00:0113h, 14h
00:03Europe 1 Info
00:04Et la suite d'Europe 1 Info c'est à 13h41
00:06Bienvenue sur Europe 1. Vous écoutez Clélie Mathias
00:08CC de chroniqueur, le chroniqueur politique
00:09et communiquant Jean-Michel Salvatore et le journaliste
00:12Yvan Rioufol. Je voudrais vous faire écouter
00:13cette proposition, elle vient de Bali Bagayoko
00:15qui se dit favorable d'interdire la parole
00:17au RN lors de la campagne présidentielle
00:19il était sur LCI hier.
00:21Ce que l'on va faire déjà 1, on va combattre le Rassemblement National
00:23dans l'Élysée. Acte 2, tous celles et ceux
00:25qui participent à propager la haine
00:27seront bien sûr lourdement sanctionnés, y compris
00:29dans les médias. Mais vous, vous seriez favorable à ce que
00:31on interdise de parole le Rassemblement National
00:33pendant cette campagne présidentielle ? Ah oui
00:35Mais c'est... Ah oui, c'est pas...
00:37À partir du moment où ils tiennent des propos racistes, je suis
00:39en désaccord. Même si c'est le parti qui a fait
00:41X% au président des élections. Mais pourquoi ?
00:43Le sujet c'est justement parce que
00:45certains ont participé à la normalisation du racisme
00:48et du coup du Rassemblement National
00:49qui fait qu'aujourd'hui ils sont hauts et que du coup
00:51tout le monde m'a tant dit mais comme ils sont normalisés
00:53alors nous devons les considérer comme une formation
00:55pour trahison. Voilà. Donc c'est celles et ceux
00:57qui ont pu faire la mue de l'extrême droite en tant qu'elle
00:59qui pose la responsabilité.
01:01Yvan Rioufol, je voulais avoir votre analyse
01:03et votre réaction. On est là
01:05typiquement dans le discours totalitaire
01:07c'est-à-dire que l'on voit
01:09qu'il n'y a tellement pas d'argument dans la bouche
01:11de monsieur Bagayoko
01:12qu'il ne voit que le racisme
01:15comme étant l'élément déclencheur
01:17de toute une politique de censure
01:19qu'il voudrait appliquer à tous ceux qui le contredisent.
01:21Ceux qui contredisent Bagayoko sont des racistes
01:23par définition parce que lui est noir et donc
01:25ne serait-ce que d'apporter la contradiction
01:27à couleur de peau
01:28vous met dans une position de racisme.
01:32Mais donc c'est totalement aberrant.
01:33C'est vraiment une dérive très grave
01:35qui est apparue notamment à travers l'attentat de Trappes
01:38où l'on a vu en effet
01:39que tous ceux qui avaient décrit
01:41les événements du 17 octobre dernier
01:43c'est-à-dire avec une partie de ces cités
01:46qui étaient venues dans les centres-villes
01:49pour dévaliser des commerces,
01:50tous ceux qui avaient eu l'audace de décrire
01:52cette jeunesse-là ont été également catalogués
01:54comme étant racistes, islamophobes, etc.
01:56Et outre M. Bagayoko,
01:58vous avez vu d'autres élus de LFI
02:00qui ont demandé des interdictions de chaîne,
02:02qui ont fait des listes,
02:04et j'en fais partie,
02:05qui ont fait des listes de ceux
02:06qui depuis quelques années
02:08alertent sur la conflictualité
02:10des sociétés multiculturelles
02:12et maintenant on vous ordonne,
02:14on vous intime de vous taire
02:15afin de ne pas stigmatiser,
02:17pour reprendre un mot à la mode,
02:19les minorités qui par définition
02:21seraient des minorités
02:22qui seraient à surprotéger.
02:23Donc on est vraiment dans une sorte
02:25de nouveau fascisme,
02:26encore une fois,
02:27ces antifascistes sont les nouveaux fascistes,
02:30ils sont très dangereux
02:31et ils méprisent profondément la démocratie,
02:33au point même d'avoir manifesté
02:35à Orléans samedi et dimanche
02:36pour protester contre un parti politique,
02:39le Rassemblement National,
02:40qui ne faisait que tenir
02:42son assemblée annuelle,
02:43je crois,
02:44une assemblée annuelle.
02:45Donc c'est tout à fait aberrant.
02:46Et ce qui m'inquiète encore davantage,
02:48c'est qu'il n'y ait pas plus
02:48d'indignation
02:49de tous ceux qui sont démocrates
02:51par définition,
02:52s'ils adhèrent à cette démocratie,
02:54et qu'ils ne voient pas
02:55quels sont les dangers totalitaires,
02:57encore une fois,
02:57qui sont portés
02:58par ce nouveau fascisme.
03:00Jean-Michel Sabaté.
03:01Tout à fait d'accord avec Yvan.
03:03Je trouve que
03:03c'est intéressant cette déclaration
03:05parce que d'une certaine façon
03:06les masques tombent.
03:08Et ça permet d'avoir vraiment
03:10une idée assez précise
03:11de la société
03:12dont rêve
03:13la France insoumise.
03:15La France insoumise rêve
03:16d'une société
03:17sans pluralisme
03:18où finalement
03:19on poursuit
03:20les opposants politiques,
03:21puisqu'il s'agit bien de cela.
03:23La France insoumise
03:24rêve aussi
03:25d'une société
03:25qui pratique
03:26la violence politique.
03:27On l'a vu avec
03:28l'assassinat
03:28de Quentin de Ranque.
03:30La France insoumise
03:31rêve aussi
03:32d'une société
03:32où on embastille
03:34le gouverneur
03:35de la Banque de France.
03:36Je ne sais pas si vous avez vu
03:37les déclarations
03:38de Mélenchon
03:38qui voulait
03:40faire arrêter
03:41le gouverneur
03:42de la Banque de France,
03:43qui voulait imposer
03:43aux préfets
03:44de faire le salut
03:46réglementaire
03:46devant les députés
03:49LFI
03:49parce qu'ils considéraient
03:50que les préfets
03:50étaient trop à droite.
03:53Une société
03:53qui considère aussi
03:54que la police tue.
03:56Ça permet vraiment
03:57d'avoir une assez bonne idée
03:58de la société rêvée
03:59de M. Mélenchon
04:00et on voit bien
04:01comme le dit Yvan
04:02que c'est une société
04:04totalitaire
04:04et je pense que
04:05ce genre de déclaration
04:06devrait permettre
04:09à certains
04:10d'ouvrir un peu les yeux
04:11sur le mouvement
04:12qu'ils soutiennent
04:13parfois un peu aveuglément.
04:15J'en reviens
04:15à l'attaque de Trapp
04:16en qualifiant cet attentat
04:18de premier acte terroriste
04:19en raison de la couleur
04:20de la peau
04:20ou de la religion en France.
04:21Le président de la République
04:22a provoqué
04:23un tollé
04:24de toute la classe politique.
04:26On réécoute
04:26le président de la République.
04:28Ce qui s'est passé aujourd'hui,
04:29je le dis,
04:29c'est un tournant
04:30parce que c'est la première fois
04:32qu'il y a un acte terroriste
04:33planifié
04:34pour tuer
04:36nos compatriotes,
04:37nos enfants
04:39à raison de leur couleur
04:40de peau
04:41ou de la religion
04:42qu'on leur donne.
04:44Alors,
04:44de droite comme de gauche,
04:45en passant par les associations,
04:47le président de la République
04:47a été accusé
04:49d'avoir oublié,
04:50d'avoir nié
04:50la réalité
04:52par ces propos
04:53qui sont graves
04:54quand même,
04:54là aussi.
04:55C'est grave.
04:56La question
04:57qui a été posée hier
04:58par Robert Ménard,
04:59je trouve qu'elle est intéressante.
05:01Est-ce que ce sont des propos
05:02qui ont été tenus sciemment ?
05:04Est-ce qu'il a commis
05:05cette erreur sciemment
05:06pour donner un gage
05:08au quartier
05:09parce qu'il considère
05:10que le danger vient de là
05:12et que d'une certaine façon
05:13il en a peur ?
05:14Ou est-ce que c'est une erreur
05:15juste
05:16qui est imputable
05:17peut-être
05:19un peu de surmenage
05:20et un traumatisme
05:21après ce qui s'est passé
05:22le 17 octobre ?
05:23Robert Ménard,
05:24lui, pense que
05:26le président de la République
05:28a commis sciemment
05:29cette erreur
05:30ce que je trouve
05:31évidemment gravissime
05:32parce que c'est une façon
05:34de choisir ses victimes
05:35et de considérer
05:37que finalement
05:37les victimes
05:39d'attentats
05:40anti-chrétiens
05:40anti-juifs
05:42ou anti-blancs
05:43passent après
05:43et ça franchement
05:45je comprends
05:46l'émoi
05:47de toutes les forces politiques
05:49c'est absolument scandaleux.
05:51Pour ce que j'ai compris
05:53effectivement
05:53de ce propos
05:54totalement scandaleux
05:55en effet
05:55c'est qu'il faisait
05:56il venait en résonance
05:57avec ce qu'avait dit
05:58Ali Rabet
05:59le maire de Trappes
06:00peu auparavant
06:00parce que
06:02pardon
06:03Macron est venu
06:04rencontrer Ali Rabet
06:05à Trappes
06:06le soir même
06:06et Ali Rabet
06:09a demandé
06:09au président
06:10de la République
06:10ce que j'ai compris
06:11des déclarations
06:12d'Ali Rabet lui-même
06:13que le président
06:14d'abord reprenne
06:14l'accusation
06:15en islamophobie
06:16ce que le président
06:16n'a pas fait
06:17et que le président
06:18reprenne également
06:19l'analyse de Rabet
06:20de dire qu'il y avait
06:21une rupture
06:21cette fois-ci
06:22une rupture
06:23parce qu'en effet
06:24ce serait la première fois
06:24qu'un tueur
06:25ait pris
06:26et ciblé
06:26des victimes
06:27en fonction
06:28de leur race
06:29et ou de leur religion
06:31et c'est ce terme-là
06:32qu'a repris
06:33sans réfléchir
06:34vraiment
06:35avec une légèreté extrême
06:36le président
06:37de la République
06:38pour coller
06:39à un discours
06:41communautariste
06:42pour ne pas dire
06:42à un discours islamique
06:43je n'ai pas les éléments
06:44pour le dire
06:45et donc ça remet
06:46ça remet en perspective
06:48malgré tout
06:48la perméabilité
06:49du président
06:50de la République
06:51avec les pressions
06:52communautaires
06:52parce que c'était
06:53sous ces pressions
06:54communautaires
06:54qu'il n'avait pas voulu
06:55participer non plus
06:55à la grande manifestation
06:57de 2023
06:57contre l'antisémitisme
06:59après le pogrom de Gaza
07:00et c'est effectivement
07:02à nouveau
07:02on voit que le président
07:03de la République
07:04se plie à un discours
07:05que voudrait imprimer
07:07ce que j'appelle
07:08moi l'islamosphère
07:09et qui voudrait
07:10taire qu'il y a d'abord
07:11eu effectivement
07:12des crimes racistes
07:13contre les blancs
07:13et Paul, Mathieu, Thomas
07:15pardon
07:16et puis des crimes
07:18innombrables
07:19commis
07:19contre des juifs
07:20ou des chrétiens
07:21parce que juifs
07:21ou chrétiens
07:22et donc il y a
07:23je ne comprends pas
07:25cette faute immense
07:26qui a été faite
07:26par le président
07:27de la République
07:28de nier toute une partie
07:29d'une douleur française
07:31à laquelle d'ailleurs
07:32il a souvent participé
07:33parce qu'il a été lui-même
07:34sur des terrains
07:35après des attentats
07:36notamment des attentats
07:37islamistes
07:37contre les juifs
07:38et donc c'est incompréhensible
07:39sinon d'en conclure
07:41qu'il perd pied
07:41Oui alors après
07:42pour juste la précision
07:44après la manifestation
07:45c'était en octobre 2023
07:47juste après l'attaque
07:47du Hamas
07:49en Israël
07:50et je rappelle aussi
07:51que l'Elysée a réagi
07:52tout de suite après
07:53parce qu'il a vu la polémique
07:54vendredi 20
07:55quelques heures après
07:56quelques heures après
07:57mais ils ont réagi
07:58en expliquant que
07:59je cite
07:59le chef de l'État
08:00parlait bien évidemment
08:02du premier attentat raciste
08:03sur le fondement
08:04de la couleur de peau
08:05commis dans le pays
08:07ainsi qu'il a précisé
08:08au début de ce rond-intervention
08:09il y a eu Crépol
08:11il a été tué
08:12parce que blanc
08:13donc non non
08:13il est complètement
08:14à côté de la plaque
08:15je ne sais pas
08:15ce qui se passe
08:15dans sa tête
08:16Jérôme Gued
08:17jeudi
08:17cette déclaration
08:17du président de la république
08:18est factuellement fausse
08:19donc politiquement problématique
08:20bah oui
08:21il ne faut pas oublier
08:22qu'il est président de la république
08:23alors plus pour longtemps
08:25bon on a encore six mois
08:26à tenir
08:26mais il est président de la république
08:27et un président de la république
08:29ne devrait pas dire ça
08:31pour reprendre une autre référence
08:33on reste ensemble
08:34Jean-Michel Sabator
08:35Yvan Riaufol
08:36on parlera de la Marseillaise
08:38il est 2h moins 10
08:39à tout de suite avec Lélie Mathias
08:40sur Europe 1
08:4213h, 14h
08:43Europe 1 Info