00:00Écoutez, Emmanuel Grégoire, casser du flic, il admet quand même qu'il y avait des gens qui étaient là pour
00:04casser du flic.
00:06Oui, je le pense évident de la part d'un certain nombre d'individus qui viennent pour faire mal quand
00:11vous jetez un cocktail Molotov sur quelqu'un.
00:14Vous ne pouvez pas vous dire « c'est pour rigoler », etc.
00:19Donc il y a le cas de la violence manifeste de la part d'un certain nombre d'individus contre
00:24la police,
00:25mais qui est une forme de violence physique qui traduit une violence sur une confrontation institutionnelle.
00:30Ils veulent casser du flic, pardon de le dire ainsi, mais c'est ça.
00:34Pardonnez-moi, mais je trouve qu'il y a une forme de légèreté.
00:35Vous imaginez si c'était l'extrême droite ou des groupuscules d'extrême droite qui faisaient ça ?
00:41Vous pensez qu'il réagirait comme ça ?
00:42Il dit « oui, effectivement, c'est pas là pour rigoler ».
00:44Mais oui, effectivement, on a compris que c'était pas pour rigoler.
00:47Je trouve que même, il me semble qu'il y a une forme de légèreté.
00:50Au moins, il en parle.
00:50Au moins, parce qu'on attend toujours le tweet de François Hollande, d'Olivier Faure ou d'autres.
00:55François-Xavier Bellamy, écoutez ce qu'il dit sur les journalistes.
00:59Le fait même que des journalistes soient ciblés pour la ligne qu'ils prétendent défendre
01:03dans un pays démocratique où la presse est libre,
01:06ce fait même devrait alerter toute la presse et tous les responsables politiques
01:10de toutes les formations politiques, quelles qu'elles soient.
01:13Qu'est-ce qu'on aurait entendu si un journaliste, je sais pas,
01:16d'une rédaction étiquetée à gauche, je sais pas,
01:18Libération avait été violemment pris à partie
01:21et que la personne qui vous accompagnait pour vous protéger,
01:24qui, je crois, est actuellement encore hospitalisée,
01:27était à ce point agressée, brutalisée.
01:31Je crois qu'on entendrait une condamnation unanime
01:33et que sur ce plateau, on serait heureusement les premiers à le condamner.
01:36En tous les cas, je le ferai sans aucune espèce d'état d'âme.
01:39Alors écoutez, parce que c'est formidable d'écouter les uns et les autres
01:42qui prennent part dans le débat public.
01:43Il y a une dame qui s'appelle Justine Propst, elle est secrétaire nationale du syndicat de la magistrature.
01:49Écoutez comment elle parle sur le fond et également comment elle caricature
01:54ce qu'on lui demande sur la forme.
01:56Mais je vous assure, c'est juste effrayant, à mon sens, ce que dit cette femme.
02:03C'est important d'investir les salles d'audience
02:06et peut-être de montrer un autre discours.
02:08C'est que le discours ambiant et le discours du ministre vis-à-vis des magistrats,
02:13c'est de dire le peuple, la population attend de la fermeté.
02:17Et donc, soyez fermes, n'ayez pas la main qui tremble
02:21et continuez à surpeupler les prisons.
02:23On parle de budget aujourd'hui, ils sont en train de voter le budget.
02:28La justice, c'est 10 milliards, on a 5 milliards pour les prisons.
02:31Ce qu'on dit à toutes les auditions, on vous le dit aussi,
02:33c'est qu'on peut vous donner les 5 milliards de l'administration pénitentiaire,
02:37on peut les donner à l'éducation, on peut les donner à d'autres ministères,
02:41mais en tout cas, prenez-les, arrêtons de construire des prisons
02:43et puis donnons plus de moyens à l'éducation.
02:46C'est effrayant, quoi.
02:47C'est le discours du fanatisme.
02:48Je vous assure, là, on ne peut pas le faire.
02:51Non, mais c'est le discours du fanatisme.
02:52C'est effrayant parce que les Français ne sont pas d'accord avec ça.
02:54Moi, ce que je remets en cause, c'est que les magistrats, ils ne sont pas élus.
02:58En fait, depuis des années, c'est pourquoi Marine Le Pen,
03:01aujourd'hui, elle est à 40%.
03:03Pourquoi ? Parce que les gens ont le sentiment
03:07qu'ils ne sont pas écoutés dans ce qu'ils veulent.
03:10Et notamment sur ces sujets de sécurité et de fermeté.
03:13Si la droite avait fait son job, Marine Le Pen ne serait pas à 40%.
03:17C'est assez simple.
03:19Est-ce que vous voulez écouter...