00:00Absolument. Parce qu'il y a même un désir d'engrenage en ce moment dans des franges militantes qui, elles,
00:06souhaitent créer une situation pré-révolutionnaire.
00:10Elles passent, en fait, les plus radicaux, ceux qui attaquent les policiers, notamment au cocktail Molotov, souhaitent passer de l
00:16'engrenage insurrectionnel en l'engrenage révolutionnaire.
00:19Et je suis d'accord avec vous, il faut mettre l'accent sur cette séquence au cocktail Molotov. Pourquoi? Parce
00:25que c'est tout simplement un désir de meurtre.
00:26C'est une tentative de meurtre, c'est une volonté de tuer qui n'est pas, si je peux me
00:30permettre, on la voit depuis un bon moment, ce désir de tuer.
00:34De temps en temps, ça se concrétise. Jurisprudence, Quentin de Ranck. On pourrait dire, les révolutionnaires, les miliciens de l
00:41'ultra-gauche aujourd'hui se disent,
00:43on ne fait pas d'omelettes sans casser les oeufs et on ne fait pas de révolution sans casser les
00:47crânes.
00:48De la même manière, là, il y a une volonté de tuer les policiers avec toujours ce même scénario.
00:52Ça consiste à dire que si on réussit à tuer un policier et que la police riposte, et si un
00:59manifestant est passé,
01:01il y a une situation qui nous échappe, eh bien, ça peut être le début d'un engrenage, d'un
01:06embrasement, d'une crise qui nous échappera tous.
01:09Alors, je me permets de revenir simplement sur la semaine que nous avons traversée, au-delà même de la seule
01:12question des violences de ce soir,
01:15pour voir à quel nous entrons dans une séquence. On est en mois d'octobre, on est loin de la
01:20présidentielle.
01:20Six mois.
01:21Et pourtant, on est déjà dans un moment d'hyperpolarisation.
01:24Donc, la première chose, c'est que nous vivons désormais de plus en plus au rythme du confinement sécuritaire.
01:29Nous acceptons l'idée que pour vivre sans se faire agresser en toutes circonstances,
01:33il faut, du moins le samedi, il faut vivre sous confinement sécuritaire avec une mobilisation exceptionnelle des forces de l
01:39'ordre.
01:39Et nous trouvons désormais normal de voir Paris barricadé, de voir les commerces barricadés, et ailleurs dans le pays,
01:46temps et temps de commerces barricadés, avec la suspension de l'activité économique le samedi,
01:50qui est normalement une journée essentielle pour les commerçants.
01:54Deuxième élément, nous constatons que l'État ne tient plus la rue, ou pour tenir la rue, a besoin véritablement,
01:59je l'ai dit,
02:00de mobiliser des forces exceptionnelles, et tout ça coûte, soit dit en passant, au budget de l'État.
02:04On a l'impression que c'est normal, mais les dépenses sécuritaires sont des dépenses considérables dans des journées comme
02:08celle-là.
02:10Donc l'économie est entravée, et elle est entravée volontairement par la gauche radicale,
02:14qui fonctionne dans une logique, justement, de verrouillage du pays.
02:19Il y a aussi, dans le portrait, ah oui, il y a une rhétorique qui se radicalise aussi,
02:24on est passé d'un mouvement social, des DCA, on en pense qu'on veut, mais il y avait quelque
02:28chose comme ça au début,
02:29à la guérilla urbaine, à la rasia, et ce soir, on verra si c'est bien le cas,
02:34on en a parlé toute la semaine, aux pulsions psychopathes, liées à Halloween apparemment,
02:38le film American Nightmare, le film en anglais, c'est The Purge,
02:41et en français, en France, on l'a traduit par American Nightmare,
02:45au Québec, on l'a traduit par La Purge, et quoi qu'il en soit,
02:48donc, c'est une pulsion psychopathe qui consiste à dire qu'il se pourrait
02:52que tout soit permis sous le signe de La Purge, c'est-à-dire que ce soir, tout est permis.
02:56Ajoutez trois éléments dans ce portrait, et je termine avec cela.
02:59Il y a, dans les circonstances actuelles, ce qu'il n'y avait pas ces dernières années,
03:02un parti révolutionnaire prêt, si les circonstances lui permettent,
03:06à frapper pour prendre le pouvoir.
03:08Moi, j'ai revu un entretien récemment, j'en ai parlé, je crois, la semaine dernière,
03:11et j'en ai parlé cette semaine aussi,
03:12de Jean-Luc Mélenchon avec Amélie Duhamel, en 2025,
03:16où il comparait la situation présente de la France à celle de la France en 58.
03:20Quand De Gaulle prend le pouvoir, on pourrait dire,
03:22dans un cadre qui n'est pas sous le signe de la transparence démocratique la plus exemplaire.
03:26Moi, Dieu sait que j'aime le général De Gaulle,
03:27mais il ne revient pas au pouvoir en 58,
03:30selon les modalités normales d'accession au pouvoir.
03:32Mélenchon se réapproprie cette chose en disant que, globalement,
03:35si les circonstances sont tragiques, on pourrait faire appel à moi.
03:39Donc, il se prépare mentalement à une saisie du pouvoir
03:42sur le mode potentiellement insurrectionnel.
03:45Donc, on est devant une mouvance très organisée,
03:47qui a un accès immense aux médias,
03:49une complaisance du service public,
03:50et aussi, sur sa gauche, des milices,
03:54qui ne sont pas directement liées pour l'essentiel à lui,
03:56mais qui travaillent dans la même perspective.
03:58Et pendant ce temps, parce que ce n'est pas comme si ça va bien,
04:00vous avez une gauche qui a détourné de manière absolument atroce
04:06la tuerie raciste de Trappes,
04:08qui nous a tous bouleversés.
04:09En qui que nous soyons, nous avons tous été bouleversés par cette tuerie.
04:12Et qui, à la Ali Rabbe ou à la Bélie Bagayoko,
04:15cherche aujourd'hui à verrouiller le débat public une fois pour toutes.
04:18Il s'empare de cela pour être capable de bannir juridiquement l'opposition.
04:21Cette semaine, cette semaine, qu'est-ce qu'on a vu?
04:24Ali Rabbe qui cherche à, qui en appelle, à fermer CNews,
04:27a un effet de contamination dans une partie de la gauche,
04:29et les étudiants et les parlementaires qui disent « désolé,
04:32CNews, nous n'acceptons plus de parler quand CNews est là. »
04:35Notre amie Elodie Huchard, qui est avec nous sur le plateau,
04:37a subi la scène cette semaine.
04:39C'est le moins qu'on puisse dire.
04:41Et plusieurs ont été solidaires d'elle, je crois, du moins je l'espère.
04:44Ali Rabbe, qui veut aussi bannir juridiquement,
04:47criminaliser à sa manière pénalisée,
04:49ce qu'il appelle la théorie du grand emplacement.
04:51Donc là, on comprend qu'il ne sera plus possible de décrire
04:53les changements démographiques que connaît la France,
04:56que subit la France,
04:58au nom de la lutte contre ce qui s'appelle la théorie du grand emplacement.
05:00Il y a M. Bagayoko qui veut interdire d'accès à l'espace public le RN.
05:04Et à travers cela, c'est très grave ce qui s'est passé aujourd'hui.
05:07En fait, c'est cette semaine, mais ça s'est confirmé aujourd'hui.
05:09Il devait y avoir un forum sur la remigration organisé
05:12par Jean-Yves Le Gallo et la Fondation Polémia,
05:15avec des intervenants d'un peu partout en Europe et même des États-Unis.
05:18On en pense ce qu'on veut, on peut être en désaccord avec ce concept,
05:22on peut être très critique envers ce désaccord,
05:24envers ce concept de remigration,
05:27mais l'idée d'interdire un événement public sous double prétexte,
05:31d'abord il y a des menaces à l'ordre public parce que la gauche veut l'interdire,
05:34donc la censure de la rue violente fait en sorte qu'on se donne le droit d'interdire un forum,
05:39et ensuite on le censure parce que le discours qui s'y tiendra heurte l'idéologie dominante,
05:44donc on décide politiquement, le pouvoir décide de frapper d'arbitraire un courant de pensée
05:47en pratiquant la censure idéologique.
05:50C'est assez bouleversant.
05:52Donc oui, il y a une forme de processus révolutionnaire qui se met en place,
05:54je ne dis pas qu'on va y aboutir inévitablement,
05:57mais je n'ai pas souvenir de telles tensions, de telles violences,
06:00d'un tel désir d'éliminer l'adversaire et l'ennemi qui nous viennent de la gauche
06:03sur le mode « désolé, vous, vous, la droite et compagnie, vous n'existerez plus,
06:08vous les médias qui ne recondignaient pas notre discours, vous n'existerez plus,
06:11je n'ai pas souvenir de tout cela, et évidemment devant tout cela,
06:13la droite est comme d'habitude terrifiée, tétanisée, incapable de faire quoi que ce soit,
06:17elle est fidèle à elle-même.
06:18Sauf certaines voix, je pense à François-Xavier Bellamy le week-end,
06:21qui a dit tout haut ce que des millions de Français ont vu face à M. Corbière,
06:27le purgé de la France.
06:28Vous avez absolument raison, on pourrait dire Bellamy, il y a Retailleau,
06:31il y a Maréchal, il y a Knafot, donc il y a des gens qui font leur travail assurément,
06:36mais globalement la tendance dominante à droite en ce moment, c'est vite fuyant.
06:40où on.
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