00:00Mais tout d'abord, notre invité ce soir, Karim Bouamran, bonsoir.
00:03Bonsoir, madame Abrouk.
00:03Merci d'être avec nous.
00:05Vous êtes maire de Saint-Ouen, vous êtes candidat à l'élection présidentielle.
00:09Vous êtes également l'auteur de ce livre, L'espoir ou le mépris ?
00:13On va en parler parce que l'espoir, on ne le voit pas, on voit beaucoup le mépris.
00:16Et on voit une forme de guerre entre les différentes formations politiques.
00:21Depuis l'attentat de Trappes, monsieur Bouamran, de plus en plus de voix s'élèvent à gauche.
00:25Et à la gauche de la gauche, pour en finir avec la parole notamment du Rassemblement national et de ses
00:30alliés.
00:30Et d'une partie de la droite aussi, je voudrais vous faire écouter le maire de Trappes
00:34qui parle de la nécessité d'un cordon sanitaire par rapport à certaines idées.
00:39Eh bien il faudra, je le crois, dans les mois, les années qui viennent,
00:42se donner les moyens d'assainir cette institution,
00:46d'organiser le cordon sanitaire aussi ici, au sein de la représentation nationale,
00:50et de veiller à ce qu'aucun militant, député, élu de l'extrême droite
00:55ne puisse s'asseoir au perchoir à l'avenir.
00:57Et j'espère que les forces politiques républicaines sauront se rassembler,
01:02reconstituer cet arc républicain, pour ne pas donner cette triste image
01:05que de voir des députés ARN présider au débat de l'Assemblée nationale.
01:10Est-ce que vous partagez ce qui est dit ?
01:12Ou est-ce que pour vous, le vrai débat au fond, c'est le débat politique ?
01:16Tout d'abord, j'ai vraiment une pensée pour les familles, les victimes,
01:21pour le maire de Trappes, Ali Rabé.
01:24Ce qui se passe actuellement, c'est le paroxysme de tout ce qu'on vit,
01:28quand je dis nous, c'est français, musulmans,
01:31depuis les attentats du World Trade Center en 2001.
01:35Si vous m'accordez 45 secondes, on a vécu une période assez nauséabonde
01:40où il fallait choisir entre le fait d'être musulman ou républicain,
01:44musulman ou laïc.
01:47C'est bien qu'il y a eu cette espèce de islamophobie rampante qui s'est installée,
01:53sans qu'une grande partie de ceux qui sont supposés défendre les Français musulmans,
01:58à savoir notre camp, la gauche,
02:01ait stigmatisé et condamné de façon ferme tout ce qui concerne l'islamophobie.
02:07On a fait un débat sémantique, lexical,
02:10il ne faut pas dire islamophobe, il faut dire acte anti-musulman.
02:12En attendant, il n'y a jamais eu de condamnation et d'accompagnement clair
02:18de toutes celles et ceux qui vivaient l'islamophobie
02:21ou tout simplement qui se disaient je suis musulman,
02:24je suis républicain, je suis patriote et je suis laïc.
02:28Et là, il y a eu deux sujets qui sont traduits par
02:35la récupération de la France insoumise
02:38et les actes ignobles, et c'est le paroxysme,
02:42qui ont eu lieu malheureusement,
02:43aussi bien dans les Cévennes avec Abou Bakar Sissé,
02:46il y a de cela deux ans,
02:48que malheureusement à Trappes.
02:50Donc, la réponse, oui, elle doit être politique,
02:54elle doit être des démonstrations de force,
02:56comme à Orléans pour contrecarrer le Congrès du Rassemblement national.
03:00– Des démonstrations de force, dites-vous ?
03:02– Des républicains, des démocrates,
03:04une marche, bien sûr, de force politique, j'entends.
03:06– Mais vous estimez à l'inverse que s'il y avait un Congrès
03:08de la France insoumise, il est normal que des militants,
03:11des sympathisants du RN viennent pour perturber,
03:14en tous les cas pour dire leur opposition à un Congrès
03:18et qu'il faille transformer une ville quasiment
03:20en blocus sécuritaire, M. le maire ?
03:21– Moi, je parlais de manifestations pacifiées
03:25qui mettent en avant les valeurs républicaines
03:28parce que le RN a élu à plus de 90%
03:34une personne qui a des soupçons plus qu'avérés d'antisémitisme,
03:40des personnes qui portent un projet antisocial,
03:43on aura l'occasion d'y revenir,
03:44notamment sur les questions de logement,
03:46et des personnes qui portent des propositions anticonstitutionnelles.
03:50– Dans cinq mois et demi, il y a une élection présidentielle.
03:52– Absolument.
03:53– Qui doit trancher à la fin ?
03:54– Nous, vous, le peuple, les Françaises, les Françaises.
03:58C'est la raison pour laquelle, Mme Mabrouk,
04:00la question que vous posez sur le plan politique,
04:02il faut désormais attaquer le Front National
04:05sur les questions politiques.
04:06– Vous dites Front National ?
04:08– Le Rassemblement National, c'est un lapsus révélateur
04:10parce que pour moi, l'idéologie antisémite continue à résider.
04:14– Mais que n'avez-vous montré pendant des années ?
04:16M. Bouhamran, pas vous personnellement,
04:18mais comment expliquer aujourd'hui qu'on demande
04:20l'interdiction, ou en tous les cas, d'une parole d'un parti,
04:23alors qu'il est à ce point si haut dans les sondages en tous les cas ?
04:27Est-ce que quelqu'un a oublié de le combattre
04:29pendant tant d'années pour qu'il soit si haut ?
04:31– Oui, madame.
04:31– Qui ? La gauche ?
04:33– Les progressistes.
04:35Notamment sur les questions idéologiques, politiques et thématiques.
04:38Je vous donne un seul exemple.
04:40La question du logement.
04:41Voyez-vous, à Saint-Ouen,
04:43et dans le cadre du Tour de France que j'ai démarré en juin dernier,
04:47dans le cadre de l'élection présidentielle,
04:49j'ai mis en avant le logement et la démocratisation du beau.
04:53Le logement.
04:54Il nous manque aujourd'hui 400 000 logements chaque année.
04:57C'est une des premières sources d'inégalité.
05:00Comme par hasard, le Rassemblement national,
05:02Mme Le Pen, lors de son premier discours à Hénin-Beaumont,
05:08met en avant l'aspect logement.
05:10La gauche aurait dû mettre en avant ces questions-là.
05:13L'accès au logement social, il manque 400 000 logements chaque année.
05:16Baisser le taux de TVA, donner de l'espoir.
05:18– Mais là, c'est le propre du débat politique, M. Le Pen.
05:20Mais là, ce qui est dit, ce n'est pas du tout ça.
05:22Là, ce qui est dit, c'est qu'il faudrait exclure,
05:24dans une partie du débat politique et médiatique,
05:27un parti, voire deux partis, voire certains.
05:30J'entendais le maire de Trappes ce matin,
05:32qui vient, Valérie Pécresse, c'est à votre place hier,
05:34et qui l'a mise dans le lot également.
05:35C'est-à-dire, ça va être la droite.
05:37Jusqu'où va aller un tel cordon sanitaire ?
05:39– Le cordon sanitaire, pour moi, il est sur le plan politique,
05:42c'est-à-dire mobiliser toutes les forces démocratiques
05:44pour pouvoir contrecarrer et contrer la montée du Rassemblement national
05:49qui, s'il n'y a pas un élan populaire et un élan citoyen voté,
05:56on n'arrivera pas à empêcher l'arrivée au pouvoir du Rassemblement national.
06:00Qui est, je le dis et je le répète, antisocial.
06:04Lorsque vous voyez les propositions qui sont formulées,
06:07mais vous imaginez ?
06:08Sur le plan social, on nous fait croire que le logement social
06:11est pourvu principalement par des étrojets.
06:12– Une partie des ouvriers vote pour Marine Le Pen et sans aucun problème.
06:17– Pourquoi ?
06:18Parce qu'on a failli dans la capacité à redonner de l'espoir.
06:22Et de l'espoir, c'est quoi concrètement ?
06:23C'est faire en sorte que les jeunes puissent se dire
06:26« Ma vie sera meilleure que celle de mes parents et que celle de mes grands-parents ».
06:31Le travail, par exemple.
06:33Le travail ne paie plus, Mme Mabrouk.
06:35Aujourd'hui, dans votre génération, ma génération,
06:37il nous fallait, lorsqu'on est issu d'un milieu populaire,
06:41au minimum, minimum, 15 ans,
06:44pour pouvoir doubler son pouvoir d'achat.
06:47Aujourd'hui, c'est 80 ans.
06:48– Monsieur le maire, monsieur le candidat,
06:50pourquoi cette gauche que vous incarnez,
06:51que vous représentez, dont vous parlez,
06:54dont vous voulez porter l'espoir et l'espérance pour la présidentielle,
06:58ne parle pas à une partie du peuple
07:01qui, historiquement, a été tournée vers cette gauche aujourd'hui ?
07:04– 75% des militants socialistes s'identifient
07:07et se reconnaissent à la ligne que je porte.
07:10Ce matin, j'étais à la conférence de l'inclusion
07:13portée par l'éminent Saïd Amouche.
07:17Il y avait une grande partie des candidats
07:18à l'élection présidentielle qui étaient invités.
07:20Qu'est-ce qui ressort ?
07:22C'est ce qui est consubstantiel.
07:23– Tous les invités étaient…
07:24– Tous les invités ne sont pas venus.
07:27– Le RN était invité aussi ?
07:28– Probablement.
07:29Je ne sais pas si le RN était invité.
07:30Mais en tout cas, j'ai vu une bonne partie des candidats
07:32qui étaient invités.
07:33Mais malheureusement, une bonne partie n'ont pas pu se rendre.
07:35– Vous estimez que c'est une forme de mépris ?
07:37– Il faudra leur demander.
07:39Mais moi, quand je suis invité…
07:40– J'ai la réponse par votre non-réponse.
07:42– Je suis invité chez Saïd Amouche pour parler d'inclusion,
07:44pour parler d'emploi,
07:45parce que ce qui est ressort dans l'étude d'Ipsos,
07:48une des raisons qui fait qu'on se sente françaises et français,
07:52c'est le travail.
07:53Et aujourd'hui, les jeunes,
07:55ils ont un problème de perspective
07:57et de visibilité en termes de travail, d'emploi,
08:01d'intelligence artificielle,
08:03ce qui va financer notre état.
08:05– Vous parlez de citoyenneté français-française,
08:07alors que beaucoup ne parlent qu'à travers le prisme de la religion
08:10ou travers le prisme d'une supposée, je dis bien, race.
08:13Comment vous expliquez aujourd'hui des telles niches
08:16dans les populations qui sont faites ?
08:18– C'est un très bon point.
08:20Lorsque, madame Mabrouk,
08:23vous avez le sentiment réel,
08:26avéré,
08:27que votre vie ne progresse plus,
08:30lorsque vous avez le sentiment réel,
08:33avéré,
08:33que la puissance publique
08:35n'apporte plus,
08:36n'apporte plus,
08:37n'apporte plus
08:38les moyens
08:39pour que vous puissiez être l'architecte
08:41de vos propres vies.
08:42Lorsqu'on vous explique
08:43que par ce que vous appelez Mabrouk
08:45ou Boamran
08:46ou Ben Slimani,
08:47vous devez,
08:48vous devez
08:50bosser 3, 4, 5 fois,
08:516 fois plus
08:52pour pouvoir y arriver.
08:54Encore plus
08:54quand vous êtes issu d'un milieu populaire.
08:56Vous savez ce qu'il vous reste ?
08:57Le repli identitaire,
08:59cultuel, culturel,
09:00qui a prospéré,
09:02malheureusement,
09:03à un moment de crise
09:03avec le mouvement salafiste.
09:06Mais quelle est votre vision
09:06de la France universaliste
09:08qui embrasse tous ses enfants,
09:09qui leur donne les mêmes chances
09:10ou alors,
09:11si je vous comprends bien
09:12en reprenant vos propos du début,
09:13M. Boamran,
09:14une France qui serait
09:15en partie,
09:16en tous les cas,
09:17avec un contexte
09:18et un climat islamophobe.
09:20Est-ce que ce qui s'est passé
09:21à Trappes,
09:22c'est un basculement
09:23ou est-ce que c'est un fait isolé ?
09:25C'est un continuum.
09:26Vous l'avez évoqué,
09:27c'est un continuum.
09:28C'est-à-dire que derrière,
09:30bien sûr,
09:30on a des valeurs universalistes,
09:31liberté, égalité, fraternité,
09:33sororité, laïcité,
09:34ce sont les principes
09:35consubstantiels de la République.
09:37Les principes même
09:38que Mme Le Pen
09:39cherche à casser
09:41en renouant
09:42avec les privilèges
09:43du 4 août 1793,
09:46c'est ça, Mme Le Pen.
09:46Et M. Mélenchon,
09:47il veut les préserver ?
09:48Pardon ?
09:49M. Mélenchon,
09:49il les préserve ?
09:50M. Mélenchon,
09:51lui,
09:51utilise
09:53ce sentiment
09:55de
09:57désespoir,
09:58de désespérance
09:59pour instrumentaliser
10:01toutes celles et ceux
10:02qui souffrent
10:02pour démolir la République.
10:04Vous les mettez
10:04sur le même plan ?
10:05Je les mets absolument
10:06sur le même plan,
10:07bien qu'ils n'aient pas
10:08la même matrice idéologique.
10:09Mais aujourd'hui,
10:11notre combat,
10:12c'est le Rassemblement National.
10:13Et le meilleur,
10:14la meilleure assurance vie
10:15pour le Rassemblement National,
10:18c'est Jean-Luc Mélenchon.
10:20C'est la raison pour laquelle
10:21nous devons nous mobiliser.
10:23M. Mélenchon,
10:23le marche-pied de Mme Le Pen.
10:25Regardez les sondages.
10:2670-30.
10:27Attention,
10:28il va vous mettre
10:28dans le cordon sanitaire,
10:30M. Boimbran.
10:31Mais il met où il veut.
10:33En attendant,
10:34nous,
10:34aujourd'hui,
10:35j'ai 53 ans,
10:37ça fait depuis
10:37plus de 35 ans
10:38que je me bats
10:39contre l'extrême droite.
10:41Et quand je vois
10:42une partie,
10:43une partie
10:44des petits
10:45nantis
10:46bourgeois
10:47qui se disent de gauche
10:48et qui sont incapables,
10:50parce qu'ils représentent
10:51la France insoumise,
10:51de se mobiliser
10:52dans une manifestation
10:53en l'honneur,
10:55en mémoire
10:56des victimes,
10:58de trappe,
10:59en scandant
11:01des phrases
11:04le Parti Socialiste
11:06dehors
11:07en nous divisant,
11:08vous savez quoi ?
11:09Je me dis que
11:10ces personnes
11:11sont le marche-pied
11:13du Rassemblement National.
11:14Mais
11:14la France est un grand pays.
11:16Nous sommes un grand pays.
11:17Vos propos sont forts,
11:18ces personnes
11:19de la gauche
11:20marche-pied
11:20du Rassemblement National.
11:22Et s'ils souhaitaient
11:24au fond d'eux-mêmes,
11:26je parle des dirigeants,
11:27je ne parle pas
11:28des militants.
11:28c'est un pari
11:29sur un chaos
11:30pour accéder au pouvoir.
11:33Le chaos,
11:34l'insurrection
11:35est une valeur cardinale
11:36de Jean-Luc Mélenchon.
11:37Le Rassemblement National
11:39est une valeur...
11:40Madame Le Pen
11:42est le double
11:44et la symétrie
11:45de Jean-Luc Mélenchon.
11:46Alors comment on sort
11:47de cette tenaille ?
11:48Nous, progressistes,
11:49on souhaite améliorer
11:50concrètement la vie des gens.
11:51C'est-à-dire
11:53un logement
11:54de qualité pour tous.
11:55C'est-à-dire un emploi,
11:57une formation
11:57pour nos jeunes,
11:58pour la Gen Z.
11:59C'est-à-dire
12:01une capacité
12:02à pouvoir financer
12:02notre état-providence.
12:03Et je ne souhaite pas,
12:05Madame Mabrou,
12:05que mon pays
12:06soit à la solde
12:07du Fonds Monétaire International.
12:09C'est la raison
12:09pour laquelle,
12:10lorsqu'on est en responsabilité,
12:12on doit être responsable.
12:13Et que ce soit
12:14Madame Le Pen
12:15avec son programme
12:16économique
12:16qui est qualifié
12:18de famélique
12:19et d'inapplicable
12:20que celui
12:21de M. Mélenchon
12:23qui est dans une logique
12:24chaotique,
12:25aujourd'hui,
12:25ce qu'il doit prévaloir,
12:27et le maire
12:28de Trappes
12:30l'a évoqué
12:30en filigrane,
12:32c'est la République,
12:33c'est le cordon
12:34sanitaire,
12:35social,
12:37politique,
12:38économique
12:38qui s'appelle
12:39la France.
12:40En attendant,
12:41M. le maire,
12:42nous avons un contexte
12:43où il n'y a pas
12:44d'unité nationale,
12:44même dans les moments
12:45les plus tragiques,
12:46nous avons une crise sociale
12:48qui est inflammable,
12:49nous avons des violences
12:50malgré tout
12:51dans les rues
12:52que vous avez toujours
12:53condamnées,
12:54il faut le reconnaître
12:54avec clarté.
12:56Je vais te poser une question.
12:57Il faut être animé
12:59de quelle passion,
13:01certains pourraient même dire
13:02d'une folie,
13:03mais d'une folie saine,
13:04pour vouloir présider
13:05au destiné de la France
13:06dans un tel contexte ?
13:07C'est dans les moments
13:08compliqués
13:09qu'on doit faire preuve
13:11de responsabilité.
13:12Que se révèlent les personnalités ?
13:13Je pense,
13:14je pense.
13:15Aujourd'hui,
13:15vous voyez bien que
13:17depuis le 17 octobre,
13:19vous avez une partie
13:20des responsables politiques
13:21qui se révèlent,
13:23on va dire,
13:25conscients
13:26du moment dans lequel
13:27nous nous trouvons,
13:29et vous en avez d'autres
13:29qui soufflent
13:30sur les braises
13:31et qui se disent
13:32très bien,
13:33le festin arrive.
13:34Quel est le risque à la fin ?
13:35Le risque,
13:36c'est qu'il y ait
13:37un démembrement
13:39de la Concorde nationale.
13:40Le risque,
13:41c'est qu'aujourd'hui,
13:42l'autorité
13:44soit remise
13:45au second plan.
13:46Le risque,
13:47c'est qu'il y ait
13:47nos lycéens,
13:48nos jeunes
13:49qui soient dans le désespoir.
13:50Le risque,
13:51c'est que la première
13:52préoccupation de nos retraités,
13:53ce sont leurs petits-enfants,
13:54se disent
13:55je vis dans une espèce
13:57de désespérance,
14:00de désespoir.
14:01Mais j'y crois.
14:02On peut redonner de l'espoir
14:03parce que nous sommes
14:04un grand pays
14:05et je refuse
14:05qu'on doit choisir
14:06entre le chaos
14:08et le Rassemblement national.
14:10Je pense qu'aujourd'hui,
14:12nous sommes prêts
14:14à repousser définitivement
14:16cette menace
14:17du Rassemblement national,
14:18mais il faut se mobiliser
14:19et il faut y croire.
14:20L'espoir
14:21ou le mépris
14:22aux éditions Plon.
14:23Karim Boamran,
14:24merci candidat
14:24à la présidentielle,
14:25maire de Saint-Ouen,
14:26on a entendu également
14:27vos paroles fortes,
14:28évidemment,
14:29en hommage après
14:29l'attentat raciste de Trappes.
14:31Et c'est justement
14:32quelqu'un aux idées,
14:33antinomique au vôtre
14:34qui va vous rejoindre
14:35dans quelques instants.
14:36C'est le maire
14:38de Perpignan,
14:39Louis Alliot.
14:40Vous,
14:40une dernière question,
14:41vous assumez,
14:42vous étiez à la marche
14:42à Orléans d'ailleurs ?
14:44J'étais à l'initiative
14:45quelques jours avant,
14:46mais pour des raisons personnelles,
14:47je n'ai pas pu être...
14:48Il faut multiplier
14:49ces marques du nouveau
14:50quand il y a des victimes
14:51des congrès ?
14:51Je la soutiens à 100%,
14:52à 100%.
14:53Il faut qu'il y a des victimes
Commentaires