00:00Monsieur Tendreville, bonjour. Vous représentez les pêcheurs plaisanciers aujourd'hui.
00:06Ce que vous dites, c'est que vous ne voulez pas de la signature de l'arrêté,
00:09tel qui vous a été proposé au mois de septembre.
00:13Nous rejetons complètement cet arrêté, parce qu'il ne s'appuie pas sur une étude qui nous aurait été confiée.
00:20On nous dit que la ressource est menacée, mais ça part de quelle étude notre expiatisme veut cette étude ?
00:28En plus, nos représentants qui ont siégé dans la commission de consultation avant que l'arrêté ne soit proposé au
00:37préfet
00:37n'ont pas été reçus selon leur rang et titre.
00:44Il y a un mépris même affiché à leur rencontre, parce que la décision était arrêtée
00:49et que cette consultation s'est tenue parce qu'elle est rendue obligatoire,
00:53mais pas parce qu'il y avait une volonté d'essayer de trouver un terrain d'entente.
00:57Vous proposez aujourd'hui, non pas un quota par jour de pêche, mais un quota annuel.
01:01Nous restons sur la base, c'est quand même une bonne fois, nous restons sur la base de 8 kilos
01:06par sortie.
01:07Tu parles de la pêche sur le front.
01:098 kilos par sortie, en multipliant ces 8 kilos par les 113 jours que constituent les week-ends et les
01:14jours fériés,
01:15hors nos congés.
01:16On est encore, on dit qu'on atteint un total de 900 kilos sur l'année à gérer à sa
01:20manière.
01:20Vous voyez, si je sors demain, si la météo me le permet, j'arrive sur un banc de poissons,
01:27j'ai pêché trois poissons et je rentre, alors qu'il me faudra peut-être attendre un mois pour pouvoir
01:32repartir.
01:33Mais non, laissez-moi pêcher.
01:35Je respecte votre quota, mais il y a des quotas annuels.
01:37Vous avez eu des mots assez durs sur le comité des pêches, vous leur en voulez.
01:41Aujourd'hui, le monde de la plaisance est opposé au comité des pêches.
01:45Je pense que les responsables du comité des pêches jouent avec le feu en baptisant la haine ancestrale
01:51qui existe entre ces deux mondes.
01:54Je pense qu'il faut aller à la raison, il ne faut pas aller dans ce sens, il faut écouter.
01:57Nous sommes prêts à entendre raison, nous sommes prêts à travailler avec eux,
02:02mais dans le respect des uns et des autres.
02:04Nous n'acceptons pas de dictat, hors de question.
02:06Aujourd'hui, votre message, c'est suspender l'arrêté, sinon ?
02:11Aujourd'hui, notre message, c'est suspendre l'arrêté.
02:14Monsieur le préfet, entendez la voix de la sagesse.
02:18Ne signez pas cet arrêté qui va déclencher de la violence.
02:21Écoutez les maires, les élus qui sont rangés à nos côtés.
02:25Différez, reprenez la consultation.
02:28Travaillons ensemble pour arriver à un consensus qui satisfasse tout le monde.
02:32Merci.