00:00Juste pour revenir sur la crise lycéenne, j'ai écouté votre débat ici même avec les lycéens.
00:06Est-ce que rétrospectivement, l'erreur, c'est quand même que le Premier ministre et son ministre de l'Éducation,
00:12ils ont minoré totalement la colère au départ et maintenant ils sont embarqués dans un truc
00:19où là, ça part dans tous les sens et ça va devenir très très compliqué.
00:23C'est-à-dire que finalement au début, c'est une colère qui est assez contenue dans deux, trois régions.
00:30Comment vous voulez qu'on ait une réponse ?
00:32Je vous pose la question, je n'ai même pas de réponse.
00:35Je peux ajouter une question, est-ce que vraiment, et là ce n'est pas complotiste,
00:39est-ce que ça a été minoré et ils ne l'ont pas vu venir ?
00:41Ou est-ce qu'à un moment ils se sont dit que ça va s'essouffler, on laisse au contraire
00:44?
00:45Certains disent, la gauche disent pourrissement, moi je dis essoufflement, je vous pose la question.
00:49C'est une erreur totale de diagnostic.
00:51C'est deux choses.
00:52Oui, attendez, moi le nombre de gens que j'ai entendus, et pour vous dire l'autocontrition,
01:00moi aussi je me suis dit qu'avec les vacances, tout ça, ça va calmer le monde.
01:03À quoi ? Ce n'est pas vrai ?
01:05En 1990, on a la même situation, au retour des vacances, Mitterrand reçoit les lycéens et il lâche 2 milliards.
01:14Chaque fois, je dis ça, pour ne pas avoir l'air d'être un donneur de leçons, qui serait le
01:19mieux,
01:19qui serait plus intelligent que tout le monde, ou plus courageux que tout le monde, ça n'est pas.
01:24Aujourd'hui, d'un claquement de doigts, vous l'avez fait tout à l'heure, on ne va pas régler
01:29le problème de l'école.
01:31On a eu combien ?
01:32Mais sur la méthode ?
01:34La question, c'est celle de la méthode.
01:36On a eu, en 10 ans, 8 ministres de l'éducation nationale.
01:39C'est ce qu'il disait tout à l'heure.
01:40Moi, je répète le chiffre que j'entends ici, et je vous crois.
01:42Je crois BFM, 8 ministres de l'éducation nationale.
01:45Comment tu fais ?
01:46Dont 6 depuis 2022.
01:47Comment tu fais une police ?
01:51La question de l'aboutissement des réponses, des choses à annoncer,
01:56d'ailleurs le Premier ministre a annoncé la semaine dernière au Sénat,
02:00les réponses, c'était entre vendredi et lundi, donc normalement c'est imminent.
02:04Au-delà de la question, effectivement, de l'aboutissement du mouvement et répondre aux revendications,
02:09est-ce qu'il n'y a pas un souci sur la méthode, en effet ?
02:11C'est-à-dire se dire miser sur un essoufflement, et ce n'est pas complotiste, il y a 14
02:16000 exemples.
02:17Précédents dans la vie politique, française de tous bords confondus d'ailleurs.
02:21Mais se dire, ça va passer, ça va passer, et voir qu'il y a des blocages, etc.
02:24Jusqu'à, et je dis aussi ce qui a été soulevé par un certain nombre de partis politiques,
02:29jusqu'au moment où, drame de cette évolution-là, c'est au moment où ça commence à casser,
02:36que là, paf, le gouvernement arrive en disant, attention, on va se calmer, on reçoit, on reçoit.
02:40Et des blessés de tous côtés.
02:41Et des blessés, et des blessés gratte chez les lycéens, chez les forces de l'ordre aussi.
02:45– Madame, on ne va pas revenir sur l'épisode clownesque des 3 000 enseignants
02:52qu'on trouve, alors là, d'un claquement de doigts, vous avez remarqué.
02:55– Oui. – Putain, il y en a 3 000 qui sont…
02:57– On va voir, à la rentrée scolaire, peut-être que…
02:59– Oui, on va voir si ils sont là.
03:01– Peut-être qu'il faut donner sa chance au produit.
03:03– Non, mais ce qui est en train de mettre une méthode, vous voyez ce que je veux dire ?
03:05– Attends, je suis d'accord, c'est pas ce que je veux dire, bon, on va voir s'ils
03:08sont là.
03:08Mais c'est quand même la méthode pour reprendre votre consoeur, ce qu'elle dit.
03:13D'un coup, tu en trouves 3 000, à ceux-là, on ne savait pas où ils étaient.
03:17Et ils étaient devant, en tout cas, pas devant des gosses, pas devant des arrêts, puisqu'ils étaient ailleurs.
03:22– Oui, mais c'est…