00:00– Non, je souhaite qu'il n'y en ait plus de privilèges, la notion d'égalité…
00:03– Ni pour les présidents, ni pour les ministres, ni pour les députés.
00:05– Ah non, je suis pour l'abolition des privilèges.
00:06Je pense qu'Emmanuel Macron, de lui-même, sortant de l'Elysée,
00:10il devrait dire, écoutez, moi je ne demanderai plus un euro aux Français.
00:14Je n'aurai pas de retraite des années que j'ai passées à l'Elysée.
00:18Je n'aurai pas de bureau et un bel appartement lié à ça.
00:21Non, je n'aurai pas de majeur d'homme, je n'aurai pas de cuisinier.
00:24Et qu'il le dise de lui-même, tout comme, me semble-t-il,
00:27le comte de Noailles est monté à la tribune la nuit du 4 mai 1789
00:32pour dire, j'abolis mes propres privilèges.
00:34Voilà ce que je mets dans le paquet.
00:36Que M. Martin du MEDEF vienne en disant,
00:38ben voilà, les privilèges des multinationales qui font des prix de transfert,
00:42c'est fini, de moi-même, je les abolis.
00:44– Ce que vous dites, ça sonne sûrement doux à certaines oreilles.
00:47C'est de la démagogie ou vous le pensez vraiment ?
00:48– Ah non, je le pense très profondément.
00:50Je pense très profondément que je suis favorable, moi, je le disais,
00:54à la réinsertion des plus riches de notre pays.
00:57Et que pour ça, je ne souhaite pas du tout qu'ils en soient exclus,
00:59qu'ils soient marginalisés, qu'ils soient détestés.
01:02Et que pour ça, la fraternité, elle passe par quand même
01:05une dimension de décence et d'égalité.
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