00:00Ce qu'on vient d'entendre et ce qu'on a vu d'ailleurs cet après-midi est profondément insupportable.
00:04D'ailleurs, en général, ce genre de façon de faire est plutôt, jusqu'à présent, une exclusivité de la France
00:09insoumise.
00:10Et donc, je suis assez surpris de voir des députés socialistes, écologistes,
00:15qui n'ont eu de cesse de dire qu'ils avaient, eux, un discours républicain
00:18et un respect de nos institutions et de la démocratie plus important et plus fort que parmi les troupes de
00:21Jean-Luc Mélenchon,
00:22finalement, se précipiter à les imiter, dans des moments où, en fait, on devrait tous être unis.
00:27Est-ce que le Rassemblement National ne devrait pas, peut-être, prendre un peu de distance et ne pas s
00:33'afficher ?
00:34Non, mais je vais vous arrêter tout de suite là-dessus.
00:37Quand on boycotte la prise de parole du président du premier groupe de l'Assemblée Nationale,
00:41vous ne boycottez pas seulement notre groupe parlementaire, ça nous limite, je vais vous dire, ça ne nous fait pas
00:46grand-chose.
00:46Vous boycottez surtout les 11 millions d'électeurs qu'on représente.
00:49Les 11 millions de Français qui, comme nous, sont effrayés par le climat de violence qui est de plus en
00:54plus délétère dans notre pays,
00:55par le meurtre qui a été perpétré et l'attentat terroriste à caractère raciste...
00:59Est-ce que vous participez à ce climat de violence ?
01:00Parce que c'est l'accusation qu'on porte aujourd'hui aux députés RL.
01:03Non, ce n'est pas une accusation, c'est une instrumentalisation d'un fait qui est dramatique et qui est
01:06épouvantable.
01:07Et en fait, c'est ça qui est insupportable dans ce qui se passe aujourd'hui.
01:10Quand on a eu la minute de silence, qu'on a pu rendre hommage à M. Pengo Bossiovangi,
01:16là, on était dans notre rôle.
01:17Et qu'on est aujourd'hui des députés de la gauche,
01:19mais j'ai aussi entendu des membres du gouvernement et des membres macronistes,
01:22même à commencer par le président de la République,
01:24à utiliser ce drame, à utiliser cet attentat épouvantable
01:28pour aller faire de la campagne politicienne
01:30et essayer de faire peser je ne sais quelle culpabilité ou quelle responsabilité
01:34à Marine Le Pen, à Jean-Anne Bardella, au Rassemblement National.
01:37Désolé, mais ce n'est pas du tout à la hauteur du niveau.
01:40Encore une fois, par ce geste, vous avez refusé l'unité nationale,
01:44vous êtes plongé dans un discours anti-RN.
01:47Je comprends, vous pouvez nous combattre sur tous les sujets,
01:49il n'y a pas de problème.
01:50On peut aller mesure contre mesure, il n'y a aucun souci.
01:51Mais avoir des caricatures, des diffamations, des insultes,
01:55non pas seulement vis-à-vis de nous, parlementaires, Rassemblement National,
01:57mais vis-à-vis des millions d'électeurs qui ont confiance en Marine Le Pen et en Jordan,
02:00ça, désolé, mais je le supporte pas.