00:00Et cet attentat raciste attrape, vendredi dernier, un homme a ouvert le feu sur des passants, un mort, quatre blessés,
00:08dont une jeune adolescente de 12 ans.
00:10C'est clairement un crime terroriste, a expliqué le ministre de l'Intérieur, une attaque terroriste raciste pour le président
00:16de la République.
00:16On le rappelle, le parquet antiterroriste s'est saisi.
00:20Certains de vos opposants, directs, hier, avant-hier, ont dénoncé certains de vos discours sur l'immigration.
00:28Je pense notamment au maire de Trappes, qui le dit sans vous nommer.
00:31Les discours qui consistent, qu'on soit ministre, candidat à la présidentielle ou député, a expliqué que tous les mots
00:36de cette société sont la responsabilité des arabo-musulmans.
00:40Tous ces discours, je le cite encore, font des morts.
00:43Que répondez-vous aujourd'hui à ceux qui vous accusent, et plus largement l'extrême droite, d'être responsable de
00:49ce qui s'est passé à Trappes vendredi ?
00:50Madame, d'abord, cette tuerie, aggravée probablement par des comportements racistes, mais aussi visiblement par une schizophrénie,
00:57puisque j'ai lu, enfin j'ai découvert sur vos antennes que le tueur, l'assassin, était un schizophrène.
01:04Elle est évidemment épouvantable, nous la condamnons de toutes nos forces.
01:09Je rajoute d'ailleurs que son irresponsabilité pénale pourrait être engagée de fait de sa maladie.
01:15Absolument, mais sur l'aspect, enfin sur les propos que vous citez du maire de Trappes.
01:21Il n'est pas le seul.
01:22Et autres.
01:23Je les inviterai à beaucoup de modestie.
01:25Monsieur le maire de Trappes était adjoint avant d'être maire, adjoint chargé de la jeunesse dans sa bonne ville
01:29de Trappes,
01:30dont nous pouvons considérer qu'elle n'est pas exactement un exemple de ville totalement apaisée.
01:35Je cite en cela Gilles Kepel, par exemple, qui parlait de Trappes comme une ville minée par le djihadisme.
01:42Donc, on ne découvre pas cette ville, c'est une ville excessivement difficile.
01:46On n'a pas le sentiment que ceux qui se sont succédés ont eu beaucoup de succès dans leur gestion.
01:52Je vois autre chose.
01:53Vous vous souvenez qu'à chaque fois qu'on entend, à chaque fois qu'il y a eu dans notre
01:57pays un attentat islamiste,
01:59on a entendu immédiatement pas d'amalgame.
02:01Il ne faut pas faire d'amalgame.
02:03Et d'ailleurs, c'est vrai, il ne faut pas faire d'amalgame.
02:05Un attentat islamiste ne signifie en rien que nos compatriotes de confession musulmane doivent être responsables de quoi que ce
02:10soit.
02:10Mais alors là, en revanche, lui, l'amalgame, il le fait immédiatement.
02:14C'est presque un devoir moral d'immédiatement amalgamer, sans oser le dire.
02:18Vous l'avez dit, il n'a même pas le courage d'aller au bout de sa pensée, sans oser
02:20citer le Rassemblement national.
02:22Lui, en revanche, l'amalgame, il le fait et tout le monde trouve ça parfaitement normal.
02:26Moi, je ne trouve pas ça normal, madame.
02:27Je trouve que ces gens qui vous donnent des leçons toute l'année,
02:30qui ont profession de faire des marches blanches,
02:34qui ont profession de faire des leçons de morale aux Français et qui ne jamais...
02:37Profession de faire des marches blanches, vous savez exactement ce que ça.
02:40Oui, parce que je vais vous dire, la répétition...
02:44Ce genre d'élu, madame, ce genre d'élu, il en fait une récupération qui est inadmissible.
02:53La souffrance de ses familles, je veux dire, c'était, je crois, dans le discours de Jordan Bardella
02:57et de Marine Le Pen aussi, probablement, tout à l'heure,
03:00que de s'incliner devant la souffrance des victimes et des familles.
03:03Mais cette récupération qui est politicienne...
03:06Jamais on n'a prononcé le mot d'arabo-musulman.
03:08Ça n'existe pas dans les discours et dans les propos ni de Jordan Bardella ni de Marine Le Pen.
03:12Donc, c'est de la récupération.
03:14Donc, c'est bien la volonté d'utiliser un drame...
03:16Vous l'utilisez par d'autres responsables politiques et ça, vous le savez aussi.
03:18Pas par nous, madame.
03:19Et nous le condamnons formellement parce que nous n'utilisons pas l'arabo-musulman
03:23parce que, encore une fois, nous n'avons rien à reprocher aux compatriotes,
03:26à nos compatriotes de confession musulmane.
03:28Nous, nous luttons contre l'islamisme.
03:30Et j'aimerais bien que M. Rabet, maire de Trappes, lutte aussi contre l'islamisme
03:34dans sa ville particulièrement touchée.
03:36Mais au-delà de ça, puisqu'il ne faut jamais essentialiser,
03:39puisqu'il ne faut jamais généraliser, je l'invite à s'appliquer ses leçons de morale.