00:00Je crois que tout le monde est d'accord pour dire que les lycéens,
00:02comme toutes les femmes et toutes les hommes dans notre pays,
00:05sont évidemment libres de pouvoir manifester, y compris leur mécontentement,
00:09et y compris et surtout leur droit et leur envie de vouloir étudier dans les meilleures conditions possibles.
00:15J'espère que tout le monde se retrouvera sur ce sujet.
00:18Après, il faut regarder secteur par secteur, lycée par lycée,
00:20les réalités qui sont évidemment très diverses l'une de l'autre.
00:23Moi, je suis content et je veux remercier mon voisin d'avoir indiqué que son syndicat lycéen
00:29est engagé et dénonce les violences qui sont réalisées.
00:34C'est beaucoup mieux qu'un certain nombre de responsables politiques qui ne vont pas jusque-là.
00:38Et je le regrette parce que quand on porte l'écharpe tricolore sur l'épaule,
00:43on doit avoir cette responsabilité.
00:45Vous allez plus loin. Vous dites que les élus de la France insoumise
00:49même instrumentalisent, jettent de l'huile sur le feu et instrumentalisent ces lycéens ?
00:53Je crois qu'il y a une stratégie qui est très claire.
00:54À la France insoumise, il y a évidemment en ligne de mire l'élection présidentielle.
01:00Ils veulent organiser un match entre le Rassemblement national et LFI
01:03pour garantir d'arriver au deuxième tour.
01:05Chez LFI, on considère que les jeunes sont un potentiel électoral qui est réel,
01:10mais qui souvent ne se déplace pas pour aller voter.
01:12Donc pour accompagner les jeunes à franchir le pas électoral dans quelques mois,
01:18ils cherchent aujourd'hui à utiliser des colères qui sont réelles.
01:21Je n'ai pas de soucis avec ça, on peut les discuter après, établissement par établissement,
01:25mais ils cherchent à l'utiliser, à instrumentaliser effectivement la colère d'un certain nombre de jeunes lycéens.
01:29Justement, on va refuser la question aux lycéens.
01:31Est-ce que vous vous sentez instrumentalisés ?
01:33Pour les mobiliser et derrière faire du corps des lycéens un corps électoral.
01:40Pardon, je termine juste quand même sur la question des violences.
01:43Elles sont mouvantes, comme vous l'avez rappelé,
01:46le nombre des établissements qui sont mobilisés est changeant.
01:49J'ai été hier matin avec la rectrice de Paris dans un établissement à Paris qui était « on ne
01:53peut plus calme ».
01:55Aujourd'hui, il est en ébullition et nous avons quatre agents de la région et le secrétaire général du lycée
02:00qui ont été blessés par des tirs de mortier intentionnels.
02:04Donc on voit bien que d'une journée à l'autre, on a des situations qui sont tout à fait
02:09différentes
02:09et demain, ce sera encore une situation différente.
02:12Moi, je voudrais saluer les effectifs de l'éducation nationale des régions,
02:17ici de la région Île-de-France, notamment les brigades régionales de sécurité,
02:21les agents d'accueil, les agents de maintenance et d'entretien qui font face à cela.
02:25Je vais dire aux côtés des lycéens, parce que tous les jours, ils vivent ensemble dans les établissements
02:29et depuis quelques jours, face à quelques jeunes,
02:32et je ne mélange pas les lycéens et les quelques jeunes,
02:35qui viennent dégrader l'outil de l'éducation que sont les lycées dans notre pays.
02:39Merci.
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