00:00Bonjour Hélène, on n'a pas parlé de football, une enfant de 3 ans, c'est dingue tout ça.
00:03Il est magnifique en plus, il est très bien.
00:05Oui, c'est très beau, il est très beau et très beau, il a tout.
00:09Bref, allez, on prend avec vous la direction du Salvador, là où les gangs imposaient leurs lois,
00:13et bien à présent des artistes ont repris possession de l'espace public à coups de pinceaux et beaucoup de
00:18couleurs.
00:19Et oui, surtout que ce sont des femmes qui ont pris justement le pouvoir de ce quartier.
00:23À San Marcos, dans le quartier du 10 de Octubre, les murs racontent désormais une autre histoire.
00:29Il y a quelques années encore, ce territoire était sous l'emprise du gang MS-13.
00:33Les graffitis marquaient les rues et les habitants vivaient dans la peur.
00:37Aujourd'hui, Patricia Vega, Marcela Alvarenga et Elisabeth Guardado peignent des oiseaux, des fleurs et des paysages
00:45sur ces façades longtemps associées à la violence, une métamorphose visuelle
00:49qui accompagne la reconquête de ces lieux par leurs habitants.
00:58Pour moi, c'est un moyen de m'émanciper, de revendiquer ma place au sein de cette communauté
01:02en tant que femme et en tant que jeune, et à un autre niveau en tant que professionnelle.
01:07Les gens commencent à s'impliquer, à prendre leur place et à prendre conscience
01:10que nous sommes en train de faire tomber les barrières mentales ou invisibles
01:14que nous avions nous-mêmes érigées à l'époque.
01:17Nous avons le pouvoir de les faire tomber, maintenant que nous nous sommes confrontés
01:20au type d'environnement violent qui existait.
01:26Et ces fresques ne servent pas seulement à embellir un quartier,
01:29elles permettent aussi donc à trois femmes de s'affirmer dans un univers
01:33où l'art urbain reste largement masculin.
01:36En peignant ces murs, elles revendiquent leur place dans la communauté
01:39et participent à la reconstruire, le lien social.
01:42La couleur devient un langage de résistance, d'émancipation et de réappropriation de l'espace public,
01:48même si la peur et les traces du passé ne se dissipent pas du jour au lendemain.
01:56Le fait que je sois ici aujourd'hui, dans l'un de ces endroits,
01:59et d'avoir l'occasion de peindre une fresque comme celle-ci
02:02et de participer à la reconstruction du quartier, c'est vraiment merveilleux.
02:06C'est vraiment intéressant de pouvoir apporter sa contribution à cet endroit.
02:10Avant, les murs étaient recouverts de tags de gang, pour ainsi dire,
02:13et maintenant, ils ont trouvé leur beauté, ce qu'ils n'avaient pas auparavant.
02:21Surtout pour nous, vu qu'on est des femmes, c'est du genre
02:23« Oh, ce sont des filles, elles viennent peindre ».
02:25Du coup, pour nous, en général, ça devient assez important
02:27d'être parmi les premières à venir réaliser une intervention ici, en tant que femmes.
02:32Et puis, il y a aussi cette affirmation de la féminité qu'on ressent
02:35en pouvant faire la même chose qu'un garçon, mais à notre manière.
02:43C'est très bien, ça, il faut les encourager.
02:45Et puis, c'est joli ce qu'elles font.
02:47On prend la direction du Mexique, avec une tradition artisanale
02:51qui est devenue une des fêtes les plus emblématiques du pays.
02:54Du pays, puisque dans quelques jours, ils vont célébrer
02:56« El día de los muertos », le jour des morts,
02:59qui est une fête pleine de couleurs.
03:00Mine de rien, à l'approche du jour des morts,
03:03le Mexique se part de mille couleurs.
03:05Dans les rives, sur les marchés et sur les hôtels dédiés aux défunts,
03:08de fines feuilles de papier découpées composent des guirlandes
03:11aux motifs délicats.
03:13Sa tare, appelée papel picado, est née à la fin du XIXe siècle
03:17dans le village de San Salvador, dans l'état de Puebla.
03:20Ici, les artisans travaillent encore à la main,
03:24ciselant parfois plusieurs dizaines de feuilles à la fois
03:26pour faire apparaître des fleurs, des silhouettes et des têtes de mort.
03:30Dans ce village, le savoir-faire est aussi une histoire de famille.
03:34Miguel Reynoso dirige son atelier avec son épouse et ses filles
03:38et plusieurs employés.
03:39Leur création part vers de nombreux pays,
03:42mais la concurrence des machines et de la production industrielle
03:45menace cette pratique traditionnelle.
03:47Pour sa fille Marie, chaque feuille découpée est bien plus
03:50qu'une décoration, c'est une identité culturelle
03:53que l'on transmet de génération en génération.
04:00Pour moi, c'est une manière de préserver la tradition du papel picado.
04:04De nos jours, elle est devenue très industrialisée,
04:07mais pour nous, c'est une façon de vivre et d'expérimenter cette tradition
04:10et de la transmettre de génération en génération.
04:13Nous essayons d'en préserver la valeur
04:15afin que les gens puissent le regarder et dire
04:17« Je ne trouverai pas ça dans un magasin chinois ».
04:19Ça, c'est ce que représente le Mexique, on pourrait dire,
04:22ce qui représente Puebla, parce que c'est quelque chose qui nous représente.
04:26Nous voulons que les gens le voient et pensent immédiatement.
04:28C'est de la culture, c'est ma tradition, c'est quelque chose qui me représente.
04:36Ici, j'essaye de faire vivre l'artisanat traditionnel et le travail fait main,
04:41plutôt que la production industrielle, qui est très belle,
04:44mais ne le sera jamais, autant que quelque chose fabriqué à la main.
04:54On parle de cinéma, maintenant, ou plutôt intelligence artificielle qui fait du cinéma ?
04:59Je me suis posée la question, est-ce que vraiment c'est du cinéma ?
05:02Vous savez qu'Elon Musk avait parlé de faire un film sur l'Odyssée d'Homère, bien évidemment.
05:09Eh bien, Grock, imagine, donc l'IA a sorti 7 minutes.
05:13C'était le vendredi dernier.
05:15Trois mois donc après qu'Elon Musk ait promis un long métrage historiquement fidèle de l'épopée d'Homère,
05:21Grock, imagine, en a publié 7 minutes que l'entreprise présente désormais
05:24comme l'épisode 1 de la série L'Odyssée.
05:27Le clip a été publié sur X le vendredi.
05:30Il a été réalisé avec Wonder Studio et le réalisateur Dave Walker pour de nombreux observateurs.
05:36Le résultat est bien en deçà de ce que promettait Elon Musk en juillet.
05:40Avant la fin de cette année, Grock, imagine, réalisera un long métrage de l'Odyssée historiquement fidèle
05:45et respectueux de l'art d'Homère, avait-il écrit.
05:48Le magazine précise que Wonder Studio, comme Dave Walker, sont spécialisés dans la création de films par IA.
05:57et la création de l'Odyssée, ont été réalisés dans la création de l'Odyssée,
06:02et je dis, bon, ils croient qu'ils croient qu'ils puissent protéger,
06:07ils croient qu'ils croient qu'ils croient qu'ils croient qu'ils croient.
06:10Quand nous réalisons de l'Odyssée, il ne va pas de l'homère,
06:14il ne va pas de l'homère, il ne va pas d'un des frères,
06:17il ne va pas d'un des frères,
06:19et aucun homme qui fait une foule contre nous,
06:22il va répondre à tous les autres.
06:35C'est une dinguerie, parce que tout est faux.
06:37Tout est faux.
06:38Il n'y a pas un seul être humain dans le monde.
06:40Ah non, du tout.
06:41Il n'y a que la main de la création, peut-être, avec le réalisateur.
06:44Mais les images et tout ça, c'est impressionnant, toi, l'État.
06:48Musique, à présent, on retourne dans la vraie vie ?
06:50Oui, voilà, la vraie vie, effectivement.
06:53On va parler de Slam, elle est originaire du Niger,
06:56Nourat, la débo-Slam de son vrai nom,
06:59Nouratou Umaru, est une artiste qui fait des mots,
07:01une arme de sensibilisation et d'émancipation.
07:04À travers ce Slam, elle défend les droits des femmes,
07:06dénonce les violences basées sur le genre,
07:09et donne une voix à celle que l'on entend trop peu.
07:12On écoute cet extrait.
07:13Je voulais juste faire du partage,
07:16que mes mots traversent même les âges.
07:17Je voulais être rebelle,
07:18faire créer mes temps et mes rêves.
07:20Je voulais des sensations, des émotions, de compassion.
07:22Je voulais changer le monde avec mes presets.
07:24Je voulais vous vendre des rêves,
07:26pas les moindres, mais les plus superbes.
07:28Je voulais qu'on fasse la trêve,
07:29parler d'amour et de paix sur ma terre.
07:31Je voulais des scènes les plus grandes sur le faux.
07:33Je voulais combattre le système avec du cipier,
07:35du papier, artiste.
07:37Je voulais être dans les airs,
07:38dans l'imaginatif, si le faut avec mes rythmes.
07:40Je voulais juste amener de la bonne humeur
07:42et quelques gouttes de sourire sur vos lèvres.
07:44Je voulais vivre, être aimé de tous, artiste.
07:47Je voulais avancer.
07:49Sur ma route, il y avait du noir,
07:50des ombres, des réconcitrants et même des artistes.
07:53J'ai pleuré, mes larmes ont coulé
07:55quand je voulais parler à Dieu, artiste.
07:57J'ai goûté à l'exploitation,
07:59j'ai goûté à la marginalisation, à l'humiliation.
08:01C'est vrai que chaque goût a une particularité,
08:04mais ils sont semblables et injustes, artistes.
08:07Je suis des beaux slams,
08:09je vends des doutes et des questions
08:10dans mon art, insupportables pour les racontaires.
08:13À la fin, ils me disent que c'est haram,
08:15qu'elle écrit une porte sur le corps qui en souffre,
08:17que les projecteurs s'allument,
08:19ce sont nos envies qui dédaignent.
08:19C'est sympa.
08:20J'aime beaucoup.
08:21En plus, la mise en scène, il y a tout.
08:25Merci beaucoup, Lambrada.
08:26C'était l'actualité culturelle.