ça, c'est proprement scandaleux.
11:37Ils ne sont pas capables de faire la différence
11:38comme Fatma ?
11:39Mais tout d'un coup, ils se sentent suspects
11:42et ils ont peur d'être agressés
11:45et même tués comme ça vient d'être fait.
11:47Il y a un amalgame, en fait.
11:48Il y a un amalgame.
11:49Et on voit ce que donnerait l'arrivée
11:50de l'extrême-droite au pouvoir.
11:52Ça serait le permis de tuer sur tous ces gens
11:54puisqu'ils, par définition,
11:56ils sont désignés comme délinquants.
11:57– Mais personne ne dit ça.
11:58– Et je le répète,
11:59quand c'est des agriculteurs qui cassent,
12:01ce sont des agriculteurs.
12:02Quand ce sont des gilets jaunes,
12:05ce sont des gens des périphéries
12:07qui ne supportent plus les uns et les autres.
12:09– Oui, mais on ne cherche à trouver.
12:10– On ne dit pas que c'est Bertrand, c'est Jacques.
12:12– Quand ce sont des gilets jaunes,
12:13ils se révoltent tout simplement
12:16contre l'injustice, contre la violence, etc.
12:20– Oui, mais là, on les disait
12:21par leur prénom et leur couleur de peau,
12:22c'est ce que dit Mme Royale.
12:23– Les violences et les manifestations,
12:26les centaines de milliers de manifestants
12:28qui ont manifesté calmement.
12:31Le fait de se focaliser, effectivement,
12:33sur les fins de cortège,
12:34où il y a de toute façon toujours les casseurs.
12:36– 30 000 pillards le 17 octobre,
12:38c'est quand même quelque chose de jamais vu.
12:39– Et il faut trouver des solutions
12:40pour empêcher cela.
12:42Ça ne doit pas supprimer la responsabilité
12:45de ceux qui sont au pouvoir aujourd'hui
12:47et qui ne sont pas capables
12:49de gérer correctement les affaires de l'État
12:51pour qu'il n'y ait pas de manifestations,
12:54pour qu'il n'y ait pas de révolte sociale.
12:57– D'accord, mais pour avancer un petit peu
12:58dans le débat,
13:00est-ce qu'il n'est quand même pas intéressant
13:01de savoir pourquoi il y a-t-il
13:02autant de casses et de pillages ?
13:05Et qui font ça ?
13:07Alors, Laurent Nunes, tout à l'heure,
13:08Laurent Nunes disait,
13:09c'est à la fois l'ultra-gauche,
13:10qui était très organisée ce 17 octobre,
13:12et beaucoup plus organisée, d'ailleurs,
13:14que les forces de police,
13:15mais aussi des gens venus déciter
13:17par opportunité pour voler,
13:20parce qu'on voyait bien
13:22qu'il y avait moyen de faire.
13:24– C'est un coup classique,
13:25la responsabilité politique
13:26de ceux qui veulent se dédouaner,
13:28qui sont au pouvoir,
13:29qui veulent se dédouaner
13:29de leurs responsabilités,
13:31et qui sont incapables
13:33de gérer correctement le pays,
13:34au point où les gens sont obligés
13:36de se révolter,
13:37de descendre dans la rue,
13:38parce qu'ils sont incapables
13:39de baisser les taxes sur les sens,
13:41parce qu'ils sont incapables
13:42de maîtriser les prix de l'énergie,
13:43parce qu'ils sont incapables
13:45de bloquer un certain nombre de prix,
13:46parce qu'ils sont incapables
13:47de répondre aux inégalités sociales,
13:49parce qu'ils sont incapables
13:50de lutter contre la fraude fiscale,
13:53et donc contre la délinquance
13:54des plus riches,
13:55et ces gens-là, finalement,
13:56ont besoin de boucs émissaires.
13:58Alors, un coup,
13:58c'est l'ultra-gauche,
13:59un coup, c'est les descendants
14:01des étrangers.
14:01– Mais pourquoi vous voulez
14:02même l'ultra-gauche,
14:03Madame Royal ?
14:04– Alors, est-ce que vous voulez
14:04pas l'avoir l'ultra-gauche ?
14:05– Elle n'existe pas non plus ?
14:07– C'est les mêmes, l'ultra-gauche ?
14:08– Non, c'est pas les mêmes.
14:09– Non, c'est pas les mêmes.
14:10– Ah non, c'est pas les mêmes.
14:11– Et tout le monde l'a vu,
14:12l'ultra-gauche.
14:13– Tout le monde l'a vu.
14:13– Moi, j'en comprends
14:14ce que dit Jérôme Fourquet.
14:16– Et il n'y a jamais
14:16l'ultra-droite.
14:17– Parce que ça m'intéresse.
14:17– Il n'y a jamais
14:19l'ultra-droite aussi,
14:20mais elle n'a pas pillé
14:21de magasins.
14:21– Prends, prends le temps.
14:22– Les milices ultra-droites
14:23qui sont allés piller,
14:25c'est pareil.
14:26– Jérôme Fourquet, c'est qu'il a…
14:27– Oui, mais qui lui-même
14:27a relativisé,
14:28parce qu'il a dit
14:29que ce n'était pas une étude.
14:30– Alors, sur son échantillon,
14:31qu'est-ce qu'il dit ?
14:32Sur son échantillon,
14:33je vais vous donner deux sources.
14:35– Deux sources,
14:36deux sources.
14:37– Un reportage de France Inter,
14:39un reportage de France Inter
14:41du 21 novembre,
14:43qui cite des jeunes
14:44qui ont comparu en correctionnel.
14:46– Mais ça, on l'a entendu déjà,
14:48avec les prénoms.
14:49– On a vu les gens casser tout ça,
14:50nous aussi, on s'est mis à casser.
14:52Aucun regret, pas le moindre remords.
14:54On ne va pas bouger,
14:55on est né en France.
14:55Un troisième menace,
14:57c'était le début,
14:58on va continuer encore pire.
15:00Et le journaliste précise
15:01que les pillards sont issus
15:02de l'immigration,
15:03mais il supprime ça.
15:04Ensuite, sur le site
15:05de France Inter,
15:06ça reste dans la bande audio.
15:08Que dit Fourquet ?
15:10Et c'est là que la gauche
15:11a une responsabilité énorme,
15:13pas que la gauche,
15:14je vous l'accorde,
15:15mais notamment la gauche.
15:16Parce qu'il parle
15:18d'un ressentiment post-colonial
15:20vis-à-vis de la France,
15:21des comptes à régler
15:22avec un État,
15:23une police qui pratiquerait
15:24le contrôle au faciès,
15:26qui discriminerait,
15:26qui aurait colonisé.
15:27Je peux dire un mot ?
15:28Leurs ancêtres.
15:29Je suis désolé,
15:30ça c'est quoi ?
15:31C'est le discours de la gauche
15:32qui ne cesse de jeter
15:35des torrents de boue
15:35sur la France
15:36et de faire croire
15:37à ces jeunes
15:38que c'est pour eux
15:39une malédiction
15:40d'être en France.
15:41Que c'est un pays
15:41qui doit indéfiniment
15:43présenter des excuses
15:44et que c'est un pays
15:45qui ne leur tend pas la main.
15:46Alors, je suis d'accord,
15:47la société sans doute
15:48est trop fermée
15:49et ne tend pas suffisamment
15:50la main à ces jeunes.
15:51Mais ce discours
15:52qui enfonce ces jeunes
15:53dans leur marasme,
15:55à mon sens,
15:56leur fait beaucoup de mal.
15:57Alors, ce poison
15:59qui se déverse
16:00comme ça,
16:00que vous êtes en train
16:01de déverser
16:01et qui fait croire
16:05dans ce torrent de haine
16:07que tous les jeunes...
16:08Sinon, le mot torrent
16:09est beaucoup utilisé ce soir.
16:10Mais c'est ça.
16:11C'est un truc écœurant.
16:13C'est à vomir.
16:14Je vais vous dire
16:15pourquoi c'est à vomir.
16:16Parce qu'en disant cela,
16:19vous mettez dans l'oreille
16:21des gens qui écoutent
16:23que tous les jeunes
16:24issus de l'immigration
16:25sont des délinquants.
16:26Ils sont moins bêtes
16:26que ce que vous pensez.
16:27Et vous ne parlez jamais
16:28de ceux qui réussissent.
16:29Mais tout le temps.
16:29Et je ne vous souhaite pas...
16:30Mais tout le temps,
16:31j'en ai défendu plein.
16:31Mais je ne vous souhaite pas...
16:32Je ne vous ai pas interrompu.
16:34Je ne vous souhaite pas un jour
16:35d'aller à l'hôpital public
16:37où il y a 6 000 médecins
16:39issus du Maghreb.
16:41Vous m'entendez ?
16:416 000 médecins issus du Maghreb.
16:43Mais tant mieux !
16:43Qu'un jour, ils vous reconnaissent
16:44et qu'ils vous disent
16:45vous êtes sûrs
16:46que vous voulez
16:46que je vous soigne, monsieur ?
16:48Mais ils feront jamais ça.
16:48Et tous nos anciens
16:50qui sont les aides-soignantes
16:52et dans tous les métiers
16:53du bâtiment
16:54et tous les gens
16:55qui ont nettoyé
16:55les rues de Paris.
16:56Quelle couleur ils étaient
16:57les gens qui ont nettoyé
16:58les rues de Paris ?
16:59Je ne sais pas,
16:59on n'a pas le droit de le voir.
17:00Ça vous dérange ?
17:01Alors vous m'interrompez ?
17:02Vous n'êtes pas démocrate ?
17:03Je ne vous ai pas interrompu.
17:04Ça vous dérange ?
17:06Alors que vous m'interrompez ?
17:08Tous les gens
17:08qui ont nettoyé
17:09les rues de Paris,
17:10c'était ceux
17:11que vous désignez
17:12issus de l'immigration.
17:13Tous les gens
17:14qui font tourner le bâtiment,
17:15tous les gens
17:16qui sont dans les métiers
17:16du soignant,
17:18tous les ingénieurs
17:20informaticiens
17:20que l'on va chercher
17:21dans les pays du Maghreb,
17:23ils sont dans les entreprises
17:24ici aussi.
17:25Donc sur 12 millions
17:27de personnes
17:27issues de l'immigration,
17:29il n'y a pas 12 millions
17:30délinquants et donc arrêtez
17:31de déverser
17:32cette boue
17:35immonde
17:36qui préfigure bien
17:37ce que sera
17:39la France
17:39lorsque l'extrême droite
17:42est au pouvoir.
17:43Merci Charles Consigny,
17:44merci Ségolène Royal.
17:45La campagne présidentielle
17:47a commencé,
17:47vous allez soutenir
17:48Raphaël Glucksmann,
17:49c'est une certitude.
17:50Oui,
17:52déjà je le pousse
17:53à faire l'alliance
17:54comme prévu
17:55avec les autres
17:56partis de gauche.
17:57D'accord,
17:58mais vous serez
17:59en campagne avec lui.
18:00Avec l'extrême droite.
18:01Je serai,
18:01c'est là où il aura besoin
18:02que je sois.
18:03C'est très grave.
18:03C'est très grave.
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