00:00Vous n'êtes pas député, Olivier Besançon, mais si vous aviez été à l'Assemblée nationale aujourd'hui, à ce
00:05moment-là, qu'auriez-vous dit ?
00:08Avec des scies, on coupe du bois, vous savez. Je ne suis pas député, comme vous l'avez rappelé.
00:12J'aurais été probablement solidaire de... Je n'ai pas suivi dans le détail, parce que je vous avoue que
00:16ça fait un petit bout de temps que j'ai décroché du détail des discussions et des débats houleux de
00:21l'Assemblée nationale,
00:21mais solidaire des élus de gauche, j'ai bien compris, qui étaient assez unanimes à ce moment-là.
00:26Mais le plus important, ce n'est pas ça, c'est ce qui se passe dans le pays, c'est
00:29ce que signifie, y compris, cette minute de silence en présence de la famille, de Pengo Yosouengi.
00:36J'ai d'abord une pensée pour ses proches, pour sa famille, pour les autres victimes, qui continuent à parfois
00:44être entre la vie et la mort, même si on a plutôt des bonnes nouvelles.
00:46Je pense aussi à cette jeune fille de 12 ans, qui a quand même reçu 8 balles au pistolet mitrailleur.
00:53On parle de ça, on parle d'un attentat raciste, c'est un point de bascule dans notre pays, et
00:57au-delà des institutions, que je respecte, ça va sans dire,
01:01je pense que mon espoir à moi, c'est qu'il y ait un réveil, un sursaut solidaire de la
01:06société, dans son ensemble, parce qu'il y a un aspect cumulatif, en effet.
01:11J'étais à Trappes samedi, auprès des habitants et des habitantes qui étaient rassemblés à ce moment-là.
01:19Ces témoignages, c'était de dire, par exemple, je pense à cette femme, d'un certain âge, qui me disait,
01:23on ne veut pas rajouter de la haine à la haine, simplement on a peur, et on veut juste la
01:26justice.
01:27Et au-delà de l'aspect, j'allais dire, pénal, la justice, c'est aussi discuter, en effet, des fondements
01:32et des origines de ce climat.
01:35Il a raison, le cornu, pour une fois.
01:37Il a dit que...
Commentaires