- il y a 17 minutes
Chaque jour, François Gapihan vous accompagne de 10h à 12h dans Arnaud Direct sur BFMTV.
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00:00:00Et bonjour à tous, bienvenue dans BFM Direct. Nous sommes ensemble jusqu'à midi.
00:00:03Les syndicats d'enseignants viennent d'arriver au ministère de l'Éducation au lendemain d'annonces gouvernementales
00:00:08qui n'ont pas à désamorcer les appels à la poursuite de la mobilisation.
00:00:11La méthode de l'exécutif elle-même suscite beaucoup d'interrogations.
00:00:14Hier, ce sont d'abord des influenceurs et influenceuses qui ont été reçus par le Premier ministre à propos des
00:00:18réseaux sociaux.
00:00:20D'ailleurs, la question de leur blocage éventuel va être débattue aujourd'hui au Sénat
00:00:22où arrive le projet de loi Casseur-Payeur à 4 jours d'une nouvelle journée de manifestation.
00:00:28A la une également ce matin, le témoignage bouleversant d'une femme ayant échappé au bal du suspect de l
00:00:33'attentat de Trappes.
00:00:34Le maire de la ville était sur notre antenne ce matin.
00:00:36Il évoque un traumatisme collectif.
00:00:38La garde à vue du suspect a repris après une suspension pour raison psychiatrique.
00:00:43BFM Direct, c'est parti.
00:00:57Au lendemain, des annonces gouvernementales à destination des lycéens et des étudiants
00:01:01qui ont moyennement convaincu, c'est peu de le dire,
00:01:03les syndicats d'enseignants sont donc reçus au ministère de l'Éducation
00:01:06où l'on vous retrouve, Sonia Carnero.
00:01:08Bonjour.
00:01:08Bonjour, Sonia.
00:01:09Pour les profs non plus, le contenier n'est pas apparemment.
00:01:14Exactement.
00:01:14Ils viennent chercher d'autres réponses, d'autres détails, des informations complémentaires,
00:01:18nous disent-ils, pour cette réunion avec les syndicats enseignants,
00:01:20les fédérations également de parents d'élèves à 10h.
00:01:24En ce moment même, c'est le début de cette réunion.
00:01:26Si importante, les enseignants concernés par les annonces du gouvernement hier,
00:01:30il y a évidemment la rénovation des bâtiments demandés également par les lycéens,
00:01:34mais surtout, surtout, l'annulation de 850 suppressions de postes qui étaient prévues,
00:01:38la création également de 1700 autres postes d'enseignants à divers degrés,
00:01:44au collège mais également au lycée.
00:01:46Oui, c'est un premier pas, mais le contenier est passé loin d'être suffisant
00:01:49pour les syndicats enseignants.
00:01:50Écoutez-les il y a quelques instants au micro de David Bouteiller.
00:01:54Alors c'est d'abord une réunion, on va dire que les annonces du ministre
00:01:57ne sont pas suffisantes.
00:01:58Il a aussi oublié de parler de la revalorisation des personnels.
00:02:02C'est un élément qui est très important pour recruter plus de personnel et sortir de la crise.
00:02:08Ça fait des années qu'on dit que les classes sont trop chargées.
00:02:10Il faut aller beaucoup plus loin.
00:02:11Il faut diminuer les effectifs dans toutes les classes de seconde,
00:02:14dans toutes les classes de lycée et du collège.
00:02:16Il faut aller plus loin aussi sur la question de parcours sup.
00:02:20Il faut aller plus loin aussi sur les créations d'emplois qui sont nécessaires
00:02:24pour améliorer les conditions d'études partout.
00:02:28Les enjeux sont énormes.
00:02:29Avant cette réunion, il y a la rentrée scolaire ce lundi de novembre,
00:02:32mais surtout cette grande journée de grève de mobilisation nationale le jeudi 5 novembre.
00:02:37Et aujourd'hui, les syndicats enseignants appellent à poursuivre cette mobilisation.
00:02:41Merci Sonia.
00:02:42Avec David Bouteiller devant le ministère de l'Éducation,
00:02:45où a donc lieu cette nouvelle réunion.
00:02:47Ce sont donc les enseignants qui sont reçus par le ministre ce matin.
00:02:52Bonjour Suzanne Nijdam, bienvenue.
00:02:55Vous êtes présidente de la FAGE, la Fédération des Associations Générales Étudiantes.
00:02:59Soyez la bienvenue.
00:03:00A vos côtés Thierry Véron, bonjour et bienvenue.
00:03:02Vous êtes vous-même présidente de la Fédération des commerçants et artisans parisiens.
00:03:06À quelques jours d'une nouvelle journée de manifestation,
00:03:08Loïc Besson nous accompagne aussi.
00:03:09Bonjour Loïc.
00:03:10C'est l'autorité politique BFM TV.
00:03:11Raphaël Grabli, grand reporter en charge des sujets numériques.
00:03:15Bonjour Raphaël.
00:03:16Et bien sûr Véronique Fèvre, chef du service Éducation de BFM TV.
00:03:19Bienvenue à tous les cinq.
00:03:20Je me tourne vers vous d'abord Suzanne Nijdam.
00:03:22Vous êtes sur la même longueur dont manifestement avec les enseignants ce matin.
00:03:26Oui tout à fait.
00:03:27Nous on a pu rencontrer du coup le Premier ministre hier.
00:03:30On voit qu'il y a aussi peut-être des portes pour d'autres annonces et on l'espère.
00:03:34Parce que là les annonces qui ont été faites ne sont pas les annonces qu'on demande.
00:03:37C'est-à-dire des annonces qui débloquent du budget.
00:03:39Des annonces qui sont palpables, qui sont concrètes et qui rentrent dans le quotidien et le réel finalement vécu par
00:03:45les jeunes.
00:03:45Et c'est sur ça qu'on demande au ministère d'agir en priorité.
00:03:50C'est sur un changement du quotidien qui rend les choses palpables pour justement arriver à l'apaisement.
00:03:55Et qu'on n'ait pas besoin de continuer chaque semaine encore et encore ces mobilisations.
00:03:58Il y a de l'insatisfaction dans vos propos.
00:04:03Vous m'arrêtez si je me trompe.
00:04:04Une forme de populisme aussi en fait.
00:04:05On a l'impression que vous espérez encore de nouvelles annonces.
00:04:09Pourquoi pas dans les prochains jours ?
00:04:11Oui tout à fait.
00:04:12On voit que le gouvernement s'est le fait trembler ce qui se passe.
00:04:14On voit que ces manifestations, elles commencent à marcher.
00:04:18Et donc que le gouvernement commence à se poser la question pour de vrai de...
00:04:21Il faut qu'on y apporte des réponses.
00:04:23Et donc il faut qu'ils aillent jusqu'au bout.
00:04:24Il faut que ce ne soit pas que des promesses en l'air.
00:04:26Des promesses non tenues.
00:04:27Des choses qui n'auront pas jusqu'au bout de leurs engagements.
00:04:29À ce stade évidemment ce sont des promesses.
00:04:31Néanmoins vous dites qu'il n'y a pas de concret.
00:04:33Il y a même un peu de concret là depuis 24 heures.
00:04:34Quand je dis qu'il n'y a pas de concret, c'est une question budgétaire.
00:04:36De qu'est-ce qui est débloqué concrètement dans le projet de loi de finances qui est en débat en
00:04:40ce moment.
00:04:41C'est que des autorisations d'engagement.
00:04:42C'est-à-dire une facilitation des prêts pour les régions, etc.
00:04:46Pour agir sur le bâti.
00:04:47Mais il n'y a pas de vrai engagement budgétaire de la part de l'État qui refait de sa
00:04:51jeunesse une priorité.
00:04:53Et c'est ça qu'on a besoin pour finalement arriver à l'apaisement.
00:04:55Oui, ce n'était qu'un début hier.
00:04:58C'est ce qu'on nous dit dans l'entourage du Premier ministre.
00:05:00C'était un premier rendez-vous.
00:05:01Il leur a d'ailleurs donné rendez-vous dans 15 jours.
00:05:03C'est un début de négociation en quelque sorte.
00:05:05Donc le gouvernement pourrait lâcher encore davantage.
00:05:09Ce qui du coup suscite un appel à continuer la mobilisation.
00:05:13Et concernant les mesures en effet concrètes qui seraient ancrées dans un budget.
00:05:17Là le gouvernement va toujours se tourner vers les parlementaires.
00:05:19En disant on veut bien.
00:05:20Mais à la fin ce n'est pas le gouvernement qui décide de voter un budget ou non.
00:05:23Ce sont les parlementaires et on sait bien les difficultés qu'il a à en faire passer.
00:05:26Véronique Febvre, les annonces gouvernementales d'hier ne sont tout de même pas déconnectées du cœur des revendications des lycéens,
00:05:34des étudiants et des enseignants.
00:05:35Non, il y a notamment les 15 000 places créées dans l'enseignement supérieur.
00:05:39On appelle que France Université qui regroupe les universités en France et d'autres établissements.
00:05:45voulait la création de 20 000 places et notamment pour les bacs professionnels et les lauréats au bac technologique qui
00:05:54ont souvent plus de mal en fait à poursuivre dans les universités.
00:06:0010 000 places de BTS, ça veut dire qu'on va créer 2600 postes de professeurs pour les encadrer.
00:06:074000 places en IUT, ce sont des fileurs courtes, professionnalisantes dans des secteurs où il y a des débouchés.
00:06:14Donc non, ça n'est pas rien.
00:06:15C'est en tout cas ce que préconisait le comité d'éthique de Parcoursup, qui est un comité indépendant qui
00:06:20examine en fait tous les dysfonctionnements,
00:06:24toutes les problématiques qui se posaient pour les jeunes qui rentrent dans l'enseignement supérieur.
00:06:29Et puis, il y a quand même des annulations de suppression d'emplois.
00:06:33Ça aussi, c'est quand même important.
00:06:34On avait 835 postes qui devaient être supprimés dans le second degré, collège, lycée, public.
00:06:40Ça, c'est annulé.
00:06:41Et on a 500 postes qui sont créés pour réussir à faire, pour essayer de faire baisser les effectifs en
00:06:48classe de seconde,
00:06:51pour une première partie, pour une moitié d'établissements.
00:06:55Évidemment, le problème de toutes ces mesures, c'est qu'une rentrée, ça se prépare des mois à l'avance.
00:07:00Et ça va être effectif en septembre.
00:07:03Donc on a entendu les jeunes dire à la sortie, nous, on arrête le mouvement quand on verra des choses
00:07:07concrètes qui sortent là, dans les jours qui viennent.
00:07:11Alors, il va falloir quand même attendre que les cours reprennent.
00:07:14Mais c'est vrai que pour beaucoup de mesures, ça va mettre un peu de temps.
00:07:17Le ministre de l'Enseignement supérieur, ce matin, il dit Parcoursup, pour ce qui est de Parcoursup.
00:07:22Parcoursup va évoluer profondément dès cette année.
00:07:25Oui, plus de transparence, la lettre de motivation qui sera plus obligatoire.
00:07:29Mais on voit bien que les sujets les plus épineux, par exemple, le fait qu'on connaisse les lycées d
00:07:38'origine des candidats,
00:07:39même si les dossiers sont anonymisés, ce dossier-là, il n'est pas encore tranché, il est renvoyé aux politiques.
00:07:46Et ça va être, le ministre de l'Enseignement supérieur l'expliquait bien ce matin,
00:07:49ça va être aux politiques de savoir ce qu'ils veulent faire de Parcoursup.
00:07:52Est-ce qu'on fait plus de sélections, moins de sélections ?
00:07:55Est-ce qu'on augmente les quotas de boursiers ? Est-ce qu'on les baisse ?
00:07:58C'est vraiment un choix politique de savoir comment on traite sa Parcoursup, c'est juste une interface.
00:08:04Qu'est-ce qu'on met dedans ?
00:08:05Force est de constater, Loïc, que si le gouvernement commence à céder,
00:08:08il ne convainc toujours pas véritablement.
00:08:11Ça, il faut voir, il y a quand même une stratégie hier de passer par les influences.
00:08:16Oui, mais alors justement, ça a surpris beaucoup la façon dont a procédé le Premier ministre hier,
00:08:21en recevant d'abord des influenceurs lycéens ou étudiants,
00:08:26en tout cas ceux qui s'adressent à des communautés de jeunes sur les réseaux sociaux,
00:08:29et c'est à eux que le Premier ministre a accordé la primeur des années.
00:08:32Ça, c'est l'histoire dont l'histoire, il faut y revenir quand même, c'est dingue.
00:08:35Oui, mais ça a surpris beaucoup, parce que c'est vrai qu'on dit qu'on est en 2026,
00:08:38c'est comme ça que ça marche peut-être maintenant, ça peut surprendre,
00:08:41peut-être ça peut être vu comme un manque de respect aussi par ces représentants de lycéens
00:08:45qu'ils recevaient juste après, en sachant que de toute façon,
00:08:47tout avait été arbitré, tout avait été déjà annoncé.
00:08:50Mais ce qu'on nous explique au gouvernement, c'est qu'en fait,
00:08:53quand vous recevez, et c'est toujours comme ça,
00:08:55syndicats de lycéens ou travailleurs ou autres, ou des responsables de parti,
00:08:58le Premier ministre, dans le huis clos, va leur faire des annonces,
00:09:01va prendre des engagements, et lorsqu'ils sortent, ça reste de la politique.
00:09:04C'est un sujet très politisé depuis le début, ils en font leur interprétation,
00:09:07et en gros, il n'y a jamais rien qui va.
00:09:09Donc, le fait que ces annonces soient faites de manière plus neutre,
00:09:12plus objective, peut-être par des influenceurs,
00:09:14c'était clairement volontaire de la part du gouvernement, oui.
00:09:18Écoutons le propos du financement de ces annonces, promesses, slash mesures,
00:09:23les propos du ministre des Comptes publics ce matin.
00:09:27On ne peut pas promettre d'une main à la jeunesse,
00:09:30et de l'autre, l'étrangler par de la dette supplémentaire,
00:09:33parce que les jeunes d'aujourd'hui, les enfants, les adolescents,
00:09:35c'est ceux qui auront à rembourser la dette publique que l'on créerait aujourd'hui.
00:09:40Et donc, pour 2027, l'objectif de 5,0% de déficit public,
00:09:44il reste évidemment intangible, et donc il faudra des efforts supplémentaires.
00:09:48C'est donc vers le Parlement que votre regard se tourne aussi ?
00:09:52Alors, il y a des questions vers le Parlement,
00:09:53mais je pense qu'on ne peut pas tout remettre sur le Parlement
00:09:55et sur un débat parlementaire.
00:09:56Le gouvernement a assez bien montré ces dernières années
00:09:59à quel point il était capable aussi d'impulser des choses
00:10:01quand il y avait une volonté politique,
00:10:02et là, on a besoin de cette volonté politique du gouvernement
00:10:05pour agir, et derrière, que le Parlement puisse suivre sur des avancées,
00:10:09parce que le Parlement n'est pas censé, là, bloquer dans le contexte
00:10:12des avancées proposées par le gouvernement.
00:10:14Donc, c'est vraiment dans les mains du gouvernement que d'agir,
00:10:16et ça, c'est vraiment quelque chose d'essentiel.
00:10:19Et sur la question du financement qui a été soulevé,
00:10:21ces mesures, ce ne sont pas les mesures les plus coûteuses dont on parle.
00:10:24On ne parle pas de milliards et de milliards et de milliards d'euros.
00:10:27– Vous parlez de milliards, en l'occurrence,
00:10:28vous faites partie des organisations qui proposaient 10 mesures
00:10:32évaluées à 10 milliards d'euros.
00:10:34Je précise d'ailleurs que tout cela a déjà recueilli
00:10:37pas loin de 100 000 signatures.
00:10:38Il y a une pétition qui tourne.
00:10:39– Tout à fait.
00:10:40On s'est mis d'accord avec les organisations lycéennes et étudiantes
00:10:42pour justement proposer ces 10 mesures,
00:10:44pour mettre fin à cette crise.
00:10:46En attendant, on a besoin d'un pas qui soit fait par le gouvernement
00:10:50sur des mesures concrètes et palpables parmi ces 10 mesures.
00:10:53Et typiquement, un exemple tout bête, c'est la question de réforme des bourses.
00:10:55On nous promet une indexation,
00:10:57ce qui devrait être le cas depuis des années
00:10:59et ne devrait même pas être un débat
00:11:01parce que c'est une des solettes qui n'est pas indexée
00:11:03sur l'inflation depuis des années.
00:11:05Par contre, qu'est-ce qu'on répond à tous les jeunes
00:11:07qui sont sortis du système de bourse justement
00:11:09depuis plusieurs années parce que justement
00:11:10le système n'était pas indexé,
00:11:12qui devraient y être et qui sont dans des conditions de précarité
00:11:14qui sont simplement indécentes
00:11:15et que le gouvernement ne va pas aller rattraper.
00:11:17Donc pour moi, il nous faut un pas
00:11:18sur la question de l'augmentation du nombre de boursiers,
00:11:22sur la question aussi de l'inéarisation des bourses
00:11:25et ça, c'est des mesures qui ne sont pas non plus les plus coûteuses.
00:11:27Le gouvernement le sait, a des moyens de le financer aussi.
00:11:30Il y a des choses qui ont été proposées de manière très large
00:11:33sur le crédit impôt recherche,
00:11:34des éléments sur les retraites,
00:11:35sur la solidarité intergénérationnelle.
00:11:37Il y a des choses, des niches qui peuvent être touchées
00:11:40pour ces questions-là.
00:11:41C'est une question de priorité politique
00:11:42et c'est une question d'engagement du gouvernement qu'on a besoin.
00:11:45À six jours de la reprise des cours,
00:11:47de la fin des vacances de la Toussaint,
00:11:48écoutez le message que vous envoie,
00:11:49qu'on voit à la jeunesse ce matin,
00:11:50le ministre de l'Enseignement supérieur.
00:11:53Il faut que tout le monde se remette au travail.
00:11:55On a des lycéens qui sont arrivés à l'université
00:11:57il y a quelques mois,
00:11:59ils ont eu quatre semaines de cours
00:12:00et tout s'est arrêté.
00:12:01Ce n'est pas possible.
00:12:02Donc il faut maintenant reprendre le travail.
00:12:04Ça ne veut pas dire que les négociations s'arrêtent là.
00:12:06Le Premier ministre a posé sur la table
00:12:08un certain nombre de propositions.
00:12:10Le travail de reprendre lundi
00:12:11est que les discussions avec les organisations syndicales,
00:12:13avec les organisations représentatives
00:12:15des étudiants et des lycéens,
00:12:16doit continuer.
00:12:17C'est une façon pour le ministre de l'Enseignement supérieur
00:12:20d'anticiper ce qui pourrait se passer
00:12:22dès la reprise des cours lundi prochain.
00:12:24Le droit au blocage n'existe pas.
00:12:26Je pense qu'il y a un droit à étudier.
00:12:27Le travail doit reprendre lundi.
00:12:29Que répondez-vous au ministre ce matin ?
00:12:31On répond que c'est entre leurs mains,
00:12:32que c'est entre les mains du gouvernement,
00:12:33comme ce qu'on leur rappelle depuis le début,
00:12:35que là il y a une mobilisation d'ampleur de la jeunesse,
00:12:37qui est sans précédent là-dessus,
00:12:38et que s'ils veulent que les jeunes retournent en cours,
00:12:41s'ils veulent que les jeunes arrêtent de descendre dans la rue
00:12:42pour continuer à demander,
00:12:44avoir le droit tout simplement d'étudier,
00:12:45il faut répondre à ces revendications.
00:12:47C'est pourtant assez simple.
00:12:48Et donc c'est une question
00:12:50qui est dans la responsabilité du gouvernement maintenant
00:12:52que d'agir face à ces mesures
00:12:54pour que les jeunes justement
00:12:54fassent ce qu'on leur demande de faire.
00:12:56À propos de travail,
00:12:58ça concerne aussi bien entendu
00:13:00celles et ceux qui d'une manière ou d'une autre
00:13:03peuvent subir les conséquences,
00:13:04parfois de la mobilisation,
00:13:05parfois aussi des violences en marge,
00:13:07parfois très en marge même de la mobilisation.
00:13:11Naturellement, je me tente vers vous Thierry Véron,
00:13:12vous êtes le président de la Fédération des commerçants
00:13:14et artisans parisiens.
00:13:15Une nouvelle journée de mobilisation
00:13:16est prévue à l'initiative de Gilets jaunes ce samedi.
00:13:20Ce matin encore, le ministre de l'Intérieur
00:13:21ne cache pas que les autorités s'attendent encore
00:13:23à ce que potentiellement il y ait
00:13:25de nouveaux débordements, voire violences.
00:13:28Vous là, aujourd'hui...
00:13:29Comment on réagit ?
00:13:30Oui, oui.
00:13:31Comment ça va ?
00:13:32Nous, on s'aperçoit qu'en fait, on est en tenaille
00:13:34entre les revendications des étudiants
00:13:37et les services de l'État.
00:13:40Nous, en fait, ce qu'on voudrait,
00:13:42c'est qu'il est impératif qu'on reprenne le travail.
00:13:47Le commerce a été détruit en partie
00:13:50avec les cases qu'on a eues les samedis précédents.
00:13:55Vous avez pu procéder à une évaluation
00:13:58depuis notamment le week-end du 17-18 octobre
00:14:02qui reste gravée dans bien des esprits.
00:14:05Vous qui, je rappelle,
00:14:06présidez la Fédération des commerçants et artisans parisiens.
00:14:09Oui, tout à fait.
00:14:09En fait, on commence à avoir des chiffres
00:14:12un peu plus précis
00:14:13qui vont arriver au niveau des chambres de commerce
00:14:17et des chambres d'artisanat.
00:14:20Ce qui est important,
00:14:21c'est qu'en fait, on se rend compte
00:14:22qu'en fait, on a fait la dernière manifestation.
00:14:26C'est très bien passé,
00:14:28sur tout au moins tout le parcours,
00:14:30sur les maréchaux.
00:14:31Donc, c'est quelque chose qui pourrait être pérennisé.
00:14:34A priori, ce qu'il y a...
00:14:35Vous avez dans le sens d'Emmanuel Macron
00:14:36qui, hier, disait en substance,
00:14:38souhaitait que les manifestations n'aient plus lieu,
00:14:40peut-être temporairement,
00:14:41au moins dans les centres-villes.
00:14:43Oui, pourquoi pas ?
00:14:44Parce qu'en fait, c'est les centres-villes
00:14:45qui sont atteints dans leur sécurité
00:14:50et la sérénité, la peur.
00:14:52En fait, je disais encore hier ou avant-hier,
00:14:55les commerçants, quand ils ouvrent le matin,
00:14:57ils ouvrent avec la peur au ventre.
00:14:58Ils se demandent comment ça va se passer.
00:15:00Alors, on comprend évidemment,
00:15:01bien évidemment, les revendications des étudiants.
00:15:04Mais nous, notre rôle aussi est quand même de travailler.
00:15:07On a le droit de travailler.
00:15:09Et en plus, on a deux mois de Noël.
00:15:10On a besoin de faire passer les messages.
00:15:13Les clients doivent revenir.
00:15:14Et on doit même aussi intégrer les livraisons urbaines
00:15:18parce qu'en fait, nos fournisseurs ont du mal à venir
00:15:21jusque chez nous.
00:15:22Donc, c'est quand même compliqué.
00:15:23On est dans une situation dramatique
00:15:25et on a besoin de nous écouter
00:15:28et de faire tout ce qu'il faut pour qu'on puisse avancer.
00:15:30Il y a pas mal d'aides aussi
00:15:32qui sont en train de voir le jour.
00:15:35Parlez-nous non, justement,
00:15:36parce qu'on est dix jours après ce week-end affreux
00:15:40du 17-18 octobre.
00:15:41Les violences l'étaient, tout du moins.
00:15:46Les assurances font leur travail véritablement
00:15:48depuis une dizaine de jours.
00:15:50Ça commence à bien prendre.
00:15:53Il y a toujours, évidemment, des petits retards
00:15:55parce que d'un contrat d'assurance à l'autre,
00:15:58il y a des lignes que le commerçant n'a pas lues.
00:16:00Donc, effectivement, il y a toutes les structures
00:16:03qui sont là pour les aider.
00:16:06les syndicats représentatifs par branche.
00:16:10Il y a, par exemple, le président...
00:16:13David Zenuda de l'Union des métiers de l'industrie et de l'hôtellerie
00:16:16qui, hier, disait avoir perdu 70% de son chiffre d'affaires
00:16:21avec les émeutes
00:16:22et les mesures aussi prises type couvre-feu à Paris.
00:16:26Il y en a ailleurs.
00:16:26À Lille, le couvre-feu pour les mineurs est prolongé jusqu'à jeudi matin.
00:16:29À Lyon, il n'est pas reconduit.
00:16:31En revanche, et puis, à Place de la République, à Paris,
00:16:33pour la nuit, le couvre-feu instauré est reconduit.
00:16:37Il est un peu restreint.
00:16:39Mais tout cela, encore une fois,
00:16:41ça touche frontalement...
00:16:43Clairement, c'est...
00:16:44Frontalement ?
00:16:45Oui, tout à fait.
00:16:45En fait, ce qui se passe, c'est que quand il y a un couvre-feu,
00:16:49quand il y a des opérations de rassemblement,
00:16:52évidemment, ceux qui sont en première ligne, c'est les commerçants.
00:16:55Donc là, en fait, vous avez des commerçants qui, en plus,
00:16:57ça ne donne pas envie de rentrer dans la boutique.
00:16:59Vous avez des vitrines qui sont barricadées.
00:17:04Le commerçant reste ouvert,
00:17:05mais bon, vous ne rentrez pas dans une boutique dans ces cas-là.
00:17:08Et puis, il faut quand même avoir envie de venir
00:17:10avec l'insécurité qui règne autour de ça.
00:17:14Donc, nous, ce qu'on demande, c'est qu'on puisse continuer de travailler,
00:17:18que nos clients puissent venir,
00:17:20parce qu'on rentre, en plus, dans une période difficile.
00:17:22L'ouverture dominicale, ça pourrait être un sujet.
00:17:25Favoriser l'accessibilité à nos quartiers commerçants
00:17:29et accélérer les ailes et restaurer la confiance.
00:17:33Parce qu'on a besoin de restaurer la confiance.
00:17:33Justement, j'allais vous dire, au milieu de tout cela,
00:17:36on a ce matin l'INSEE qui nous dit que la confiance des ménages
00:17:38est au plus bas depuis juin 2013, en octobre.
00:17:42Et vous le disiez vous-même, on est à deux mois de Noël.
00:17:44Dans le paysage, il y a aussi un projet de loi critiqué
00:17:49qui arrive au Sénat aujourd'hui, Raphaël Grabli.
00:17:53Le projet de loi casseur-payeur.
00:17:57Exactement.
00:17:58Qui prévoit, on va dire, d'inclure plus largement
00:18:00les personnes qui peuvent être incriminées lors de casse.
00:18:03Mais ce qui est important, c'est un amendement.
00:18:05Enfin, ce qui est important, entre autres.
00:18:06Oui, bien sûr.
00:18:06Parce qu'il y a beaucoup de choses qui retiennent l'attention.
00:18:08Ce qui retient l'attention, notamment ces dernières heures,
00:18:10c'est cet amendement de dernière minute
00:18:12qui a été déposé hier par le gouvernement
00:18:15et qui s'attaque notamment aux réseaux sociaux.
00:18:17Les réseaux sociaux qui ne bloqueraient pas sur demande
00:18:20des autorités des contenus qui appelleraient à l'insurrection.
00:18:24Et selon cet amendement, s'il n'y a pas de blocage sous une heure,
00:18:27donc c'est évidemment extrêmement rapide,
00:18:29il pourrait y avoir un blocage des réseaux sociaux.
00:18:32Donc ça, on va dire que ça fait plus largement partie
00:18:33d'une offensive du gouvernement ces derniers jours
00:18:36sur les réseaux sociaux.
00:18:37Matignon a déclaré à BFMTV prendre en compte
00:18:40le retour d'expérience, je l'écite, du 17 octobre,
00:18:43avec des questions quand même.
00:18:44C'est à quel moment, comment on définit cet appel à l'insurrection ?
00:18:46Déjà, est-ce que tout ça sera bien constitutionnel ?
00:18:48Est-ce que tout ça sera bien conforme aux droits européens ?
00:18:52Mais comme ça, on assiste depuis quelques jours
00:18:54à des positions plus fortes du gouvernement.
00:18:57Il y a évidemment la déclaration d'Emmanuel Macron
00:18:59sur les réseaux sociaux hier, sur le fait qu'ils abîment,
00:19:01je le cite, notre démocratie.
00:19:03Justement que des influenceurs et influenceuses
00:19:05sont su à Matignon, en même temps, concomitamment.
00:19:08Et ce qui paraît totalement paradoxal,
00:19:11c'est qu'en même temps, on a ces influenceurs,
00:19:13qui d'ailleurs sont souvent assez lucides sur leur rôle,
00:19:16et qui sont parfois sur les réseaux sociaux,
00:19:18parmi les influenceuses qu'on a vues hier à Matignon,
00:19:20qui derrière publient des vidéos extrêmement critiques
00:19:23des mesures, notamment proposées par le gouvernement.
00:19:26Mais il y a ces deux jambes, en fait,
00:19:28pour reprendre une forme de contrôle sur les réseaux sociaux,
00:19:30c'est-à-dire contrôler le contenu par les influenceurs
00:19:34et essayer de bloquer parfois le contenant.
00:19:36Attention, et ça vaut pour tous les sujets
00:19:37à ne pas mettre tout le monde dans le même sac,
00:19:39on dit les réseaux sociaux, les influenceurs,
00:19:41les créateurs et créatrices de contenu.
00:19:42Bien sûr, il faut nuancer sur ce que l'on raconte.
00:19:44Néanmoins, vous qui êtes commerçant
00:19:46et donc qui avez été au premier chef touché
00:19:48par les pillages notamment,
00:19:49est-ce que momentanément, vous êtes pour éventuellement
00:19:52le blocage des réseaux sociaux ?
00:19:54On a vu qu'ils étaient centraux, mais littéralement centraux,
00:19:58dans ces scènes d'émeute et de pillage.
00:20:00En fait, nous, ce n'est pas notre sujet.
00:20:03Nous, ce qu'on veut, c'est que la sécurité soit accordée.
00:20:08C'est un sujet de sécurité.
00:20:09C'est un sujet de sécurité, mais par contre,
00:20:11je veux revenir sur la loi qui...
00:20:13Casseur-payeur.
00:20:14Oui, casseur-payeur.
00:20:16En fait, ce qu'on remarque, nous, en fait, à chaque fois,
00:20:18c'est que quand les boutiques sont cassées,
00:20:20qui c'est qui prend le balai et qui fait le nettoyage ?
00:20:22C'est les commerçants ou les riverains.
00:20:24Parce qu'il y a quand même tout un environnement
00:20:27de solidarité qui s'est monté,
00:20:29notamment pour le samedi 17.
00:20:31C'était assez impressionnant.
00:20:32Et ça, je pense que c'est quelque chose
00:20:34qu'il faudrait prendre en compte,
00:20:35parce que c'est facile de casser,
00:20:37et voire même peut-être, à la limite, de payer les rires.
00:20:39Mais si on mettait des balais, des sacs poubelles
00:20:44à ceux qui cassent et qui viennent nettoyer,
00:20:47là, on n'aurait peut-être plus le même son de cloche.
00:20:50Bravo d'intérêt général.
00:20:51Merci.
00:20:52Merci à tous les cinq.
00:20:54Dans quelques instants,
00:20:55on va se pencher sur notamment un témoignage bouleversant,
00:20:59celui d'une femme qui a échappé au bal du suspect
00:21:01de l'attentat de Trappes.
00:21:02Sa garde a vu à repris.
00:21:03Elle avait été suspendue pour raison psychiatrique.
00:21:05À tout de suite.
00:21:06Il est quasiment 10h30.
00:21:07Soyez les bienvenus si vous nous rejoignez dans BFM Direct.
00:21:10L'essentiel de l'actualité avec vous, Julien.
00:21:11Bonjour.
00:21:12D'abord, le projet de loi Casseurs-Payeurs,
00:21:13étudié aujourd'hui au Sénat.
00:21:15En gros, les casseurs vont-ils devoir indemniser eux-mêmes
00:21:18ce qu'ils ont brisé ?
00:21:19Un texte qui trouve évidemment un écho
00:21:21après les pillages du 17 octobre dernier.
00:21:23Plusieurs piliers dans ce projet.
00:21:25L'élargissement déjà de la responsabilité civile solidaire.
00:21:29Les responsables pourraient payer jusqu'à 10 000 euros par personne
00:21:32ou encore potentiellement une saisie sur les prestations sociales.
00:21:36Le texte devrait être adopté dans la soirée
00:21:38avant d'être transmis à l'Assemblée nationale.
00:21:41Et on reparle ce matin de l'aide pour les grands rouleurs.
00:21:43Oui, parce que vous pouvez demander dès aujourd'hui
00:21:45une compensation de 100 euros
00:21:47pour pallier la hausse du prix des carburants.
00:21:50Cette nouvelle aide qui couvre la période octobre-décembre
00:21:53concerne désormais 5,5 millions de Français
00:21:57contre 3 millions lors du lancement du dispositif.
00:21:59Alors si vous en avez déjà bénéficié cette année,
00:22:02vous n'avez rien à faire, c'est automatique.
00:22:03Pour les autres, il faut faire la demande sur le site des impôts.
00:22:06Normalement, l'aide est virée sous une dizaine de jours.
00:22:09Les Israéliens votent en ce moment même.
00:22:11Premières élections législatives depuis le 7 octobre.
00:22:14Plus de 7 millions d'Israéliens sont appelés aux urnes
00:22:17avec d'ores et déjà la plus forte participation
00:22:19depuis 80 à l'ouverture des bureaux de vote.
00:22:22Scrutin serré dans un pays fracturé.
00:22:24Un vote d'ailleurs qui a des allures de référendum
00:22:27pour le Premier ministre Benyamin Netanyahou
00:22:29qui est pour le moment légèrement devancé
00:22:32par son principal rival, Gadi Eisenkot,
00:22:35l'ancien chef d'état-major des armées israéliennes.
00:22:37Dans les sondages évidemment.
00:22:38Et puis cet avis de gros temps au-dessus de Kylian Mbappé,
00:22:42pas de ballon d'or et une polémique.
00:22:44Grosse polémique.
00:22:45Il est accusé d'avoir offensé les sentiments nationaux en Chine
00:22:49en plaisantant au sujet de Mao Zedong.
00:22:51En cause, eh bien, la propagation d'une vidéo
00:22:54dans laquelle il parle des mêmes, vous savez,
00:22:56ces petites caricatures sur Internet dont il fait souvent l'objet.
00:22:59Eh bien, il dit que le plus drôle qu'il ait vu,
00:23:01eh bien, c'est un montage photo de son visage
00:23:04superposé à celui d'un homme qu'il croit être un dictateur chinois.
00:23:07Pékin a condamné ses propos
00:23:09et il a déjà perdu trois contrats avec des grosses marques chinoises.
00:23:12Merci beaucoup Julien.
00:23:13On vous retrouve à 11h30.
00:23:14À tout à l'heure, dans une heure.
00:23:16Quatre jours après l'attentat à Trappes dans les Yvelines.
00:23:19L'enquête se poursuit.
00:23:20Bonjour, Igor Saïry.
00:23:21La garde à vue du suspect a repris.
00:23:25Absolument.
00:23:26Depuis hier, aux alentours de 14h30,
00:23:29après un examen psychiatrique,
00:23:31il a été conclu qu'il n'y avait pas de pathologie aliénante
00:23:35nécessitant son hospitalisation.
00:23:37L'audition a donc repris hier après-midi
00:23:39et pourrait se prolonger jusqu'à jeudi minuit 36 exactement.
00:23:43Ce que l'on apprend par ailleurs
00:23:45par son audition des jours précédents,
00:23:48depuis son arrestation,
00:23:49vendredi dernier d'abord,
00:23:51c'est qu'il nie, il conteste
00:23:53la caractérisation de racisme des faits.
00:23:57Pourtant, dans les chefs d'accusation,
00:24:00d'assassinat,
00:24:01en relation avec une entreprise terroriste,
00:24:03il y a une circonstance aggravante,
00:24:05celle d'avoir commis un fait
00:24:07en relation avec une appartenance réelle
00:24:10ou supposée,
00:24:11liée à la race, la religion,
00:24:13la nation ou encore l'ethnie.
00:24:15Mais c'est aussi en raison des propos
00:24:17qu'il aurait tenu,
00:24:18mais aussi par le profil
00:24:20de la majorité des victimes.
00:24:21On apprend également,
00:24:22enfin,
00:24:23c'est aussi important
00:24:24par rapport à ce qu'on a été,
00:24:26ce qu'on a entendu ou pu dire,
00:24:28c'est que dans son véhicule,
00:24:29il n'a pas été retrouvé
00:24:30de tract en lien avec un parti politique.
00:24:33Merci Igor, merci également
00:24:34à Philippe Vigneault qui vous accompagne.
00:24:36Bonjour Maxime Brunstetter,
00:24:37journaliste police,
00:24:38justice BFM TV.
00:24:39Bienvenue Maxime à nos côtés,
00:24:41Loïc Besson, journaliste politique BFM TV.
00:24:43Et Christian Flech,
00:24:43bonjour et bienvenue.
00:24:45Christian, directeur de la police judiciaire de Paris.
00:24:49Maxime, on s'appuie ce matin,
00:24:51notamment sur les déclarations
00:24:52du procureur national antiterroriste hier.
00:24:55Il faut revenir quand même,
00:24:57parce qu'il est particulièrement complexe,
00:24:58ses motivations le sont peut-être tout autant,
00:25:00le profil du suspect.
00:25:03Rappelons ce que l'on sait factuellement ce matin.
00:25:08On sait donc que c'est un homme
00:25:10qui habitait la région.
00:25:13On sait qu'il a des proches et de la famille,
00:25:16puisqu'on le rappelle,
00:25:17ils ont tous été placés en garde à vue,
00:25:19entendus comme c'est l'habitude
00:25:20en matière de terrorisme.
00:25:22Ils ont visiblement été relâchés sans poursuite,
00:25:24donc on considère qu'ils ne sont pas ses complices.
00:25:27Après, sur qui il est, son profil,
00:25:30il y a beaucoup de questions qui se posent.
00:25:31Quand on a discuté avec quelques personnes
00:25:33qui disent le connaître,
00:25:34certains le disaient isolé,
00:25:37d'autres un petit peu problématique,
00:25:38il y a la question de sa santé mentale
00:25:41qui s'est au moins posée à un moment donné,
00:25:43qui se posera peut-être plus tard,
00:25:45puisque le procureur national antiterroriste
00:25:47a expliqué pourquoi on a décidé
00:25:49de lever sa garde à vue
00:25:50pour le placer en observation
00:25:52à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police.
00:25:54Il dit que c'est parce qu'à un moment donné,
00:25:55dans sa garde à vue,
00:25:56il tenait des propos confus,
00:25:57il a eu des actes auto-agressifs,
00:26:00comprenez qu'il a essayé de s'en prendre à lui-même,
00:26:02et que ses proches l'ont aussi décrit
00:26:05comme ayant un psychisme compliqué.
00:26:08Donc, il y a cette question de sa folie
00:26:10qui est un petit peu en fond,
00:26:11mais ce qui est sûr,
00:26:12c'est qu'au moment où on se parle,
00:26:13les psychiatres de l'infirmerie
00:26:15de la préfecture de police de Paris
00:26:17ont considéré qu'il n'est pas fou,
00:26:19qu'il est apte à être entendu en garde à vue.
00:26:21Alors, qu'est-ce que c'était que ces signaux ?
00:26:22Est-ce que c'était des signaux faibles
00:26:24qui seront confirmés par des expertises après ?
00:26:26Est-ce que c'est une stratégie pour se dédouaner ?
00:26:29Vient derrière les intentions,
00:26:30sont mobiles exactes ?
00:26:32Le parquet national antiterroriste
00:26:34poursuit pour acte terroriste,
00:26:36avec la circonstance aggravante de racisme.
00:26:38Donc, la justice considère qu'aujourd'hui,
00:26:41le mobile qu'ils envisagent,
00:26:42il est lié au racisme.
00:26:44Lui, visiblement, au garde à vue,
00:26:45dit le contraire.
00:26:45Il dit qu'il n'est absolument pas,
00:26:47que ce n'est pas un mobile raciste.
00:26:49Est-ce que ça aussi, c'est une évolution ?
00:26:51Bref, il a encore un profil assez complexe.
00:26:53Maxime, merci.
00:26:55Vous restez avec nous, évidemment.
00:26:56On va retrouver Julien Migomuller aussi.
00:26:57Julien, vous nous racontez ce matin
00:26:59l'attentat de Trappes, étape par étape.
00:27:03Pour bien comprendre,
00:27:05on va déjà regarder ensemble cette carte,
00:27:07où l'on voit le parcours du tireur.
00:27:10Tout commence du côté de Trappes.
00:27:13Il va tirer à huit reprises
00:27:16entre Trappes et la ville de La Verrière.
00:27:19Ça fait exactement 12 kilomètres.
00:27:22Six tirs du côté de Trappes
00:27:23et deux autres du côté de La Verrière.
00:27:26On va essayer d'y voir plus clair
00:27:27avec le premier tir qui a eu lieu,
00:27:30que l'on va voir ensemble.
00:27:31Tout commence du côté de Trappes,
00:27:33avenue Berlioz.
00:27:34Il vise depuis son véhicule une autre voiture.
00:27:37Il n'y a pas de blessés.
00:27:38Ensuite, il va juste à côté,
00:27:40du côté de la maison de la santé.
00:27:41Il tire en direction d'un homme,
00:27:43là, sans l'atteindre.
00:27:45Et puis ensuite,
00:27:46il va du côté du Square Pergo,
00:27:47toujours à Trappes.
00:27:48Et c'est là qu'il fait
00:27:49sa première victime mortelle.
00:27:52Un petit peu plus tard,
00:27:53la quatrième scène.
00:27:54Il tire depuis son véhicule
00:27:55vers une autre voiture occupée.
00:27:56Là, il n'y a pas de blessés.
00:27:58Tout comme un petit peu plus loin.
00:27:59Là encore, pas de blessés.
00:28:01Et puis, un peu plus loin,
00:28:02du côté d'une station essence ESSO,
00:28:04il tire et blesse plusieurs personnes.
00:28:07Le reste, c'est le procureur
00:28:09de la République antiterroriste
00:28:10qui raconte le récit.
00:28:12Après être sorti de son véhicule,
00:28:14il tirait sur un autre véhicule,
00:28:16ainsi que sur des personnes
00:28:17aux abords de la station essence,
00:28:18et en blessait gravement une
00:28:19à l'entrée de la boutique.
00:28:21La septième scène de crime
00:28:23avait lieu au niveau
00:28:23de la pharmacie Bois-de-Létang,
00:28:25située à La Verrière,
00:28:26où il tirait
00:28:27et blessait gravement deux personnes
00:28:29après être sorti de son véhicule.
00:28:31Enfin,
00:28:32la huitième scène de crime
00:28:33se déroulait toujours à La Verrière,
00:28:35où il tirait à de nombreuses reprises
00:28:37et blessait gravement
00:28:38une enfant de 11 ans.
00:28:40Et ce qui est encore plus glaçant,
00:28:42c'est ce chiffre.
00:28:43Regardez, au moins 128 munitions
00:28:45ont été tirées par l'assaillant
00:28:47lors de ces attaques.
00:28:49Il a été arrêté quelques instants plus tard,
00:28:53non loin de Trappes
00:28:54et non loin également de La Verrière,
00:28:56dans la commune de Coignard.
00:28:57Regardez, là,
00:28:58c'est la photo de son arrestation.
00:29:01Julien, le bilan,
00:29:02quel est-il et qu'en est-il ce matin ?
00:29:04Eh bien, selon le procureur
00:29:05de la République antiterroriste
00:29:07qui a fait sa conférence de presse hier,
00:29:09on sait donc qu'il y a un mort,
00:29:10Pengo Bossio Wangui,
00:29:12qui était âgé de 26 ans.
00:29:14C'était un sportif,
00:29:15il était connu dans le monde du MMA.
00:29:17Quatre blessés graves également,
00:29:18trois sont toujours hospitalisés
00:29:19à l'heure où l'on se parle.
00:29:20Une personne a toujours
00:29:21son pronostic vital engagé,
00:29:23puis des nouvelles de l'enfant
00:29:24âgé de 11 ans.
00:29:25Son pronostic vital n'est plus engagé.
00:29:27Et puis, il y a également toujours
00:29:29trois blessés légers.
00:29:30Merci beaucoup, Julien.
00:29:32On sera en direct dans quelques instants
00:29:33avec le maire de La Verrière,
00:29:35une ville par laquelle est passé
00:29:36dans son parcours meurtrier
00:29:38le suspect de l'attentat.
00:29:40Mais d'abord,
00:29:41on évoquait la personnalité
00:29:42de ce suspect
00:29:42qui est de retour en garde à vue.
00:29:44Écoutons l'une de ses voisines.
00:29:46Témoignage recueilli
00:29:47par Clément Granot et Malgenton
00:29:48pour Ligne Rouge.
00:29:49Elle ne l'avait en réalité
00:29:50croisée qu'à quelques reprises
00:29:52puisqu'on parle là
00:29:53d'un homme, a priori,
00:29:54assez isolé.
00:29:56Je l'ai trouvé un solide.
00:29:57parce qu'il ne dit rien,
00:29:58parce qu'il ne reçoit personne.
00:30:00Il ne reçoit pas de copine.
00:30:01Il ne reçoit pas de garçon.
00:30:03Il ne fait pas la fête.
00:30:04Il n'a pas pendu la crémaillère
00:30:06puisqu'il me dit
00:30:06qu'il a acheté son appartement.
00:30:08Et le samedi soir,
00:30:09il n'y a pas de musique.
00:30:11On dirait,
00:30:12même, je vais vous dire,
00:30:13j'en ai conclu hier,
00:30:15que je pense qu'il était
00:30:16très peu chez lui.
00:30:17Je peux le dire comme ça.
00:30:19Christian Flech,
00:30:20on est donc dans un dossier,
00:30:21un terroriste et deux,
00:30:22avec un suspect
00:30:23qui est au minimum instable,
00:30:25atteint d'une affection psychiatrique grave.
00:30:29Comment on interroge ?
00:30:30Quelqu'un comme cela.
00:30:31Déjà, il faut bien comprendre
00:30:33la chronologie de la garde à vue.
00:30:35Première étape,
00:30:36il a été examiné au début
00:30:37de sa garde à vue
00:30:37par un médecin qui a jugé,
00:30:39d'après le procureur national
00:30:40antiterroriste,
00:30:41qu'il devait poursuivre
00:30:43la garde à vue
00:30:43dans un environnement médicalisé.
00:30:45C'est comme ça
00:30:46qu'il a été conduit
00:30:47à la salle Cusco.
00:30:48C'est une salle spécialisée
00:30:49de l'hôtel Dieu
00:30:50où quelqu'un peut être placé
00:30:52en garde à vue
00:30:52sous surveillance médicale.
00:30:54Deuxième étape,
00:30:55au cours de sa garde à vue,
00:30:56il a manifestement
00:30:58fait des auto-agressions.
00:31:00Il a peut-être,
00:31:01style,
00:31:01se tapait la tête
00:31:02contre les murs
00:31:03ou contre autre chose.
00:31:04Et donc,
00:31:04à ce moment-là,
00:31:05il y a une deuxième particularité,
00:31:06c'est qu'il devient
00:31:09potentiellement dangereux
00:31:09pour lui-même
00:31:10ou pour autrui.
00:31:11Et là,
00:31:11ce n'est plus le code
00:31:12de procédure pénale
00:31:12qui s'applique,
00:31:13c'est le code
00:31:13de la santé publique.
00:31:14Et le commissaire de police
00:31:16à Paris a un pouvoir particulier
00:31:18qui est de prendre
00:31:19des mesures d'urgence
00:31:19et de décider
00:31:21sur la base
00:31:22d'un examen médical
00:31:23de le conduire
00:31:24à l'infirmerie psychiatrique
00:31:26où là,
00:31:27des psychiatres
00:31:27peuvent considérer
00:31:29si son état
00:31:31nécessite
00:31:32une hospitalisation
00:31:33sous contrainte
00:31:34ou s'il est apte
00:31:35à ressortir.
00:31:36Il a été conduit
00:31:38à l'infirmerie psychiatrique
00:31:39examiné par un médecin
00:31:40qui a jugé
00:31:41que son état
00:31:42permettait
00:31:43qu'il soit entendu
00:31:45sous le régime
00:31:46de la garde à vue.
00:31:46Donc la garde à vue
00:31:47n'a pas été levée,
00:31:48elle a été suspendue
00:31:49et elle a repris
00:31:50à l'issue
00:31:51de la période
00:31:52où il a été reconduit
00:31:53dans un local
00:31:55apte à le recevoir.
00:31:56Très important
00:31:57ce que vous nous expliquez,
00:31:58Christian Flech.
00:31:59À ce stade,
00:32:00il n'est pas garanti
00:32:02que le suspect
00:32:03soit,
00:32:03après sa garde à vue,
00:32:04placé en détention
00:32:06provisoire ?
00:32:07Alors ça n'a rien à voir.
00:32:08D'abord,
00:32:09il est apte
00:32:10à la garde à vue.
00:32:11Ensuite,
00:32:12une décision sera prise
00:32:13à l'issue de sa garde à vue
00:32:14par le procureur antiterroriste
00:32:15sur le défermant
00:32:16qui paraît évident.
00:32:18Mise en examen.
00:32:19Et ensuite,
00:32:19la mise en examen.
00:32:20Et ensuite,
00:32:21vraisemblablement,
00:32:21une mise en détention
00:32:22où là,
00:32:24les juges d'instruction
00:32:25qui sont saisis
00:32:26ne manqueront pas
00:32:27de lui faire faire
00:32:28des expertises particulières
00:32:30avec des médecins psychiatres.
00:32:32Il y a des unités médicales,
00:32:34même hospitalières,
00:32:36au sein des établissements
00:32:36pénitentiaires.
00:32:37Là, c'est un autre problème.
00:32:38Malheureusement,
00:32:39le sujet de la détention,
00:32:41il n'y a pas assez
00:32:42de structure
00:32:42pour s'occuper
00:32:43des malades mentaux
00:32:44en prison.
00:32:45Il peut y avoir
00:32:46des malades mentaux
00:32:46placés en hôpital psychiatrique,
00:32:48mais c'est autre chose.
00:32:49C'est une décision
00:32:50qui sera prise ensuite.
00:32:52Mais ce que je veux dire par là,
00:32:53c'est que les psychiatres experts
00:32:54qui vont l'examiner
00:32:55vont se poser la question
00:32:56non pas de la compatibilité
00:32:57de la garde à vue,
00:32:58c'est fait,
00:32:59mais de savoir
00:32:59en quel état il était
00:33:01au moment des faits.
00:33:02Est-ce qu'il avait
00:33:03une abolition de son discernement
00:33:04ou pas ?
00:33:04C'est une autre question
00:33:05qui, comme le disait
00:33:06Maxime Monsetteur,
00:33:07va sans doute se poser
00:33:08et nécessiter à la fois
00:33:10des expertises
00:33:11et vraisemblablement
00:33:12des contre-expertises.
00:33:13Les faits ce matin
00:33:14et aussi des témoignages
00:33:16bouleversants,
00:33:17notamment celui de Sophia
00:33:18qui a rencontré Pierre Bazin
00:33:20pour RMC et BFM TV.
00:33:22Sophia, elle a échappé
00:33:23au bal du tireur vendredi.
00:33:27Elle m'a dit
00:33:27« Bouge pas ! »
00:33:29C'est une arme
00:33:30vers moi directement
00:33:31et moi je lui ai dit
00:33:32« S'il te plaît,
00:33:32tu fais pas ça,
00:33:33non, non, non,
00:33:34tu fais pas ça ! »
00:33:35Elle lui a dit
00:33:35« Bouge pas, bouge pas ! »
00:33:36Il tire,
00:33:37le truc il est vide
00:33:38et moi dans ma tête
00:33:39c'est fini.
00:33:40Christian Flech.
00:33:41Oui, ce qui est impressionnant
00:33:43dans ce que vous avez montré
00:33:45sur le périple meurtrier,
00:33:46c'est le nombre
00:33:47de cartouches tirées,
00:33:48128.
00:33:49Et ça fait écho
00:33:50au témoignage de Sophia.
00:33:51Oui, et donc
00:33:53si on prend l'arme
00:33:54qu'il a utilisée,
00:33:54qui est une arme
00:33:55assez imprécise,
00:33:56surtout s'il continue
00:33:57à conduire
00:33:58et à tirer
00:33:59d'une seule main,
00:34:00ça peut expliquer
00:34:01pourquoi en tirant
00:34:02sur la voiture
00:34:02qui est à côté
00:34:03il n'est touché personne.
00:34:06Mais donc
00:34:06j'ai regardé
00:34:07la mitraillette Sten,
00:34:09elle contient
00:34:10dans son chargeur
00:34:1132 cartouches
00:34:12au maximum,
00:34:13mais si on met
00:34:1432 cartouches
00:34:14en général
00:34:16ça s'enraye
00:34:17et donc moi
00:34:17mon expérience
00:34:18j'ai dû tirer
00:34:19avec ça dans ma jeunesse
00:34:20et donc il faut
00:34:21en mettre moins
00:34:22mais ça veut dire
00:34:22qu'il avait au moins
00:34:234 voire 5
00:34:24chargeurs pleins.
00:34:26Nicolas D'unville,
00:34:26bonjour,
00:34:27vous êtes le maire
00:34:27de La Verrière
00:34:28dans les Yvelines,
00:34:29la ville par laquelle
00:34:30je le disais
00:34:30le suspect est passé
00:34:32au moment
00:34:32de son passage à l'acte
00:34:34qui a duré
00:34:3512,
00:34:37non,
00:34:38pardon,
00:34:38c'est sur une douzaine
00:34:39de kilomètres
00:34:40et en 8
00:34:41endroits différents.
00:34:44Est-ce que
00:34:45vous diriez
00:34:46comme le maire
00:34:46de Trappes
00:34:48qui était l'invité
00:34:48d'Apolline de Malherbe
00:34:49sur BFM TV
00:34:51ce matin
00:34:51que le pire,
00:34:53malgré un bilan
00:34:54déjà très lourd,
00:34:54le pire a été évité
00:34:55au regard de plusieurs
00:34:56facteurs que l'on
00:34:57pourrait prendre en compte ?
00:34:59Oui,
00:34:59j'espère que vous
00:35:00m'entendez bien.
00:35:01On vous entend
00:35:02parfaitement,
00:35:02monsieur le maire.
00:35:03Écoutez,
00:35:04effectivement,
00:35:04on a eu un bilan
00:35:06trop lourd,
00:35:07c'était l'effroi,
00:35:08c'était l'horreur,
00:35:09mais je pense
00:35:10que ce qui aurait pu
00:35:11être encore pire,
00:35:15malgré le sang froid,
00:35:16l'horreur,
00:35:17la barbarie
00:35:17de cet assaillant,
00:35:19on a échappé
00:35:20à un carnage
00:35:21de masse.
00:35:23Heureusement,
00:35:23le temps était maussade.
00:35:25Devant le centre commercial
00:35:26du bois de l'étang,
00:35:27il y avait
00:35:27peu de clients,
00:35:30peu d'habitants,
00:35:31et puis il a poursuivi
00:35:33son périple meurtrier
00:35:34dans un quartier
00:35:36où il n'y avait
00:35:37pas grand monde,
00:35:38et donc c'est cette
00:35:39pauvre petite fille
00:35:40qui a subi
00:35:41les huit impacts
00:35:42de balles.
00:35:43Donc,
00:35:44on a un lourd bilan,
00:35:45mais je confirme,
00:35:47je pense qu'il aurait
00:35:47pu être pire encore.
00:35:49Je voudrais vous faire
00:35:51écouter,
00:35:51Ali Rabé,
00:35:52votre collègue
00:35:53de Trappes,
00:35:54maire de Trappes
00:35:55qui était ce matin
00:35:55l'évité de BFM TV,
00:35:56qui évoque naturellement
00:35:58un traumatisme collectif
00:35:59et un sentiment de peur
00:36:00qui domine avant même
00:36:01celui d'incompréhension
00:36:03au sujet des leçons
00:36:05quelque part,
00:36:06attirées de ce que
00:36:06l'on peut faire
00:36:07pour désamorcer
00:36:10ce traumatisme collectif,
00:36:11l'atténuer,
00:36:12tout du moins,
00:36:13il a été question
00:36:14de vous-même
00:36:14ce matin.
00:36:15Écoutez.
00:36:16L'extrême droite
00:36:17et le reste,
00:36:18ce n'est pas la même chose.
00:36:19Vous savez,
00:36:20le maire de la Verrière
00:36:20et moi,
00:36:21on ne partage quasiment
00:36:21aucune option politique.
00:36:22On est de bord
00:36:25opposé de l'échiquier.
00:36:26Et pourtant,
00:36:26je sais que c'est un adversaire.
00:36:28Un concurrent aux élections,
00:36:29ce n'est pas un ennemi
00:36:30de la République.
00:36:30Quand bien même,
00:36:31j'aurais encore une fois,
00:36:32y compris sur des sujets
00:36:33très importants pour moi,
00:36:34des désaccords.
00:36:34Priorité au direct,
00:36:35on écoute Marine Le Pen
00:36:36à l'Assemblée.
00:36:39dans un sens ou dans l'autre.
00:36:40Donc, il faut qu'il soit
00:36:41un peu plus précis
00:36:43sur ce qu'il souhaite
00:36:44mettre en œuvre.
00:36:55Le Pen qui réagissait
00:36:56aux annonces gouvernementales
00:36:57à destination des lycéens,
00:36:59des étudiants
00:37:00et des enseignants
00:37:01parce que les enseignants,
00:37:01je vous le rappelle,
00:37:02sont reçus en ce moment
00:37:02même au ministère
00:37:03de l'Éducation nationale.
00:37:05Parenthèse fermée.
00:37:06Je reviens vers vous,
00:37:07monsieur le maire de la Verrière.
00:37:08Pardonnez-moi,
00:37:09je vous laisse poursuivre.
00:37:12Oui, je pense que vous savez,
00:37:13il y en a qui veulent
00:37:14la guerre civile
00:37:15et qui font tout
00:37:16pour qu'elle advienne
00:37:17et il y en a d'autres
00:37:18et notamment
00:37:19beaucoup d'élus locaux
00:37:20qui jusqu'à leur dernier souffle
00:37:22se battront
00:37:23pour l'unité française,
00:37:24l'unité nationale,
00:37:25la concorde,
00:37:26la paix civile.
00:37:27Ce n'est pas un vin
00:37:28dont vous y croyez vraiment
00:37:29aujourd'hui ?
00:37:31Vous savez,
00:37:32il y en a qui veulent le chaos
00:37:33et d'autres qui croient
00:37:33encore à l'espérance.
00:37:34Moi, je suis de cela.
00:37:35Je crois à l'espérance,
00:37:37c'est-à-dire que même si
00:37:38on voit un pays à feu et à sang,
00:37:40on voit un archipel français
00:37:41sous nos yeux,
00:37:42eh bien, je pense que c'est
00:37:44le rôle des maires,
00:37:45le rôle des élus
00:37:45de continuer à se battre
00:37:47pour cette unité.
00:37:48La France et la citoyenneté française,
00:37:50ça transcende
00:37:51toutes nos singularités.
00:37:53Au quotidien,
00:37:54dans nos petites patries,
00:37:56comme le disait Peggy,
00:37:57dans nos villes,
00:37:57c'est ce qu'on fait.
00:37:58On se bat pour l'unité,
00:38:00on se bat pour la concorde.
00:38:02Il y a nos concitoyens
00:38:03qui aspirent au calme,
00:38:05à vivre tous ensemble,
00:38:07mais ça demande des efforts,
00:38:09ça demande de miser
00:38:11sur la citoyenneté,
00:38:12ça demande de miser
00:38:12sur la culture,
00:38:13sur l'histoire,
00:38:14pour qu'on soit tous conscients
00:38:16qu'on est les héritiers
00:38:17d'une histoire extraordinaire
00:38:19et qu'on a un rôle à jouer
00:38:20pour l'avenir de la France,
00:38:22mais surtout pas souffler
00:38:24sur les braises,
00:38:25surtout pas essayer
00:38:26de tirer les marins du feu
00:38:27de ce terrible attentat.
00:38:29Moi, je suis choqué
00:38:29par l'espèce de récupération
00:38:33à laquelle j'assiste.
00:38:34Je pense qu'il faut
00:38:35de la dignité,
00:38:36il faut de la hauteur de vue,
00:38:37et il faut du calme
00:38:39et du rassemblement,
00:38:40c'est ce à quoi j'aspire.
00:38:42Gageons que votre appel
00:38:43sera entendu.
00:38:43Merci monsieur le maire
00:38:44de La Verrière
00:38:44d'avoir été en direct
00:38:45avec nous ce matin.
00:38:46Merci à tous les trois.
00:38:47Dans quelques instants,
00:38:48on reprendra la direction
00:38:49dans BFM Direct
00:38:50du ministère
00:38:51de l'Éducation nationale
00:38:52où sont reçus
00:38:52les enseignants
00:38:53au lendemain
00:38:53des annonces gouvernementales
00:38:55pour tenter
00:38:56de désamorcer
00:38:56la colère lycéenne
00:38:58et étudiante.
00:38:58Pour l'instant,
00:38:59il n'en est rien
00:39:00ou presque.
00:39:01A tout de suite.
00:39:02Il est bientôt aux heures.
00:39:03Soyez les bienvenus
00:39:04si vous nous rejoignez
00:39:04dans BFM Direct
00:39:05à la une.
00:39:05Les syndicats d'enseignants
00:39:07reçus en ce moment même
00:39:07au ministère
00:39:08de l'Éducation nationale
00:39:09au lendemain
00:39:10d'annonces gouvernementales
00:39:11qui n'ont pas désamorcé
00:39:12les appels à la poursuite
00:39:13de la mobilisation.
00:39:14La méthode de l'exécutif
00:39:15elle-même
00:39:15suscite beaucoup d'interrogations.
00:39:17Hier, ce sont d'abord
00:39:17des influenceurs
00:39:18et des influenceuses
00:39:19qui ont été reçus
00:39:19par le Premier ministre
00:39:20à propos des réseaux sociaux.
00:39:22D'ailleurs,
00:39:22la question de leur blocage éventuel
00:39:23va être débattue aujourd'hui
00:39:24au Sénat
00:39:25où arrive le projet
00:39:26de loi Casseur-Payeur
00:39:27à quatre jours
00:39:28d'une nouvelle journée
00:39:29de manifestation.
00:39:30Et puis,
00:39:30à la une également ce matin,
00:39:31le témoignage bouleversant
00:39:32d'une femme
00:39:33qui a échappé
00:39:34au bal du suspect
00:39:35de l'attentat de Trappes.
00:39:37Le maire de la ville
00:39:38évoque sur notre antenne
00:39:38un traumatisme collectif.
00:39:40La garde à vue du suspect
00:39:41a repris après une suspension
00:39:42pour raison psychiatrique.
00:39:50Au lendemain,
00:39:51des annonces gouvernementales
00:39:52à destination des lycéens
00:39:53et des étudiants
00:39:54qui ont moyennement convaincu
00:39:55les syndicats d'enseignants
00:39:57sont donc reçus
00:39:57en ce moment même
00:39:58au ministère de l'Éducation.
00:39:59Sonia Carnero
00:40:00pour les profs non plus.
00:40:01Le compte n'y est pas.
00:40:02Priorité au direct.
00:40:03On écoute sur ce sujet
00:40:04et comme sur d'autres.
00:40:06François Hollande.
00:40:06de la chaîne du monde
00:40:06qui nous arrive
00:40:10sans qu'ils aient
00:40:11des coûts exorbitants.
00:40:13Et puis,
00:40:14est-ce qu'on peut alléger
00:40:16pour un certain nombre
00:40:16de salariés ?
00:40:18Je pense qu'il y a
00:40:18des primes
00:40:19qu'il faut accorder.
00:40:20Il y a ce chèque
00:40:20qui va maintenant être attribué
00:40:23mais seulement à 5 millions
00:40:24de personnes.
00:40:25C'est trop peu.
00:40:27Et ensuite,
00:40:28des chèques qui sont souvent
00:40:29très compliqués
00:40:30à percevoir.
00:40:31Donc,
00:40:31il faut simplifier,
00:40:32il faut élargir
00:40:33et il faut permettre
00:40:34à tous ceux
00:40:34qui sont dans l'obligation
00:40:36d'utiliser leur véhicule
00:40:38d'avoir un soutien.
00:40:39Enfin,
00:40:40tout ne passe pas
00:40:41par la baisse
00:40:41des prix des carburants
00:40:42parce qu'il y a
00:40:44des considérations
00:40:45qu'on a à l'esprit
00:40:46aussi bien sur le plan écologique
00:40:48que sur le plan fiscal.
00:40:49Mais ce qu'il faut,
00:40:50c'est que le pouvoir d'achat
00:40:51puisse être amélioré.
00:40:52Donc,
00:40:53les négociations
00:40:53qui vont s'ouvrir,
00:40:55sans doute après le 5 novembre,
00:40:56puisqu'il y a un grand mouvement
00:40:57le 5 novembre,
00:40:58les négociations
00:40:58qui vont s'ouvrir
00:40:59doivent aboutir
00:41:00à améliorer
00:41:01le pouvoir d'achat
00:41:02d'un grand nombre
00:41:03de salariés.
00:41:03Et c'est ça,
00:41:04l'enjeu.
00:41:05Et je souhaite
00:41:06que le gouvernement
00:41:06ne prenne pas trop de temps
00:41:08pour comprendre
00:41:10cette nécessité
00:41:11d'ouvrir une négociation
00:41:13avec les organisations syndicales,
00:41:15avec le patronat,
00:41:16parce qu'il a déjà perdu
00:41:17beaucoup de temps
00:41:18avec les lycéens.
00:41:19On aurait pu séparer
00:41:20un certain nombre
00:41:21de mouvements.
00:41:21Il faut que ça aille vite
00:41:22après le 5 novembre.
00:41:24Les lycéens,
00:41:25on en parle justement.
00:41:25Il y a eu des discussions.
00:41:26Qu'est-ce que vous pensez
00:41:27des dernières déclarations,
00:41:29des choses envisagées
00:41:30notamment par le gouvernement
00:41:31pour répondre
00:41:31aux attentes des lycéens ?
00:41:33Il y a eu des avancées.
00:41:34Je pense que les lycéens
00:41:35en ont pris acte.
00:41:37Mais il y a encore
00:41:37des insuffisances.
00:41:39Insuffisance notamment
00:41:40sur Parcoursup.
00:41:42Qu'est-ce que ça va être
00:41:42dès cette année scolaire ?
00:41:46Insuffisance en termes
00:41:48de professeurs disponibles.
00:41:50Insuffisance aussi
00:41:51quant aux règles
00:41:53du contrôle continu.
00:41:55Insuffisance au niveau
00:41:56du nombre de places
00:41:58dans les universités.
00:41:59Enfin bon,
00:42:00il y a eu un mouvement.
00:42:01Il a obtenu déjà
00:42:02un certain nombre
00:42:03d'avancées.
00:42:04Je crois qu'il faut là aussi
00:42:06répondre assez vite,
00:42:08sûrement après le 5 novembre,
00:42:10à ces demandes
00:42:10de lycéens
00:42:11qui ont été
00:42:12quand même responsables
00:42:14à la fois dans l'organisation
00:42:16de leur mouvement,
00:42:16dans l'expression
00:42:17de leurs revendications
00:42:18et qui ne sont pas responsables
00:42:19des violences
00:42:20qui sont commises
00:42:21par des casseurs
00:42:22ou par des groupes violents.
00:42:24sur le terrain.
00:42:25Je vous propose
00:42:25qu'on aille au milieu
00:42:26très rapidement.
00:42:27Très rapidement,
00:42:28sur ce point,
00:42:29non mais parce qu'on y est
00:42:30parce que,
00:42:31très rapidement,
00:42:32très rapidement,
00:42:32sur le long,
00:42:33s'il vous plaît,
00:42:34vous parliez des mobilisations
00:42:35et vous dites que
00:42:36les lycéens
00:42:37sont respectables.
00:42:39Comment vous vous placez
00:42:40dans cette dynamique
00:42:41de mobilisation
00:42:42depuis 5 semaines
00:42:43qui dure ?
00:42:43Quelle est la ligne
00:42:45de Covid finalement ?
00:42:46Moi, je ne suis pas
00:42:47de lycéen,
00:42:48ça ne vous a pas échappé.
00:42:49Je ne suis pas
00:42:50dans une organisation syndicale
00:42:52mais je suis
00:42:53un ancien président,
00:42:55député aujourd'hui
00:42:56et je pense que
00:42:57quand il y a
00:42:58des revendications
00:42:59qui paraissent légitimes
00:43:01et il faut les entendre
00:43:02du côté de la jeunesse
00:43:04et quand elles sont
00:43:05financièrement possibles,
00:43:06elles le sont,
00:43:08il faut leur donner
00:43:09la place
00:43:09et le droit nécessaire.
00:43:11Il ne faut pas perdre de temps
00:43:12parce qu'un mouvement
00:43:13après s'incruste,
00:43:14se mobilise
00:43:15et après c'est très difficile
00:43:17de le faire atterrir
00:43:19donc il faut trouver
00:43:19très vite là,
00:43:20la première étape
00:43:21a été franchie
00:43:23mais très vite
00:43:24après le 5 novembre
00:43:25et après ça sera aussi
00:43:26aux organisations syndicales
00:43:28de salariés
00:43:28de prendre le relais
00:43:29mais les réponses
00:43:30qui sont attendues.
00:43:31Et puis après
00:43:31il y a ce qui relève
00:43:32de l'élection présidentielle.
00:43:33Tout ne peut pas demander
00:43:34à un gouvernement
00:43:35de régler pour les 6 derniers
00:43:36mois de sa vie
00:43:37l'ensemble des problèmes
00:43:38qui vont être posés
00:43:40à l'occasion
00:43:41de l'élection présidentielle.
00:43:42Vous appelez
00:43:42à la poursuite du mouvement
00:43:43donc ?
00:43:44Ce n'est pas à moi
00:43:44d'appeler à la poursuite
00:43:45du monde,
00:43:45c'est le mouvement
00:43:46lui-même
00:43:46qui se poursuit.
00:43:47Merci.
00:43:48J'ai toujours soutenu
00:43:49les positions
00:43:50quand elles me paraissaient
00:43:51justes,
00:43:51notamment des lycées.
00:43:52Merci beaucoup.
00:43:56Déclaration
00:43:56de l'ancien président
00:43:58de la République,
00:43:59François Hollande
00:43:59qui est aux côtés
00:44:00de Michel-Édouard Leclerc
00:44:01dans son fief,
00:44:02celui du président
00:44:03du comité stratégique
00:44:04des centres Leclerc,
00:44:05Landernot
00:44:06dans le Finistère,
00:44:07Loïc Besson,
00:44:08on observe
00:44:09et on écoute
00:44:10avec beaucoup d'attention
00:44:10les réactions politiques
00:44:11depuis ce matin
00:44:12en particulier
00:44:13aux annonces gouvernementales
00:44:14d'hier.
00:44:14On va prendre
00:44:15la direction
00:44:16de l'Assemblée nationale
00:44:16dans quelques instants.
00:44:18Ce que dit
00:44:18l'ancien président
00:44:18de la République
00:44:20reflète globalement
00:44:21ce que disent
00:44:22les opposants
00:44:23aujourd'hui,
00:44:23à savoir qu'il y a
00:44:25des annonces
00:44:25mais que le compte
00:44:26n'y est pas encore.
00:44:27Ce que disent aussi
00:44:27les profs,
00:44:28les lycéens,
00:44:30les étudiants.
00:44:30Il dit plusieurs choses
00:44:31intéressantes.
00:44:31François Hollande,
00:44:32déjà, il se souvient
00:44:32quand même qu'en 2012,
00:44:34il avait été le candidat
00:44:35de la jeunesse.
00:44:35Donc évidemment,
00:44:36ça reste un électorat demain
00:44:37parce qu'il n'a toujours
00:44:38pas fermé la porte
00:44:39à l'Élysée.
00:44:41C'est quelque chose
00:44:42des mobilisations.
00:44:42Il dit aussi
00:44:43qu'il y a eu
00:44:43un problème de tempo,
00:44:45que le gouvernement
00:44:46a mis du temps
00:44:47à répondre aux lycéens.
00:44:48Là, il reprend
00:44:48les mots hier
00:44:49du président de la République
00:44:50qui l'a admis lui-même.
00:44:52Et puis,
00:44:53il dit aussi une chose
00:44:54en phase avec le gouvernement
00:44:55pour le coup
00:44:56que les lycéens
00:44:56ne doivent pas tout attendre
00:44:57de ce gouvernement
00:44:58qui est en fin de vie,
00:44:59dit-il sans ces mots.
00:45:00Dans six mois,
00:45:01il ne sera plus là
00:45:01et que ça ne peut pas
00:45:02tout être réglé maintenant
00:45:03et qu'il faudra aussi
00:45:04compter sur la présidentielle
00:45:05et la campagne
00:45:06pour faire valoir ses idées,
00:45:08ses combats
00:45:08et in fine,
00:45:09les trancher dans les urnes
00:45:10parce qu'évidemment,
00:45:11il s'y virait bien lui-même.
00:45:12Nous sommes également
00:45:13en direct avec
00:45:14Olga Giverna.
00:45:14Bonjour et bienvenue.
00:45:15Vous êtes députés ensemble
00:45:16pour la République de l'Ain,
00:45:17ancienne ministre de l'Énergie.
00:45:18Soyez là, bienvenue.
00:45:19Avec nous également
00:45:20Manon Moret.
00:45:20Bonjour.
00:45:21Vous êtes secrétaire générale
00:45:22de l'UNEF.
00:45:25Finalement,
00:45:25entre les lits,
00:45:26on comprend que François Hollande
00:45:28estime que les lycéens
00:45:29et les étudiants
00:45:30ont quelques raisons
00:45:30de continuer à se mobiliser
00:45:32puisqu'il y a,
00:45:33je cite,
00:45:33des avancées
00:45:34mais encore des insuffisances.
00:45:36C'est ce que vous diriez
00:45:37vous aussi ce matin
00:45:38au lendemain des annonces
00:45:38gouvernementales
00:45:39pour l'éducation ?
00:45:40C'est très insuffisant.
00:45:41Nous, on considère
00:45:43qu'aujourd'hui,
00:45:43c'est des miettes
00:45:44qui sont données
00:45:45à la jeunesse,
00:45:46aux lycéens,
00:45:46aux étudiants.
00:45:47Peut-être avant de parler
00:45:48du fond,
00:45:49on a quand même questionné,
00:45:50ça a été dit en introduction
00:45:50de cette émission,
00:45:52la façon dont le gouvernement
00:45:54organise le dialogue social.
00:45:57Hier matin,
00:45:57on a quand même appris
00:45:59que des influenceurs
00:46:00étaient reçus
00:46:01avant les organisations
00:46:02syndicales étudiantes.
00:46:02Ça nous reste en travers
00:46:03de la gorge ?
00:46:04Oui, oui, complètement.
00:46:05Ça nous reste bien
00:46:05en travers de la gorge
00:46:06parce que ça fait
00:46:07quatre semaines
00:46:07qu'on est mobilisés,
00:46:08plusieurs semaines
00:46:09qu'on demande
00:46:09à être reçus
00:46:10par le Premier ministre
00:46:11et qu'il a fallu attendre
00:46:12autant de temps
00:46:13et aussi beaucoup de violences
00:46:15notamment vers les lycéens
00:46:16sur les blocus lycéens
00:46:17pour être enfin reçus
00:46:18par le Premier ministre
00:46:19et c'est vrai que
00:46:19quand on apprend
00:46:20que des influenceurs
00:46:21qui font un travail
00:46:22évidemment sur les plateformes
00:46:23pour expliquer,
00:46:25enfin voilà,
00:46:25ils font un travail
00:46:26de bataille culturelle,
00:46:27certes,
00:46:27par contre,
00:46:28les organisations syndicales,
00:46:29c'est des organisations
00:46:30qui sont représentatives,
00:46:31qui organisent les mobilisations
00:46:32depuis quatre semaines
00:46:33et donc être reçus
00:46:34après des influenceurs,
00:46:36oui, ça nous reste
00:46:36en travers de la gorge.
00:46:37Une fois qu'on a dit ça,
00:46:38effectivement,
00:46:38on a été reçus
00:46:39en fin de journée
00:46:40par le Premier ministre
00:46:41qui nous a annoncé
00:46:43un certain nombre de mesures
00:46:43que nous nous considérons
00:46:45comme étant des miettes.
00:46:46Je pense par exemple
00:46:46au nombre de places
00:46:48dans l'enseignement supérieur.
00:46:50On nous promet
00:46:5015 000 places supplémentaires
00:46:52dans l'enseignement supérieur
00:46:53quand on sait que
00:46:5410 000 ont été supprimées
00:46:55en un an l'année dernière.
00:46:57On nous explique
00:46:58qu'il y aurait,
00:46:58en tout cas à côté université,
00:46:59un milliard d'euros
00:47:00qui seraient donnés
00:47:01sur cinq ans,
00:47:02c'est-à-dire 200 millions
00:47:03par an globalement
00:47:05pour les universités,
00:47:07sachant que dans le projet
00:47:08de loi de finances,
00:47:08là actuellement,
00:47:09on perd déjà 200 millions.
00:47:10Donc en fait,
00:47:10on a l'impression
00:47:11de tourner autour
00:47:12de quelque chose
00:47:13qui vise à faire baisser
00:47:15la colère de la jeunesse.
00:47:17Mais les annonces
00:47:17en tout cas
00:47:18qu'on a eues aujourd'hui,
00:47:19elles ne convaincent pas
00:47:20les étudiants,
00:47:21elles ne convaincent pas
00:47:22les lycéens.
00:47:22Ni même les enseignants.
00:47:23Ni même les enseignants,
00:47:24je crois qu'ils sont
00:47:26actuellement reçus.
00:47:27Donc nous,
00:47:28nous allons continuer
00:47:28à nous mobiliser
00:47:29dès ce samedi
00:47:30et surtout le 5 novembre
00:47:31avec les travailleurs
00:47:32et les travailleuses en grève.
00:47:33On va aller à l'Assemblée nationale
00:47:34dans un instant.
00:47:34Tout de même,
00:47:35Olivia Givernet,
00:47:35le fond, la forme,
00:47:36la méthode gouvernementale.
00:47:39Comment la qualifiez-vous
00:47:40aujourd'hui ?
00:47:40Parce que vous entendiez
00:47:41ce que disait à l'instant
00:47:42Manon Moret.
00:47:44Ce coup de com'
00:47:44d'une certaine manière
00:47:45du gouvernement hier,
00:47:46du Premier ministre
00:47:46qui reçoit d'abord
00:47:47des influenceurs
00:47:48et influenceuses avant
00:47:49de recevoir
00:47:49les syndicats lycéens
00:47:50et étudiants.
00:47:51C'était une faute ?
00:47:52C'est une faute ?
00:47:53C'est une faute, oui.
00:47:54Si vous attendiez de moi
00:47:54de soutenir le gouvernement
00:47:56dans ce cadre-là,
00:47:56ça fait plusieurs semaines
00:47:58que nous annonçons
00:47:59qu'une rentrée
00:47:59va être chaude.
00:48:00Nous avons fait du terrain
00:48:02et effectivement,
00:48:03j'ai des filles moi-même
00:48:04qui ont 15 et 17 ans
00:48:05dans les lycées.
00:48:07Je trouve que ça a été
00:48:08pris trop à la légère
00:48:09au début.
00:48:10Il y a eu une organisation
00:48:11ensuite de coordination
00:48:13et de débat.
00:48:13On aurait pu s'éperger
00:48:14un certain nombre
00:48:15de mouvements,
00:48:15vient de dire François Hollande.
00:48:17Effectivement,
00:48:17je rejoins François Hollande.
00:48:19Je pense que le président
00:48:19de la République aussi
00:48:20à un moment donné
00:48:21s'est senti obligé
00:48:22d'aller sauter dessus
00:48:25également pour pouvoir
00:48:26essayer de recevoir
00:48:27les lycéens.
00:48:28Oui, il y a eu
00:48:29un retard à l'allumage
00:48:30de la part du gouvernement.
00:48:32Ils n'ont pas pris
00:48:33la mesure de ce que
00:48:34ça pouvait être
00:48:34pour rentrer en discussion.
00:48:36On connaît les difficultés,
00:48:37on y travaille nous
00:48:38dans nos circonscriptions,
00:48:39moi dans l'un,
00:48:40sur le manque de professeurs,
00:48:42le manque de place
00:48:42qu'il peut y avoir
00:48:43dans les lycées.
00:48:44La dernière année
00:48:45qui est la Nitala Terminale
00:48:46est toujours une année
00:48:47assez anxiogène.
00:48:48Donc là, je dirais
00:48:49ne cassons pas toutes.
00:48:51Parcoursup est un outil
00:48:53qui doit permettre
00:48:54de trouver
00:48:55la meilleure formation
00:48:56de l'enseignement supérieur.
00:48:57S'il manque des places,
00:48:58effectivement,
00:48:59tous ceux qui doivent
00:49:00sortir du bac
00:49:01doivent avoir
00:49:02une place en enseignement supérieur.
00:49:04On ne peut pas aller travailler
00:49:05avec juste un bac,
00:49:05en tout cas un bac général,
00:49:06si on n'a pas
00:49:07une technicité
00:49:07qui soit faite.
00:49:09Donc tout cela,
00:49:09ça doit être décidé
00:49:10avec les lycéens
00:49:12et avec les étudiants.
00:49:13Et le fait
00:49:14d'avoir reçu
00:49:15les influenceurs,
00:49:16ça donne un peu l'impression
00:49:17que les décisions 1
00:49:18étaient déjà prises,
00:49:19donc il n'y a pas eu
00:49:19de coordination
00:49:20qui ont été faites,
00:49:21qu'on a déjà anticipé
00:49:23la communication
00:49:24avant de créer
00:49:25la concorde
00:49:26et l'adhésion.
00:49:27Et ce n'est pas du tout
00:49:28la promesse
00:49:28que nous avions
00:49:29nous en 2017
00:49:30quand nous avons commencé
00:49:31à travailler
00:49:32sur l'ensemble
00:49:32de ces sujets
00:49:33et l'accompagnement
00:49:34de l'avenir
00:49:34de la jeunesse.
00:49:35Sur les annonces gouvernementales
00:49:37pour l'éducation,
00:49:37réaction aussi.
00:49:38Bonjour Edgar Becquet,
00:49:39on vous retrouve
00:49:40à l'Assemblée
00:49:40de Marine Le Pen
00:49:41que vous venez de croiser
00:49:42à l'Assemblée.
00:49:45Bonjour,
00:49:46oui,
00:49:46beaucoup de réactions
00:49:47du côté de l'Assemblée nationale
00:49:48et sans surprise,
00:49:49les oppositions critiquent,
00:49:50fustigent
00:49:51les annonces
00:49:51du gouvernement
00:49:53qui ont été faites
00:49:54hier.
00:49:55Alors j'ai interrogé
00:49:55Marine Le Pen
00:49:57tout à l'heure,
00:49:57j'ai aussi interrogé
00:49:58Louis Boyard,
00:49:59le député insoumis
00:50:00qui parle d'enfumage
00:50:02de son côté,
00:50:03Marine Le Pen,
00:50:04l'ancienne présidente
00:50:06du groupe RN
00:50:06à l'Assemblée nationale,
00:50:08parle, elle,
00:50:09d'annonces extrêmement
00:50:10vagues,
00:50:11floues,
00:50:12du côté de la refonte
00:50:13de Parcoursup.
00:50:13Écoutez-la,
00:50:14c'était il y a seulement
00:50:15quelques instants
00:50:15au micro de Julie Poncet.
00:50:18C'est quand même
00:50:18extrêmement vague.
00:50:20C'est trop vague
00:50:21selon vous ?
00:50:22C'est une refonte
00:50:23de Parcoursup,
00:50:24ça peut être tout
00:50:25et n'importe quoi.
00:50:26on peut le refonder
00:50:27dans un sens
00:50:28ou dans l'autre.
00:50:29Donc il faut qu'il soit
00:50:30un peu plus précis
00:50:31sur ce qu'il souhaite
00:50:32mettre en œuvre.
00:50:35Voilà,
00:50:35il y a un débat
00:50:36sur l'avenir
00:50:38des lycéens,
00:50:39sur leur sélection,
00:50:40sur leur affectation
00:50:41dans l'enseignement supérieur.
00:50:42aura lieu demain
00:50:43ici à l'Assemblée nationale.
00:50:45C'est le Premier ministre
00:50:46qui a demandé
00:50:47à ce que ce débat
00:50:48soit tenu.
00:50:50Ce sera un débat
00:50:51sans vote.
00:50:52L'objectif
00:50:52que chaque groupe politique
00:50:54fasse des propositions
00:50:55sur cette refonte
00:50:56de Parcoursup.
00:50:57Merci beaucoup,
00:50:58merci Edgarbeck
00:50:59avec Julie Poncet
00:50:59à l'Assemblée nationale.
00:51:01Il y a quand même
00:51:02un moment
00:51:02où il faut rappeler
00:51:03aussi que le gouvernement,
00:51:05Loïc Besson,
00:51:07je vais dire,
00:51:08il n'a plus que six mois de vie,
00:51:09entre guillemets,
00:51:09le président lui-même
00:51:11également,
00:51:11et qu'en fait,
00:51:12le gouvernement,
00:51:12il fait un peu ce qu'il peut.
00:51:15Après,
00:51:15un retard évident
00:51:16à l'allumage.
00:51:17Il fait ce qu'il peut
00:51:19et surtout,
00:51:19il va avoir la facilité
00:51:21finalement de renvoyer
00:51:22tout ça
00:51:23vers les débats
00:51:23sur le budget
00:51:24parce que
00:51:24tout ce que demandent
00:51:25les lycéens,
00:51:26ça a un coût
00:51:27jusqu'à 10 milliards
00:51:28si on se fie
00:51:29à cette liste
00:51:30de revendications
00:51:31qui a été brandie.
00:51:33Le gouvernement peut dire
00:51:34oui, oui,
00:51:35on est d'accord
00:51:36mais enfin,
00:51:37ce n'est pas au gouvernement
00:51:38de décider
00:51:39d'accorder
00:51:40des milliards supplémentaires
00:51:41aux lycéens,
00:51:43aux étudiants en fait.
00:51:43Ce sont aux parlementaires
00:51:44et ça se passe au budget
00:51:45et ça se passe
00:51:46à l'Assemblée nationale.
00:51:48Il va renvoyer bien sûr
00:51:49la balle et la patate chose
00:51:50si je puis dire
00:51:51dans la main
00:51:52des parlementaires
00:51:53et là on verra
00:51:54ce qu'il en est
00:51:54et c'est d'ailleurs intéressant
00:51:55parce que beaucoup
00:51:56de lycéens disent
00:51:56c'est encore flou finalement
00:51:57ce que veut le gouvernement
00:51:59sur Parcoursup.
00:52:00Une refondation
00:52:01en profondeur
00:52:02mais on n'a pas plus
00:52:04d'éléments
00:52:04c'est ce que dit aussi
00:52:05Marine Le Pen
00:52:05on vient de l'entendre
00:52:06ça sera justement
00:52:07tout l'objet du débat
00:52:08convoqué par Sébastien Lecornu
00:52:10demain en fin d'après-midi
00:52:12à l'Assemblée
00:52:12un débat sans vote
00:52:13mais qui permettra aussi
00:52:15à chaque responsable politique
00:52:16parce que dans
00:52:16responsable politique
00:52:17car responsable
00:52:18de prendre ses responsabilités
00:52:19et de faire des propositions
00:52:20pour une fin des tranchées.
00:52:21Je reprends
00:52:22et je mets des guillemets
00:52:22un terme employé
00:52:24par votre voisine
00:52:24il y a quelques instants
00:52:25Véronique Lémiette
00:52:26on en est véritablement
00:52:27factuellement encore
00:52:28au stade des miettes
00:52:30dans les annonces
00:52:32gouvernementales d'hier
00:52:33à destination des lycéens
00:52:34des étudiants
00:52:35et des profs ?
00:52:35C'est une question
00:52:36de voir la bouteille
00:52:36à moitié pleine
00:52:37ou à moitié vide
00:52:38si on regarde
00:52:40ce qui avait été proposé
00:52:41auparavant
00:52:41là on a quand même
00:52:43des choses
00:52:43par exemple
00:52:44sur l'éducation nationale
00:52:45836 postes
00:52:47devaient être supprimés
00:52:48ces 836 postes
00:52:51ils vont rester
00:52:52et on a
00:52:53au total
00:52:55500 postes
00:52:56qui vont être créés
00:52:57pour avoir
00:52:5928 élèves
00:52:59par classe
00:53:00donc ça va quand même
00:53:01avoir des conséquences
00:53:02très concrètes
00:53:03mais qui ne se verront pas
00:53:04avant la rentrée
00:53:05les 10 000 places
00:53:07en BTS
00:53:08elles vont occasionner
00:53:09plus de 2 000
00:53:11créations de postes
00:53:12également
00:53:13d'enseignants
00:53:14ça correspond quand même
00:53:16à des demandes
00:53:17qui jusqu'à présent
00:53:18n'étaient pas
00:53:19entendues
00:53:20maintenant effectivement
00:53:21il y a
00:53:22il y a des interrogations
00:53:23il y a des interrogations
00:53:25sur le financement
00:53:26par exemple
00:53:27on a 1 milliard
00:53:28en plus
00:53:28clairement
00:53:291 milliard
00:53:29pour les universités
00:53:31pour le bâti
00:53:32universitaire
00:53:33sur les 4 milliards
00:53:35de prêts
00:53:36en revanche
00:53:37aux régions
00:53:37pour financer
00:53:39la rénovation
00:53:40des collèges
00:53:40et des lycées
00:53:41là on comprend
00:53:41que c'est plutôt du prêt
00:53:42donc c'est pas vraiment
00:53:44de l'argent
00:53:46qui est rajouté
00:53:47le financement
00:53:48justement
00:53:48c'est le ministre
00:53:49des comptes publics
00:53:50qui l'a évoqué
00:53:51entre autres
00:53:52ce matin
00:53:52on écoute
00:53:52monsieur Amiel
00:53:54on peut pas
00:53:55promettre
00:53:56d'une main
00:53:56à la jeunesse
00:53:57et de l'autre
00:53:58l'étrangler
00:53:59par de la dette
00:53:59supplémentaire
00:54:00parce que les jeunes
00:54:00d'aujourd'hui
00:54:01les enfants
00:54:01les adolescents
00:54:02c'est ceux
00:54:03qui auront
00:54:03à rembourser
00:54:04la dette publique
00:54:05que l'on créerait
00:54:06aujourd'hui
00:54:07et donc pour 2027
00:54:08l'objectif
00:54:09de 5,0%
00:54:10de déficit public
00:54:11il reste évidemment
00:54:12intangible
00:54:13et donc il faudra
00:54:13des efforts supplémentaires
00:54:15vous entendez
00:54:16cet argument
00:54:16Manon Morin ?
00:54:18moi j'entends
00:54:18surtout les promesses
00:54:20puisque nous
00:54:21ça fait quand même
00:54:21assez longtemps
00:54:22qu'on dénonce
00:54:23les politiques mortifères
00:54:23de ce gouvernement
00:54:24et pour le coup
00:54:25les promesses
00:54:25le gouvernement
00:54:26il a été capable
00:54:26d'en tenir
00:54:27par contre
00:54:27tenir ces promesses là
00:54:28moi je pense
00:54:30à la réforme des bourses
00:54:30l'annulation
00:54:31de la réforme des bourses
00:54:32alors qu'on a passé
00:54:32deux ans
00:54:33en concertation
00:54:33avec ce gouvernement
00:54:35pour une réforme
00:54:36qui avait été promise
00:54:37à l'époque
00:54:37de la mobilisation
00:54:38contre la réforme
00:54:39des retraites
00:54:39où la jeunesse
00:54:40était massivement
00:54:40descendu dans la rue
00:54:41je pense aux 60 000
00:54:42logements étudiants
00:54:43qui ont été promis
00:54:44en 2017
00:54:45construits en 5 ans
00:54:46aujourd'hui ça fait 5 ans
00:54:47que l'échéance est finie
00:54:48c'est moins de 10%
00:54:50de ces logements là
00:54:51qui ont été construits
00:54:51donc en fait
00:54:52les promesses
00:54:53le gouvernement sait
00:54:53quand il sait
00:54:55les mettre en place
00:54:56ces promesses
00:54:56par contre aujourd'hui
00:54:57effectivement
00:54:58on a un gouvernement
00:54:59qui sur les revendications
00:55:01légitimes de la jeunesse
00:55:02pose le fait
00:55:03que la seule issue
00:55:04ce serait les élections
00:55:04présidentielles 2027
00:55:05là on a un projet
00:55:06de loi de finances
00:55:07effectivement
00:55:07il y a des choses à faire
00:55:09j'ai pas parlé des APL
00:55:10par exemple
00:55:10mais ça c'est un vrai sujet
00:55:12comment au mois d'août
00:55:14le gouvernement nous explique
00:55:15qu'il ne reprendra pas
00:55:16les propositions
00:55:18de l'IJAS et de l'IGF
00:55:19sur la familiarisation
00:55:20des APL
00:55:20qu'aujourd'hui
00:55:21dans le projet
00:55:21de loi de finances
00:55:22effectivement
00:55:22ce qu'on voit
00:55:23c'est cette proposition là
00:55:24et le gel des APL
00:55:25donc sur ça
00:55:25le gouvernement
00:55:26va devoir reculer
00:55:27il va devoir reculer
00:55:28sur un certain nombre
00:55:29de coupes budgétaires
00:55:30aussi dans l'enseignement supérieur
00:55:32donc nous on en a un peu marre
00:55:33d'entendre des promesses
00:55:34à tort et à travers
00:55:35ensuite de dire que finalement
00:55:36ah non
00:55:37on peut pas mettre le budget
00:55:38alors que l'argent il existe
00:55:39la question c'est
00:55:40où est-ce qu'on va le chercher
00:55:41Sonia Carnero
00:55:42on vous retrouve devant
00:55:42le ministère de l'éducation nationale
00:55:44les enseignants
00:55:44qui sont reçus en ce moment même
00:55:45eux aussi attendent mieux
00:55:49depuis plus d'une heure maintenant
00:55:50cette réunion
00:55:51avec le ministre de l'éducation
00:55:52Edouard Jeffray
00:55:53les syndicats enseignants
00:55:54reçus oui
00:55:55ce matin
00:55:55ils sont venus chercher
00:55:56des informations complémentaires
00:55:58vous le disiez
00:55:58notamment sur le financement
00:56:00de ces postes supprimés
00:56:01ou encore de ces créations de postes
00:56:03mais aussi des réponses
00:56:04à certaines questions
00:56:04la revalorisation salariale
00:56:06pour eux
00:56:07ce sujet n'a pas été abordé
00:56:08hier dans les annonces
00:56:09c'est un oubli majeur
00:56:11cela fait partie de leurs revendications
00:56:12et pas seulement
00:56:13depuis le début de la mobilisation
00:56:14il y a un mois
00:56:15depuis plusieurs années
00:56:16maintenant
00:56:16ils viennent chercher
00:56:17davantage d'informations
00:56:19davantage de réponses
00:56:20parce que oui
00:56:20c'est un premier pas
00:56:21mais c'est très très loin
00:56:22d'être suffisant
00:56:23écoutez-les au micro
00:56:24de David Bouteiller
00:56:26alors c'est d'abord une réunion
00:56:27on va dire que les annonces
00:56:28du ministre
00:56:29ne sont pas suffisantes
00:56:30il a aussi oublié
00:56:32de parler de la revalorisation
00:56:33des personnels
00:56:34c'est un élément
00:56:35qui est très important
00:56:36pour recruter plus de personnel
00:56:38et sortir de la crise
00:56:39ça fait des années
00:56:40qu'on dit que les classes
00:56:41sont trop chargées
00:56:42il faut aller beaucoup plus loin
00:56:43il faut diminuer les effectifs
00:56:44dans toutes les classes de seconde
00:56:46dans toutes les classes de lycée
00:56:47et du collège
00:56:48il faut aller plus loin aussi
00:56:50sur la question
00:56:51de parcours sup
00:56:52il faut aller plus loin aussi
00:56:53sur les créations d'emplois
00:56:55qui sont nécessaires
00:56:56pour améliorer
00:56:57les conditions d'études
00:56:58partout
00:57:00certains nous ont dit ce matin
00:57:01qu'ils n'attendent
00:57:01aucune décision majeure
00:57:03de cette réunion
00:57:04avec le ministre de l'éducation
00:57:06et pourtant les enjeux
00:57:06sont majeurs
00:57:07lundi c'est la rentrée scolaire
00:57:08il pourrait y avoir reprise
00:57:09donc des blocus
00:57:10peut-être des lycéens
00:57:11des étudiants
00:57:12accompagnés encore une fois
00:57:13des enseignants
00:57:14et puis surtout
00:57:14cette journée de mobilisation
00:57:16et de grève nationale
00:57:16le jeudi 5 novembre
00:57:17et ce matin avant la réunion
00:57:19les syndicats enseignants
00:57:20appelaient à poursuivre
00:57:21cette mobilisation
00:57:22Merci Sonia
00:57:23avec David Bouteillet
00:57:24Olga Givernet
00:57:25vous entendiez François Hollande
00:57:26lui-même renvoyer finalement
00:57:27à l'après 5 novembre
00:57:28la prochaine journée de mobilisation
00:57:29à l'appel de l'intersyndical
00:57:30pour vous aussi
00:57:33certaines négociations
00:57:33débuteront au-delà
00:57:34de la situation
00:57:35des lycéens et des étudiants
00:57:36véritablement après cette date-là
00:57:38Je pense qu'il faut le poursuivre
00:57:39et que ça va prendre un peu de temps
00:57:40il faut le prendre
00:57:40ce temps de discussion
00:57:42avec les mobilisations
00:57:43démontrer qu'on est capable
00:57:44aujourd'hui en France
00:57:45de toujours maintenir
00:57:46ce droit à manifester
00:57:47et en toute sécurité
00:57:49et c'est aussi
00:57:51le devoir du gouvernement
00:57:52de pouvoir réussir
00:57:54à accompagner
00:57:55cette mobilisation
00:57:56et puis par rapport
00:57:57aux propositions
00:57:58qui sont posées sur la table
00:57:59moi je trouve
00:58:00qu'elles sont quand même
00:58:01conséquentes
00:58:02dans le sens où
00:58:03ils vont d'abord
00:58:03au-delà de la durée de vie
00:58:06de ce gouvernement
00:58:07quand on parle
00:58:08du remplacement
00:58:11de Parcoursup en 2028
00:58:12qui c'est qui va le porter
00:58:13puisqu'aujourd'hui
00:58:14on ne sait pas
00:58:14qu'est-ce qui va sortir
00:58:15des élections
00:58:16La refonte
00:58:17ou l'évolution profonde
00:58:19dès cette année
00:58:19de Parcoursup
00:58:21il est difficile
00:58:21de mettre une réalité
00:58:23derrière cela
00:58:23à ce stade
00:58:24Oui
00:58:24on pourra changer le nom
00:58:25on s'appuiera quand même
00:58:26toujours sur une technologie
00:58:27et le fait de prendre
00:58:28en compte des dossiers
00:58:30et simplement
00:58:31pour le Parlement
00:58:32on va redire
00:58:33c'est le Parlement
00:58:34qui décide pour le budget
00:58:35la réalité
00:58:36et d'ailleurs
00:58:37le PLFSS
00:58:38le projet de loi de finances
00:58:38sur la sécurité sociale
00:58:40a été rejeté
00:58:41ce sera au gouvernement
00:58:43de prendre ses responsabilités
00:58:44soit par ordonnance
00:58:45soit par 49-3
00:58:47parce qu'on sait
00:58:47que dans la période actuelle
00:58:49et avec la configuration
00:58:50du Parlement
00:58:52on n'arrivera pas
00:58:52à voter un budget
00:58:53donc ça
00:58:54il faut être quand même
00:58:55assez clair
00:58:56donc toutes les propositions
00:58:57qu'ils font aujourd'hui
00:58:58et qui doivent être mises
00:58:59sur la table
00:58:59de manière budgétaire
00:59:01et bien c'est à eux
00:59:02de pouvoir les tenir
00:59:03et c'est vrai
00:59:03mais ça c'est un peu facile
00:59:04de dire ça
00:59:05pardon
00:59:05vous comme tous les autres députés
00:59:06vous êtes quand même payés
00:59:07pour légiférer
00:59:08donc c'est facile de dire
00:59:09on ne prendra pas nos responsabilités
00:59:10on ne votera pas ce budget
00:59:11on laissera faire le gouvernement
00:59:12parce que dans ce cas-là
00:59:13il faut dire aussi
00:59:14aux tous les responsables politiques
00:59:15qui disent soutenir
00:59:16les étudiants
00:59:16les lycéens
00:59:17qu'ils ont une responsabilité
00:59:19s'ils veulent inscrire
00:59:20justement leur revendication
00:59:21dans un texte
00:59:21s'ils disent
00:59:22on le bloque
00:59:22on n'en vote pas
00:59:23il y a aussi une responsabilité
00:59:25collective
00:59:25il y a effectivement
00:59:26une responsabilité
00:59:27d'accompagner des débats
00:59:28autour
00:59:28il y a ce débat
00:59:29sur
00:59:30ce qu'on appelle
00:59:31en 50-1
00:59:32sans vote
00:59:33sur la situation
00:59:34aujourd'hui
00:59:35des lycéens
00:59:36et des étudiants
00:59:37mais la question
00:59:38c'est qu'il y a une réalité aussi
00:59:39je veux bien croire
00:59:40on sera là
00:59:41on participe
00:59:42on a posé des amendements
00:59:43il y a un débat
00:59:44qui est fait
00:59:45c'est au gouvernement
00:59:46d'arriver à faire
00:59:47les convergences
00:59:48les convergences
00:59:48ne sont pas faites aujourd'hui
00:59:49je voudrais qu'on accueille
00:59:51et qu'on laisse la parole
00:59:52à Thierry Fontaine
00:59:53bonjour
00:59:53merci de nous avoir rejoint
00:59:54dans BFM Direct
00:59:55vous qui êtes le président
00:59:56de l'union
00:59:57des métiers de l'industrie
00:59:58et de l'hôtellerie
00:59:59la branche nuit
01:00:00l'un de vos collègues
01:00:02hier parlait
01:00:03à titre personnel
01:00:04en l'occurrence
01:00:04d'une perte de chiffre d'affaires
01:00:05de 70%
01:00:06en raison et
01:00:08parfois de la mobilisation
01:00:09de ses à côté
01:00:09qui parfois eux-mêmes
01:00:10prennent le pas finalement
01:00:11sur la mobilisation
01:00:11et sur les mesures
01:00:12décidées par le gouvernement
01:00:13pour tenter
01:00:14d'endiguer
01:00:15des débordements
01:00:15et des violences
01:00:16type couvre-feu
01:00:17quel regard aujourd'hui
01:00:19vous portez
01:00:20sur ce qui se profile
01:00:21dans les prochains jours
01:00:22voire les prochaines semaines
01:00:25étant précisé
01:00:25qu'il s'est déjà passé
01:00:26beaucoup de choses
01:00:27parfois malheureusement
01:00:28à Paris et ailleurs
01:00:30Alors
01:00:31moi je m'occupe
01:00:32non seulement
01:00:33des branches café
01:00:34barbrasserie
01:00:34établissement de nuit
01:00:35pour la France
01:00:36mais également
01:00:37je suis président
01:00:38départemental du Rhône
01:00:39donc je suis sur le terrain
01:00:41j'ai beaucoup
01:00:41d'adhérents
01:00:43et aujourd'hui
01:00:44la première
01:00:46question
01:00:46qui est dans leur esprit
01:00:48la première chose
01:00:49qu'ils me disent
01:00:49c'est comment
01:00:50on va payer les salaires
01:00:51c'est-à-dire qu'ils ont passé
01:00:53depuis le 15
01:00:57des chiffres
01:00:58qui en effet
01:00:58sont en baisse
01:00:59entre 70 et 90%
01:01:01là j'ai l'exemple
01:01:02d'un commerçant
01:01:03qui fait
01:01:05grosso modo
01:01:0650% de son chiffre
01:01:07le samedi
01:01:09son chiffre
01:01:10habituellement
01:01:11un samedi
01:01:11c'est 10 000 euros
01:01:12voilà
01:01:14il a fait 157 euros
01:01:16samedi dernier
01:01:18alors certes
01:01:19il n'a pas été cassé
01:01:20certes
01:01:21il n'a pas été
01:01:21dans la zone de conflit
01:01:23mais
01:01:24il n'y a plus de consommation
01:01:25le robinet ne coule plus
01:01:26ça s'est arrêté
01:01:27les chiffres
01:01:28ils ont baissé de partout
01:01:28pas seulement dans les zones
01:01:30de couvre-feu
01:01:31de manifestation
01:01:31c'est partout
01:01:33je pense qu'il y avait
01:01:34certains de vos collègues
01:01:35s'attendent à mettre
01:01:36la clé sous la porte
01:01:37avant la fin 2026
01:01:37en clair
01:01:38ah bah oui
01:01:39en tout cas
01:01:40ils n'arrivent déjà pas
01:01:41à imaginer
01:01:43comment ils vont payer
01:01:43les salaires
01:01:44au 31 octobre
01:01:45donc vous imaginez
01:01:46le nombre de gens
01:01:48qui ne seront pas rémunérés
01:01:50à la fin du mois
01:01:50ça va être une catastrophe
01:01:52c'est-à-dire que
01:01:52nos commerçants
01:01:55il y a une étude
01:01:55qui vient de sortir
01:01:57il y en a 2 sur 3
01:01:58qui sont en dessous du SMIC
01:01:59en dessous du SMIC
01:02:01des commerçants
01:02:02c'est chez eux
01:02:03voilà
01:02:03ils sont en dessous du SMIC
01:02:05aujourd'hui
01:02:05ils galèrent
01:02:06pour payer leurs salariés
01:02:07leurs charges
01:02:08donc on a le même combat
01:02:09avec
01:02:10toutes les revendications
01:02:12que ce soit les gilets jaunes
01:02:13que ce soit les étudiants
01:02:14on a le même combat
01:02:15vivre décemment
01:02:17pouvoir
01:02:17pour étudier décemment
01:02:19nous vivre dans notre travail
01:02:21pouvoir payer nos salariés
01:02:23nous on a envie
01:02:24que nos salariés
01:02:24soient mieux payés
01:02:25moi je n'arrive pas
01:02:26dans mes boutiques
01:02:26le matin en me disant
01:02:27tiens je vais moins les payer
01:02:29non pas du tout
01:02:29on a envie qu'ils vivent
01:02:30de leur travail
01:02:31on a envie qu'ils soient heureux
01:02:32qu'ils soient épanouis
01:02:33sauf qu'on ne peut plus
01:02:34le salaire brut
01:02:36est-ce que vous attendez
01:02:37du pouvoir
01:02:37qu'ils décrètent
01:02:38par exemple
01:02:38que les manifestations
01:02:39ne puissent plus se tenir
01:02:40en centre-ville
01:02:43moi je décrète
01:02:44enfin je ne décrète rien du tout
01:02:46je ne demande même pas
01:02:47au gouvernement de décréter
01:02:48je demande au gouvernement
01:02:49de trouver une solution
01:02:50de sortie de crise
01:02:51avec les étudiants
01:02:53avec les syndicats
01:02:54avec les
01:02:55enfin avec tout le monde
01:02:57rapide
01:02:57de façon à ce que
01:02:59la consommation reprenne
01:03:00qu'on puisse payer nos salariés
01:03:01qu'on puisse se projeter
01:03:02on va avoir encore
01:03:04la queue au tribunal de commerce
01:03:06pour déposer les bilans
01:03:07à un moment donné
01:03:08moins il y aura
01:03:09de commerçants
01:03:10moins il y aura
01:03:11de consommation
01:03:12plus on aura de la dette
01:03:14on a un réel problème
01:03:15il faut de la consommation
01:03:17on est en train
01:03:18en ce moment
01:03:18de creuser le trou
01:03:19à une vitesse
01:03:20assez incroyable
01:03:21et moins il y aura
01:03:22d'entreprises
01:03:23moins il y aura
01:03:23de collectes
01:03:24plus il sera difficile
01:03:25de boucler le budget
01:03:26et plus il sera difficile
01:03:28pour le gouvernement
01:03:29de répondre favorablement
01:03:31à ce que demandent
01:03:32les étudiants
01:03:32les gilets jaunes
01:03:33les professeurs
01:03:34et tout le monde
01:03:35merci Thierry Fontaine
01:03:36on sent qu'il y a
01:03:37des aspirations communes
01:03:39entre les différents acteurs
01:03:40au sens large de dossier
01:03:41merci à tous les 5
01:03:42d'avoir accepté
01:03:43l'invitation de BFM Direct
01:03:44dans quelques instants
01:03:44un témoignage très fort
01:03:46celui d'une femme
01:03:47qui a échappé au bal du suspect
01:03:48de l'attentat de Trappes
01:03:49alors que le maire de la ville
01:03:50évoque sur notre antenne
01:03:51ce matin un traumatisme collectif
01:03:53la garde à vue du suspect
01:03:54repris après une suspension
01:03:55pour raison psychiatrique
01:03:56à tout de suite
01:03:5911h30 soyez bienvenue
01:04:00si vous nous rejoignez
01:04:01dans BFM Direct
01:04:01avec l'essentiel de l'actualité
01:04:02le retour de Julien Migoumuller
01:04:04bonjour Julien
01:04:05direction Israël
01:04:05les Israéliens votent
01:04:06en ce moment
01:04:07avec les premières élections
01:04:08législatives
01:04:09depuis le 7 octobre
01:04:10avec d'ores et déjà
01:04:11un taux de participation
01:04:13de 16,68%
01:04:14au plus haut
01:04:15depuis 1981
01:04:16un vote qui a d'ailleurs
01:04:18des allures de référendum
01:04:19pour Benyamin Netanyahou
01:04:20qui a regardé à voter
01:04:21il y a quelques instants seulement
01:04:23il était d'ailleurs
01:04:24hier légèrement devancé
01:04:26dans les sondages
01:04:26par Gadi Eisenkot
01:04:28qui est l'ancien chef
01:04:29d'état-major
01:04:30des armées israéliennes
01:04:31jour J
01:04:32pour le guichet
01:04:33concernant l'aide
01:04:34pour les grands rouleurs
01:04:35oui vous pouvez demander
01:04:36dès ce matin
01:04:38une compensation
01:04:38de 100 euros
01:04:40pour pallier la hausse
01:04:41du prix du carburant
01:04:42cette nouvelle aide
01:04:43qui couvre
01:04:44la période d'octobre
01:04:45à décembre
01:04:45concerne désormais
01:04:465,5 millions
01:04:48de français
01:04:48contre 3 millions
01:04:49lors du lancement
01:04:50du dispositif
01:04:51du premier dispositif
01:04:52d'ailleurs
01:04:52si vous en avez déjà bénéficié
01:04:54cette année
01:04:54vous n'avez rien à faire
01:04:56ce sera automatique
01:04:57en revanche
01:04:57si c'est la première fois
01:04:58il faut aller sur le site
01:04:59des impôts
01:05:00et normalement
01:05:01les déverser
01:05:02en une dizaine de jours
01:05:03la confiance déménage
01:05:04au plus bas
01:05:04depuis juin 2013
01:05:06au mois d'octobre
01:05:07c'est l'INSEE
01:05:08qui nous l'apprend
01:05:09cette dégradation
01:05:10s'explique d'abord
01:05:11par une nette détérioration
01:05:13du jugement
01:05:13des ménages
01:05:14sur leur propre
01:05:15situation financière
01:05:16les français se montrent
01:05:17également pessimistes
01:05:19sur l'évolution
01:05:19de l'économie nationale
01:05:20dans le détail
01:05:21ça donne quoi ?
01:05:22et bien l'opinion
01:05:23sur le niveau de la vie
01:05:24en France
01:05:24s'est replié
01:05:24de 6 points
01:05:25en octobre
01:05:26et celle portant
01:05:27sur le niveau de vie
01:05:28à venir
01:05:28a perdu 3 points
01:05:29merci beaucoup
01:05:30merci Julien
01:05:314 jours
01:05:32après l'attentat
01:05:33à Trappes
01:05:34dans les Yvelines
01:05:34l'enquête se poursuit
01:05:35on va parler
01:05:37de la garde à vue
01:05:37du suspect
01:05:38qui a pu reprendre
01:05:39parce qu'elle avait été
01:05:41suspendue
01:05:41dans le courant du week-end
01:05:43pour raisons psychiatriques
01:05:45mais d'abord
01:05:45je voudrais vous faire
01:05:46écouter un témoignage
01:05:48bouleversant
01:05:48d'une femme
01:05:49qui s'appelle Sophia
01:05:50elle a échappé
01:05:52au bal du tireur
01:05:53vendredi
01:05:54elle raconte
01:05:55ce qu'elle a vécu
01:05:56au micro de Pierre Bazin
01:05:57pour RMC
01:05:58et BFM TV
01:05:59elle m'a dit
01:06:01bouge pas
01:06:01ça n'arme
01:06:02vers moi directement
01:06:04et moi je lui ai dit
01:06:04s'il te plaît
01:06:05tu fais pas ça
01:06:06non non non
01:06:06tu fais pas ça
01:06:07elle lui dit
01:06:08bouge pas
01:06:08bouge pas
01:06:09il tire
01:06:10le truc il est vide
01:06:11et moi dans ma tête
01:06:12c'est fini
01:06:14rebonjour
01:06:14Christian Flech
01:06:14ancien directeur
01:06:15de la police judiciaire
01:06:17de Paris
01:06:17avec nous également
01:06:18Loïc Besson
01:06:18et Samuel Lepassier
01:06:19psychiatre et chercheur
01:06:20associé à l'université
01:06:21Sorbonne Paris Nord
01:06:22Christian Flech
01:06:23ce genre de témoignage
01:06:25éclaire
01:06:27naturellement
01:06:27l'enquête
01:06:28priorité
01:06:29au direct
01:06:30on écoute François Hollande
01:06:32là dessus
01:06:32même déséquilibré
01:06:33prend fusil
01:06:34et tire
01:06:35sur
01:06:37des citoyens
01:06:38des individus
01:06:39qui ont
01:06:40couleur de peau
01:06:41ou qui sont supposés
01:06:42avoir une foi
01:06:44particulière
01:06:45en l'occurrence
01:06:45des musulmans
01:06:48l'acte raciste
01:06:49ne fait pas de doute
01:06:49mais au delà de ça
01:06:50quand il y a
01:06:52autant de
01:06:53violences
01:06:54répétées
01:06:55à l'égard
01:06:56de personnes
01:06:57qui se sentent
01:06:58en plus discriminées
01:06:58il faut qu'on soit
01:06:59tous conscients
01:07:00que la lutte
01:07:01contre le racisme
01:07:01ou l'antisémitisme
01:07:02c'est une lutte
01:07:03qui nous a nous rassemblés
01:07:04là aussi
01:07:05unir
01:07:06c'est agir
01:07:08pour que
01:07:09l'innommable
01:07:10l'insupportable
01:07:11soit écarté
01:07:11j'ai été président
01:07:13de la république
01:07:13au moment où il y a eu
01:07:14les actes théoriques
01:07:14je sais ce que c'est
01:07:15d'avoir cette
01:07:17cette attaque
01:07:18sur notre propre sol
01:07:19donc il faut être
01:07:20intransigeant
01:07:21bien sûr
01:07:22à l'égard de
01:07:23ceux qui commettent
01:07:24des actes racistes
01:07:25mais ceux qui aussi
01:07:26qui tiennent des propos racistes
01:07:28qui entretiennent
01:07:28un climat raciste
01:07:30ou antisémite
01:07:32une dernière question
01:07:33cette série de déplacements
01:07:35dans le Finistère
01:07:36quelles en sont les raisons
01:07:37est-ce que ça s'inscrit
01:07:38dans une...
01:07:38un acteur raciste
01:07:39qui ne fait pas de doute
01:07:39vient de déclarer
01:07:41François Hollande
01:07:414 jours après l'attentat
01:07:43lui-même qualifié
01:07:44de terroriste
01:07:45et raciste
01:07:46par les autorités
01:07:47comme c'est par le président
01:07:48de la république
01:07:48et le ministre de l'intérieur
01:07:50cette affaire criminelle
01:07:50Loïc Besson
01:07:51petite parenthèse quand même
01:07:52mais elle est aussi
01:07:53de fait très politique
01:07:54depuis vendredi
01:07:55elle a immédiatement
01:07:56été politisée
01:07:57par le maire de Trapp
01:07:59immédiatement
01:08:00après le drame
01:08:01qui a appelé
01:08:01à un sursaut
01:08:03un sursaut républicain
01:08:04une prise de conscience
01:08:05aussi
01:08:06Ali Rabey
01:08:07qui était d'ailleurs
01:08:07l'invité d'Apolyme de Malherbe
01:08:08ce matin
01:08:09une longue interview
01:08:11très forte
01:08:12et en même temps
01:08:13qui dit long
01:08:13de l'état
01:08:15de la société
01:08:16actuellement
01:08:17enfin je pense
01:08:17que ça n'a échappé à personne
01:08:19l'ambiance est lourde
01:08:20pour tout le monde
01:08:22et aussi politiquement
01:08:23parce que
01:08:24le sentiment
01:08:25dans cette polarisation
01:08:26en fait
01:08:27vous n'avez plus personne
01:08:28qui se parle
01:08:29clairement
01:08:30il y a des responsables
01:08:32comme les responsables politiques
01:08:34comme le maire de Trapp
01:08:35qui pointent du doigt
01:08:36le rassemblement national
01:08:37et qui disent
01:08:38que ce sont ces discours
01:08:40et ces discours
01:08:41parfois racistes
01:08:42qui arment
01:08:43idéologiquement
01:08:44ce genre d'individu
01:08:45qui passe ensuite
01:08:46aux actes
01:08:47et va s'en prendre
01:08:48à des personnes
01:08:49en raison de leur couleur de peau
01:08:50le problème
01:08:51c'est comment vous faites
01:08:52une fois que vous avez dit ça
01:08:53parce que le rassemblement national
01:08:55aujourd'hui
01:08:55c'est un parti
01:08:57où plus d'un tiers
01:08:58des français
01:08:58se disent prêts
01:08:59à voter pour Marine Le Pen
01:09:00au premier tour
01:09:00de la présidentielle
01:09:01donc on ne peut pas
01:09:02se contenter de dire
01:09:04les uns aux autres
01:09:04de ne plus se parler
01:09:05en fait
01:09:06sinon on en arrive là
01:09:07à une société
01:09:07qui ne se parle plus
01:09:08d'où cette lourdeur actuellement
01:09:09et personne n'a la solution
01:09:10comment on en sort
01:09:11c'est là-dessus
01:09:11qu'était interrogé
01:09:12François Hollande
01:09:12alors lui il explique
01:09:13qu'il a été président
01:09:14de la république
01:09:15et qu'il a eu affaire
01:09:17à cet enjeu
01:09:17et qu'il a eu besoin
01:09:18après les attentats
01:09:19d'unir
01:09:19de ressouder la société
01:09:21tout le monde a bien conscience
01:09:22aujourd'hui
01:09:22qu'il faut ressouder
01:09:23la société
01:09:24la question
01:09:25c'est comment
01:09:26c'est là que ça devient
01:09:27très compliqué
01:09:28pour revenir
01:09:29merci beaucoup Loïc
01:09:30sur l'enquête
01:09:31Christian Flech
01:09:31hors antenne
01:09:32vous me disiez
01:09:33à propos de cette enquête
01:09:34du suspect
01:09:35de son profil
01:09:36il y a trois points importants
01:09:38et ça nous permet aussi
01:09:39de rebondir
01:09:40sur ce que
01:09:40on entendait à l'instant
01:09:41à savoir le témoignage
01:09:42bouleversant de Sofia
01:09:43qui a échappé au bas du tireur
01:09:44il y a d'abord
01:09:45la question de la préméditation
01:09:47celle du racisme
01:09:47qui vient d'être évoquée
01:09:48par François Hollande
01:09:49lui-même
01:09:49et celle du terrorisme
01:09:51puisque la nature
01:09:52de ce dossier
01:09:53est terroriste
01:09:54exactement
01:09:54c'est à dire que
01:09:55dans cette ambiance
01:09:55qui est très lourde
01:09:56face à des témoignages
01:09:57aussi sensibles
01:09:59les policiers
01:10:01les magistrats
01:10:01vont devoir
01:10:02travailler sur
01:10:03les trois éléments
01:10:04que vous évoquiez
01:10:05c'est à dire
01:10:06le procureur a ouvert
01:10:07une enquête
01:10:08pour assassinat
01:10:08il faudra donc établir
01:10:09formellement
01:10:10la préméditation
01:10:11de ces actes
01:10:12ensuite
01:10:13il a évoqué
01:10:14une notion de terrorisme
01:10:15par le fait
01:10:16d'un périple meurtrier
01:10:17et une multitude de victimes
01:10:19il faudra là aussi
01:10:20même s'il y a des éléments
01:10:22qui le confortent largement
01:10:24établir cela
01:10:25et puis
01:10:26dernier point
01:10:27puisque ça c'est contesté
01:10:28établir la notion du racisme
01:10:30je voudrais qu'on
01:10:31puisque vous parliez
01:10:32du parcours meurtrier
01:10:34du suspect
01:10:35qui est de retour
01:10:35en garde à vue
01:10:36après une suspension
01:10:37pour raison psychiatrique
01:10:39qu'on regarde ensemble
01:10:40avec Julien
01:10:41Miguel Muller
01:10:42dans le détail
01:10:42Julien
01:10:43les étapes
01:10:44quasiment minute
01:10:45après minute
01:10:45en réalité
01:10:46de ce parcours meurtrier
01:10:47et pour bien comprendre
01:10:49cette journée
01:10:50dans l'ensemble
01:10:51j'ai envie de vous montrer
01:10:52cette carte
01:10:52regardez
01:10:53il a tiré
01:10:54à l'aide d'un pistolet
01:10:55mitrailleur
01:10:55à 8 endroits
01:10:576 fois
01:10:58du côté de Trappes
01:10:59et 2 fois
01:11:00du côté de la verrière
01:11:01à quelques kilomètres
01:11:02de là
01:11:03au total
01:11:03son épopée meurtrière
01:11:05aura fait
01:11:0512 kilomètres
01:11:07dans le détail
01:11:07on va regarder
01:11:08ce qui s'est passé
01:11:09minute par minute
01:11:09avec déjà
01:11:11la première scène
01:11:12qui se passe
01:11:13avenue Berlioz
01:11:13à Trappes
01:11:14il vise depuis son véhicule
01:11:16une autre voiture
01:11:17il ne fait pas
01:11:17de blessés
01:11:18tout comme
01:11:19juste après
01:11:20du côté de la maison
01:11:21de la santé
01:11:21il va un petit peu plus loin
01:11:23au square Bergo
01:11:24toujours à Trappes
01:11:25et c'est là
01:11:25qu'il fait
01:11:26sa première victime
01:11:27Pengo Bossio Wangui
01:11:29suite à cela
01:11:31Kevin Té
01:11:32le tireur
01:11:33tire depuis son véhicule
01:11:34vers une autre voiture
01:11:35occupée
01:11:36il ne fait pas
01:11:37de blessés
01:11:38un petit peu plus loin
01:11:39même scénario
01:11:40toujours pas de blessés
01:11:41heureusement
01:11:41et puis
01:11:42il termine
01:11:43à côté d'une station
01:11:44essence
01:11:45une station
01:11:46SO
01:11:46et là
01:11:47il tire
01:11:47et blesse
01:11:48plusieurs personnes
01:11:49le reste
01:11:49c'est le procureur
01:11:50de la république
01:11:51antiterroriste
01:11:52qui vous le raconte
01:11:54après être sorti
01:11:55de son véhicule
01:11:55il tirait
01:11:56sur un autre véhicule
01:11:58ainsi que sur des personnes
01:11:59aux abords de la station
01:11:59essence
01:12:00et en blessait gravement une
01:12:01à l'entrée de la boutique
01:12:03la 7ème scène de crime
01:12:04avait lieu au niveau
01:12:05de la pharmacie
01:12:06Bois de l'étang
01:12:06située à la verrière
01:12:08où il tirait
01:12:09et blessait gravement
01:12:10deux personnes
01:12:11après être sorti
01:12:12de son véhicule
01:12:13enfin
01:12:14la 8ème scène de crime
01:12:15se déroulait toujours
01:12:16à la verrière
01:12:17où il tirait à de nombreuses reprises
01:12:19et blessait gravement
01:12:20une enfant
01:12:20de 11 ans
01:12:22Et ce qui est encore plus glaçant
01:12:24dans ce récit
01:12:24regardez c'est ce chiffre
01:12:25au moins 128 munitions
01:12:27ont été tirées
01:12:28par Kevin T
01:12:29lors de ces attaques
01:12:31L'assaillant
01:12:32ensuite a été arrêté
01:12:34interpellé
01:12:34par la police
01:12:35on va découvrir
01:12:36ensemble
01:12:37cette image
01:12:37qu'on a vue depuis
01:12:38plusieurs jours
01:12:39il a été interpellé
01:12:40ici du côté de Coignères
01:12:41donc pas très loin
01:12:42de Trappes
01:12:43et de la Verrière
01:12:44Terminons avec le bilan
01:12:45quand même Julien
01:12:46Regardez le nombre
01:12:47de blessés
01:12:48le bilan
01:12:49aujourd'hui déjà
01:12:50déjà ce bilan lourd
01:12:52un mort
01:12:53Bingo
01:12:53Bossio
01:12:54Wangui
01:12:5526 ans
01:12:55il faisait du MMA
01:12:57il se faisait connaître
01:12:58dans cette discipline
01:12:59et puis également
01:13:00on sait qu'il y a
01:13:014 blessés graves
01:13:023 sont toujours hospitalisés
01:13:03l'un d'eux
01:13:04a son pronostic vital
01:13:05toujours engagé
01:13:06et puis on voulait
01:13:07vous donner également
01:13:07des nouvelles
01:13:08de cet enfant de 11 ans
01:13:09et bien son pronostic vital
01:13:10aujourd'hui
01:13:11n'est plus engagé
01:13:12et puis le procureur
01:13:14nous disait
01:13:14qu'il y a également
01:13:153 blessés légers
01:13:16Merci beaucoup
01:13:16Merci Julien
01:13:17et bonjour
01:13:17Igor Saïry
01:13:18on vous retrouve
01:13:18parce qu'avec vous
01:13:19on évoque évidemment
01:13:20la garde à vue
01:13:20du suspect
01:13:21qui a pu reprendre
01:13:22après une suspension
01:13:23pour raison psychiatrique
01:13:24n'est-ce pas ?
01:13:27Oui absolument
01:13:28et comme l'a dit
01:13:29Christian Flech
01:13:29votre invité
01:13:30en plateau
01:13:31l'enquête ne fait
01:13:32que démarrer
01:13:33mais il y a quand même
01:13:33quelques éléments saillants
01:13:35qu'il faut retenir
01:13:35depuis les premières heures
01:13:37de son audition
01:13:37et de son arrestation
01:13:39vendredi dernier
01:13:40d'abord son examen psychiatrique
01:13:41le dernier en date
01:13:42hier
01:13:43montre qu'il n'y a pas
01:13:45de pathologie
01:13:46aliénante
01:13:47nécessitant une hospitalisation
01:13:48si bien que l'audition
01:13:49de cet homme
01:13:50a repris
01:13:51hier en début
01:13:52d'après-midi
01:13:53et qu'elle pourrait
01:13:54se prolonger
01:13:54jusqu'à jeudi
01:13:55aux environs
01:13:56de minuit 30
01:13:57à peu près
01:13:58l'autre chose
01:13:59qui ressort
01:14:00c'est que l'individu
01:14:01conteste
01:14:02la caractérisation
01:14:03raciste
01:14:04des faits
01:14:05pourtant
01:14:06dans les chefs
01:14:07d'accusation
01:14:07du procureur
01:14:08de ce parquet national
01:14:09antiterroriste
01:14:10et bien il est retenu
01:14:10bel et bien
01:14:11un assassinat
01:14:12en relation
01:14:13avec une entreprise
01:14:14terroriste
01:14:15avec une circonstance
01:14:16aggravante
01:14:17qui est celle
01:14:17que les faits commis
01:14:19étaient en lien
01:14:21avec une appartenance
01:14:22réelle
01:14:22ou supposée
01:14:23d'une race
01:14:24d'une ethnie
01:14:25d'une nation
01:14:26ou d'une religion
01:14:27en fonction des propos
01:14:29qu'aurait tenu l'individu
01:14:30mais aussi en fonction
01:14:31de l'origine
01:14:33de la majorité
01:14:33des victimes
01:14:34et la dernière élément
01:14:35aussi très important
01:14:36c'est que contrairement
01:14:37à ce qu'on a pu lire
01:14:38ou entendre
01:14:39et bien dans le véhicule
01:14:40du suspect
01:14:41il n'a pas été retrouvé
01:14:43de tract
01:14:44de parti politique
01:14:45quelconque
01:14:46Merci Gorsay
01:14:47avec Philippe Vigneault
01:14:47pour BFM TV
01:14:48Bonjour Pauline
01:14:49Le profil du suspect
01:14:51qui est donc de retour
01:14:51en garde à vue
01:14:52après suspension
01:14:52pour raison psychiatrique
01:14:54et ses éventuelles motivations
01:14:56les enquêteurs
01:14:57ont encore bon nombre
01:14:58de réponses
01:14:59à obtenir
01:15:00parce qu'ils ont
01:15:00beaucoup de questions
01:15:01Oui parce qu'en fait
01:15:02avant que la garde à vue
01:15:03soit suspendue
01:15:04pour raison psychiatrique
01:15:04on avait fait que
01:15:05l'interrogatoire de personnalité
01:15:07donc à ce moment là
01:15:08Kevin T
01:15:09avait pu décliner
01:15:10son nom, son âge,
01:15:10son identité
01:15:11éventuellement sa profession
01:15:13et peut-être la manière
01:15:14dont il vivait
01:15:14mais ils ne sont pas allés au-delà
01:15:15ils n'ont pas fait
01:15:16ce qu'on appelle
01:15:16l'interrogatoire de fond
01:15:17qui lui va expliciter
01:15:19le mobile
01:15:20la bascule
01:15:20les raisons du passage à l'acte
01:15:22et là effectivement
01:15:23il y a encore beaucoup
01:15:23de fils à tirer
01:15:24alors on rappelle quand même
01:15:25que lors de la perquisition
01:15:26il y a un exemplaire
01:15:28de Mein Kampf
01:15:28qui a été trouvé chez lui
01:15:29au même titre
01:15:30que la Bible et le Coran
01:15:31et puis sur la préméditation
01:15:33il y a quand même
01:15:33pas mal d'éléments
01:15:34qui penchent pour cette option
01:15:36puisque rappelons
01:15:37que son appartement
01:15:37avait été piégé
01:15:38et que quand le raid
01:15:40était intervenu
01:15:41ils avaient vu un système
01:15:43d'ailleurs le procureur
01:15:44antiterroriste
01:15:45en a parlé hier soir
01:15:46un système un peu sommaire
01:15:48mais qui était en état
01:15:49de fonctionner
01:15:49donc tout ça
01:15:50ça donne des éléments
01:15:51effectivement
01:15:51mais le mobile
01:15:53et le caractère raciste
01:15:55et tous les fils
01:15:56qu'on a tirés
01:15:57depuis trois jours
01:15:58il y a encore beaucoup
01:15:59beaucoup de questions
01:16:00des enquêteurs
01:16:00Sapel Le Pastier
01:16:01nous a rejoint
01:16:02bonjour
01:16:02vous êtes psychiatre
01:16:03et chercheur associé
01:16:04à l'université
01:16:05Sorbonne-Paris-Nord
01:16:06l'état psychiatrique
01:16:08de quelqu'un
01:16:09comme le suspect
01:16:10ça aussi
01:16:11c'est mouvant
01:16:11d'une certaine manière
01:16:12il est atteint
01:16:14d'une affection psychiatrique grave
01:16:15la schizophrénie
01:16:16avec un état
01:16:17qui peut varier
01:16:18y compris
01:16:19je suppose
01:16:20pendant
01:16:22la garde à vue
01:16:25oui
01:16:261 à 2%
01:16:27la population adulte
01:16:28française
01:16:30est schizophrène
01:16:31ce ne sont pas
01:16:32pour autant
01:16:33des criminels
01:16:34ce ne sont pas
01:16:35pour autant
01:16:35des meurtriers
01:16:36donc
01:16:36l'explication
01:16:38de l'acte
01:16:39par le diagnostic
01:16:40ne tient pas
01:16:40ce qu'il faut
01:16:41essayer de comprendre
01:16:42c'est
01:16:43ce qui a pu pousser
01:16:44à agir
01:16:45bien sûr
01:16:45quelqu'un qui tire
01:16:46dans le tas
01:16:47ne va pas très bien
01:16:48dans sa tête
01:16:48il y a quelque chose
01:16:49qui ne va pas
01:16:50on peut aussi penser
01:16:52qu'au fond
01:16:53on reproche à d'autres
01:16:54leur inférité
01:16:56leur menace
01:16:57c'est très souvent
01:16:58une projection
01:16:58de ce qu'on ressent
01:16:59soi-même
01:17:00pour haïr les autres
01:17:01il faut ne pas
01:17:02s'aimer beaucoup
01:17:03soi-même
01:17:03et être dérangé
01:17:04et on peut aussi dire
01:17:06que l'acte en lui-même
01:17:08est un acte paranoïaque
01:17:09c'est à dire
01:17:10qu'au fond
01:17:11on s'en menaçait
01:17:12par
01:17:12c'est un des principes
01:17:13du racisme
01:17:14on s'en menaçait
01:17:15par d'autres
01:17:15et donc
01:17:16en se prétendant
01:17:17persécuter
01:17:18on devient en réalité
01:17:19persécuteur
01:17:21il y a
01:17:21Christian Flech
01:17:23l'ancien patron
01:17:24de la PJ parisienne
01:17:24a une question
01:17:25pour vous
01:17:25monsieur
01:17:25docteur Le Passier
01:17:26Bonjour docteur
01:17:27est-ce que le fait
01:17:28qu'il ait été positif
01:17:29à la cocaïne
01:17:30et au cannabis
01:17:31peut accentuer
01:17:32ces symptômes ?
01:17:35Oui
01:17:36bien sûr
01:17:36comme
01:17:37en ce qui concerne
01:17:38l'alcool
01:17:40et bien
01:17:41il y a une levée
01:17:42d'émission
01:17:43la question
01:17:44quand quelqu'un
01:17:44commet un acte mortier
01:17:46n'est pas de se dire
01:17:47pourquoi il l'a commis
01:17:48mais qu'est-ce qui a fait
01:17:49que les barrières
01:17:49mises en place
01:17:50habituellement
01:17:51chez tout individu
01:17:52ont sauté
01:17:53la cocaïne
01:17:54peut effectivement
01:17:55l'alcool
01:17:55peut favoriser
01:17:56le passage
01:17:56mais il n'empêche
01:17:57que le fait
01:17:58de prendre
01:17:58un stupéfiant
01:17:59est la responsabilité
01:18:01de celui
01:18:01qu'il prend
01:18:03sur la dimension
01:18:04psychiatrique
01:18:04Samuel Lepassier
01:18:05il y a quand même
01:18:07plusieurs points différents
01:18:08il ne faut pas se tromper
01:18:09parce qu'il y a un
01:18:10l'état psy
01:18:10dans lequel se trouve
01:18:11le suspect
01:18:12au moment
01:18:13de la garde à vue
01:18:14et l'autre question
01:18:15mais pour le coup
01:18:16qui n'a rien à voir
01:18:16c'est son état
01:18:17au moment
01:18:18du passage à l'acte
01:18:19ce sont deux choses
01:18:20différentes
01:18:20de tempos
01:18:21je dirais
01:18:22différents
01:18:22dans le cadre
01:18:23de cette procédure
01:18:24n'est-ce pas ?
01:18:25Oui
01:18:25de toute façon
01:18:25on est obligé
01:18:28même quand on fait
01:18:29l'expertise
01:18:29de réagir
01:18:30à post-servi
01:18:31on n'était pas là
01:18:31on reconstitue
01:18:32quelque chose
01:18:33on formule
01:18:34des hypothèses
01:18:35mais le fait
01:18:37que la question
01:18:38qui se pose
01:18:38c'est pourquoi
01:18:38être passé à l'acte
01:18:40il y a énormément
01:18:40de personnes racistes
01:18:42en France
01:18:42malheureusement
01:18:43tout ne passe pas à l'acte
01:18:44ce qu'on peut dire
01:18:46c'est que tout est
01:18:47le mot émotion
01:18:48je le montre bien
01:18:49toute émotion
01:18:50est en même temps
01:18:51mouvement
01:18:52motion
01:18:52c'est mouvement
01:18:53donc tout ce qui
01:18:54mobilise les émotions
01:18:55favorise des mouvements
01:18:56plus ou moins intenses
01:18:58et quand certaines barrières
01:18:59tombent
01:18:59la tendance naturelle
01:19:01de l'être humain
01:19:01à agresser autrui
01:19:03qu'on rencontre
01:19:03toute mon histoire
01:19:04agit
01:19:05de toute façon
01:19:06tuer quelqu'un
01:19:07on n'est pas indemne
01:19:09de ton trouble psychique
01:19:10par définition
01:19:11mais
01:19:11justement
01:19:12la question
01:19:12est nôtre
01:19:15pour rebondir
01:19:16sur ce que vous dites
01:19:16Samuel Lepastier
01:19:18encore beaucoup de questions
01:19:19des réponses
01:19:20attendues par les enquêteurs
01:19:21dans le cadre
01:19:21d'une garde à vue
01:19:22qui peut durer
01:19:23encore plusieurs jours
01:19:24en fait
01:19:24oui
01:19:25elle dure 96 heures
01:19:26en matière de terrorisme
01:19:27elle a été suspendue
01:19:28le temps de cette
01:19:30expertise psychiatrique
01:19:31elle reprend donc
01:19:32depuis hier après-midi
01:19:33elle peut aller
01:19:34jusqu'à
01:19:35dans la nuit
01:19:36de mercredi à jeudi
01:19:37jusqu'à 0h36
01:19:38précisément
01:19:38donc il reste encore
01:19:4072 heures de garde à vue
01:19:41c'est long
01:19:42ils vont sans doute
01:19:43l'utiliser jusqu'au bout
01:19:44et effectivement
01:19:45ils vont tirer tous ses fils
01:19:46et essayer de comprendre
01:19:47les raisons
01:19:48le mobile précis
01:19:49la bascule
01:19:50de ce passage à l'acte
01:19:52la dimension psychologique
01:19:53elle concerne bien entendu
01:19:54le suspect
01:19:54mais aussi
01:19:55toute une population
01:19:57je voudrais qu'on réécoute
01:19:58Sophia
01:19:59un autre extrait
01:20:00de cette femme
01:20:00qui a donc échappé
01:20:02au bal du tireur
01:20:03vendredi
01:20:04à J plus 4
01:20:05écoutez comment
01:20:05elle se sent
01:20:07son témoignage
01:20:07est recueilli par Pierre Bazin
01:20:08pour RMC et BFM TV
01:20:11c'est un raciste
01:20:12Louis il est calme
01:20:13il choisit les gens
01:20:15je ne suis pas bien
01:20:16la vérité
01:20:16je ne dors pas
01:20:17franchement
01:20:18je ne dors pas la nuit
01:20:20on a là
01:20:21une personne littéralement
01:20:23traumatisée
01:20:24terrorisée en fait
01:20:25on le serait à moi
01:20:26et absolument
01:20:27terrorisée
01:20:28en fait moi
01:20:28cette vidéo
01:20:29de la station
01:20:30la vidéosurveillance
01:20:31de la station
01:20:32ESSO
01:20:33je l'ai visionnée
01:20:34et c'est
01:20:35le mouvement
01:20:36provoque
01:20:37ce sentiment de terreur
01:20:38c'est à dire
01:20:38que quand vous avez
01:20:40cette vidéo en dynamique
01:20:41vous comprenez
01:20:42effectivement
01:20:42l'effroi
01:20:43qui a saisi
01:20:43tous ces habitants
01:20:44de Trappes
01:20:44et le maire de Trappes
01:20:46Ali Rabbe
01:20:46qui était invité
01:20:47chez Apolline
01:20:47ce matin
01:20:48disait
01:20:48il y a plusieurs
01:20:50personnes
01:20:50plusieurs habitants
01:20:51de Trappes
01:20:52qui expliquent
01:20:53ce même sentiment
01:20:54d'effroi
01:20:54et de terreur
01:20:55parce que visiblement
01:20:56l'arme s'est enrayée
01:20:57à plusieurs reprises
01:20:58et qu'il a essayé
01:20:59de viser
01:21:00des dizaines de personnes
01:21:01donc outre le fait
01:21:02que ça aurait pu être
01:21:03un carnage
01:21:04encore pire
01:21:04que ce qui s'est passé
01:21:05ça vous saisit
01:21:07parce que vous êtes poursuivi
01:21:08et que vous n'avez
01:21:09évidemment aucun moyen
01:21:10de vous échapper
01:21:10il est calme
01:21:11il choisit les gens
01:21:13dit Sophia
01:21:14dans cet entretien
01:21:16accordé à RMC
01:21:17BFM TV
01:21:18Samuel Lepastier
01:21:21il faut bien
01:21:21qu'il y ait une intentionnalité
01:21:23que ce qu'il a fait
01:21:24avait un sens pour lui
01:21:26donc l'acte
01:21:27est un acte passionnel
01:21:29paranoïaque
01:21:30mais qui n'est pas insensé
01:21:31si on comprend
01:21:32en nous comprenant tous
01:21:33ce qui s'est passé
01:21:35l'enquête doit présenter
01:21:36les choses
01:21:36on doit peut-être
01:21:38comprendre
01:21:38comment cet homme
01:21:39a évolué
01:21:40vers une telle dérive
01:21:41mais ne pas dire
01:21:42que c'est quelque chose
01:21:43qui soit tombé du ciel
01:21:45Un tel interrogatoire
01:21:46est forcément compliqué
01:21:47une telle garde à vue
01:21:48complexe
01:21:49avec un tel profil
01:21:50Christian Flèche
01:21:51vous avez vous-même connu
01:21:52Il n'est pas évident
01:21:53qu'au bout des 4 jours
01:21:55de garde à vue
01:21:55on ait toutes les réponses
01:21:56mais ce sera
01:21:57l'instruction judiciaire
01:21:58avec des experts
01:22:00qui vont être commis
01:22:01qui peut-être permettront
01:22:02d'aller un peu plus loin
01:22:03et je voudrais simplement
01:22:04revenir sur son arrestation
01:22:06on voit bien
01:22:07que les policiers
01:22:08de la BAC locale
01:22:09ont mis fin
01:22:10à un périple meurtrier
01:22:11d'un individu
01:22:11particulièrement dangereux
01:22:13et aussi l'autre avantage
01:22:15c'est qu'il est vivant
01:22:16et qu'il peut répondre
01:22:17aux questions
01:22:17et que ça
01:22:18ça va permettre
01:22:19de faire progresser
01:22:20les choses
01:22:20Est-ce que la qualification
01:22:23retenue
01:22:23peut évoluer ?
01:22:26Techniquement
01:22:26elle peut évoluer
01:22:27mais là
01:22:27ça a l'air quand même
01:22:28assez figé
01:22:30on a la conférence
01:22:30du procureur
01:22:32antiterroriste
01:22:32qui a pris la parole
01:22:33c'est la première fois
01:22:34qu'il prenait la parole
01:22:34hier
01:22:35donc je pense que
01:22:36c'est aussi
01:22:37à la mesure de l'événement
01:22:39et de l'émotion collective
01:22:40qui nous a tous saisis
01:22:40Je trouve que c'est très bien
01:22:41qu'il ait parlé
01:22:42parce qu'en général
01:22:43il parle au moment
01:22:44du déferment
01:22:44il y avait énormément
01:22:45Mais lui il parle pas
01:22:46généralement il parle par communiqué
01:22:47rien que le fait
01:22:48qu'il ait pris la parole
01:22:49je pense que c'était
01:22:50une manière aussi
01:22:50de reprendre un peu
01:22:51le récit
01:22:52Les procureurs antiterroristes
01:22:53depuis le départ
01:22:55essayent de parler
01:22:55et donc je pense que c'est bien
01:22:57pour répondre
01:22:57à votre autre question
01:22:59le procureur a pris
01:23:00des chefs d'inculpation
01:23:01les plus larges possibles
01:23:02les chefs de mise en examen
01:23:03les plus larges possibles
01:23:04il peut en enlever
01:23:05au fur et à mesure
01:23:06mais il peut aussi
01:23:07en rajouter
01:23:07donc ça c'est
01:23:08l'enquête
01:23:10qui le déterminera
01:23:11Il en sera encore question
01:23:12naturellement dans
01:23:13Midi BFM
01:23:14dans quelques instants
01:23:14merci à tous les quatre
01:23:15merci à vous de nous avoir suivis
01:23:16je vous donne rendez-vous demain
01:23:17à 10h
01:23:18belle journée à tous
01:23:18sur BFM TV
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