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  • il y a 7 minutes
Les lycéens de France continuent à bloquer leurs établissements scolaires pour demander plus de moyens pour leur apprentissage. Ce jeudi 1er octobre, ils sont rejoints par plusieurs étudiants qui ont bloqué leur université. Des tensions et des dégradations ont éclaté dans plusieurs villes.

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Transcription
00:00Je crois que tout le monde est d'accord pour dire que les lycéens,
00:02comme toutes les femmes et toutes les hommes dans notre pays,
00:05sont évidemment libres de pouvoir manifester, y compris leur mécontentement,
00:09et y compris et surtout leur droit et leur envie de vouloir étudier dans les meilleures conditions possibles.
00:15J'espère que tout le monde se retrouvera sur ce sujet.
00:18Après, il faut regarder secteur par secteur, lycée par lycée,
00:20les réalités qui sont évidemment très diverses l'une de l'autre.
00:23Moi, je suis content et je veux remercier mon voisin d'avoir indiqué que son syndicat lycéen
00:29est engagé et dénonce les violences qui sont réalisées.
00:34C'est beaucoup mieux qu'un certain nombre de responsables politiques qui ne vont pas jusque-là.
00:38Et je le regrette parce que quand on porte l'écharpe tricolore sur l'épaule,
00:43on doit avoir cette responsabilité.
00:45Vous allez plus loin. Vous dites que les élus de la France insoumise
00:49même instrumentalisent, jettent de l'huile sur le feu et instrumentalisent ces lycéens ?
00:53Je crois qu'il y a une stratégie qui est très claire.
00:54À la France insoumise, il y a évidemment en ligne de mire l'élection présidentielle.
01:00Ils veulent organiser un match entre le Rassemblement national et LFI
01:03pour garantir d'arriver au deuxième tour.
01:05Chez LFI, on considère que les jeunes sont un potentiel électoral qui est réel,
01:10mais qui souvent ne se déplace pas pour aller voter.
01:12Donc pour accompagner les jeunes à franchir le pas électoral dans quelques mois,
01:18ils cherchent aujourd'hui à utiliser des colères qui sont réelles.
01:21Je n'ai pas de soucis avec ça, on peut les discuter après, établissement par établissement,
01:25mais ils cherchent à l'utiliser, à instrumentaliser effectivement la colère d'un certain nombre de jeunes lycéens.
01:29Justement, on va refuser la question aux lycéens.
01:31Est-ce que vous vous sentez instrumentalisés ?
01:33Pour les mobiliser et derrière faire du corps des lycéens un corps électoral.
01:40Pardon, je termine juste quand même sur la question des violences.
01:43Elles sont mouvantes, comme vous l'avez rappelé,
01:46le nombre des établissements qui sont mobilisés est changeant.
01:49J'ai été hier matin avec la rectrice de Paris dans un établissement à Paris qui était « on ne
01:53peut plus calme ».
01:55Aujourd'hui, il est en ébullition et nous avons quatre agents de la région et le secrétaire général du lycée
02:00qui ont été blessés par des tirs de mortier intentionnels.
02:04Donc on voit bien que d'une journée à l'autre, on a des situations qui sont tout à fait
02:09différentes
02:09et demain, ce sera encore une situation différente.
02:12Moi, je voudrais saluer les effectifs de l'éducation nationale des régions,
02:17ici de la région Île-de-France, notamment les brigades régionales de sécurité,
02:21les agents d'accueil, les agents de maintenance et d'entretien qui font face à cela.
02:25Je vais dire aux côtés des lycéens, parce que tous les jours, ils vivent ensemble dans les établissements
02:29et depuis quelques jours, face à quelques jeunes,
02:32et je ne mélange pas les lycéens et les quelques jeunes,
02:35qui viennent dégrader l'outil de l'éducation que sont les lycées dans notre pays.
02:39Merci.
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