Passer au playerPasser au contenu principal
Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, rapporte que seuls quelques lycées ont repris la mobilisation lundi, pour la rentrée scolaire. Pour lui, "la priorité absolue, c'est que les élèves puissent aller en cours".

France Inter, la radio généraliste du service public, vous propose chaque jour l'actualité, des débats de société, de l'humour et de grands entretiens. Retrouvez ici les meilleurs moments de nos émissions : interviews, chroniques et coups de gueule qui font l'identité de France Inter depuis plus de 60 ans.

📻 Écoutez France Inter en direct et en podcast sur l'application Radio France : https://radiofrance.onelink.me/kg7D/7awrzmhf

👉 Abonnez-vous pour ne rien manquer de nos vidéos : https://www.youtube.com/@FranceInter

#FranceInter #RadioFrance #Podcast #Actualité

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:01France Inter
00:03La Grande Matinale
00:05Les 7h50 sur France Inter et Benjamin Duhamel, vous recevez le ministre de l'Education Nationale.
00:10Bonjour Edouard Geffray.
00:11Bonjour.
00:12Merci d'être avec nous ce matin sur France Inter.
00:14En ce lundi de rentrée des classes, vous avez écrit aux lycéens vendredi en revenant sur les annonces faites par
00:18le gouvernement
00:19« Nous avons profondément confiance en vous ».
00:22Leur avez-vous dit, sauf que les syndicats lycéens et étudiants appellent eux à poursuivre la mobilisation,
00:26à bloquer lycées et universités, notamment demain, mardi et jeudi.
00:31Il y a déjà des blocages en cours ce matin un peu partout en France.
00:35Visiblement, cette confiance n'est pas réciproque, Edouard Geffray ?
00:38Moi, je pense d'abord qu'il faut faire confiance à la jeunesse de ce pays.
00:42C'est le cas de tous les gens qui travaillent pour l'Education Nationale.
00:44On se lève tous les matins pour eux.
00:46Ensuite, il y a des personnes qui appellent à la manifestation.
00:49C'est leur droit le plus strict.
00:51En revanche, la priorité absolue, c'est que les élèves puissent aller en cours.
00:55Moi, j'ai des élèves qui passent le baccalauréat à la fin de l'année,
00:59qui, pour plusieurs centaines de milliers d'entre eux, n'ont pas eu cours depuis 4 ou 5 semaines,
01:05si on cumule les vacances, plus ces 3 semaines qui précèdent,
01:07et pour lesquels, par conséquent, l'année scolaire est maintenant en risque.
01:11Et ça, c'est quelque chose qu'on ne peut pas se permettre.
01:13Voilà, très clairement.
01:15Donc, nos élèves ont besoin de cours.
01:16Donc, ce que vous dites ce matin, Edouard Geffray, comme Torres en 36,
01:19c'est qu'il faut savoir arrêter une grève,
01:21il faut savoir arrêter un mouvement de contestation.
01:24Ce que je dis, c'est que chacun est libre de contester,
01:27mais que personne ne peut empêcher un camarade d'aller en cours.
01:29Ça, je crois que c'est quand même important de le savoir.
01:30D'ailleurs, je rappelle que normalement, un blocus, c'est illégal,
01:33et que la nécessité, enfin la priorité absolue,
01:36ce dont un élève a besoin aujourd'hui, c'est d'aller en cours.
01:39Mais donc, là encore, pour dire les choses sans pudeur,
01:41Edouard Geffray, ce matin, et vous nous direz dans un instant
01:44combien il y en a d'ailleurs,
01:45il y a des blocus qui sont organisés par des lycéens
01:48qui considèrent que les réponses apportées par le gouvernement ne suffisent pas.
01:51C'est quoi ? Ces blocus, ils sont illégitimes ?
01:54Ils ne sont pas illégitimes, mais ils sont illégaux.
01:56C'est-à-dire qu'on n'a pas le droit, je rappelle, de bloquer.
01:57Ça ne veut pas dire que les demandes sont illégitimes.
02:00Depuis le début, j'ai toujours dit qu'il y avait un certain nombre de revendications légitimes.
02:02On y a apporté des réponses.
02:04Les lycéens nous ont parlé de parcours sup,
02:05on le transforme et on va le remplacer.
02:07Ils nous ont parlé de date et des places,
02:09on va les plafonner à 28.
02:10Donc, sur tout ça, nous avons répondu.
02:12Pardon, mais si c'est illégal, ça veut dire quoi ?
02:14Ça veut dire que vous allez envoyer les policiers, les gendarmes déloger ?
02:17Non, c'est surtout un appel à la responsabilité collective.
02:20On ne peut pas empêcher ses camarades d'aller en cours
02:22à force qu'en soi-même, on a déjà passé le bac
02:24et qu'on n'est plus concerné par le sujet.
02:26C'est quand même ça aussi qui se passe.
02:27Qu'est-ce que vous visez là ?
02:28Je ne vise personne.
02:29Je constate que la plupart des gens qui, ces jours-ci,
02:30ont appelé à bloquer les lycées
02:32sont actuellement en études supérieures.
02:35Et que quand on a des lycéens
02:36qui passent le bac à la fin de l'année,
02:38la priorité absolue, c'est de leur permettre d'aller en cours.
02:40Voilà.
02:40Des informations que vous avez ce matin,
02:43le nombre de lycées d'établissements perturbés,
02:45ça représente combien ?
02:46Je rappelle qu'il y a 3 700 lycées en France.
02:48Des informations que vous avez là, à 7h52,
02:51combien de lycées sont perturbés ?
02:52À ce stade, je dis bien à ce stade,
02:54avec beaucoup de prudence,
02:55on était ce matin sur quelques lycées perturbés.
02:58C'est a priori assez résiduel.
03:01Quelques-uns en Ile-de-France,
03:02quelques-uns dans le Nord,
03:03un ou deux à Toulouse.
03:04On est sur des choses qui sont pour l'instant très résiduelles.
03:07Ça n'empêche pas les gens de manifester
03:09s'ils le souhaitent par ailleurs.
03:10Mais en termes de blocage,
03:11ou de tentative de blocage plutôt,
03:12c'est très résiduel.
03:13C'est de l'ordre de quelques unités.
03:15Quelques unités,
03:16quelques établissements perturbés.
03:16Je suis quand même étonné de votre tonalité ce matin,
03:18Edouard-Gefray.
03:19Il y a une sorte de décalage entre vous
03:20qui expliquez que maintenant,
03:21c'est l'heure pour les lycéens de reprendre les cours,
03:24et de l'autre,
03:24des organisations lycéennes
03:26qui disent que le compte n'y est pas,
03:28que les annonces faites par le gouvernement ne suffisent pas.
03:30Comment est-ce que vous expliquez
03:32qu'ils considèrent que vos annonces
03:33ne suffisent pas à arrêter la mobilisation ?
03:36Écoutez, chacun est libre
03:38dans ce genre de situation d'arriver avec une liste de demandes.
03:42Je rappelle que dans les décisions prises par le gouvernement,
03:46il y a deux types de décisions.
03:47Il y a celles qui sont, si je puis dire,
03:49immédiates, tout de suite.
03:49Donc on va créer des postes en loi de finances,
03:51on est en train de transformer Parcoursup, etc.
03:53Et puis il y a des chantiers qu'on a ouverts
03:55parce que tout le monde s'enblie sur le contrôle continu,
03:58sur les emplois du temps.
04:00Et certaines organisations disent
04:01« Oui, mais nous, on veut voir tout de suite les choses. »
04:03Sauf que, précisément,
04:05le contrôle continu,
04:06ça ne se réforme pas en 48 heures
04:07sans en parler avec personne.
04:08Donc d'ici la fin de l'année,
04:09c'est-à-dire d'ici le mois de décembre,
04:11on aura des décisions qui seront prises dans ces domaines-là
04:13et qui pourront déboucher sur les textes des janvier
04:15pour que la rentrée prochaine se fasse
04:16sous l'empire de nouvelles règles.
04:18Mais est-ce que vous dites aux lycéens ce matin
04:19« Les propositions qu'on a mises sur la table,
04:21ce ne sera pas plus. »
04:22Voilà, c'est circulé, il n'y a rien à voir.
04:25On a annoncé ce qu'on a annoncé
04:26et maintenant, on rentre dans un cycle
04:28de concertation, de consultation,
04:29il n'y aura rien de plus.
04:30Par définition,
04:31s'il y a des chantiers qui sont ouverts,
04:33c'est bien qu'il y a des choses qui vont venir s'ajouter
04:35sur le contrôle continu, par exemple,
04:36qui est une préoccupation majeure des lycéens.
04:37Mais à effet immédiat ?
04:38Sur les effets immédiats, immédiats,
04:42là, je ne vois pas comment,
04:43au sens propre, immédiat,
04:44c'est-à-dire tout de suite, maintenant, ce matin,
04:45je ne vois pas comment on pourrait faire plus.
04:47En revanche, sur ce qui va changer la vie des lycéens,
04:49ça, c'est sûr.
04:49Et puis, deuxième chose,
04:50parce que ça, c'est pour ce qu'il y a de l'État,
04:52mais deuxième chose sur les effets immédiats,
04:53je vous rappelle qu'il y a 54% des lycéens
04:55qui nous ont écrit sur le bâti
04:56en disant « le bâti ne va pas chez moi ».
04:58Et qu'on est en train de reprendre avec les régions
05:00la liste de tous les établissements
05:01sur lesquels ils nous ont écrit
05:02pour que dans les prochains jours,
05:03et ça, pour le coup,
05:04c'est de l'immédiat et complémentaire,
05:05pour que dans les prochains jours,
05:06on puisse, un peu partout,
05:08engager des travaux d'entretien,
05:10des programmes dans les secteurs.
05:11Dans les 200 lycées les plus en difficulté du pays.
05:13Alors, on a identifié les 200 lycées
05:15sur lesquels il y a les plus de remontées.
05:16On est parti de la plateforme des lycées,
05:17c'est ça qui est important.
05:18C'est la première fois qu'ils ont un effet
05:19sur leur vie, si je puis dire.
05:21On est parti de leur contribution,
05:23on a identifié 200 lycées,
05:24on travaille dessus avec la région.
05:25Je voudrais qu'on prenne deux annonces
05:27ou deux éléments des annonces
05:28que vous avez formulées
05:29avec sans doute quelques ambiguïtés à lever.
05:31D'abord, sur Parcoursup.
05:33Vous avez annoncé que la plateforme
05:34serait transformée dès 2027
05:35et remplacée en 2028.
05:37En ce qui concerne la transformation,
05:39vous avez expliqué que les candidats recalés
05:40pourront désormais connaître les motifs
05:42d'un éventuel refus.
05:43Alors là, je voudrais qu'on prenne
05:44un exemple concret.
05:45Vous avez le président de l'université Paris-Cité
05:47qui dit « moi, j'ai 8 000 places,
05:49donc 8 000 admis par an
05:50pour plus de 500 000 candidatures. »
05:53Donc, vous allez demander à cette université
05:55de formuler les motifs de refus
05:56pour les 492 000 candidats recalés.
05:59Alors, le principe, c'est qu'effectivement,
06:01tout élève est en droit de savoir
06:02pourquoi il n'a pas été sélectionné.
06:04Parce qu'aujourd'hui, je ne sais pas
06:05si vous savez comment ça se passe,
06:06mais vous avez la liste
06:07avec marqué « en attente,
06:08avec votre enclassement, ou bien refuser ».
06:10Et quand un élève est refusé,
06:11il ne sait pas pourquoi.
06:12Et donc, il peut très vite se dire
06:14« c'est pas juge,
06:15dépendant d'entraînement, etc. »
06:16Est-ce que c'est réaliste de penser
06:17qu'à ces 492 000 recalés
06:19de l'université Paris-Cité,
06:20on va leur expliquer
06:20pourquoi ils ne sont pas pris ?
06:21D'abord, vous avez des critères
06:22parfaitement objectifs
06:23qui sont prêts à l'université.
06:24Ça peut être, par exemple,
06:25la moyenne des notes, etc.
06:26Et donc, si c'est parce que votre moyenne,
06:29on vous dit, je ne sais pas quoi,
06:29la barre du dernier admis
06:30était à 16 et vous aviez 12,
06:32tout le monde peut comprendre ça
06:33et c'est assez facile à faire.
06:34Le plus souvent,
06:35c'est par manque de place,
06:37parce qu'il y a des algorithmes
06:39qui ne sont pas suffisamment transparents.
06:41Vous allez vraiment expliquer
06:43de façon personnalisée
06:44à tous ces lycéens
06:45pourquoi ils ne sont pas admis
06:46dans ces formations-là ?
06:47Le ministère de l'Enseignement supérieur
06:47effectivement travaille
06:48à des explications d'abord
06:49pour tous ceux
06:50qui le souhaiteront,
06:51première chose.
06:52Deuxième chose,
06:53il y a quand même des critères
06:54pour tout ça.
06:55Et troisième élément,
06:56justement,
06:56l'ensemble de ces critères
06:57et de ce qu'on appelle
06:58les algorithmes locaux,
06:59c'est-à-dire les premiers outils
07:00qui sont étés par l'université,
07:01vont être rendus publics.
07:02Édouard Geffray,
07:03en fait, ma question sur Parcoursup,
07:04vous voyez bien,
07:05c'est d'ailleurs ce qu'il vous est dit
07:05par un certain nombre
07:06de représentants lycéens,
07:07est-ce que ce n'est pas
07:08un peu du gadget
07:09d'expliquer que dès 2027,
07:11on va savoir pourquoi
07:11on est refusé ?
07:12La réalité,
07:13c'est qu'en fait,
07:13sur Parcoursup,
07:13vous n'avez pas les moyens
07:14à quelques mois
07:15de l'ouverture de la plateforme
07:16de changer dans les grandes largeurs
07:18un dispositif qui est critiqué.
07:20Mais écoutez,
07:20c'est quand même fabuleux.
07:22Qu'est-ce qui est fabuleux ?
07:22Ça fait des semaines
07:23que tout le monde nous dit
07:24que tout le monde,
07:24beaucoup de voix s'élèvent
07:25en disant
07:25il faut abroger Parcoursup,
07:26il faut abroger Parcoursup,
07:27il faut abroger Parcoursup
07:28sans rien proposer à la place.
07:30Et je rappelle que si on suivait...
07:31Pour le coup, si la France Insoumise
07:32dit, par exemple,
07:33il faut qu'il n'y ait plus de sélection
07:34et que personne
07:35souhaite une formation...
07:37Et donc là,
07:38si on abroger Parcoursup,
07:39qu'est-ce qui se passerait ?
07:40On aurait 800 000 lycéens
07:41qui devraient envoyer
07:41des dossiers papiers
07:42à toutes les universités
07:43de Français de Navarre
07:43auxquelles ils voudraient
07:44quand ils dater.
07:44C'est ça qui se passait concrètement.
07:46Donc, nous,
07:47qu'est-ce qu'on dit ?
07:47On est un peu responsable.
07:48Je pense que les propos
07:49que j'ai entendus tout à l'heure.
07:50On est un peu responsable.
07:51Quand on est responsable,
07:52on ne laisse pas 800 000 lycéens
07:53avec le bec dans l'eau.
07:54Donc, on dit
07:55cette année, on transforme.
07:56Et par ailleurs,
07:57il se trouve que pour
07:58remplacer Parcoursup,
07:59ce qu'on veut faire,
08:00il faut changer...
08:01pas grand-chose ne changera
08:02dès cette année.
08:02Pour remplacer Parcoursup,
08:03il faut changer la loi.
08:05C'est pour ça qu'on fait ça
08:05en deux temps.
08:06Cette année,
08:07on donne la transparence
08:08sur les algorithmes.
08:09On met fin au principe
08:10de l'aide de motivation
08:11qui va donner l'exception.
08:14On communique les refus
08:15aux intéressés.
08:17Enfin, tout ça,
08:17c'est quand même pas rien.
08:19Enfin, rapporté à ce qu'est
08:20Parcoursup.
08:21Et puis, l'année prochaine,
08:22on remplace.
08:22Mais ça, ça suppose de passer
08:23par la loi.
08:23Et ça suppose par ailleurs...
08:24Il y a des gens responsables
08:25par conséquent pour y travailler.
08:26Et ça suppose d'être
08:27aux responsabilités
08:27puisque vraisemblablement,
08:29vous ne serez plus en fonction
08:30en 2028,
08:30en fonction de la personne
08:31qui sera élevée.
08:32C'est quand même l'intérêt
08:34de lancer les travaux
08:34dès maintenant.
08:35C'est que tout le monde
08:35peut mesurer parfaitement
08:36les termes du débat
08:37et poursuivre les travaux
08:38dès le mois de mai.
08:39Edouard Geffray,
08:39autre point précis sur vos annonces,
08:40c'est la question du chiffrage
08:41parmi les mesures annoncées.
08:43Il y a plafonner les classes
08:44de seconde à 28 élèves au maximum,
08:46500 profs supplémentaires au lycée,
08:4815 000 places supplémentaires
08:49dans l'enseignement supérieur.
08:50Est-ce que vous pouvez nous dire
08:52précisément le coût
08:53de ces mesures
08:54dans le projet de loi de finances
08:552027,
08:56dans le budget ?
08:57Combien ça coûte ?
08:58Alors, de tête, non.
09:00Mais ça représente,
09:01non seulement on met fin
09:03aux 836 suppressions de postes
09:05qui devait avoir lieu,
09:07mais on crée quasiment 1900 postes.
09:12Donc, écoutez,
09:13ce n'est pas compliqué.
09:13Un poste,
09:14ça coûte à peu près
09:1460 000 euros chargés.
09:16Donc, vous multipliez ça par 2 000
09:17et vous arrivez déjà
09:17à la première somme.
09:18Et puis, par ailleurs,
09:19je rappelle qu'on met à disposition
09:20des régions 4 milliards
09:22de lignes de crédit
09:23et qu'il y a 1 milliard d'euros
09:24qui sont engagés sur l'université.
09:25Donc, en cumulé,
09:27vous avez,
09:27si on prend les différentes lignes
09:28de crédit mobilisables
09:30entre maintenant et 2030,
09:31vous avez 5 milliards d'euros
09:32sur le bâti.
09:33Oui, sauf que justement,
09:34ce n'est pas ma question.
09:34Et vous avez plusieurs centaines
09:35de millions d'euros
09:35sur les finances.
09:36Après, dans le budget 2027,
09:38en réalité,
09:39on ne dépasse pas
09:39les 400-500 millions d'euros.
09:42En coût de personnel,
09:43en coût de seul personnel,
09:45c'est à peu près
09:45de cet ordre-là.
09:47Donc, ça veut dire
09:47que quand les lycéens
09:48vous demandent 10 milliards d'euros,
09:49on est très, très, très loin
09:50de ce que vous demandez
09:51en termes de mesures budgétaires.
09:53Je rappelle,
09:54d'abord,
09:54les 10 milliards d'euros,
09:55personne ne demande jamais
09:55de faire un chiffrage précis.
09:57Donc, je ne serais que de les voir
09:58parce que, excusez-moi,
09:59l'objectif,
09:59c'est aussi justement
10:00de répondre sérieusement aux gens.
10:02Moi, je compte par définition
10:03en personnel.
10:04En personnel,
10:05on met quasiment
10:062000 personnels de plus
10:08au lycée
10:09à la rentrée prochaine.
10:10Ça, c'est la première chose.
10:10Et la deuxième chose,
10:11c'est que quand tout le monde
10:12parle de 10 milliards d'euros,
10:12tout le monde inclut avec
10:13le bâti.
10:14Et sur le bâti,
10:15on met 1 milliard d'euros
10:16sur l'université en cash
10:17parce que c'est des bâti-État
10:19et 4 milliards d'euros de prêts
10:20pour les régions.
10:21Donc, 5 milliards.
10:22Donc, non,
10:23il ne faut pas dire
10:24qu'il n'y a que
10:244 ou 500 millions d'euros.
10:25Ce n'est pas vrai.
10:26Dans le budget 2027,
10:27c'est pourtant ce que vous venez
10:33d'être venu ce matin
10:34au micro d'Inter.
Commentaires

Recommandations