00:00– Là, on n'en est plus à l'espoir, on en est au devoir,
00:03parce que ce qu'on vient de voir là, ça n'est pas la France et ça n'est pas
00:07ma France.
00:08Que la représentation parlementaire décide d'humilier ce qu'il reste de république dans le pays,
00:14c'est extrêmement grave.
00:16Mais finalement, j'allais dire, ça ressemble à ce qu'est devenu le débat public.
00:20On ne fait plus commerce d'idées, on fait commerce de religion,
00:24on fait commerce de couleur de peau,
00:26on fait commerce d'a priori et d'essentialisation,
00:29parce qu'on n'a plus rien à dire sur le fond,
00:31parce qu'on ne sait pas affronter les crises,
00:34crise budgétaire, crise financière, crise climatique.
00:36Alors, on détourne l'attention et on préfère monter les Français les uns contre les autres
00:39en pensant que ceux qui auront le plus de morts seront vainqueurs de l'élection présidentielle.
00:45Moi, à chaque fois qu'un enfant de ce pays tombe de la haine, je pleure.
00:49Je ne me pose pas la question de savoir quelle est sa religion, quelle est sa couleur.
00:53Chaque fois qu'un enfant de ce pays tombe de la haine, je pleure.
00:56Qu'il soit journaliste à Charlie Hebdo, qu'il soit Thomas à Crépole,
01:01qu'il soit évidemment ce qui s'est passé là, qui est horrible.
01:05Le racisme tue, l'antisémitisme tue, la haine tue.
01:08Ça a été rappelé d'ailleurs par le Premier ministre.
01:10Il a rappelé racisme antisémitique.
01:12Il doit absolument combattre.