- il y a 20 heures
Retrouvez votre rendez-vous Le Club des Alpes du Sud du lundi 26 octobre 2026 avec le sujet du jour : Benjamin Niel, une histoire singulière.
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00:13Benjamin Niel, bonsoir. Bonsoir. Vous allez bien ? Toujours. Merci d'avoir fait le déplacement
00:18jusqu'ici, vous qui arrivez de Val-Louise. Vous avez donc 20 ans et depuis ce printemps,
00:23vous avez intégré l'équipe de France B de Snowboard Cross, de quoi vous garantir une place
00:27en Coupe du Monde lors des prochaines épreuves. Mais vous avez aussi une histoire singulière
00:31que vous avez décidé de raconter devant la caméra de Clément Brumeau. Alors ça s'appelle
00:36Pour Lui. Voici la bande-annonce. En septembre 2023, j'apprends le décès de mon père.
00:45Je m'appelle Benjamin. Il y a 20 ans, je suis né à Antananarivu, à Madagascar. Et l'année
00:50prochaine, je vais faire ma première saison en Coupe du Monde de Snowboard Cross. On va dire
00:56que j'ai touché le fond pour mieux rebondir. Maintenant, je sais que je suis indestructible.
01:07Et on l'entend. Donc vous êtes un jeune homme marqué par deux cultures, malgaches et françaises.
01:12Vous avez déjà connu la douleur aussi de perdre un parent, votre père en l'occurrence.
01:17Pour lui, car c'est bien de lui qu'il s'agit. Est-ce que vous avez le sentiment parfois
01:21d'avoir dû apprendre, mûrir plus vite que vos camarades de votre âge ?
01:25Grandir plus vite, oui. Il y a des choses qu'un père est censé vous apprendre justement
01:31vers les 17 ans que j'ai dû apprendre par moi-même.
01:34C'est généralement le repère qu'on a. Un père, c'est un peu notre mentor, notre exemple
01:40de vie. Donc c'est sur ça qu'on calme notre personnalité, notre façon d'être.
01:45Donc devoir apprendre de ça tout seul, c'est sûr que tout le monde n'y est pas préparé
01:52et ne le fait pas.
01:53C'est votre père d'ailleurs qui vous avait mis sur les skis. Quand vous étiez tout
01:57jeune, on aperçoit quelques photos dans cette bande-annonce. Quel a été son rôle
02:01dans votre construction d'athlète ?
02:04Il ne m'a pas franchement aidé en tant qu'athlète, mais plutôt qu'en tant que personne.
02:09Je dirais que la construction d'athlète, elle se fait toute seule. Il ne faut pas une figure
02:15pour vous l'apprendre. C'est la rigueur et la persévérance, elle vient de vous-même.
02:20C'est surtout vous apprendre la vie et apprendre comment se comporter vis-à-vis des épreuves
02:25qu'on va surmonter, que mon père a surtout été là pour moi. La vie d'athlète, elle
02:32vient toute seule. Certains l'ont assez vite, d'autres prennent un peu plus de temps
02:37à l'acquérir. Mais je dirais que pour un athlète, ça se fait tout seul et naturellement.
02:43L'athlète, vous l'avez construit à travers vos coachs aussi, qui vous ont accompagné.
02:48Les coureurs, les athlètes, les riders de votre âge, je pense notamment à Nils King
02:52que vous connaissez très bien. C'est ces gens-là aussi qui vous ont accompagné,
02:56vous ont permis de vous construire.
02:57Évidemment, c'est l'entourage qui fait tout ça. Si on est dans un entourage de personnes
03:01assez travailleuses, assez rigoureuses, forcément, on s'imprègne de tout ça.
03:06Donc oui, c'est surtout ça qui m'a permis d'en arriver là aujourd'hui.
03:10Oui. Vous le dites, après le décès de votre père, il a fallu trouver de nouveaux repères.
03:14Il vous a laissé un message fort avant de partir. Il vous a dit, vite à vie, l'hiver suivant,
03:19vous prenez une médaille d'argent par équipe aux Jeux Olympiques de la jeunesse.
03:22C'était à Gangwon, en Corée du Sud. Et vous en parlez presque comme d'une renaissance.
03:27Qu'est-ce qui vous passe par la tête au moment où ça y est, c'est acté, la médaille,
03:31elle est dans la poche et sur le podium, la médaille autour du cou.
03:34Sur le coup, je n'ai pas forcément pensé à mon père sur le podium.
03:39J'étais surtout dans l'euphorie du moment, on va dire.
03:42C'est quand même une médaille aux Jeux Olympiques jeunes, ce n'est pas rien.
03:45Même si pour certains qui ont une médaille olympique, c'est presque anecdotique.
03:49C'est une marche aussi que certains ont passée.
03:52Et c'est ce qui vous construit aussi pour la suite.
03:55Bien sûr, c'est sûr qu'après des événements aussi durs,
03:58ce n'est pas été évident de retourner à l'entraînement et se motiver pour y retourner.
04:03Donc cette victoire est de deuxième place plutôt.
04:07Je l'ai sentie comme une victoire.
04:10C'est sûr que ça fait rebondir.
04:11On sent que ça y est, on sort la tête de l'eau et on va peut-être finalement réussir
04:17ce rêve fou.
04:18Parce que sur l'épreuve individuelle de mémoire, vous finissez sixième, c'est ça ?
04:23C'est ça, je fais malheureusement pour moi une décevante sixième place.
04:27Il y avait une frustration à évacuer ?
04:29Évidemment, une frustration, je m'attendais à mieux.
04:32Et je visais évidemment comme tout le monde la victoire.
04:35Mais oui, j'étais assez frustré de ce résultat.
04:38Et ça m'a aidé à donner le maximum le lendemain.
04:41Dans la version longue de Pour Lui, vous abordez aussi votre double culture, votre enfance.
04:46Entre Madagascar et la France, les difficultés aussi pour vous intégrer.
04:50En déménageant tous les six mois, notamment en France,
04:52vous dites que ça n'a pas toujours été facile.
04:54C'est ça.
04:55Quand on est tout jeune, se faire des amis, c'est assez rapide.
04:58Mais devoir partir tous les six mois, c'est jamais simple.
05:02On se fait des amis dans une partie du monde et on doit repartir six mois plus tard.
05:07On n'est jamais vraiment intégré dans son école.
05:10Quand on est tout jeune, en plus, les enfants sont cruels,
05:14même si c'est souvent de la naïveté.
05:16Et d'un côté du globe, on est le petit blanc qui arrive de nulle part.
05:21Et de l'autre côté, on est le petit noir qui vient d'une plage.
05:24Donc, c'est jamais simple de s'intégrer pour six mois.
05:29Vous avez dû jongler entre ça et aussi, effectivement, des vies complètement différentes.
05:34Six mois à Madagascar, six mois à Puy-Saint-Vincent.
05:36On n'est pas du tout sur le même type de vie.
05:38Non, c'est sûr que la plage et la montagne, ça n'a absolument rien à voir.
05:42Mais c'est important de voir deux points de vue comme ça.
05:46J'ai toujours pas mal de recul sur les choses.
05:51Cette double culture et double éducation m'a beaucoup aidé et continue à m'apporter beaucoup.
05:56D'ailleurs, votre mère, forcément, est en Malgache.
05:59Elle a moins cette culture neige.
06:00Comment est-ce qu'elle arrive à vous accompagner dans ce projet de haut niveau ?
06:04Ma relation avec ma mère est assez spéciale.
06:07On va dire que quand je rentre chez moi, j'aime pas du tout être un athlète.
06:11Chez moi, je suis quelqu'un de lambda.
06:12Donc, on essaye de discuter des choses normales de la vie.
06:15Elle est plus là en tant que mère qu'autre chose.
06:18Quand j'ai besoin de me confier, quand j'ai besoin de soutien, elle est là.
06:21Mais les choses du snowboard restent au snowboard.
06:24Et les choses de la vie familiale restent avec la vie familiale.
06:28C'est important d'opérer cette scission, d'avoir vraiment deux versants de votre personnalité
06:34qui ne se côtoient pas et de pouvoir peut-être en quelque sorte évacuer aussi la pression du sport de
06:39haut niveau.
06:40Pour moi, c'est important.
06:41D'autres personnes ne font pas du tout comme ça.
06:43Mais moi, j'aime bien vraiment séparer les deux.
06:46Ça me permet vraiment, quand je suis en compétition, d'être pleinement en compétition.
06:50Et à la fin du déplacement, rentrer chez moi et ne plus du tout penser à ça.
06:54Et je pense que c'est ce qui m'aide à tenir tout l'hiver.
06:57Souvent, en fin d'hiver, on en a marre de tout ça.
07:00On aimerait bien passer à autre chose.
07:03Et je pense que ce décrochage, à chaque fois que je rentre chez moi, me fait vachement de bien.
07:07Et vous arrivez à retourner à Madagascar de temps en temps ?
07:11Non, pas du tout, malheureusement.
07:12La situation politique et démographique était assez compliquée ces dernières années.
07:18Et mon emploi du temps est assez serré.
07:21Donc trouver suffisamment de temps pour un déplacement de cette envergure, c'est assez compliqué.
07:27Depuis le printemps, vous avez aussi intégré les collectifs Coupe du Monde.
07:30Et vous avez donc l'assurance de faire vos débuts au plus haut niveau cet hiver.
07:34Ça vous a permis d'être plus serein pendant la préparation estivale, d'être sûr d'avoir ce ticket ?
07:39Pour l'instant, on va dire.
07:41C'est la loi du plus rapide.
07:43J'aime bien dire ça.
07:45Pour l'instant, oui, j'ai une place sûre en Coupe du Monde.
07:47Mais si mes performances ne sont pas au rendez-vous et qu'un autre athlète, lui, aurait l'opportunité d
07:54'y aller,
07:55je pense que les entraîneurs feront le choix nécessaire.
07:58Et je le comprendrai parfaitement.
08:00Donc vous avez su rester sous pression et vous préparer correctement.
08:03D'ailleurs, ça ressemblait à quoi votre programme ces derniers mois ?
08:06Ces derniers mois, j'ai eu beaucoup de kiné.
08:08Je me suis fait opérer de l'épaule en fin mai.
08:12Donc beaucoup de rééducation, beaucoup de musculation, évidemment, pour préparer le physique pour cet été.
08:18Du vélo et beaucoup, beaucoup de skate, évidemment.
08:24Il faut combler tout ça.
08:26Mais je pense que ce qui a été le plus important pour moi, ça a été le kiné et la
08:29rééducation.
08:30Après une opération qui quand même prend quatre mois à revenir au niveau.
08:39Il faut ce qu'il faut, quoi.
08:41Vous allez aussi affronter cet hiver des athlètes plus expérimentés, plus âgés, plus lourds que vous.
08:48Vous avez mis l'accent sur quoi.
08:50Est-ce qu'il y a eu un vrai travail de prise de masse, justement, pour affronter ces duels un
08:54peu plus musclés ?
08:55Prise de masse, évidemment.
08:56Jusqu'ici, le physique était un gros problème pour moi.
09:01Je manquais au moins dix kilos sur la balance, comparé aux grosses têtes qui ont un très très gros physique.
09:08J'ai réussi à prendre six kilos durant cet été.
09:11Donc j'ai réussi à combler un peu l'écart que j'avais avec les autres.
09:15Donc évidemment, ça m'aidera beaucoup.
09:18Je ne sais pas trop à quoi m'attendre.
09:20Ce sera la surprise.
09:22Mais j'espère être au niveau.
09:24Vous avez aussi repris les entraînements sur neige.
09:27Donc la semaine dernière, vous étiez en Italie au Stelvio.
09:29La semaine prochaine, ça sera en Suisse, ça se fait.
09:32Comment elles sont les sensations jusqu'ici ?
09:34Ça revient bien ?
09:35Ça revient doucement, mais sûrement.
09:38J'ai évidemment l'appréhension de mon épaule à maîtriser pour l'instant.
09:42Je suis encore sur des oeufs, on va dire, sur un peu toutes les phases.
09:47Donc il faut que ça revienne doucement.
09:50J'ai du nouveau matériel que je dois appréhender.
09:53Et mine de rien, un nouveau corps à maîtriser, six kilos, ce n'est pas rien.
09:56Il faut réussir à les transmettre sur la planche.
09:59Vous le sentez dans les virages que ça pèse plus lourd maintenant ?
10:02Évidemment, j'ai déjà appris beaucoup de poids, mais surtout de la force.
10:06Donc je ne mets pas la même puissance sous les pieds.
10:08Il faut que j'apprenne à appréhender tout ça.
10:11Quels seront d'ailleurs vos objectifs pour cette première saison au plus haut niveau ?
10:15Pour l'instant, on va dire, essayer de prendre une qualification.
10:18Donc dans les 32 premiers.
10:20Après, on verra que ça évoluera.
10:23Je ne sais pas si j'obtiendrai ce résultat assez vite ou assez loin dans la saison.
10:29Mais si je l'obtiens assez tôt, on visera évidemment les places en haut du tableau.
10:36C'est ça, parce qu'après, en confrontation, tout peut se passer.
10:40Il y a la bagarre.
10:41En 2030, on aura aussi les Jeux Olympiques dans les Alpes françaises,
10:45avec des épreuves de snowboard cross à Montgenèvre.
10:47C'est juste à côté, vous qui êtes licencié à Cerchevalier.
10:51Est-ce que c'est un rendez-vous que vous avez envie de vivre ?
10:54Évidemment.
10:55Ça reste les Jeux Olympiques, mais en plus, c'est à la maison, on va dire.
10:59C'est d'autant plus motivant.
11:01Je ne m'attendais pas à avoir un événement d'une telle envergure si proche de chez moi.
11:06On m'aurait dit ça quand j'étais tout petit, je n'y aurais pas cru.
11:10Mais maintenant que ce n'est plus un rêve, mais un objectif, c'est complètement fou.
11:15Ça me motive encore plus de savoir que c'est tout proche.
11:18Ça va être quoi, d'ailleurs, le chemin pour être là le jour J ?
11:22Est-ce que vous avez déjà un plan de carrière qui est construit dans votre tête ?
11:25Ou chaque chose en son temps ?
11:27Normalement, il faut un plan. J'en ai un.
11:29Après, il est toujours modulable.
11:33Évidemment, cette saison en Coupe du Monde va être une saison clé.
11:36Si j'arrive à me hisser directement vers les meilleurs, ça se rapprochera plus vite
11:41et j'aurai plus le temps pour m'adapter et vraiment aller chercher la performance maximale.
11:46Et si je mets un peu plus de temps, on mettra les échelons petit à petit.
11:52Vous me disiez rapidement, cette année, il y a des championnats du monde.
11:55Peut-être pas pour vous et cette année.
11:56Non, pas encore. Il y a encore de très très gros riders au-dessus de moi qui sont bien plus
12:00rapides encore.
12:01Merci Benjamin Aniel d'avoir été avec nous sur BFM d'ici.
12:12Je reçois donc Hélène Mimenza, Colette Guérard, Éric Sotoka.
12:16Ils étaient au début du mois au Kyrgyzstan pour participer aux Jeux Nomades Mondiaux
12:21où ils ont porté les couleurs de l'équipe de France.
12:23Alors déjà, bonsoir à tous les trois.
12:24Bonsoir.
12:25Bonsoir Hugo.
12:25Ravi de vous recevoir sur ce plateau.
12:27Et on n'oublie pas non plus Clara Sotoka et Audrey Trubb
12:30qui faisaient aussi partie de l'aventure là-bas en Asie centrale.
12:35Alors avant de commencer, j'aimerais montrer votre entrée dans le stade
12:38lors de la cérémonie d'ouverture à nos téléspectateurs.
12:41Je ne sais pas si Gaël a ça sous la main.
12:44Il va pouvoir nous le montrer.
12:45Je ne sais pas si Gaël a ça sous la main.
13:20Alors, je dois vous avouer, j'ai été très surpris quand j'ai vu ces images.
13:24J'imaginais quelque chose d'un petit peu confidentiel dans une salle ou dans un hangar.
13:29Là, vous défilez littéralement devant des dizaines de milliers de personnes.
13:33Ça doit être fou.
13:34C'est juste incroyable.
13:36En fait, on n'imagine pas quand un jour on est appelé pour demander à participer aux On-Mand-Gaine.
13:40Je me suis dit, bon, allons-y, on va voir.
13:42Mais on n'imagine vraiment pas ce qui est vécu et ce qu'on vit après dans toute cette aventure
13:47-là.
13:47Qu'est-ce que vous ressentez quand on passe dans ce stade, quand on défile devant tous ces spectateurs ?
13:51Quand on rentre dans un stade où il y a 50 000 personnes qui nous acclament,
13:55enfin qui acclament la France finalement, l'équipe de France.
13:59On vit ça qu'une fois dans sa vie, on a l'impression, on va se dire.
14:02Et du coup, c'est une grande charmeur qu'on a, qu'on est très excités.
14:07Ça passe très vite en fait, parce que le temps de traverser, finalement, on resterait bien plus longtemps.
14:12On ne peut pas s'arrêter, il y a toutes les équipes derrière qui continuent.
14:15Et vous avez donc participé à des compétitions d'Auale, de Togus Korgol et de Mangala Turc.
14:20J'espère que je l'ai bien prononcé.
14:22Est-ce que vous pouvez nous expliquer rapidement ce que c'est ?
14:24Alors vous avez chacun devant vous un jeu.
14:26On va commencer de ce côté. Qu'est-ce que vous avez ?
14:28Alors du coup, celui-ci, c'est le Mangala Turc.
14:31Normalement, c'est en plateau, en bois, la plupart du temps.
14:33Là, c'est un Mangala Turc qu'on a ramené pour jouer, pour s'entraîner.
14:37Du coup, il est en plastique.
14:39Et du coup, il fait partie de ces jeux de ce maille, en fait, comme l'Auale et le Togus
14:43Korgol,
14:44dans lequel on va avoir à déplacer des graines.
14:47Donc là, vous pouvez nous montrer à l'intérieur, effectivement.
14:48Alors là, pour le coup, ça ressemble à des Smarties.
14:52Mais normalement, c'est d'autres pions, effectivement, qui sont plutôt des graines végétales,
14:56ou en tout cas, des graines comme le Togus Korgol, des pièces un peu plus rondes.
15:01Et l'idée, ça va être de, selon des règles différentes, en tout cas en fonction des jeux,
15:05de venir déplacer les graines.
15:08Donc là, c'est chez moi, on va dire, et là, c'est chez l'adversaire.
15:11Et il y a tout un système de règles, de déplacement, et pour pouvoir manger, on appelle ça manger les
15:16graines,
15:17et qui nous amène, après, au résultat de pouvoir gagner la partie, de faire égalité ou de la perdre.
15:23Et donc, le joueur qui a mangé le plus de graines remporte la partie.
15:27Voilà, c'est ça.
15:27Et j'imagine, là, c'est un peu les mêmes principes de ce côté-là.
15:30C'est le même principe, c'est juste les règles qui sont différenciées, des fois le nombre de graines, etc.
15:35Et les stratégies changent aussi beaucoup, du coup, pour chaque jeu.
15:37Vous, qu'est-ce que vous avez devant vous, Eric ?
15:39Donc, on l'appelle aussi le Togus Komalak, en fait.
15:42Donc, il y a plus de graines à la base.
15:44Et la dynamique est un peu différente.
15:46Mais, voilà, c'est un jeu qui vient plutôt, donc, d'Asie centrale, alors que la Wallée va venir plutôt
15:52d'Afrique de l'Ouest.
15:53Voilà, ils ont chacun une histoire, alors que, voilà, le Bangalore turc vient de Turquie, par exemple.
15:58Justement, la Wallée, si j'ai bien compris, ça a été rajouté au programme de la compétition pour, justement, créer
16:04un événement plus global,
16:05notamment en captant les pays d'Afrique, c'est bien ça ?
16:08Tout à fait.
16:09Et c'est à cette occasion qu'ils sont venus nous chercher en France, en disant, ben, quels sont les
16:13compétiteurs français ?
16:15Et comme avec ma fille, on avait participé à un championnat européen, c'est à ce titre, et qu'elle
16:19avait gagné, en plus, Clara.
16:21Votre fille, justement, cinquième mondiale en à Wallée, c'est ça ?
16:25Pour la deuxième fois, alors que le niveau a augmenté.
16:28C'est-à-dire que, vraiment, là, on avait... c'était vraiment plus dur.
16:32On sentait, et du coup, elle a suivi, quand même.
16:36Et sur place, ça ressemble à quoi, une journée de compétition ?
16:39Alors, une journée de compétition, c'est vrai que ça dépend du nombre de jeux auxquels on va jouer.
16:44Alors, pour ma part, j'ai joué qu'à la Wallée, donc c'est vrai qu'on a deux parties
16:49à jouer, une, en principe, à la suite de l'autre.
16:52Donc, c'est vrai que ça demande de la concentration.
16:55Ça dure combien de temps, une partie de la Wallée, en général ?
16:58Alors, la partie de la Wallée, en fait, on a une demi-heure, chaque joueur a une demi-heure, donc
17:06ça fait, on peut jouer jusqu'à une heure.
17:08D'accord.
17:09C'est une heure de concentration au total, et pour les autres jeux, on est à peu près sur les
17:13mêmes...
17:13Celui-là, c'est... on a une heure chacun, donc ça veut dire que la partie peut se jouer pendant
17:18deux heures.
17:19Et des fois, ça dure deux heures.
17:21J'ai déjà fait des parties où la personne, elle avait plus de temps, et elle perdait à cause du
17:24temps.
17:25D'accord.
17:25Parce qu'on a quand même un minuteur à chaque fois, comme des échecs.
17:27Comme des échecs.
17:28Voilà.
17:29Et là, on est à peu près sur les...
17:30Oui, pour le Mangalatio, on est sur 20 minutes chacun, donc ça fait des parties, 40 minutes.
17:34Mais c'est un jeu qui va plutôt vite, celui-là, en général, par rapport à la Wallée et au
17:38Togouz.
17:39Régulièrement, on finit plus tôt.
17:41Et donc, vous, Eric, vous avez participé aux trois jeux.
17:44Vous deviez finir les journées complètement rincées.
17:46Les civées, et c'est vrai que stratégiquement, c'était pas la meilleure approche.
17:51Je pense que, voilà, notre évolution, ça sera d'étoffer l'équipe masculine,
17:55de façon à pouvoir, comme ça, partager les différentes disciplines au sein de l'équipe
18:01pour avoir plus de chances encore de gagner.
18:03Parce qu'en fait, voilà.
18:05Donc, je passe un appel.
18:06S'il y a des gens qui sont intéressés pour rejoindre notre association Jeun Nomade France,
18:10ils seront le bienvenus.
18:12Parce que l'association, du coup, c'est vous qui l'avez créée, c'est ça ?
18:16Oui, en fait, l'association, elle a été créée au retour des premiers World Nomade Games
18:19auxquels on a participé, où il y avait Eric, Clara et moi en tant que coach,
18:23à la demande du comité d'organisation, en fait, des World Nomade Games,
18:26qui nous a dit, ben voilà, nous, ce qu'on aimerait, c'est que la France soit présente
18:29et on aimerait que vous puissiez vous structurer.
18:31Et du coup, on a été en lien avec d'autres référents, d'autres continents
18:34pour pouvoir nous aider à nous structurer.
18:37Et la base, en France, en tout cas, c'est de passer par cette association
18:40qu'on a créée sur la Sols.
18:43Voilà, avec Eric.
18:44On a eu la chance aussi de pouvoir structurer après des ateliers en présentiel et en visio
18:49pour pouvoir vraiment évoluer.
18:51Donc, la mairie de la Soche nous a soutenus pour matériellement
18:54et même financièrement pour participer au World Nomade Games.
18:57Donc, on les remercie au passage.
18:59Alors, Colette, Hélène m'a un petit peu expliqué le classement.
19:03Oui.
19:04C'est un peu complexe.
19:05J'ai pas tout compris à ces explications.
19:07Et c'est pas parce qu'elle n'était pas claire,
19:08c'est plus parce que moi, j'ai rien compris.
19:10Mais vous, vous rentrez avec une troisième place.
19:13C'est bien ça.
19:14Et donc, ce chèque de 30 000, quelle est la monique ?
19:18Alors, ça se dit que c'est la monique qui reguise.
19:22Donc, ça représente 300 euros pour la troisième place
19:27puisque l'équipe féminine qui était composée de Clara, Sotoka et de moi-même,
19:34en fait, on a été troisième.
19:36Donc, on a fait un podium.
19:39Et donc, récompensé par ces 30 000 sommes qui font à peu près 300 euros.
19:43C'est ça.
19:44Ça ne rembourse pas le voyage.
19:46C'est presque plus symbolique qu'autre chose.
19:49Tout à fait.
19:49Cette expérience, finalement, c'est aussi une expérience humaine.
19:53Quand j'ai appelé Hélène tout à l'heure pour préparer un petit peu cet entretien,
19:55elle m'a dit qu'il y a aussi beaucoup d'échanges qui se font avec les autres pays,
19:59avec les participants des autres pays.
20:01Moi, je trouve qu'au-delà de la compétition et de l'aventure des World Nomade Games,
20:05ce que j'ai trouvé, c'est une famille de joueurs, en fait.
20:07J'ai vraiment été étonnée parce qu'il y a quand même une quarantaine de pays différents
20:11qui sont présents pendant ces compétitions.
20:15Il y a vraiment des échanges humains qui se passent dans les intercessions, on va dire.
20:20C'est-à-dire qu'il y a le moment du tournoi où on joue.
20:22Mais il y a aussi vraiment une prise en compte de l'humain et de l'envie de connaître l
20:26'autre,
20:26que ce soit pendant le jeu ou que ce soit après.
20:28Et du coup, on a fait des rencontres incroyables et de permettre de découvrir comment on vit en Malaisie,
20:34comment ça se passe en Turquie, avec des endroits incroyables.
20:40Et du coup, l'humanité, elle est aussi dans...
20:43Alors en tout cas, pour les tournois que j'ai faits, parce qu'il y a les équipes hommes, les
20:46équipes femmes,
20:47il y a ces échanges de cadeaux en fait.
20:49Et ça, c'est quelque chose qu'on avait découvert au Kazakhstan en 2024.
20:52Et donc à la fin de la partie, on s'échange des petits cadeaux,
20:55parce qu'on vient tous avec des bagages réduits quand même,
20:57mais qui représentent notre pays.
20:59Et on repart comme ça avec des souvenirs de tous les pays avec lesquels on a joué.
21:03Et c'est quand même quelque chose qui...
21:05Voilà, il y a vraiment cette envie d'être ensemble et de partager cette passion commune en fait.
21:10J'aimerais aussi qu'on dise un petit mot de Clara Sotokia, votre fille.
21:14Elle a intégré cette année le club Élite aux Alpes.
21:17C'est aussi une belle reconnaissance des sports intellectuels parmi les sports.
21:22C'est ça.
21:23Et c'est la première fois que ce club Élite intègre comme ça une discipline intellectuelle.
21:29Et ça s'est fait avant le départ.
21:3215 jours avant le départ.
21:34Et du coup, on est très fiers de cette entrée aussi.
21:38Et puis on va voir comment ça évolue par rapport à tout ça.
21:41Lorsqu'on parle de sport, vous avez eu une vraie préparation de sportifs de haut niveau.
21:47Nutrition, préparation mentale, vous avez tout optimisé pour être prêt à porter les couleurs de l'équipe de France.
21:52Ça s'est passé comment ?
21:54En fait, c'était important.
21:55Et puis du coup, on a pu s'inspirer de la première expérience qu'on avait vécue à 3.
21:58Alors c'est vrai que là, on est parti à 7.
21:59Puisque du coup, il y avait Bénédicte et Romain avec nous aussi qui étaient dans notre équipe.
22:04Qui ne sont pas au Alpin, mais qui sont quand même dans notre équipe aussi.
22:07C'est important de les citer aussi.
22:08Oui, c'est ça.
22:09Et du coup, c'était important.
22:11Alors au niveau de la préparation, moi j'ai été plutôt sur la préparation mentale.
22:14Donc il y a eu une préparation individuelle pour ceux qui le souhaitaient.
22:17C'est-à-dire qu'il n'y avait pas d'obligation.
22:19Plus pour comment on fait pour devenir athlète en fait.
22:22Et qu'est-ce que ça va être d'être athlète d'un tel événement.
22:24Parce que je pense que ce temps qu'on ne l'a pas vécu, on ne sait pas.
22:26Et du coup, c'était important que je les accompagne à vraiment venir habiter cette posture, on va dire.
22:33Et habiter cette représentation.
22:35Là-bas, on représente vraiment la France.
22:37Et voilà, quand on est là à la Sols ou à Gap à s'entraîner, on ne s'en rend
22:41pas vraiment compte.
22:42C'est pas tout à fait la même pression qu'au Kyrgyniste.
22:44Du coup, je les ai accompagnés individuellement à ça.
22:47C'est-à-dire à cheminer petit à petit.
22:48Et puis, ça a été important aussi d'accompagner l'équipe.
22:51Puisque du coup, on allait se retrouver en équipe là-bas.
22:53Donc, à peu près dix mois avant de partir, on a régulièrement fait des séances en visio, du coup, de
22:59coaching d'équipe.
23:00Et j'ai accompagné ce process pour que du coup, l'équipe apprenne à se connaître.
23:04Qu'on partage aussi sur des tips qui allaient nous être utiles pendant le tournoi.
23:10Parce que je savais que pendant la compétition, on n'aurait plus le temps, en fait, de réguler ou de
23:14se dire les choses.
23:15Donc, tout le travail, en fait, de régulation d'équipe, on l'a fait avant de partir.
23:18Et on a bien fait parce qu'après, on n'a plus le temps.
23:20Et on parle de ces Jeux nomades, c'est un peu les Jeux olympiques des Jeux nomades.
23:25Il y a 40 disciplines, une quarantaine de disciplines.
23:28Quand on est là-bas, est-ce qu'on n'a pas envie d'aller tout regarder ?
23:31Et c'est dur de ne pas se disperser.
23:34Moi, j'aurais bien aimé, mais comme j'étais pris toute ma journée, du matin jusqu'au soir, sur toutes
23:39les disciplines, je n'avais pas la possibilité.
23:41On a eu une journée off quand même dans la semaine qui nous a permis d'aller visiter l'ethno
23:45-village.
23:46Et ça, c'était aussi un moment assez magique.
23:50Toutes ces yourtes, ces démonstrations qu'il y avait.
23:54Il y avait aussi des épreuves qui étaient en cours.
23:56Donc, on a pu voir un petit peu des épreuves aussi.
23:58Tire à la corde, enfin, tire à l'arc à cheval, etc.
24:02Et ça, c'était un bon moment.
24:03C'était un très bon moment.
24:04On a pu faire en équipe en plus.
24:06Et participer à des moments festifs parce qu'il y avait beaucoup de musique et de danse.
24:10Les Kyrgyz adorent danser.
24:12Et du coup, ça nous a fait du bien aussi.
24:14De couper un petit peu.
24:16La suite, est-ce que vous allez y retourner l'an prochain ?
24:19Je crois que c'est un petit peu compliqué.
24:22C'est tous les deux ans.
24:23Et c'est vrai qu'ils nous ont appris que ça allait être dans une république autonome de Russie, au
24:29Tatarstan.
24:30Ok, on connaît les relations diplomatiques un peu.
24:33Donc, voilà, ça soulève interrogation.
24:36Aujourd'hui, c'est un petit peu tôt pour dire ce qu'il en est.
24:40Donc, bon, nous, ce qui nous intéresse, c'est de jouer, quoi qu'il en soit.
24:43Déjà faire progresser votre association.
24:45Et aussi, voilà, de faire progresser, d'étoffer l'équipe, de s'entraîner encore.
24:49Puisqu'on a déjà des podiums, mais on peut aller encore plus haut.
24:54Donc, voilà, trouver d'autres talents aussi pour nous rejoindre.
24:57Merci.
24:58Merci à vous trois d'avoir été avec nous sur BFM d'ici pour parler de ces Jeux Nomades Mondiaux.
25:04– Sous-titrage Société Radio-Canada –
25:06– Sous-titrage Société Radio-Canada –
25:08– Sous-titrage Société Radio-Canada –
25:16– Sous-titrage Société Radio-Canada –
25:17Merci.