00:00Oui, bonjour. En fait, elle prend différentes formes.
00:02D'abord, c'est une colère politique de la part des partis droites
00:05qui sont en pleine campagne pour les législatives
00:08et qui visent directement le socialiste Pedro Sanchez,
00:11jugé incompétent, et son ministre des Transports, Oscar Pointe,
00:14qui demande la démission, tout en rappelant au passage
00:17que son prédécesseur José Luis Avalos vient tout juste d'être condamné
00:21à 24 ans de prison pour corruption.
00:24Alors, en dehors du champ politique, nombreux sont les Espagnols,
00:26à droite, mais aussi à gauche, qui réclament le départ de ce ministre
00:30qui avait promis en janvier dernier, après la première catastrophe ferroviaire
00:33qui avait fait 46 morts, que cela ne se reproduirait plus.
00:38Et puis, effectivement, les Espagnols expliquent dans de nombreux médias
00:41que cette colère provient de la peur qu'ils ont maintenant
00:44de monter dans un train, et notamment dans un train TGV,
00:47alors que le réseau TGV a été considéré comme le plus sûr moyen de transport en Espagne,
00:53presque une fierté nationale, avec ses 4000 kilomètres de réseau,
00:56soit 1000 kilomètres de plus qu'en France,
00:5910 gens plus jeunes que le TGV français,
01:01c'était véritablement un floron technologique espagnol,
01:05et aujourd'hui, ils ont peur, tout comme les cheminots ont peur,
01:08de monter dans leurs machines.
01:09Ça fait des mois qu'ils avertissent du danger,
01:12ça fait des mois qu'ils réclament plus de personnel,
01:14plus d'investissement dans les infrastructures.
01:16Ils ont fait grève, justement, jeudi, pour dénoncer tout cela
01:19et réclamer plus de sécurité, ils feront grève encore pendant deux jours
01:22en novembre prochain, et cette colère risque de coûter très cher
01:26au gouvernement en place et au pape Pedro Sanchez électoralement en fin novembre.