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  • il y a 5 minutes
À Paris, le lycée Hélène-Boucher, dans le XXe arrondissement, demeure bloqué ce matin malgré un important dispositif policier. Le blocus a en revanche été levé au lycée Honoré de Balzac, dans le XVIee. « On est surtout inquiets pour nos camarades qui sont encore en GAV, on est inquiets pour les personnes qui ont eu des blessures, on est inquiets pour notre futur, on est inquiets pour nos petits frères, nos petites sœurs qui vont passer après nous, et qui vont avoir ce système éducatif qui en fait n'est pas du tout correct », témoigne une élève de première du lycée Balzac.

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Transcription
00:03On est arrivés, il y avait une quinzaine de policiers, avec toute l'administration qui était dehors,
00:08des parents d'élèves, on ne pouvait rien faire.
00:10Donc on a décidé, pendant longtemps on a réfléchi, on a vu qu'on ne pouvait rien faire,
00:14on a décidé de faire une chaîne humaine, mais ça ne marche pas.
00:17On a toute l'administration, on a tous les parents d'élèves contre nous,
00:20alors qu'on essaie juste de faire un blocus qui est légitime en plus.
00:24Nos revendications sont carrément légitimes.
00:25On se fout de notre gueule en fait.
00:27Et nous on n'a pas le droit de vote, on ne peut rien faire, et donc notre seul moyen
00:30d'expression c'est ça.
00:31Et en fait même ça on ne l'en empêche.
00:34Franchement c'est du n'importe quoi.
00:36Et même l'équité sur Parcoursup, on voit bien qu'elle ne marche pas.
00:39Il y a des gens qui peuvent aller dans des superbes écoles parce qu'ils vivent à Paris et qu
00:42'ils ont été en privé.
00:44Et d'autres que comme on n'a pas eu cette chance-là, ils ne pourront pas faire ce qu
00:48'ils veulent plus tard,
00:48ils ne pourront pas aller étudier dans les choses qu'ils veulent étudier.
00:51Je pense qu'on est surtout inquiets pour nos camarades qui sont encore en GAV.
00:55On est inquiets pour les personnes qui ont eu des blessures, on est inquiets pour notre futur,
01:00on est inquiets pour nos petits frères, nos petites sœurs qui vont passer après nous
01:04et qui vont avoir ce système éducatif qui en fait n'est pas du tout correct.
01:08On a là, ici devant le lycée Balzac, un abus de la force de la police.
01:12Ce matin on a voulu bloquer notre établissement comme on le fait depuis trois semaines.
01:16et nos camarades ont été palpés, ont été contrôlés, ont été sauvagement réprimandés.
01:23Ok, je suis en terminale, mais bon, le bac, on peut très bien en refaire un.
01:29Mais un bloc juste comme ça, avec ces proportions-là, on n'a pas tous les cinq ans.
01:34La dernière fois qu'on l'a eu, c'était en 2018, un vrai truc, donc un vrai mouvement.
01:39Donc, on est là aussi pour revendiquer nos droits, quitte à sacrifier une partie de notre pays.
01:47C'est pour montrer que nous, en tant que jeunes mobilisés, certes, on a de l'intérêt pour ce qui
01:53nous concerne,
01:53mais en fait pour les choses du monde en général.
01:55Et que ça fait aussi partie du fait de se politiser, et c'est ce qu'est en train de
02:00créer les mobilisations actuelles.
02:01En fait, ça crée une politisation de la jeunesse.
02:03Le gouvernement a peur des mobilisations, et donc ils essayent à tout prix de les faire taire.
02:06Mais en fait, moi, je trouve ça beau, parce qu'on a montré que, malgré tout, on est quand même
02:10là.
02:11Même si on ne peut pas bloquer notre établissement, ce n'est pas grave, on se mobilise quand même,
02:14on sacrifie, on aura quelques absences.
02:16Il y a beaucoup de profs qui sont dehors aussi, pour montrer qu'en fait, on ne va pas se
02:19taire,
02:20on ne va pas retourner gentiment en cours, alors que le gouvernement ne nous répond pas et nous provoque.
02:24C'est pas grave, c'est pas grave, c'est pas grave, c'est pas grave.

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