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Valérie Pécresse assure que "la région Île-de-France va venir en aide aux commerçants"
Invitée sur BFMTV, elle salue "le pas" réalisé par le gouvernement. "Je le dis aux bloqueurs, il faut sauver l'année scolaire. Les lycées bloqués sont ceux dans lesquels les jeunes sont les plus fragiles socialement, qui ont le plus besoin d'étudier", estime-t-elle.
Selon Valérie Pécresse, "les bloqueurs seront responsables d'un lycée à deux vitesses. Les enfants privilégiés s'en sortiront toujours car ils auront les moyens de rattraper les cours ratés".
Invitée sur BFMTV, la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse présente une "très belle aide" pour les commerçants parisiens victimes de dégradations et de pillages en marge de la manifestation du 17 octobre.
"Il y aura 5.000 euros d'aide d'urgence pour réparer, 2.000 euros pour les aider à sécuriser leur commerce avec des caméras, des grilles, des boutons d'alarme... La chambre de commerce et d'industrie ajoutera 1.500 euros et la ville de Paris m'a dit qu'ils ajouteront encore une aide", liste-t-elle.
Au total, cette aide est chiffrée à "plus de 10.000 euros": "ça ne suffira pas car ils demandent d'abord de la sécurité", juge-t-elle. Valérie Pécresse demande des tracés qui ne passent pas au cœur des zones commerçantes et "des patrouilles jour et nuit".
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Invitée sur BFMTV, elle salue "le pas" réalisé par le gouvernement. "Je le dis aux bloqueurs, il faut sauver l'année scolaire. Les lycées bloqués sont ceux dans lesquels les jeunes sont les plus fragiles socialement, qui ont le plus besoin d'étudier", estime-t-elle.
Selon Valérie Pécresse, "les bloqueurs seront responsables d'un lycée à deux vitesses. Les enfants privilégiés s'en sortiront toujours car ils auront les moyens de rattraper les cours ratés".
Invitée sur BFMTV, la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse présente une "très belle aide" pour les commerçants parisiens victimes de dégradations et de pillages en marge de la manifestation du 17 octobre.
"Il y aura 5.000 euros d'aide d'urgence pour réparer, 2.000 euros pour les aider à sécuriser leur commerce avec des caméras, des grilles, des boutons d'alarme... La chambre de commerce et d'industrie ajoutera 1.500 euros et la ville de Paris m'a dit qu'ils ajouteront encore une aide", liste-t-elle.
Au total, cette aide est chiffrée à "plus de 10.000 euros": "ça ne suffira pas car ils demandent d'abord de la sécurité", juge-t-elle. Valérie Pécresse demande des tracés qui ne passent pas au cœur des zones commerçantes et "des patrouilles jour et nuit".
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TVTranscription
00:00Valérie Pécresse qui a alerté depuis le début du mouvement sur la facture extrêmement salée à payer.
00:06Et justement, c'est l'une des questions qu'on va poser.
00:08Qui va payer cette facture ? On parle de millions et de millions d'euros de dégâts.
00:12Je salue la présence d'Arthur Berda avec Althora Gula.
00:15Bonsoir Madame Pécresse.
00:16Bonsoir.
00:17Merci de votre présence.
00:18On va insister évidemment ce soir sur les prochaines mobilisations avec toujours le risque de casse.
00:22Même si Emmanuel Macron n'a dit plus jamais le 17 octobre.
00:25On vous interrogera si vous êtes aussi confiante.
00:28On parlera aussi de la facture, très salée, j'ai dit, pour les commerçants.
00:31Mais je voudrais tout d'abord vous faire réagir sur le contexte actuel.
00:34Est-ce que vous estimez, comme le Premier ministre Sébastien Lecornu,
00:37que les mots prononcés par certains responsables politiques participent aujourd'hui à un climat de violence ?
00:42Et même Valérie Pécresse a armé idéologiquement un assaillant.
00:47Et là, on parle de l'attentat de Trappes.
00:50Je crois qu'effectivement, les idéologies politiques et donc le discours politique
00:57peut encourager à la violence.
01:00On l'a vu malheureusement en l'entendant un certain nombre d'élus dire que la violence était légitime, effectivement.
01:06Mais de la même façon, je pense que le discours de l'extrême droite peut aussi armer la main d
01:11'un tueur, bien évidemment.
01:13Il y a des idéologies qui sont des idéologies du chaos, de la division,
01:16et des idéologies qui enflamment la société.
01:21C'est ça la vérité.
01:22Le maire de Trappes, je ne sais pas si vous avez écouté ce matin BFM TV,
01:26le maire de Trappes, il vous cite parmi les incendiaires qui, selon lui, ont enflammé le débat.
01:32Et donc, si on prend votre logique, armé idéologiquement.
01:37C'est une grosse imposture.
01:38Alors, vous vous pouvez écouter et vous y répondez.
01:40Vous savez, ce serait l'honneur de Robert Gé, ou de François Béroux qui a parlé de submersion migratoire,
01:48ou de Valérie Pécresse qui a dit que le grand remplacement était une réalité,
01:53que tous ceux-là disent le regretter, tout simplement, et s'engagent à ne plus utiliser ce genre de théorie.
01:58Vous savez, espérer récolter des miettes électorales,
02:00en courant derrière le discours et les théories de l'extrême droite,
02:03en courant derrière les constats erronés de l'extrême droite.
02:05Ça ne marche pas.
02:06Ils seront tous, à la fin, dévorés par ceux qu'ils auront nourris.
02:09– Il vous met dans le même lot que ceux qui ont, mais c'est grave.
02:14– Oui, c'est grave, parce que c'est un mensonge absolu et éhonté,
02:17mais je n'ai absolument pas dit ça.
02:18Il prend une phrase qui est sortie d'un discours que j'ai prononcé en 2022,
02:22où je disais que je ne me résignais ni au grand déclassement avec Emmanuel Macron,
02:27ni au grand remplacement avec Éric Zemmour,
02:29et qu'entre Macron et Zemmour, il y avait une voix pour un vrai discours républicain.
02:32– Il veut quand même vous mettre de l'autre côté du cordon sanitaire.
02:34– Il déforme complètement ce que j'ai dit, mais ça ne m'étonne pas,
02:37parce qu'aujourd'hui, il y a à la gauche de la gauche,
02:40des gens pour qui on est fasciste, dès qu'on est socialiste, dès qu'on est centriste.
02:47De toutes les façons, le fascisme commence à la droite de Mélenchon.
02:51– Ah oui, il y a du monde.
02:52– Mais oui, il y a énormément de monde, mais vous n'avez pas vu,
02:54ils ont fait huer l'autre jour le maire de Paris sur la place de la République.
02:59– Emmanuel Grégoire.
02:59– Donc aujourd'hui, leur vrai sujet, c'est que ce sont des ingénieurs du chaos.
03:03Moi, je n'ai pas de leçon de République à recevoir de cette gauche
03:07qui, elle-même, est une ingénieure du chaos, provoque le chaos et incite au chaos.
03:13– Vous êtes inquiète ?
03:14– Et j'étais d'ailleurs très choquée ce matin,
03:15parce qu'il s'est présenté lui-même comme un maire racisé.
03:18Qu'est-ce qu'il y a de plus raciste que de se présenter comme un racisé ?
03:21– Vous pensez que l'antiracisme aujourd'hui est un racisme ?
03:23– Moi, je crois à l'universalisme républicain.
03:25Et l'universalisme républicain, c'est de considérer chacun d'entre nous, ici,
03:29comme des citoyens à part entière, avec la même dignité,
03:33le même droit d'exister, le même droit de penser, le même droit de réussir,
03:38quel que soit notre genre, notre religion et nos origines.
03:41C'est ça l'universalisme républicain.
03:43Et c'est certainement pas de se faire assigner à résidence.
03:46Évidemment, vous le seriez aussi,
03:48si on vous avait dit que vous étiez un suppôt de l'extrême droite.
03:50Ça fait 25 ans que c'est de la politique,
03:53je me suis engagée avec Jacques Chirac,
03:55justement parce que l'extrême droite venait de faire perdre la droite.
03:58Alors, le combat que je mène contre l'extrême droite
04:00est aujourd'hui contre l'extrême gauche, contre tout.
04:03– Mais alors, comment vous expliquer une telle inversion, Valérie Pécresse ?
04:04Imaginez, le maire de Trappes dit qu'il faut un cordon sanitaire.
04:08Il inclut dans ce cordon des personnalités.
04:10Il parle de l'ancien Premier ministre François Bayrault et de vous-même.
04:13Jusqu'où peut aller un tel cordon ?
04:14Est-ce que vous êtes inquiète à 6 mois, à 5 mois et demi de la présidentielle,
04:18d'une forme de, je ne sais pas, de chienlit ?
04:20– Ce que je crois aujourd'hui, c'est que pour ramener le calme,
04:24il faut de l'unité, il faut de l'unité nationale.
04:27Et il ne faut certainement pas opposer les uns aux autres.
04:29Ce que je vois, moi, et je le vois dans mon conseil régional,
04:32puisque j'ai les deux, je vois deux partis extrêmes
04:35qui se font la courte échelle,
04:37qui se font la courte échelle littéralement pour arriver au pouvoir,
04:40en espérant chacun battre l'autre.
04:42C'est ça ce qu'ils essayent de faire.
04:44Ils essayent de nous étouffer en…
04:45– Ils ont réussi d'après les sondages.
04:47– Le président de votre famille politique, Bruno Retailleau,
04:49a ouvert le débat, c'était sur BFM TV,
04:51de l'interdiction de la France insoumise.
04:53Le président du Sénat, Gérard Larcher,
04:55une voix plutôt modérée et d'ordinaire,
04:57lui a emboîté le pas.
04:59À gauche, on a un réflexe inverse.
05:00Bali Bagayoko, le maire de Saint-Denis dans votre région,
05:03lui demande l'interdiction du Rassemblement national dans les médias.
05:07Ali Rabé, le maire de Trappes,
05:09a exclu tout à l'heure certains de nos confrères
05:10de la conférence de presse qu'il a tenue à l'Assemblée nationale.
05:13Est-ce que pour vous, c'est comme ça
05:15que doit s'organiser et se tenir le débat public
05:17à cinq mois et demi de se venir rappeler d'une élection présidentielle ?
05:20– Eh bien, je vais vous parler d'une anecdote personnelle
05:23que j'ai vécue il y a une semaine.
05:24Il y a une semaine, le président de la région Île-de-France
05:27qui m'a précédé, Jean-Paul Luchon,
05:29qui était socialiste,
05:31je suis allée le voir à l'hôpital
05:35avant son décès.
05:36Et on a discuté de la situation.
05:38Et c'était très intéressant parce qu'on s'est dit
05:41mais qu'est-ce que c'est que cette démocratie
05:43dans laquelle, à gauche et à droite,
05:45on ne peut plus se parler,
05:47on ne peut plus se respecter,
05:48on ne peut plus s'estimer
05:49et on ne peut plus débattre.
05:51C'est un peu ce qu'a dit le ministre de l'Éducation nationale tout à l'heure.
05:54Je veux dire, oui à la manifestation,
05:57oui aux revendications.
05:58Si les lycéens avaient bloqué les lycées
06:00sans les détruire,
06:02mais ils auraient eu tout autant…
06:04– Ce sont les lycéens qui ont détruit les lycées ?
06:06– Non, ils auraient eu tout autant accès
06:10au ministère, au pouvoir.
06:11– Les blocages sont interdits.
06:12– Vous le savez comment ?
06:14– Oui, mais ce que je veux dire,
06:15un blocage pacifique,
06:17c'est interdit, ça peut justifier.
06:19Aujourd'hui, ce qui s'est passé,
06:20c'est 170 lycées en Ile-de-France cassés.
06:23Voilà, c'est ça la vérité.
06:25Et ça, c'est des violences inacceptables, intolérables.
06:27– Et qui va payer les dégâts ?
06:28Mais est-ce qu'il a trop tardé à répondre ?
06:30Est-ce que l'exécutif a trop tardé à apporter une issue politique ?
06:32Même si aujourd'hui, elle paraît toujours faible
06:34aux yeux de ces organisations.
06:35– Écoutez, moi je crois qu'Édouard Geffray
06:36est un homme de bonne volonté.
06:37Je crois qu'il est dans un contexte
06:39qui est un contexte effroyable.
06:40La caisse est cramée
06:41et il n'y a pas de majorité pour voter.
06:43Donc, à partir de ce moment-là,
06:45il y a une forme d'impuissance de l'État.
06:47– Sur la méthode, Madame la Présidente,
06:48sur la méthode, le président de la République,
06:49en déplacement lui-même à Marseille il y a deux jours,
06:52a semblé le dire en disant
06:53qu'il y a eu du retard à l'allumage,
06:55c'est pas possible en fait.
06:56Ça faisait dix jours qu'il y avait des blocages
06:58dans tous les sens.
06:58Alors, sans parler de débloquer des fonds,
07:01sur la méthode, sur le dialogue.
07:03Est-ce qu'il aurait fallu avant ?
07:04– D'abord, permettez-moi de dire
07:05qu'au tout démarrage,
07:07parce que moi j'ai été la première
07:08à avoir le mouvement démarré,
07:10parce qu'il a démarré à Créteil,
07:12en Ile-de-France.
07:13Et à l'époque, avec, comme par hasard,
07:17dès le premier jour,
07:17M. Boyard, député LFI,
07:19qui était là avec les bloqueurs.
07:22Donc, ça veut dire qu'il avait été prévenu.
07:24Il avait été prévenu dès le premier jour,
07:25il était là.
07:26C'est quand même une circonstance,
07:28quand même une coïncidence un peu troublante,
07:29s'il n'a pas organisé les choses.
07:31– Vous dites que c'est LFI qui a allumé la mèche ?
07:32– Bien évidemment.
07:33Comment est-ce qu'il peut être là ?
07:34Aucun autre député n'était là,
07:36aucun autre élu n'était là,
07:37il était là.
07:38Donc, évidemment, ça veut dire qu'au départ,
07:40il y avait une organisation.
07:42C'est d'ailleurs ce que j'ai dénoncé dès le début.
07:45Mais, revenons à ce début de mouvement.
07:47Pourquoi la réponse de l'État a été tardive ?
07:50C'est parce qu'au départ,
07:51pardon, mais les revendications étaient très gazeuses.
07:53– Mais elles le sont toujours.
07:54– Elles étaient très importants, ils essaient de dire…
07:56– Un peu moins maintenant,
07:57parce que moi j'ai reçu,
07:58comme je le fais très régulièrement,
08:01je l'avais fait au printemps dernier,
08:02j'ai reçu avec les trois recteurs d'Île-de-France
08:04le CAVL, c'est-à-dire les délégués des délégués de classe.
08:08Et c'est vrai que, par exemple,
08:10la crispation sur Parcoursup
08:11ou sur le remplacement des profs
08:13sont des messages qu'on peut entendre.
08:16Et l'emboisse qui monte sur Parcoursup est importante.
08:18– Des millions d'euros de dégâts dans votre région,
08:21combien de lycées et d'établissements saccagés,
08:24combien de blessés évidemment sur le plan national
08:27pour nos forces de l'ordre et chez les lycéens
08:28pourraient arriver aujourd'hui à une solution
08:30qui en plus n'est pas considérée comme étant à la hauteur ?
08:33– D'abord, il y a quand même quelques réponses
08:35très concrètes aux besoins des lycéens.
08:38On a parlé des profs, on parle de Parcoursup,
08:41la hausse des bourses pour la précarité étudiante,
08:44un certain nombre de places supplémentaires en BTS et en IUT
08:47qui sont très nécessaires pour la bonne orientation
08:49parce que l'objectif, ce n'est pas seulement
08:51de réformer Parcoursup,
08:53le vrai objectif, c'est d'orienter les jeunes
08:55vers les métiers d'avenir,
08:57les métiers qui leur donneront un emploi.
08:59– Et c'est à si large une présidentielle qu'on fait ça.
09:01– La région va y contribuer, c'est très important
09:03parce qu'il n'est pas question.
09:05Je voudrais revenir sur le Parcoursup,
09:07je voudrais dire quelque chose qui ne va pas plaire,
09:09mais je veux le dire quand même.
09:11Les prérequis pour entrer à l'université,
09:14c'est-à-dire avoir les compétences qu'il faut
09:18pour réussir dans une filière.
09:22– Oui, la sélection.
09:23– Les prérequis, ça s'appelle les prérequis,
09:25c'est indispensable pour réussir
09:27et pour éviter la sélection par l'échec
09:28parce que dans la vie, et c'est ça qui ne va pas plaire,
09:31il y a une sélection.
09:32Il y a toujours une sélection.
09:33À un moment, il y a toujours une sélection.
09:34Et le taux d'échec en licence des étudiants
09:38n'a pas baissé.
09:39Il a baissé que grâce justement à ces prérequis
09:43qui ont permis…
09:44– Donc on est en train de gommer la sélection.
09:47– Mais si vous voulez faire de l'éducation physique,
09:48on vous demande un prérequis de sport,
09:50c'est quand même la base.
09:51Je ne vois pas pourquoi on ne fait pas la même chose,
09:52on n'a pas le droit de faire la même chose
09:53pour les maths ou pour la philo.
09:55C'est pareil.
09:56Et les prérequis, c'est éviter l'échec.
09:58Donc oui, il faut réformer Parcoursup,
10:00le rendre plus transparent et plus clair,
10:02que les critères soient connus.
10:03– Mais pas enlever l'aspect de sélection.
10:04– Mais pas enlever l'accès d'orientation sélective.
10:08Parce que si on l'enlève, on aura de l'échec à la fin.
10:11C'est un leurre de dire qu'on peut tous réussir.
10:14Ou alors il faut enlever les examens, les notes, les diplômes,
10:18et puis à la fin on supprime le chômage.
10:19– Et à la fin on donne le baccalauréat dans une pochette surprise.
10:22– Alors ça c'est mon autre point.
10:23Moi je veux le dire aujourd'hui, il faut sauver l'année scolaire.
10:26Il faut sauver l'année scolaire.
10:27Moi j'alerte, concrètement, le gouvernement a fait quand même un pas aujourd'hui.
10:32Il a apporté un certain nombre de réponses.
10:35Mais moi je le dis aux bloqueurs, il faut sauver l'année scolaire.
10:37Parce que quels sont les lycées qui sont bloqués ?
10:39Pas tous les lycées, madame Mabrou.
10:41Pas tous les lycées.
10:42Ceux dans lesquels les jeunes sont les plus fragiles socialement,
10:45ont le plus besoin d'étudier.
10:47– Samedi ça repart.
10:48– Les bloqueurs seront responsables d'un lycée à deux vitesses
10:53avec effectivement des enfants privilégiés
10:55qui eux s'en sortiront toujours.
10:57Parce qu'eux ils auront les moyens de rattraper les cours qu'ils ont ratés.
11:01Et puis des familles.
11:02Moi j'ai reçu aussi les parents d'élèves.
11:03Mais ils sont épouvantablement inquiets.
11:05Vous vous imaginez, vous avez votre fils en terminale aujourd'hui.
11:08Vous avez pire encore, votre fils qui rentre en seconde,
11:10qui n'a jamais connu le lycée.
11:11– Mais la responsabilité c'est l'issue politique.
11:13Mais j'entends ce que vous dites.
11:14Quand le président ne dit plus jamais le 17 octobre ?
11:16– Alors ça c'est un autre sujet.
11:18– Vous l'écrasez ?
11:19– C'est le sujet du maintien de l'ordre.
11:20Et là aussi je veux être très clair.
11:23Et ça ne me fera pas que des amis.
11:25Le maintien de l'ordre est une absolue nécessité dans un état de droit.
11:29Le maintien de l'ordre ça fait partie de la République.
11:31Là où il n'y a pas de sécurité et pas d'ordre, il n'y a pas de liberté.
11:35– Vous imaginez qu'on puisse tenir de samedi en samedi
11:37avec un tel dispositif aussi conséquent, massif, renforcé ?
11:40– Nous n'avons pas le choix, il faudra prendre des dispositions.
11:42J'ai été cet après-midi avec les commerçants de République, Bastille, Nation.
11:47Mais enfin c'est épouvantable ce qui leur est arrivé.
11:50C'est juste inimaginable.
11:51Enfin on est en France, les images ont fait le tour du monde.
11:54Vous imaginez ce que ça veut dire ?
11:56– Quand vous dites qu'il faut prendre des mesures,
11:58qu'est-ce que vous envisagez pour la région ?
11:59– Moi je crois qu'il faut que les tracés ne soient plus les mêmes.
12:02On ne peut plus faire passer les manifestations dans des tracés.
12:05– Apparemment c'est acté.
12:06– Oui, mais il faut le confirmer.
12:08– Il ne fera pas que les casseurs vont aller déposer une demande
12:10à la préfecture pour dévier des centralis.
12:13– Non, non, c'est la première chose.
12:13La première chose c'est qu'il ne faut pas que les tracés passent devant les mêmes commerces.
12:16Parce que là on est au bout du rouleau.
12:18Et puis moi j'ai vu des gens qui se sont fait tabasser.
12:20J'ai vu des femmes qui ont été menacées.
12:23J'entendais certains se réclamer du féminisme.
12:25Le vrai féminisme c'est de défendre les femmes qui se font agresser.
12:28Donc la vérité c'est qu'il faut mettre les tracés dans des endroits
12:32où il n'y a pas de commerce, première chose.
12:34Mais la deuxième chose c'est que je pense que République, Bastille, Nation,
12:37le 10e, le 11e arrondissement, le 3e arrondissement de Paris
12:40doivent devenir un vrai sanctuaire.
12:42On doit avoir une protection très rapprochée.
12:44– Là vous appelez carrément une forme de confinement sécuritaire.
12:47– Non, pas confinement sécuritaire.
12:49Non, non, mais tout simplement des patrouilles.
12:50Des patrouilles jour, nuit, avec un vrai continuum de sécurité
12:54qui va des sentinelles jusqu'à la police judiciaire,
12:57les forces mobiles et par ailleurs.
12:58Je me permettrais de critiquer parce que je pense que maintenant
13:02c'est plus possible.
13:03La police municipale à Paris, elle doit être armée.
13:05Voilà, dans toute l'île de France, toute la banlieue,
13:08les polices municipales sont armées parce que les délinquants
13:10sont horriblement violents.
13:12Et j'ai entendu il y a quelques mois, avant l'élection d'Emmanuel Grégoire,
13:16les élus de Paris dire, oh là là, il y a des armes blanches
13:19partout dans Paris, il y a des armes blanches dans les lycées,
13:22il y a des armes blanches dans les rues.
13:23Et on a une police municipale non armée.
13:25Comment voulez-vous qu'une police municipale non armée lutte
13:28contre des casseurs qui arrivent avec des barres de fer ?
13:31– Vous voulez dire armes létales ?
13:33– Évidemment, c'est une arme, des armes.
13:35– Il y a des armes non létales ?
13:37– Oui, des armes non létales et létales, les deux,
13:40avec la formation qui va avec, avec la déontologie qui va avec.
13:43Mais pourquoi ? Parce que c'est un continuum la sécurité.
13:46– On ne peut pas avoir 5000 policiers municipaux à Paris
13:49et que pendant les manifestations, on leur demande
13:51de rester dans leur commissariat.
13:53Moi, j'ai des élus de Paris qui éteignaient les feux
13:57devant les mairies d'arrondissement
13:59avec des policiers municipaux à qui on avait dit
14:00de ne pas sortir du commissariat
14:02et qui ne pouvaient pas venir les aider.
14:03Donc, ce n'est pas possible d'admettre ça.
14:05On a besoin que tout le monde soit sur le terrain.
14:07J'ajoute en plus que la police municipale,
14:09c'est celle qui rassure les honnêtes gens,
14:12c'est celle qui connaît son quartier.
14:13C'est un élément indispensable de la sécurité.
14:15– Mais pourquoi ce n'est pas fait, alors,
14:16compte tenu du contexte ? C'est idéologique pour vous ?
14:18– Pour moi, ça n'est qu'idéologie.
14:21Et je pense qu'aujourd'hui, on n'a pas le droit
14:23de se priver de 5000 personnels
14:25qui pourraient être dûment formés
14:27et participer à ce continuum de sécurité.
14:29Moi-même, de mon côté,
14:31quand j'ai créé les brigades régionales de sécurité
14:33dans les lycées d'Île-de-France,
14:34la gauche m'a expliqué que c'était des vigiles
14:37de supermarchés.
14:38Et l'extrême-droite m'a dit
14:39« Ce n'est pas votre compétence,
14:41on ne les votera pas. »
14:42Donc moi, je suis prise en étau
14:43entre l'extrême-droite et la gauche.
14:45Pourquoi ?
14:46Parce qu'ils vivent des problèmes
14:47et ils ne veulent pas qu'on apporte des solutions.
14:50– Dans ce moment lycéens,
14:50elles sont intervenues, ces brigades ?
14:52– Bien sûr.
14:53Et elles ont évité…
14:53– En quelle proportion par rapport aux années ?
14:55– Elles sont intervenues partout où elles pouvaient.
14:56Elles ont évité beaucoup de dégâts.
14:58Il y aurait eu encore beaucoup plus de dégâts
15:00si elles n'avaient pas été là.
15:01Mais je n'ai que 100 effectifs.
15:03Donc vous imaginez,
15:04quand on attaque 200 lycées,
15:05je n'ai que 100 effectifs,
15:06c'est des brigades de 5.
15:07Et on les déploie normalement
15:09pour les rixes,
15:10pour les intrusions,
15:11pour les violences aux professeurs,
15:13pour sécuriser un établissement en travaux.
15:15On ne les déploie pas
15:16pour faire face à des émeutiers.
15:18– Donc ce que j'ai bien compris,
15:19un continuum sécuritaire,
15:22le même dispositif conséquent.
15:25Vous demandez l'armement,
15:27mais là c'est de la prérogative
15:28évidemment du maire de la police municipale,
15:30au niveau des commerçants,
15:31Valérie Pécresse,
15:32puisque là la facture
15:33elle est extrêmement salée là.
15:35– Oui, alors évidemment
15:36la région qui est en charge
15:37du développement économique
15:38va venir en aide aux commerçants.
15:40Nous avons annoncé cet après-midi
15:42une aide de plus qu'à 7 000 euros,
15:455 000 euros d'aides d'urgence
15:47pour réparer,
15:482 000 euros pour les aider
15:49à sécuriser leur commerce
15:51avec des caméras,
15:52avec des grilles,
15:53avec des boutons d'alarme,
15:54avec des systèmes un peu innovants.
15:56Donc on mettra 7 000 euros.
15:58La chambre de commerce et d'industrie
16:00ajoutera 1 500 euros.
16:02Et la ville de Paris,
16:03j'ai eu Emmanuel Grégoire,
16:04m'a dit qu'ils ajouteraient encore
16:06une aide qu'ils annonceront
16:07officiellement demain.
16:08Donc on aura vraiment
16:09une très belle aide
16:10de plus de 10 000 euros
16:11qui sera donnée
16:14aux commerçants parisiens.
16:15Mais ça ne suffira pas.
16:16– Vous en appelez aux acteurs privés ?
16:17– Eux, ce qu'ils demandent,
16:18pardon,
16:18mais les commerçants,
16:19ce qu'ils demandent,
16:20c'est d'abord de la sécurité.
16:21Parce qu'ils n'osent plus
16:22rouvrir leur commerce.
16:23Ils ont peur.
16:24Et il y a Noël qui arrive.
16:25Vous imaginez la perte de chiffre d'affaires.
16:27– Mais c'est ça que je ne comprends pas,
16:27Madame Fécresse.
16:28– Les touristes ne reviennent
16:29donc s'il y a de la sécurité à Paris.
16:30– Vous dites un continuum sécuritaire,
16:32mais la plupart vont rester
16:33de samedi en samedi fermés, en fait.
16:35– Ça dépend.
16:37– De quoi ?
16:37– Sauf si les manifestations
16:38ne passent pas par chez eux
16:39et s'ils voient de la sécurité
16:41du bleu dans la rue.
16:42– Donc vous attendez une garantie
16:43avec les tracés ?
16:44Vous attendez une garantie
16:45pas avec des tracés qui ne passent pas ?
16:46– Avec des tracés et avec des patrouilles
16:48jour-nuit.
16:49Parce que ce qu'ils m'ont montré,
16:50c'est qu'hier soir encore,
16:51il y avait des bandes
16:52de loupards-casseurs
16:54qui se promenaient
16:55tout autour de la République.
16:57Hier soir,
16:58en dehors de toute manifestation.
16:59Donc en réalité,
17:00les pilleurs ont pris
17:01leur quartier dans Paris
17:04et ils continuent de rôder.
17:05– Mais alors pardonnez-moi,
17:06quand le gouvernement se félicite
17:07que tout soit bien placé,
17:09relativement,
17:10mais bien passé le 24 octobre ?
17:12– Ils n'ont pas réussi
17:13à extirper la peur.
17:16– Ils disent que l'ordre est maintenu,
17:18mais est-ce qu'il est rétabli ?
17:19– Aujourd'hui,
17:20il y a encore une peur terrible
17:22et un traumatisme terrible
17:23chez ces commerçants
17:24qui ont vraiment,
17:25pour certains,
17:25risqué leur vie
17:26parce qu'ils ont appelé
17:27les forces de l'ordre
17:28qui ne sont pas venues.
17:29– Comment vous avez pris
17:29justement les déclarations
17:31de la préfecture de police
17:31qui ont fait bondir d'ailleurs
17:32une bonne partie
17:33de la classe politique ?
17:34La préfecture de police
17:35qui est allée jusqu'à conseiller
17:38à certains commerçants
17:39de faire appel
17:40à de la sécurité privée.
17:41Est-ce que ce n'est pas
17:43un séisme
17:44dans le maintien
17:45de l'ordre de notre pays
17:46qu'une instance
17:47qui est chargée
17:47de gérer la sécurité
17:50dise aux commerçants
17:51prenez des vigilants ?
17:53– De toutes les façons…
17:54– Et puis le contrat social,
17:55il est déchiré.
17:55– C'est pas hyper anxiogène
17:56aussi, quoi.
17:57– Oui, mais je crois
17:57au continuum de sécurité.
17:59Le continuum de sécurité,
18:00il va des vigiles privés
18:01jusqu'aux forces de sécurité.
18:05– Mais c'est une démission
18:06de l'État.
18:06– C'était maladroit
18:07de le dire de cette manière-là
18:10parce que ce qu'ont entendu
18:12les commerçants,
18:12c'est qu'on va devoir
18:13se défendre nous-mêmes.
18:15– Exactement.
18:15– Et aujourd'hui,
18:15je leur ai dit,
18:16l'autodéfense,
18:18c'est la pire des solutions
18:19parce que ce sera
18:21une escalade de la violence.
18:22– Ce sont des choses
18:22qui vous disent
18:22on va finir par se défendre
18:23de tout ça ?
18:24– Ils me l'ont dit
18:24cet après-midi même,
18:26ils m'ont dit
18:26laissez-nous avoir des armes.
18:27Je leur ai dit, écoutez…
18:28– Les commerçants
18:28qui vous ont dit ça ?
18:29– Bien sûr, bien sûr,
18:30mais il faut que vous vous
18:31rendiez compte
18:31de leur détresse.
18:32Ils étaient avec leurs enfants,
18:34avec leurs femmes.
18:35Vous les avez eus
18:36sur votre antenne.
18:37Donc oui,
18:38ils m'ont dit ça
18:39et je leur ai répondu
18:39ce serait la pire des solutions.
18:41Ça ne ferait que faire
18:42une escalade.
18:43Ils viendront eux aussi
18:44avec des armes, les pilleurs.
18:45Donc vous allez vous retrouver,
18:46vous allez mettre votre vie
18:47en danger encore plus
18:49qu'elle ne l'a été
18:50le 17 octobre.
18:51Donc il faut que la force publique
18:53soit là.
18:54on est arrivé là.
18:54– Il faut que la force publique
18:56soit là.
18:56– Mais elle sera là,
18:57elle sera là.
18:58Moi, je pense que la France
19:00a tout à fait les moyens
19:01d'organiser cela.
19:02Mais ça veut dire
19:03donner vraiment la priorité
19:04au retour de l'ordre.
19:05– Restons sur
19:07casseurs-payeurs,
19:08c'est le projet de loi
19:08qui est arrivé au Sénat
19:10cet après-midi.
19:10On sert vraiment
19:11la vie, semble-t-il,
19:13contre les casseurs
19:14et les payeurs
19:15qui ont causé
19:15de nombreux saccages.
19:16Est-ce que la loi,
19:17pour vous Valérie Pécresse,
19:18va parvenir à son objectif ?
19:20C'est-à-dire,
19:20c'est ce que souhaite le Sénat,
19:22qu'un attroupement,
19:23je précise les choses,
19:24un attroupement
19:24en marge du manif
19:25avec des infractions commises.
19:27Et toute personne
19:28qui s'y maintient
19:29engage sa responsabilité.
19:31C'est-à-dire que l'État
19:32pourra se retourner
19:33pour recouvrer ses créances.
19:35– Je crois qu'à un moment donné,
19:36il faut mettre en jeu
19:37la responsabilité.
19:38Il n'y a pas de liberté
19:39sans responsabilité individuelle.
19:42Donc, là, aujourd'hui,
19:43on est arrivé à un niveau,
19:46j'allais dire,
19:46de violence
19:47qui est quand même
19:48totalement inédit.
19:50Et ceux qui ne veulent pas le voir
19:52n'ont pas été dans un lycée
19:54aux côtés des proviseurs,
19:56aux côtés des agents,
19:57aux côtés des élèves.
19:58Certains étaient
19:58totalement traumatisés.
20:00Et moi, je voudrais dire
20:00à nos forces de l'ordre,
20:01parce que j'ai vu
20:02qu'elles étaient
20:03terriblement mises en cause
20:05dans leur gestion
20:06des mouvements lycéens,
20:07que vraiment,
20:09elles ont vraiment fait preuve
20:11d'une vraie résilience.
20:14– Il faut revenir sur le principe
20:15de l'individualisation des peines,
20:16notamment pour ce qui concerne
20:17les casseurs payeurs,
20:19casseurs pilleurs d'ailleurs
20:20et casseurs payeurs.
20:21– Moi, je crois
20:21que l'association de malfaiteurs,
20:22c'est quelque chose
20:23qu'on doit élargir,
20:24parce qu'il y a de la complicité.
20:26Et moi, je porte l'idée
20:28que tous les élus,
20:29parce que quand on est élu
20:30de la République,
20:30on a plus de responsabilité
20:32que les autres,
20:33que tous les élus
20:33qui appellent à la violence
20:35soient considérés
20:36comme co-responsables
20:37et puissent avoir
20:39une amende eux aussi.
20:40– Il y en a aujourd'hui ?
20:41– Les casseurs payeurs,
20:42c'est ça.
20:42Il y en a bien sûr.
20:44– Vous voulez intégrer
20:45M. Balibagayoko
20:47sous le coup de…
20:48– La violence légitime,
20:50non, la violence n'est pas légitime.
20:52La non-violence…
20:53– D'accord,
20:53donc vous êtes toujours
20:54dans l'idée
20:54de lui apporter la facture
20:55pour qu'il paye.
20:56– Alors, nous sommes en train
20:59de faire la recollection
21:00de combien ça nous a coûté.
21:02On est en train de faire
21:03le bilan…
21:03– Dans votre réunion,
21:04c'est combien de lycéens
21:05qui sont dans des établissements
21:06neufs ou qui étaient neufs ?
21:08– Aujourd'hui, j'ai fait,
21:09quand je suis arrivée en 2015,
21:11un plan d'urgence pour les lycées.
21:13Pourquoi ?
21:13Parce que j'avais une dette éducative
21:14que m'a laissée la gauche.
21:16Alors, c'est…
21:17Là, ils ne veulent pas l'entendre.
21:18200 lycées totalement vétustes,
21:2030 000 lycéens dans des algicaux
21:22parce qu'il n'y avait pas assez
21:23de place qui avait été créée.
21:24Et là, aujourd'hui,
21:26au moment où je vous parle,
21:27on dépense un milliard d'euros
21:28par an juste dans le bâti.
21:30Un milliard neuf
21:31pour l'ensemble des lycéens
21:33tous les ans.
21:33Donc, c'est deux fois plus
21:35que ce qu'on dépensait sous la gauche.
21:36Et deux tiers pour répondre à votre gauche.
21:38– C'est peanuts pour vous.
21:40Un milliard pour le bâti ?
21:41– Alors, malheureusement,
21:42– En totalité, oui.
21:43– Malheureusement, oui.
21:44Malheureusement, oui.
21:45Les 4 milliards de prêts du gouvernement,
21:49quand vous dépensez un milliard
21:51à vous toute seule
21:52et que le gouvernement dit
21:52je vais faire 4 milliards
21:53pour l'ensemble des départements
21:55et des régions collèges-lycées,
21:57c'est pas beaucoup.
21:58– Surtout que le gouvernement,
21:59en même temps, en 27,
22:01me coupe les remboursements de TVA
22:03sur les investissements.
22:03Donc, moi, je perds déjà
22:0450 millions d'euros sur mon milliard.
22:06– C'est important,
22:06ceux qui nous écoutent
22:06pour casseurs-payeurs,
22:07vraiment, je voudrais terminer là-dessus.
22:09Quand l'individu n'est pas solvable,
22:10ça finit souvent en travaux
22:11d'intérêt général
22:12ou saisie des allocations sociales.
22:14Est-ce que vous êtes,
22:15comme le dit certains sénateurs,
22:16pour l'élargissement
22:17de la saisine de ces allocations ?
22:19Je précise que d'habitude,
22:20ce sont les allocations familiales,
22:22logements.
22:22Est-ce que vous êtes…
22:23Au Sénat, on parle là du RSA,
22:25de l'étendre au RSA ?
22:27– Moi, je pense que
22:28toutes ces situations
22:29doivent être appréciées individuellement.
22:32Individuellement.
22:32Mais en revanche,
22:34quand on s'aperçoit
22:35que le casseur,
22:36il a un 4-4,
22:37il vit certes du RSA,
22:39mais qu'il a un 4-4
22:40et que, bizarrement,
22:41il semble avoir un train de vie
22:42qui est très nettement supérieur
22:44à ses revenus,
22:45alors je pense qu'il faut
22:46lui supprimer le RSA
22:49et le reverser aux victimes.
22:50Parce qu'il ne vit pas de son RSA,
22:52il vit de trafic.
22:52Et on a la preuve
22:53qu'il vit de trafic.
22:54Donc il faut regarder
22:55chaque situation individuellement
22:57et en fonction
22:58de la situation de chacun,
22:59pouvoir éventuellement
23:00aller confisquer.
23:01Parce que c'est insupportable
23:02pour les voisins
23:03qui savent très bien
23:04que les vrais revenus
23:05sont ailleurs,
23:06de ne pas pouvoir être remboursés
23:08pour la casse
23:08ou pour tout ce qui a été commis.
23:10Et j'ajoute,
23:11comme je l'ai dit chez vous
23:13il y a quelques temps,
23:14que les lycéens
23:15qui auront été exclus
23:16en conseil de discipline
23:18parce qu'ils ont participé
23:19à de la casse
23:20ou à des violences,
23:21ils seront exclus
23:22des aides
23:22de la région Île-de-France,
23:24les aides facultatives
23:25au transport,
23:27les aides à la culture,
23:28les aides aux livres,
23:29les aides au sport.
23:30Oui, c'est casseur-payeur.
23:33À un moment donné,
23:34il y a 10 millions d'additions
23:35et ce n'est pas
23:36aux contribuables de les payer.
23:37Valérie Pécresse,
23:38je vous remercie.