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  • il y a 18 minutes
Retrouvez le replay du Grand Oral 2027 sur BFMTV.

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00:01Générique
00:06...
00:10Bonsoir à tous, vous regardez bien le Grand Oral, BFM TV, Le Figaro,
00:15une heure en direct et en public, chaque dimanche à 18h.
00:18Bonsoir Sébastien Chenu.
00:20Bonsoir Madame.
00:20Merci d'avoir accepté notre invitation.
00:22Je le disais, vous êtes donc le nouveau président du groupe RN à l'Assemblée nationale,
00:27à la place de Marine Le Pen, qui se met en retraite de ses fonctions,
00:30en raison de sa propre campagne à la présidentielle.
00:33On va y revenir à mes côtés ce soir pour vous interroger.
00:35On accueille Loris Boichot.
00:36Bonsoir.
00:37Bonsoir Loris.
00:38Vous êtes donc au service politique du Figaro, à mes côtés pour interviewer Sébastien Chenu.
00:43Sébastien Chenu, on va revenir sur ce congrès du Rassemblement national,
00:47des annonces aussi de la candidate de cet appel à un gouvernement d'union nationale.
00:52Si elle était élue, on a envie d'en savoir un peu plus,
00:54ce qui se cache derrière ces mots.
00:56Mais d'abord, sur ce congrès à haute tension,
00:58parce que des appels à contre-manifester contre votre parti étaient appelés.
01:03Et aussi une image qui marque aussi ce soir ce discours de Jordan Bardella,
01:08perturbé, interrompu durant quelques minutes.
01:10On le voit sur ces images.
01:12Que s'est-il précisément passé ?
01:14Qui étaient ces individus ?
01:16Jordan Bardella a tout de suite pointé du doigt des militants d'ultra-gauche,
01:20mais il semble que ça soit un peu plus complexe que cela.
01:22Ce sont des militants hostiles au Rassemblement national.
01:25D'abord, qui disait émaner de l'UEJF, l'Union des étudiants juifs de France,
01:31mais qui sont évidemment des étudiants ou des militants très politisés à gauche,
01:35et qui avaient pour volonté de perturber un grand rendez-vous démocratique,
01:41comme il y en a dans tous les partis politiques,
01:42c'est-à-dire le discours d'un dirigeant politique.
01:44Évidemment, quand vous venez armer de mauvaises intentions comme celle-ci,
01:48dans un meeting où il y a une foule qui soutient évidemment ces dirigeants politiques,
01:54vous venez à dessein perturber, nuire au processus démocratique,
02:01à l'expression démocratique du président de notre parti.
02:04Et je trouve que ça en dit long, si vous voulez, sur un état d'esprit d'une certaine gauche
02:09qui n'arrive pas, alors qu'il nous bassine toute la journée avec la tolérance, etc.,
02:14et qu'il n'arrive pas à tolérer que d'autres pensent différemment, parlent différemment,
02:18proposent des choses différentes.
02:19Mais vous ne faites ce soir aucune distinction, Sébastien Chenu,
02:22entre l'Union des étudiants juifs de France, en effet, qui revendique cette action,
02:26qu'il le publie sur ses réseaux sociaux, pendant ce discours,
02:29des militants de l'UEJF sont venus rappeler, écrivent-ils,
02:32l'antisémitisme et le racisme de ce parti en brandissant une banderole,
02:36voilà leur mot, agressés.
02:37Ils ont été sortis très violemment par la direction de la sécurité et des militants du RN.
02:43Ils annoncent d'ailleurs porter ce soir plainte pour violence en réunion.
02:46Pour vous, vous ne faites pas de distinction entre les deux.
02:49Madame, si ce soir, au moment où nous parlons,
02:51des militants d'extrême-gauche viennent perturber votre émission,
02:53ils seront sortis par vos services de sécurité.
02:56Parce que vous souhaitez, effectivement, assurer pour vos téléspectateurs,
03:00pour votre chaîne, pour l'image de votre chaîne,
03:01le bon déroulement et assurer aussi la capacité à pouvoir exercer votre profession
03:06en toute liberté.
03:07Mais sur la désignation de ceux qui ont interrompu ce meeting.
03:10Madame, ils sont évidemment d'une gauche ultra,
03:13puisqu'ils utilisent des moyens de violence.
03:15Ils viennent perturber l'expression démocratique.
03:18Donc ils utilisent des moyens excessifs.
03:18Vous savez aussi bien que moi, c'est d'être ingenue,
03:21que les moyens de violence ne sont pas uniquement alloués à l'ultra-gauche.
03:24Elle est connue aussi dans les mouvements d'ultra-droite.
03:27Madame, à quel moment,
03:28et c'est moi qui vais peut-être vous poser cette question,
03:31mais à quel moment avez-vous vu un seul militant du Rassemblement national
03:34venir empêcher un leader politique de gauche ou d'un autre parti politique,
03:40quel qu'il soit, s'exprimer, venir perturber son meeting,
03:43venir le caillasser, venir lui dire de se taire.
03:47À quel moment voyez-vous des militants ?
03:48Et ça n'existe pas.
03:49Parce que tout simplement, nous, nous considérons que chacun,
03:52en démocratie, a le droit de parler, de s'exprimer.
03:55Et puis, les idées, elles se confrontent.
03:58Il y a dans une démocratie des endroits, des moments.
04:01Des moments pour confronter ces idées, c'est les campagnes électorales.
04:04Des endroits, ce sont les hémicycles.
04:06C'est pour ça, d'ailleurs, que les hémicycles existent.
04:08C'est pour la confrontation des idées.
04:10Donc, des gens qui viennent avec des moyens violents,
04:14perturber et revendiquer, évidemment, ces perturbations,
04:17eh bien, vous le comprenez, ne sont pas vus, évidemment, comme des amis.
04:20Mais eux-mêmes, d'ailleurs, disent qu'ils mènent une lutte
04:22contre le Rassemblement national, qui, je le rappelle,
04:24est un parti républicain, démocratique.
04:27Je rappelle que chez nous, on vote, par exemple.
04:29Je rappelle que, par exemple, chez nous, on vote.
04:31Voyez-vous, à la LFI, il n'y a jamais un vote là-dedans.
04:33Il n'y a jamais un vote pour désigner qui que ce soit.
04:34À plus d'ont de 98% pour réélire Jordan Barbella.
04:37Mais on y reviendra.
04:38Madame, il y avait un candidat.
04:40Il y en avait deux.
04:41Donc, vous voyez, mais on a des élections internes chez nous.
04:44Vous n'avez pas été élus à la tête du groupe Rassemblement national, mais nommés.
04:47Tout ces partis désignés, en tous les cas.
04:48Mais tous ces partis...
04:49Là encore, j'étais le seul que proposait Marine Le Pen pour lui succéder.
04:52Mais tous ces partis qui, aujourd'hui, nous parlent de tolérance, de démocratie, etc.,
04:57ils n'appliquent jamais ça pour eux.
05:00Loris, évidemment, on revient aussi sur les mots et ce qui vous est pointé.
05:04L'antisémitisme et le racisme de ce parti.
05:06On se souvient des condamnations de Jean-Marie Le Pen pour antisémitisme et négationnisme.
05:10Est-ce que cette action de l'Union des étudiants juifs de France
05:14ne vient pas rappeler une forme de défiance qui subsiste,
05:17malgré les signaux que vous envoyez à une partie de la communauté juive de France ?
05:21J'ai surtout beaucoup entendu de structures et d'associations juives.
05:27J'ai entendu l'État d'Israël, à travers la bouche d'un de ses ministres,
05:30dire qu'ils avaient non seulement tout à fait confiance en nous,
05:32mais que nous étions probablement les meilleurs boucliers contre l'antisémitisme.
05:36Et puis des grandes voix.
05:37Évidemment, la famille Klarsfeld, qu'on ne peut pas soupçonner de sympathie
05:41de par son histoire pour le Rassemblement national,
05:43a exprimé plusieurs fois son soutien.
05:46Parce que je pense qu'évidemment, nous devons être jugés sur ce que nous disons,
05:49sur ce que nous faisons.
05:50Et ce que nous disons et ce que nous faisons,
05:52c'est évidemment une condamnation absolue de tout acte et parole antisémite dans notre pays
05:58qui sont portés par la France antisémite, la France insoumise,
06:02ce parti passionnément antisémite, comme l'avait dit, je crois, Raphaël Antoven.
06:05Oui, mais ça, on y reviendra.
06:07Mais sur ce qui est pointé du doigt aussi, il y a le passé de votre parti,
06:12le Front national, Marine Le Pen a rompu avec son père.
06:15Mais il y a aussi ces écrits supposés antisémites que sort Mediapart,
06:21que vous contestez.
06:22Jordan Bardella a porté plainte pour diffamation.
06:24Mais encore une fois, est-ce que vous n'avez pas peur ?
06:27Est-ce que vous ne craignez pas que ça vous colle à la peau
06:29et que ça colle à la peau de votre parti durant toute cette campagne présidentielle ?
06:32Nous contestons évidemment ce que Mediapart fait.
06:34Ça j'entends, mais...
06:36Si je peux vous répondre.
06:37Répondez-moi.
06:38Nous contestons ce que Mediapart fait parce que Mediapart, d'abord,
06:41n'a pas de leçon à donner sur l'antisémitisme.
06:43Je vous rappelle que son fondateur a lui-même soutenu des mouvements,
06:46des personnalités, des actes qui étaient profondément antisémites.
06:49Je vous rappelle que Mediapart est un média qui n'est pas un média neutre.
06:53C'est un média qui mène un combat politique contre nous.
06:55Et puis Jordan Bardella a évidemment démenti avec beaucoup de fermeté
07:00et beaucoup de sincérité ce que Mediapart sortait.
07:02Mais j'entendais, il y a encore quelques semaines,
07:04« Ah, mais vous devriez vous méfier parce que Mediapart, vous savez,
07:07ils vont sortir des preuves chaque semaine.
07:09Ils vont faire un feuilleton. »
07:11Bon, le feuilleton a été court.
07:13C'était plutôt effectivement un format court, on va dire,
07:15parce qu'ils se sont éteints,
07:17parce qu'ils sont en train de se prendre un retour de boomerang.
07:20La réalité, c'est que leur dossier, il est maigre, il est pourri.
07:25Maigre et pourri, ce qui fait donc que Jordan Bardella a été réélu ?
07:29Il est structuré par des témoignages probablement inavouables de gens qui veulent nuire à Jordan Bardella,
07:34puisque Mediapart ne veut pas dire qui a sourcé tout ça,
07:38parce qu'en réalité, ils savent que les gens qui ont sourcé tout ça les ont probablement manipulés,
07:43et Mediapart s'est fait un peu avoir.
07:45Alors, Sébastien Chenu, revenons à ces 48 heures de congrès à Orléans,
07:51avec une sécurité qui a été renforcée,
07:533 000 forces de l'ordre présentes,
07:55ainsi que des manifestants, 13 000 à 26 000 opposants, c'était hier.
07:59Est-ce que vous dites « bravo et merci au gouvernement »
08:01d'avoir permis de sécuriser ce congrès du Rassemblement national ?
08:05Je trouve que c'est normal, c'est l'inverse qui n'est pas normal.
08:08On ne va pas dire « merci » parce qu'on peut s'exprimer,
08:11parce que le premier parti de France peut s'exprimer dans une relative sérénité.
08:15C'est le monde à l'envers, c'est drôle cette tournure d'esprit.
08:18La réalité, la normalité, ce serait que tous les partis,
08:21le Rassemblement national en premier lieu, puisque c'est le premier parti,
08:24puissent s'exprimer dans cette sérénité.
08:26Maintenant, ça démontre une chose.
08:28Quand vous avez une stratégie, une volonté politique, des moyens,
08:33et que vous avez appréhendé les choses, que vous les avez anticipées,
08:37en réalité, vous pouvez tenir le contrôle.
08:39Jamais, à aucun moment, vous n'avez anticipé,
08:42ou vous n'avez envisagé de décaler ce congrès ?
08:45De le déplacer ?
08:46Non, mais la question a été posée à Marine Le Pen cette semaine.
08:49Elle a répondu, finalement, dans les mêmes termes que vous.
08:52Mais j'y reviens au prix, quand même, de quelques mesures de sécurité
08:56qui nous ont, nous, un peu surpris.
08:58Madame, on ne va pas demander à M. Mélenchon
09:00l'autorisation de tenir un congrès du Rassemblement national
09:04à la veille des élections présidentielles.
09:06Enfin, dans quel monde vivons-nous ?
09:08C'est M. Mélenchon qui va délivrer la possibilité
09:10au parti politique de s'exprimer.
09:12Et puis, s'il n'a pas envie, on devra plier les gaules.
09:15Madame, moi, j'entends qu'on puisse défiler
09:18contre le Rassemblement national, dans un calme relatif,
09:21qu'on puisse contester ce que nous faisons.
09:23C'est normal.
09:23Ce qui a été le cas hier.
09:24Ça fait partie des choses.
09:25Et ça s'est correctement passé.
09:27Les slogans sont toujours moyens, je veux dire.
09:31Mais je peux comprendre ça, intellectuellement.
09:33Ce que je ne peux pas comprendre, c'est qu'évidemment,
09:34une extrême gauche, qui, intellectuellement,
09:38a une certaine haine du Rassemblement national,
09:41eh bien, mette de l'huile sur le feu et nourrisse
09:44une espèce de gauche violente qui, elle, a la haine de l'État
09:48et sur laquelle s'adosse une espèce de racaille
09:56venue des banlieues pour la plupart du temps
09:58et qui, eux, en profite pour vandaliser les centres-villes.
10:01Ça, par contre, c'est inacceptable, voyez-vous.
10:03Restons dans le combat politique.
10:04Mais il n'a rien été de cela, ce qui gagne.
10:05Mais il n'a rien été parce que la sécurité a été assurée,
10:07ce qui est normal dans une démocratie.
10:09C'est l'inverse qui n'est pas normal, madame.
10:11Je disais, Sébastien Chenu, au prix aussi de mesures
10:14qui nous ont un peu surpris.
10:15Vous avez raison.
10:15J'aimerais vous interroger sur des informations
10:18remontées par certains de nos confrères
10:21de femmes palpées pour savoir si elles avaient
10:24des soutiens-gorges, pour savoir si elles n'étaient pas fémènes.
10:27Est-ce que, d'abord, vous confirmez cette information ?
10:29Non, je ne confirme pas du tout ça.
10:31Les gens sont palpés tous de la même façon.
10:34Évidemment, les palpations, ce n'est jamais très agréable.
10:38Mais je ne suis pas un professionnel de la palpation,
10:40vous l'imaginez.
10:41Mais enfin, on fait confiance aux gens
10:42qui sont des professionnels pour le faire.
10:43Donc ça, vous dites qu'il n'en a rien été, mais au prix aussi pour vous,
10:45vos cadres, de mesures de sécurité drastiques,
10:49c'est-à-dire des noms d'emprunts.
10:50Est-ce que vous dites, en fait, ce soir,
10:52cette campagne, ces six mois à venir, ça va être ça ?
10:55Je vous dis deux choses.
10:56D'abord, j'aimerais que d'autres leaders politiques,
11:01qui ne soient pas du Rassemblement national,
11:02se scandalisent de l'État dans lequel cette campagne présidentielle commence.
11:06C'est assez scandaleux que dans une grande démocratie comme la France,
11:11qui est regardée à travers le monde,
11:12je ne suis pas persuadé qu'on ait donné une très belle image
11:14ces derniers jours de notre pays,
11:18eh bien, on en soit à déployer autant de sécurité
11:21pour permettre à des mouvements politiques,
11:23qui sont quand même soutenus par beaucoup de Français,
11:26de s'exprimer.
11:26Et ça, c'est la première chose.
11:28On devrait entendre beaucoup de gens s'en scandaliser.
11:30La deuxième chose, c'est qu'au-delà même du Rassemblement national,
11:35ça dit beaucoup de choses de l'État de notre société,
11:38de la violence qui est inscrite.
11:39Mais tout ça ne dégringole pas du ciel.
11:42Cette violence qui s'inscrit dans notre société,
11:44eh bien, elle résulte de conséquences de choix politiques
11:47qui minent notre pays depuis des années.
11:50Il faudrait être aveugle pour ne pas le voir.
11:52Mais ça, on va y revenir aussi.
11:54Et les accusations de Marine Le Pen,
11:56notamment à l'endroit du président de la République.
11:58Le risque.
11:58Sébastien Chenier, est-ce que vous ne craignez pas
11:59une campagne présidentielle ultra-polarisée ?
12:01Ce matin, à Grenoble, un bus qui devait transporter
12:04des militants du Rassemblement national
12:05a été caillassé, des dégradations des vitres,
12:08pas de blessés.
12:09Hier, à Nice, une enquête a été ouverte
12:12puisque des militants soupçonnés d'appartenir
12:15à l'ultra-droite s'en sont pris à des manifestants.
12:18Est-ce que cette campagne,
12:21alors que partout le climat se tend,
12:23ne risque pas d'être l'affrontement d'une France
12:25contre une autre avec une radicalité qui se développe ?
12:29C'est exactement ce qu'il faut éviter.
12:31Nous, nous condamnons toute forme de violence
12:33d'où qu'elle vienne.
12:34Je rappelle que, et ce n'est pas nouveau,
12:36il y a déjà un certain nombre d'années,
12:38lorsqu'Elisabeth Borne était première ministre de la France,
12:41Marine Le Pen avait signé, lui avait envoyé un courrier
12:43en lui demandant la dissolution des groupes ultra,
12:46d'ultra-gauche ou d'ultra-droite
12:48qui pratiquaient ou qui portaient en eux
12:50des actions violentes, qui pratiquaient la violence.
12:52Donc, à ceux qui vous renvoient la responsabilité,
12:56en quelque sorte, des violences qui se sont exercées,
12:58Laurice parlait de Nice.
12:59Vous avez vu des scènes d'une extrême violence.
13:02Nous condamnons toute violence.
13:03Nous avons demandé il y a très longtemps
13:04qu'un certain nombre de groupes soient dissous,
13:06qu'ils soient à l'ultra-droite ou à l'ultra-gauche.
13:09Et bien entendu, rien n'a été fait.
13:11Mais certains pointent des accointances
13:13entre ces groupes-là et votre parti.
13:15Il n'y en a pas.
13:16Il faut arrêter de vivre sur des fantasmes, madame.
13:18Vous croyez qu'il y a 35% de la population
13:20qui nous fait confiance, dans les sondages, on va dire,
13:22qui se définit comme étant d'extrême droite.
13:25Il faut arrêter avec ces fantasmes.
13:26Il y a dans notre pays des gens qui sont des ultras.
13:29Comme je ne dis pas que toute la gauche est d'extrême-gauche.
13:32Il y a une gauche encore dans ce pays,
13:33j'aimerais l'entendre un peu davantage,
13:35mais que j'estime être républicaine
13:37et attachée à un certain nombre de valeurs.
13:39Elle est souvent sous la férule de l'extrême-gauche.
13:42Elle est souvent soumise à l'extrême-gauche.
13:44Mais il y a une gauche républicaine dans ce pays.
13:46J'aimerais les entendre.
13:47Je pense qu'ils ne sont pas contents de voir ce qu'ils voient.
13:50Je pense qu'il y a des gens qui sont attachés,
13:52au-delà du Rassemblement national, à la liberté d'expression.
13:54Moi, je vous le dis, la liberté d'expression,
13:58de manifestation, doit être garantie.
14:01Nous y sommes très attachés.
14:03Et la violence n'est pas un mode d'emploi acceptable dans une société.
14:07Encore une fois, cette violence dans notre société,
14:10elle résulte probablement de la construction d'un modèle
14:14qui ressemble de plus en plus aux sociétés anglo-saxonnes,
14:18sociétés communautarisées, sociétés dans lesquelles, évidemment,
14:22les gens repliés sur des communautés se nourrissent les uns des autres
14:26des haines multiples.
14:27Et puis également d'une société dans laquelle le laxisme s'est imposé,
14:32année après année.
14:33Quand vous ne risquez rien,
14:35pourquoi est-ce que vous ne vous comporteriez pas mal ?
14:37Quand on a vu tous les voyous qui ont saccagé les villes de France
14:40le week-end de dernier...
14:41On reviendra, d'ailleurs, sur la réponse pénale du garde des Sceaux
14:44en l'occurrence journal de Darmena.
14:46Il risque si peu, au-delà même des histoires d'éducation,
14:50des histoires de protection, de sécurisation de nos centres-villes, etc.
14:55La réponse pénale est quand même un élément très fort dans notre société.
14:59Cette réponse pénale, elle s'est considérablement affaiblie.
15:02En tous les cas, elle n'est pas effective, elle n'est pas efficiente.
15:05Et on y reviendra en longueur, mais d'abord à ce moment de l'émission.
15:09Laurice parlait d'une atmosphère ultra-radicalisée,
15:13dans un moment politique aussi d'une élection présidentielle
15:17peut-être la plus importante jamais vécue depuis de très nombreuses années.
15:21Et cet attentat raciste attrape.
15:24Vendredi dernier, un homme a ouvert le feu sur des passants,
15:28un mort, quatre blessés, dont une jeune adolescente de 12 ans.
15:32C'est clairement un crime terroriste, a expliqué le ministre de l'Intérieur.
15:35Une attaque terroriste raciste pour le président de la République.
15:38On le rappelle, le parquet antiterroriste s'est saisi.
15:41Certains de vos opposants, directs, hier, avant-hier,
15:46ont dénoncé certains de vos discours sur l'immigration.
15:50Je pense notamment au maire de Trappes, qui le dit sans vous nommer.
15:53Les discours qui consistent, qu'on soit ministre, candidat à la présidentielle,
15:56où député a expliqué que tous les maux de cette société sont la responsabilité des arabo-musulmans.
16:02Tous ces discours, je le cite encore, font des morts.
16:04Que répondez-vous aujourd'hui à ceux qui vous accusent,
16:07et plus largement l'extrême droite, d'être responsable de ce qui s'est passé à Trappes vendredi ?
16:12Madame, d'abord, cette tuerie, aggravée probablement par un comportement raciste,
16:17mais aussi visiblement par une schizophrénie,
16:19puisque j'ai découvert sur vos antennes que le tueur, l'assassin,
16:24était un schizophrène. Elle est évidemment épouvantable.
16:28Nous la condamnons de toutes nos forces.
16:31Je rajoute d'ailleurs que son irresponsabilité pénale
16:34pourrait être engagée de fait de sa maladie.
16:36Absolument. Mais sur les propos que vous citez du maire de Trappes.
16:43Il n'est pas le seul.
16:44Et autre. Je les inviterai à beaucoup de modestie.
16:47Monsieur le maire de Trappes était adjoint avant d'être maire,
16:49adjoint chargé de la jeunesse dans sa bonne ville de Trappes,
16:52dont nous pouvons considérer qu'elle n'est pas exactement
16:54un exemple de ville totalement apaisée.
16:57Je cite en cela Gilles Keppel, par exemple,
17:01qui parlait de Trappes comme une ville minée par le djihadisme.
17:04Donc, on ne découvre pas cette ville.
17:06C'est une ville excessivement difficile.
17:08On n'a pas le sentiment que ceux qui se sont succédés
17:11ont eu beaucoup de succès dans leur gestion.
17:14Je vois autre chose.
17:15Vous vous souvenez qu'à chaque fois qu'il y a eu dans notre pays
17:19un attentat islamiste, on a entendu,
17:21immédiatement, pas d'amalgame.
17:23Il ne faut pas faire d'amalgame.
17:25Et d'ailleurs, c'est vrai, il ne faut pas faire d'amalgame.
17:26Un attentat islamiste ne signifie en rien
17:29que nos compatriotes de confession musulmane
17:30doivent être responsables de quoi que ce soit.
17:32Mais alors là, en revanche, lui, l'amalgame,
17:34il le fait immédiatement.
17:36C'est presque un devoir moral d'immédiatement amalgamer,
17:39sans oser le dire, vous l'avez dit,
17:40il n'a même pas le courage d'aller au bout de sa pensée,
17:42sans oser citer le Rassemblement national.
17:44Lui, en revanche, l'amalgame, il le fait,
17:45et tout le monde trouve ça parfaitement normal.
17:47Moi, je ne trouve pas ça normal, madame.
17:49Je trouve que ces gens qui vous donnent des leçons toute l'année,
17:51qui ont profession de faire des marches blanches,
17:55qui ont profession de faire des leçons de morale aux Français,
17:58et qui ne jamais...
17:59Profession de faire des marches blanches,
18:00vous savez exactement ce que ça...
18:01Oui, parce que je vais vous dire,
18:04la répétition...
18:05Il ne faut pas profession de faire des marches blanches,
18:06c'est un drame qui s'est déroulé vendredi.
18:09Madame, ce genre d'élu,
18:10il en fait une récupération
18:13qui est inadmissible.
18:14La souffrance de ces familles,
18:16je vais vous dire,
18:17c'était, je crois, dans le discours de Jordan Bardella
18:19et de Marine Le Pen aussi, probablement,
18:21tout à l'heure,
18:22que de s'incliner devant la souffrance
18:23des victimes et des familles.
18:25Mais cette récupération qui est politicienne...
18:27Jamais on n'a prononcé le mot d'arbo-musulman.
18:30Ça n'existe pas dans les discours et dans les propos
18:32ni de Jordan Bardella, ni de Marine Le Pen.
18:34Donc, c'est de la récupération.
18:35Donc, c'est bien la volonté d'utiliser un drame...
18:38Mais l'utiliser par d'autres responsables politiques,
18:39et ça, vous le savez aussi.
18:40Pas par nous, madame.
18:41Et nous le condamnons formellement
18:43parce que nous n'utilisons pas l'arbo-musulman
18:45parce que, encore une fois,
18:46nous n'avons rien à reprocher aux compatriotes,
18:48à nos compatriotes de confession musulmane.
18:49Nous, nous luttons contre l'islamisme.
18:52Et j'aimerais bien que M. Rabet, maire de Trappes,
18:54lutte aussi contre l'islamisme
18:56dans sa ville particulièrement touchée.
18:58Mais au-delà de ça,
18:59puisqu'il ne faut jamais essentialiser,
19:00puisqu'il ne faut jamais généraliser,
19:02je l'invite à s'appliquer ses leçons de morale.
19:05On le disait, la garde à vue de l'attaquant
19:07a été suspendue pour raison psychiatrique.
19:10Il a été placé sous observation.
19:12L'avocat de la famille du jeune homme tué hier,
19:15Maître Bouseroux,
19:18indique la chose suivante auprès de l'AFP.
19:19Lorsque l'attentat émane de l'extrême droite,
19:22la question psychiatrique s'impose très vite.
19:24L'auteur serait forcément à déséquilibrer.
19:26Marie le disait,
19:27l'irresponsabilité pénale de l'attaquant
19:30pourrait être engagée.
19:31Est-ce qu'il faut rouvrir le débat
19:32de l'irresponsabilité pénale
19:34quand l'abolition du discernement est observée ?
19:37Non, moi je ne suis pas médecin
19:38et je fais confiance aux médecins.
19:40Et d'ailleurs, il ne s'agit pas...
19:42Il y a eu plusieurs exemples
19:43dans la triste vie que nous avons traversée dernièrement
19:46où des tueurs, des assassins, etc.
19:49ont été qualifiés parfois de schizophrènes
19:51ou d'autres maladies mentales
19:52et ils ont été qualifiés
19:54comme irresponsables de leurs actes.
19:55Il ne s'agit pas là de faire un tri, je crois.
19:59Mais non, je ne crois pas qu'il faille revoir ça.
20:01Des raisons médicales amènent à effectivement...
20:03En revanche, ce qu'il faut revoir,
20:04c'est le type d'enfermement
20:07pour ce genre d'individus.
20:10Pourquoi ?
20:10Parce que, voyez-vous,
20:11quand vous êtes parlementaire,
20:12vous avez le droit de rentrer dans les prisons,
20:15dans les lieux privatifs de liberté.
20:16Moi, j'ai visité un certain nombre de prisons
20:18dans mon pays
20:18et j'ai rencontré des professionnels,
20:21des gardiens,
20:22du personnel pénitentiaire très courageux,
20:24du personnel de direction,
20:25qui nous ont expliqué
20:26qu'il y avait un pourcentage très important,
20:28je ne vais pas en tête le pourcentage,
20:29mais très important de détenus
20:31qui avaient des maladies mentales
20:32excessivement importantes
20:34et qui étaient enfermés
20:35au milieu d'autres détenus
20:36qui eux n'en avaient pas,
20:37alors qu'il serait mieux
20:38dans des structures
20:38qui correspondraient
20:40à ces maladies mentales
20:41et qui libéraient ainsi
20:42des places de prison
20:43dont nous avons tant besoin
20:44pour enfermer
20:45un certain nombre de voyous.
20:46Donc, le problème de la santé mentale,
20:48les moyens,
20:49la capacité à enfermer
20:50des gens qui ont des problèmes
20:51de santé mentale
20:52dans des structures
20:53qui correspondent,
20:54là se pose, voyez-vous.
20:54Il y a une question
20:56de la séparation des pouvoirs,
20:57évidemment,
20:58mais s'ils devaient être jugés
20:59irresponsables
21:00ou pénalement irresponsables,
21:01vous savez aussi
21:02ce que cela pourrait provoquer
21:03pour les familles des victimes.
21:05Mais bien sûr,
21:05et c'est là où, effectivement,
21:06c'est un drame
21:07qui est doublé,
21:09en réalité,
21:10pour les familles
21:10lorsque l'assassin
21:11est reconnu pénalement irresponsable.
21:13Le drame est encore plus fort,
21:14probablement,
21:15pour se reconstruire.
21:16Sébastien Chenu,
21:16on évoquait votre congrès
21:18dans une ambiance
21:19toute particulière.
21:21Mais qui était très sympa.
21:22L'ambiance était très sympathique.
21:24Et on l'a vu
21:24sur certaines vidéos
21:25de vos réseaux sociaux
21:26où, en effet,
21:27l'ambiance était au rendez-vous,
21:28mais bunkerisée.
21:29C'était aussi ça.
21:30Protégée.
21:30Protégée.
21:31Très protégée.
21:32Dans un contexte
21:33de manifestation sociale abrasive,
21:36là encore une fois,
21:37on parlera du 17 octobre,
21:39il y a eu ce samedi
21:41des cortèges dans le calme,
21:43émaillés en fin de cortège
21:44de violences dans plusieurs villes,
21:46à Paris ou encore à Marseille.
21:47De nouveaux appels sont lancés
21:48le 31 octobre,
21:50le 5 novembre.
21:51Est-ce que,
21:51de votre point de vue,
21:52on est parti pour des appels
21:54à manifestations chaque semaine
21:55jusqu'à l'élection présidentielle ?
21:57Est-ce qu'on en prend le chemin ?
21:58Je l'ignore, madame,
21:59je ne suis pas extra-lucide,
22:00je n'ai pas une boule de cristal.
22:01Mais ce que je veux dire,
22:02c'est que lorsque les causes
22:04ne sont pas traitées,
22:06vous amenez évidemment
22:07un certain nombre de Français
22:09à réagir aux souffrances
22:10qu'ils traversent.
22:12Que ce soit le problème
22:13de la vie chère.
22:14J'ai pris de l'essence
22:15tout à l'heure
22:15pour revenir d'Orléans
22:16à 2,59 euros le litre.
22:18Bon, je crois que je n'ai jamais payé
22:19de l'essence aussi chère
22:20sur l'autoroute.
22:21Ou que ce soit,
22:22mais moi, c'est rien.
22:23Il y a beaucoup de Français
22:24qui n'ont pas les moyens
22:25et qui se privent
22:26et qui font des choix.
22:27Donc, que ce soit
22:28les problématiques
22:29de pouvoir d'achat,
22:29que ce soit les problématiques
22:31lycéennes.
22:32Que moi, j'entends
22:32les revendications lycéennes,
22:34elles sont intéressantes.
22:35Vous appelez vous-même
22:35à manifester les prochaines semaines ?
22:36Non, mais on n'a jamais fait ça.
22:37Nous, on n'est pas un syndicat.
22:38On n'a pas vu
22:39de dirigeants
22:39dans les cortèges.
22:41À chaque fois, on nous pose la question.
22:42On nous la pose
22:43au jugement des gilets jaunes,
22:43au jugement des retraites.
22:44Est-ce que vous appelez
22:45à manifester ?
22:45Nous n'appelons pas
22:46à manifester.
22:47Ce n'est pas notre boulot.
22:48Certaines positions ont évolué
22:48dans le temps.
22:49Ce n'est pas notre boulot
22:49d'appeler à manifester.
22:51On peut, en tous les cas,
22:52soutenir des mots d'ordre,
22:53soutenir des revendications.
22:55Et moi, j'ai beaucoup de sympathie
22:56pour ce que j'entends
22:57parfois dans les manifestations
22:58parce que, tout simplement,
23:00les Français souffrent.
23:01Les Français traversent
23:02des difficultés,
23:02mais on ne les découvre pas.
23:05Ça encore.
23:05On a le sentiment
23:07que l'espèce de cocktail
23:08épouvantable en ce moment,
23:09le gouvernement semble
23:10comme une poule devant un couteau
23:12découvrir que les Français
23:13n'arrivent pas à payer leur essence,
23:15que les jeunes sont angoissés
23:17par Parcoursup.
23:18Mais ça fait dix ans
23:19qu'ils sont là.
23:20Ça fait dix ans.
23:21Et en plus,
23:22beaucoup de tout cela
23:23est dû à leur propre incurie.
23:26Donc, par conséquent,
23:27oui, moi, je comprends
23:27les Français qui manifestent.
23:29Pour autant, c'est inégie
23:30de voir une telle mobilisation sociale
23:31à six mois
23:32d'une élection présidentielle.
23:34Mais est-ce que si l'élection
23:35présidentielle
23:36devait être focalisée
23:37sur des manifestations
23:38à répétition,
23:40vous pourriez soutenir
23:42cette mobilisation ?
23:43Non, mais j'entends,
23:44je vous ai dit, j'entendais,
23:45je soutenais un certain nombre
23:46de mots d'ordre
23:47et de revendications.
23:48Moi, je ne suis pas du tout
23:48pour qu'on interdise d'ailleurs
23:49aux gens de manifester.
23:50Moi, je suis très attaché
23:52aux libertés.
23:53Vous faites référence
23:53à ces arrêtés
23:54qui ont été pris
23:55par certaines préfectures
23:56d'interdire de manifester
23:58dans plusieurs villes de France
24:00parce que la sécurité
24:01n'était pas...
24:01Moi, je suis favorable
24:02à ce qu'on puisse manifester
24:04en sécurité.
24:05Sécurité pour les manifestants,
24:07sécurité pour les villes,
24:08les commerçants,
24:09les habitants
24:09qui voient ces manifestations
24:11évidemment perturber
24:13leur quotidien.
24:14Moi, je pense que
24:14la manifestation,
24:15l'expression populaire
24:18à travers la manifestation,
24:19ça compte.
24:19Et c'est au gouvernement
24:20d'entendre ça.
24:21Le drame,
24:22c'est ce gouvernement
24:23qui n'entend rien,
24:24qui n'anticipe rien,
24:25qui ne voit rien venir.
24:27Mais on a ça
24:28dans tous les domaines.
24:29Regardez,
24:29il y a quelque temps,
24:31l'été dernier,
24:32la canicule
24:33fait un focus
24:34sur le fait
24:35qu'on découvre
24:36que nos hôpitaux,
24:37nos EHPAD
24:38ne sont pas climatisés.
24:39On a l'impression
24:39qu'on découvre tous
24:40que ce n'est pas climatisé.
24:42Les feux de forêt
24:42font un focus
24:43sur le fait
24:44qu'on découvre
24:44qu'il n'y a pas de Canadair,
24:45pas suffisamment de Canadair
24:46dans notre pays.
24:47Le meurtre épouvantable
24:49précédé d'un viol
24:50de la jeune Liana
24:52nous fait découvrir
24:53que dans les greffes
24:54des tribunaux,
24:55il y a des centaines
24:56de dossiers en attente.
24:57La réalité
24:58qu'on est en train
24:58de découvrir,
24:59c'est que notre État
25:00s'effondre de l'intérieur
25:01peu à peu.
25:03Les services publics
25:03sont exsangues
25:04alors que,
25:04de l'autre côté,
25:06on presse les Français
25:07d'impôts,
25:08de taxes,
25:09de prélèvements
25:10en tout genre
25:11et les services publics
25:12continuent à s'écrouler.
25:13Il y a donc un problème.
25:13Sur la question très précise
25:15des carburants,
25:15quand vous voyez
25:16le chef de l'État
25:17en déplacement
25:18dans les Émirats,
25:19au Qatar,
25:20sur la libération
25:21de millions
25:22de stocks stratégiques
25:23promettant,
25:24et ça il l'a dit
25:25dans une allocution
25:26que cela aurait un effet
25:27normalement
25:28dans une semaine
25:28début novembre
25:29sur les prix du carburant
25:31de 12 à 18 centimes.
25:33Vous dites quoi ?
25:33Vous applaudissez ?
25:34C'est du bricolage.
25:36Excusez-moi.
25:37C'est du bricolage.
25:38Nous demandons
25:39depuis longtemps
25:40des mesures pérennes.
25:41Pourquoi des mesures pérennes ?
25:42Avec, on le sait,
25:43une baisse de la TVA
25:44et baisse également
25:45des assises
25:46de ce qu'on appelait
25:46la TICPE.
25:47Mais la libération
25:48des stocks stratégiques
25:49faisait précisément
25:50partie de vos propositions
25:50ces derniers mois.
25:51Très bien.
25:52Il l'avait d'abord refusé.
25:53Il nous avait rionné
25:54pendant des mois.
25:55Mais tout ça,
25:55ce n'est pas pérenne.
25:56Ce ne sont pas des mesures
25:56qui vont durer dans le temps.
25:58Pourquoi des mesures pérennes ?
25:58Parce que justement,
25:59quand vous avez des chocs
26:01géostratégiques,
26:01quand vous avez
26:02des conflits mondiaux
26:04qui existent,
26:05avoir des mesures
26:06pérennisées dans le temps,
26:07ça permet d'amortir
26:08ces chocs-là.
26:09Je dis que c'est du bricolage
26:10parce que c'est temporaire,
26:12parce que ça n'a pas
26:12été anticipé,
26:13parce que ça a d'abord
26:14été refusé.
26:15Quand on l'avait demandé,
26:16on nous avait dit
26:17mais non,
26:17ce n'est pas possible,
26:18on ne peut pas le faire.
26:19Et finalement,
26:19on s'aperçoit que
26:20c'est tout à fait faisable.
26:21Donc très bien,
26:22très bien.
26:22Très bien.
26:23On libère des scottes.
26:24Très bien, évidemment,
26:25puisqu'on l'avait demandé.
26:26Je ne vais pas vous dire
26:26que c'est mal.
26:27Je ne suis pas insincère
26:29dans mon propos.
26:30Mais je dis simplement,
26:31le président de la République
26:32n'a aucune vision
26:34sur tout ça.
26:35Une fois que ces barils
26:39seront épuisés,
26:40vous l'appelez à démissionner ?
26:42C'est un sacré bon service
26:44qui rendrait au pays
26:45de tirer sa révérence maintenant.
26:47À six mois
26:47d'une élection présidentielle ?
26:48Plus tôt,
26:49on pourra changer
26:50de président,
26:51d'équipe gouvernementale,
26:53de ligne politique.
26:55Mieux ce sera pour le pays.
26:56Il ne le fera pas.
26:57Je ne fais aucune illusion.
26:59En cela,
26:59vous reprenez aussi
27:00les termes
27:01d'un certain Jean-Luc Mélenchon.
27:02Il est temps de céder.
27:03Après,
27:04il ne restera que la porte de sortie.
27:05Jordan Bardella disait
27:06il y a une semaine
27:08qu'il demande pardon
27:09et qu'il s'en aille.
27:10Est-ce que ce sont des appels
27:11de responsables politiques
27:12très responsables ?
27:13Encore une fois,
27:14une élection se tient
27:15dans six mois.
27:16Est-ce que vous ne vous dites pas
27:17que ça doit se jouer
27:18aussi dans la campagne ?
27:19Oui,
27:20on n'a pas dit
27:20qu'on voulait bouger,
27:22on respecte les institutions.
27:24C'est comme ça,
27:24on ne se fait aucune illusion.
27:25On dit qu'il pourrait
27:26rendre service aux Français.
27:27Il y a 15% des Français
27:28qui soutiennent encore
27:28Emmanuel Macron.
27:30Donc,
27:30par définition,
27:31il y a 85% des Français
27:32qui considéraient probablement
27:33qu'Emmanuel Macron,
27:35en dehors de l'Elysée,
27:36ce serait mieux
27:36qu'Emmanuel Macron à l'Elysée.
27:38Donc,
27:41nous on est focalisés
27:42sur cette élection présidentielle
27:43qui arrive.
27:44On dit aux Français
27:45tenez bon,
27:46six mois à tenir
27:47et pendant ce temps-là,
27:48on va nourrir
27:49le débat politique
27:50d'idées,
27:51de propositions.
27:52Mais je n'entends pas
27:52beaucoup de propositions
27:53des autres.
27:53Ce week-end,
27:54ils sont passés où ?
27:55M. Attal,
27:57Glucksmann,
27:57Édouard Philippe,
27:58tous ces gens
27:58qui ont dirigé la France
27:59pour beaucoup d'entre eux
28:00et qui l'ont mis dans l'état
28:01que nous connaissons,
28:02tous ces gens qui ont la prétention
28:03de le faire demain
28:04comme M. Glucksmann,
28:05ils n'ont pas d'idées,
28:06pas de propositions.
28:07Ils en proposent régulièrement
28:08et on les entend aussi régulièrement.
28:09Je ne suis pas sûr
28:10qu'on les entende beaucoup.
28:11Peut-être une petite pause.
28:12Non, non,
28:12on a entendu M. Mélenchon,
28:13je suis d'accord avec vous.
28:14On a entendu M. Mélenchon
28:15et c'est d'ailleurs dangereux
28:16parce que c'est un basculement
28:17de notre pays
28:18dans une inconnue
28:20économique et sécuritaire.
28:21Mais les autres,
28:22sincèrement,
28:22demandez aux Français
28:23ce qu'ils ont retenu
28:23des dernières paroles
28:24de M. Philippe,
28:25Attal ou Glucksmann.
28:26Je ne suis pas sûr
28:26que ça ait beaucoup imprimé.
28:28On reviendra
28:29sur la réception demain
28:30par le Premier ministre
28:31des lycéens
28:32après qu'ils ont été reçus
28:33par le Président de la République.
28:35D'abord,
28:36sur les violences
28:37du 17 et 18 octobre dernier
28:40qui ont sidéré
28:41l'opinion publique
28:43et des propos
28:44de Marion Maréchal-Le Pen
28:45sur ce plateau
28:46il y a une semaine.
28:47Quand l'État perd le contrôle,
28:48on pourrait voir,
28:49je cite,
28:50des citoyens se défendent eux-mêmes
28:51et je vais vous dire
28:52ce serait bien légitime.
28:53De la crainte
28:54de l'autodéfense,
28:55on a vu d'ailleurs
28:56cette semaine
28:56des commerçants
28:57faire appel
28:58à la sécurité privée
28:59et même
29:00certains magasins
29:01armureries
29:02voire leurs ventes
29:03multipliées par 10.
29:06Le politique,
29:07parce que ce soir
29:08c'est au politique
29:08auquel je m'adresse,
29:09dit quoi à la population ?
29:10Attention à ne pas
29:11tomber là-dedans,
29:12attention à ce serait quoi ?
29:14Franchir le rubicon
29:14de la guerre civile ?
29:16Ça vous inquiète ?
29:17Madame,
29:17quand vous avez
29:17le préfet de police de Paris
29:18qui dit
29:19je conseille aux commerçants
29:20de se tourner
29:22vers la sécurité privée
29:23pour assurer la sécurité
29:24de leur commerce...
29:24Ça faisait partie
29:24de ces recommandations en effet.
29:26Oui,
29:26c'est un drame.
29:28Ça veut dire que l'État,
29:29à travers la parole
29:31d'un préfet,
29:31dit aux commerçants
29:33débrouillez-vous
29:33parce que nous,
29:34nous n'y arrivons pas.
29:35Il n'appelle pas
29:35à s'armer ?
29:37Non,
29:38mais il dit,
29:38j'ai dit de la sécurité privée.
29:40Je n'ai pas dit
29:41à s'armer,
29:41il ne manquerait plus que ça.
29:42Ça veut donc dire
29:43que l'État reconnaît
29:45sa défaillance.
29:46Un État
29:46qui reconnaît
29:47sa défaillance,
29:48vous savez,
29:48l'État pour moi,
29:49il doit assurer
29:49des grandes missions régaliennes.
29:51Il doit s'occuper
29:51de la justice,
29:52de la santé,
29:53de la sécurité,
29:54de l'éducation.
29:55Quand l'État
29:56n'est pas capable
29:56de s'occuper
29:57de ses missions régaliennes,
29:58alors c'est qu'il est
29:59en train de s'écrouler.
30:00Et est-ce que vous pointez
30:01une défaillance
30:01en matière de maintien
30:02de l'ordre ?
30:02On a vu pendant
30:03la contestation
30:04l'ICN,
30:0536 enquêtes
30:06visant des forces
30:06de l'ordre
30:07qui ont été ouvertes
30:09et 10 lors de la journée
30:10du 17 octobre,
30:11ouvertes par ce qu'on appelle
30:12la police des polices,
30:13l'IGPN.
30:13Est-ce qu'il faut revoir
30:14la doctrine de maintien
30:15de l'ordre ?
30:16Ça, c'est aux professionnels
30:17sur la doctrine.
30:18Moi, je ne suis pas
30:19un professionnel
30:20du maintien de l'ordre.
30:21Je ne vais pas m'avancer
30:22sur la doctrine.
30:23Est-ce qu'il faut utiliser
30:24tel ou tel matériel,
30:26telle ou telle pratique ?
30:27Je note deux choses.
30:28Je note simplement
30:29que le premier samedi
30:31des meutes,
30:33tous les matériels
30:34n'avaient visiblement
30:35pas été appelés.
30:38Les canards,
30:41les centaures,
30:42les matériels
30:43qui projettent de l'eau,
30:45des brigades de CRS
30:46qui n'avaient pas été rappelés.
30:47On ne peut pas dire
30:48que tout ait été aligné.
30:50Donc, il y a eu probablement
30:52un énorme défaut
30:53d'anticipation
30:53et de stratégie.
30:56Reconnu d'ailleurs
30:56par le ministre
30:57de l'Intérieur lui-même.
30:58C'est piteux.
30:58Ça aussi.
30:59Le ministre de l'Intérieur
31:00dise aux Français
31:01je suis désolé,
31:02j'ai été incapable,
31:04j'ai été nul,
31:05on a raté.
31:05Mais vous voyez
31:06ce que ça coûte
31:07aux Français
31:08qui ont subi
31:08tous ces pillages,
31:10ces cases ?
31:11Et que le ministre
31:11de l'Intérieur dise
31:12il a même parlé
31:13d'une petite erreur,
31:14je crois,
31:15a-t-il dit,
31:15à l'Assemblée nationale.
31:17C'est piteux.
31:18On en est là.
31:18Au milieu d'autres reconnaissances
31:19de défaillances,
31:20notamment des services
31:21de renseignement
31:21qui n'avaient pas autant
31:23anticipé de monde
31:23dans la rue.
31:24Absolument.
31:24Le problème de l'ordre public
31:26dans notre pays
31:26est un vrai problème
31:27et on le voit bien,
31:30les actes de délinquance
31:31de plus en plus violentes,
31:32je rappelle que les chiffres
31:33de l'insécurité
31:33qui sont sortis
31:34il y a peu près un mois,
31:35on n'en a pas beaucoup parlé.
31:37Ils mettaient à peu près
31:38tous les feux au rouge,
31:40tous les clignotants au rouge.
31:41Donc, c'est pas nouveau.
31:44Il y a de nouvelles formes
31:45de délinquance.
31:46Le pillage de magasins,
31:48peut-être en dehors
31:50des manifestations,
31:52mais les Black Blocs,
31:53c'est pas nouveau.
31:53On nous dit, par exemple,
31:55les Black Blocs
31:56sont très majoritairement
31:58étrangers.
31:59Et on nous dit aussi,
32:00mais ils sont très majoritairement
32:02fichés, recensés.
32:03On sait qui ils sont.
32:04Une fois qu'on a dit ça,
32:04qu'est-ce qu'on fait ?
32:05Rien n'a été fait
32:06pour sécuriser les frontières
32:08puisqu'ils sont étrangers
32:09et qu'ils doivent traverser
32:10des frontières.
32:10Ils viennent d'Allemagne,
32:11ils viennent de pays du Nord.
32:12On pouvait reprendre
32:13le contrôle très temporaire
32:15de nos frontières.
32:16On l'a fait pendant le Covid.
32:17On a empêché des gens
32:18de sortir, de rentrer
32:19à travers une reprise du contrôle.
32:20Et la fermeture,
32:21en tout cas le filtrage
32:22de votre point de vue
32:22aurait dû être réactivé
32:24au moment de l'appel
32:26à ces manifestants.
32:27Moi, je ne donne pas de leçons,
32:28voyez-vous, madame.
32:28Je considère que c'est très dur
32:29le maintien de l'ordre,
32:31que c'est très difficile
32:31de faire avec beaucoup
32:34de subtilité
32:35le métier que font
32:37les forces de l'ordre,
32:38les autorités
32:39de gendarmerie,
32:40de police,
32:41ou même de pompiers.
32:42Je pense que c'est très difficile.
32:43Mais en revanche,
32:44que les politiques
32:45qui sont à la tête,
32:45qui, au ministère de l'Intérieur,
32:48qui nous gouvernent,
32:49et qu'ils n'aient pas anticipé,
32:51et qu'ils passent leur temps
32:52à faire un certain nombre
32:53de discours,
32:54je trouve que ce n'est pas
32:55au niveau de ce qu'on peut
32:56attendre, évidemment,
32:57dans un pays.
32:57Je vous donne un exemple,
32:59juste pour être très
33:00dans l'actualité.
33:01ce week-end,
33:0370 000 forces de l'ordre
33:05étaient mobilisées.
33:0670 000.
33:0720 % de plus
33:07que la semaine dernière.
33:08Je rappelle que pour un réveillon
33:09de Saint-Sylvestre,
33:10c'est 90 000 policiers,
33:12gendarmes qui sont mobilisés
33:13pour un réveillon de la Saint-Sylvestre.
33:15Est-ce qu'il va être possible,
33:16à votre avis,
33:18de mobiliser,
33:19semaine après semaine,
33:20chaque week-end,
33:2170 000 forces de l'ordre ?
33:22Évidemment non.
33:23Évidemment que ce n'est pas possible.
33:25Ces effectifs,
33:25les gens ont des repos,
33:27les gens ont été blessés.
33:28Je vous rappelle qu'il y a eu
33:29beaucoup de forces de l'ordre
33:29qui ont été blessés.
33:30Donc ça veut dire qu'il faut traiter
33:31évidemment aussi
33:32les problèmes de fond.
33:33Ces problèmes n'ont pas été traités
33:34depuis des années.
33:35Alors maintenant,
33:35c'est une sorte d'état d'urgence,
33:37il faut aller très vite,
33:38il faut tout faire maintenant.
33:39Nous allons traiter
33:41les problèmes de fond
33:42et nous allons traiter
33:43les problèmes de moyens.
33:45Et on va venir à vos propositions.
33:46Juste un mot sur,
33:47on évoquait la réponse pénale,
33:49une mesure ou une annonce
33:51faite par le garde des Sceaux
33:52qui a été très commentée
33:54après ces centaines d'incartérations,
33:56ces comparutions immédiates.
33:58Le garde des Sceaux,
33:59Gérald Darmanin,
34:00qui veut priver temporairement
34:02du droit de vote
34:03certains casseurs-pilleurs condamnés.
34:05Moi, j'aimerais vous interroger
34:07sur s'ils sont salariés,
34:09que les informations soient
34:10remontées aux entreprises
34:12et finalement à ceux
34:14qui les emploient.
34:15Certains ont parlé
34:16de mesures abominables,
34:19de mesures liberticides.
34:20Est-ce que vous allez
34:21dans le sens
34:22de cette réponse pénale,
34:23c'est-à-dire avertir
34:24les entreprises
34:27que leurs salariés
34:28ont été condamnés
34:29et pris la main dans le sac,
34:30j'ai envie de dire,
34:31de ces pillages
34:32et de ces dégradations massives ?
34:34Oui, madame,
34:35je veux bien,
34:35je veux bien,
34:36mais enfin,
34:36c'est une goutte d'eau
34:36dans ce qu'il faut faire.
34:37Enfin, on est vraiment
34:38sur les dernières des mesures.
34:40Moi, je vais vous dire,
34:41dans les actes de délinquance,
34:43ce que raconte Gérald Darmanin,
34:45qui était lui-même
34:45ministre de l'Intérieur,
34:46qui participe depuis dix ans
34:47à tous les gouvernements,
34:48c'est un peu facile.
34:49Ce qu'il raconte,
34:50d'ailleurs,
34:50il a lui-même reconnu
34:51que tout ça existe déjà
34:52dans le code pénal.
34:53Empêcher de voter
34:54des gens qui sont condamnés,
34:56ce sont des mesures
34:57qui existent déjà
34:58dans le code pénal.
34:59Il n'y a rien de neuf
35:00sur tout ça.
35:00Donc, appliquons déjà
35:01ce qui existe
35:02dans le code pénal.
35:03Et puis,
35:04comprenons deux choses.
35:05Dans les actes de délinquance,
35:06dans tous les actes de délinquance,
35:08pas uniquement
35:08dans les émeutes
35:09que nous avons vues
35:10ces dernières heures,
35:11il y a une surreprésentation
35:13de la jeunesse.
35:14Il y a une surreprésentation
35:15de l'immigration.
35:17Ça ne veut pas dire
35:17que tous les jeunes
35:18soient des délinquants.
35:19Ça ne veut pas dire
35:19que tous les immigrés
35:20soient des délinquants.
35:21C'est quand même facile
35:22à comprendre.
35:23Mais pourquoi il y a
35:23cette surreprésentation ?
35:25Et pourquoi elle n'est pas traitée ?
35:25Je vous interromps.
35:27Surreprésentation de la jeunesse,
35:28on peut le chiffrer
35:29de l'immigration ?
35:30Si, 29%,
35:31ce ne sont pas mes chiffres,
35:32ce sont des chiffres
35:33qui ont été annoncés
35:34chez un certain nombre
35:35de confrères
35:35que j'ai pris,
35:37évidemment,
35:37moi-même.
35:3829% des délinquants
35:39qui ont été arrêtés
35:40sont de nationalité étrangère.
35:43Voilà.
35:44Donc, ça, c'est clair.
35:45C'est de nationalité étrangère,
35:46c'est facile à prouver,
35:47une carte d'identité.
35:48Donc, 29% de personnes...
35:49Chiffres en l'état en direct
35:51que je ne suis pas en capacité
35:52et que je n'ai pas délifié.
35:52Vous pourrez les retrouver
35:53très facilement.
35:54Je les ai trouvés moi-même.
35:57Pas moi-même,
35:58en écoutant un de vos confrères,
35:59mais je les reprends
36:00à mon compte.
36:01À partir du moment
36:02où vous ne traitez pas
36:03de la réponse pénale
36:04pour les mineurs,
36:05où vous ne traitez pas,
36:06où vous n'avez pas
36:06dans votre pays
36:07une politique migratoire
36:08qui est adaptée,
36:09qui soit suffisamment ferme,
36:11et que vous accueillez
36:11le monde entier.
36:12Eh bien, vous avez évidemment
36:14ce cocktail épouvantable,
36:16cocktail agité
36:17par le barman Mélenchon.
36:18C'est-à-dire que vous prenez
36:19les pires possibilités
36:23de conflit,
36:24le laxisme d'un état
36:26complètement défaillant,
36:27vous mélangez tout ça,
36:28et puis vous avez
36:29un leader politique
36:30qui agite et qui appelle
36:32et qui secoue
36:33et qui amène
36:33au résultat que nous connaissons.
36:34Donc, vous voyez,
36:35on peut traiter aussi
36:37le phénomène de la délinquance
36:39en traitant la problématique
36:40de la jeunesse,
36:42effectivement,
36:43l'excuse de minorité
36:44qui est automatique
36:45aujourd'hui dans notre droit
36:46qui ne devrait pas l'être,
36:47la capacité aussi
36:48à demander...
36:48Vous voulez abaisser
36:49d'ailleurs la minorité
36:50à 16 ans.
36:51À 16 ans.
36:51La capacité
36:52à sanctionner des familles
36:54qui ne sont pas capables
36:55de tenir leurs gamins.
36:57Être parent,
36:57c'est aussi avoir
36:58un certain nombre
36:59de devoirs.
37:00Je ne suis pas sûr que...
37:01Et d'ailleurs,
37:02le fait de dire
37:02oui, mais ce sont
37:03des familles modestes, etc.
37:04Moi, je suis élu de Denain,
37:05l'une des villes
37:06les plus pauvres de France.
37:07Des Français modestes,
37:09j'en côtoie
37:10beaucoup autour de moi,
37:11mais leurs gamins
37:11ne sont pas délinquants
37:12pour autant.
37:12Être pauvre,
37:13être modeste,
37:14ça ne fait pas de vous
37:15le parent d'un délinquant.
37:16Qu'est-ce que c'est
37:16que cette histoire ?
37:17Loris Saint.
37:18Sébastien Chenu,
37:20abordons les revendications
37:21des lycéens
37:22qui vont être reçues
37:23demain à Matignon
37:24par le Premier ministre.
37:26Un mois après le début
37:27de la contestation lycéenne
37:30et après avoir été reçue,
37:31c'était vendredi,
37:33par Emmanuel Macron.
37:34Qu'est-ce que le gouvernement
37:36peut lâcher,
37:37peut concéder
37:37pour calmer cette colère
37:39dans les lycées ?
37:40Là encore,
37:41pas beaucoup d'anticipation.
37:43Quand vous regardez
37:44les classements PISA,
37:45on sait que le niveau
37:46s'écroule.
37:47Quand vous regardez
37:47l'état des lycées,
37:48ce sont les conseils régionaux
37:49qui les gèrent
37:50de façon très différente
37:51selon les régions.
37:52Vous avez des régions
37:53qui ont des lycées
37:54dans de mauvais états,
37:55d'autres dans des états
37:56plutôt corrects.
37:57Quand vous regardez
37:58Parcoursup,
37:59vous savez que cette angoisse
38:00sur cette espèce
38:01d'algorithme,
38:02eh bien,
38:04il ne date pas d'aujourd'hui.
38:05Donc là encore,
38:07on a le sentiment
38:07que tout ce qu'on a vu
38:08pendant les dix dernières années
38:10n'a pas été traité.
38:12Il faut dire
38:12qu'avec la succession
38:13de ministres
38:14de l'Éducation nationale,
38:15aux options aussi différentes
38:17que M. Papendiaï,
38:18Mme Belloubet,
38:19M. Blanquer,
38:20des gens qui pensent
38:21l'inverse de tout,
38:228 ministres en 10 ans.
38:25Donc ça vous donne
38:26une moyenne du temps
38:27qu'ils ont passé
38:27au ministère de l'Éducation nationale
38:28où chacun a voulu y aller
38:29de sa petite réforme,
38:30de sa petite proposition
38:31qui contredisait celle
38:32du prédécesseur.
38:33Bon, tout ça démontre
38:34un état des lieux
38:35qui est particulièrement
38:37épouvantable.
38:37Donc il faut une refonte
38:38de Parcoursup.
38:39Le chef de l'État
38:40semble ouvert à cette option,
38:42option qui est contestée
38:44par des présidents
38:45d'universités
38:46qui se sont exprimés
38:46aujourd'hui.
38:47Ils disent,
38:48oui, on peut faire
38:49plus de transparence,
38:50traiter les vœux
38:51plus rapidement,
38:51mais attention,
38:52la suppression de Parcoursup,
38:53ce n'est pas la solution magique.
38:55Mais ce n'est pas
38:55la solution magique à tout.
38:56Mais aujourd'hui,
38:57Parcoursup est une cause
38:58d'angoisse,
38:59c'est un dispositif
39:01qui n'est pas pleinement
39:02satisfaisant.
39:02Mais la réalité,
39:03c'est que la refonte
39:05du système éducatif,
39:07ce n'est pas Parcoursup.
39:08Parcoursup,
39:09c'est une conséquence,
39:10c'est un dispositif,
39:11c'est l'orientation,
39:12c'est l'essai,
39:13effectivement,
39:13beaucoup de nos jeunes
39:14aller, après un bac général,
39:17s'écrouler au bout
39:18de deux ans en fac,
39:19puisque je crois
39:20qu'il y a 57%
39:22des élèves de licence
39:24qui, effectivement,
39:25n'obtiennent pas
39:26leur année
39:27et qui se retrouvent
39:28plus ou moins
39:28dans la nature
39:28ou qui se retrouvent
39:29redirigés
39:30vers des filières
39:31ou qui se retrouvent
39:32dans des filières bouchées.
39:33Nous avons besoin
39:34probablement de sociologues,
39:36probablement d'étudiants
39:37en école de cinéma,
39:38probablement.
39:39Tout ça,
39:39c'est très noble,
39:39madame,
39:40mais ça n'offre pas forcément
39:41beaucoup de boulot
39:42à la sortie.
39:43Or, l'apprentissage,
39:44or, l'orientation
39:45au plus tôt,
39:46or, la nécessité
39:49beaucoup plus jeune
39:50de comprendre
39:51et d'aider
39:52nos jeunes
39:52à s'orienter,
39:53elle est, effectivement,
39:54peut-être aujourd'hui
39:55presque révolutionnaire.
39:56Moi, je crois
39:57que c'est comme ça
39:57qu'on réussira
39:58et d'autres pays,
39:59d'ailleurs,
40:00s'en tirent mieux
40:01qui vont vers
40:01des bacs pro,
40:02qui vont vers
40:03de l'apprentissage.
40:03On a des jeunes
40:04qui gagnent très bien
40:04leur vie,
40:05qui déroulent
40:06des parcours professionnels
40:07parfaitement honorables
40:08et qui évitent
40:09de se retrouver
40:09dans des situations
40:10et d'angoisse,
40:11mais aussi
40:12d'insatisfaction
40:14frustrante.
40:15frustrante.
40:16Bon, voilà,
40:17je pense que ça,
40:18c'est nécessaire.
40:19Puis, de l'autre côté,
40:19à l'autre bout
40:19de la chaîne,
40:20vous êtes quand même
40:21obligés de prendre
40:21en considération
40:22l'état du monde
40:23de l'enseignement.
40:24Moi, j'ai beaucoup
40:25de respect pour les enseignants,
40:26je dois beaucoup
40:27à mes enseignants.
40:27Il faut les augmenter,
40:29il faut les payer plus.
40:30de ce qu'ils ont fait
40:31de moins,
40:32garçons de l'école publique,
40:34mais bien entendu
40:35qu'aujourd'hui,
40:36un enseignant,
40:37et j'entendais encore
40:38Didier Lemaire,
40:39professeur de philosophie
40:40à Trappes,
40:41qui disait
40:41l'État m'a lâché,
40:42l'État qui lâche
40:44ses enseignants,
40:44à la fois dans le soutien
40:45moral qu'il doit avoir
40:47auprès de ses enseignants,
40:48c'est-à-dire,
40:48pas le pas de vague,
40:50mais également
40:50la nécessité d'augmenter
40:52la rémunération
40:52des enseignants.
40:53De combien,
40:53votre adversaire
40:54Edouard Philippe,
40:55candidat d'Horizon,
40:56propose 20%
40:57en moyenne
40:58sur 5 ans ?
40:58Il n'a pas été
41:00Premier ministre,
41:00ce monsieur,
41:01à une époque, non ?
41:02C'est nous qui pouvons
41:02les questions.
41:03Il avait les leviers,
41:07il pouvait faire tout ça,
41:08il ne l'a pas fait.
41:09Nous nous proposons
41:10d'augmenter les professeurs
41:11de 3% par an
41:12pendant 5 ans,
41:12c'est-à-dire de 15%.
41:14Mais là encore,
41:16tout ça,
41:16on a laissé
41:17ces professionnels
41:18dont nous avons besoin
41:19à l'abandon.
41:20Et je note aussi
41:21qu'il y a eu
41:2330 000 professeurs
41:26trouvés
41:26par...
41:263 000.
41:273 000, pardon.
41:28J'avais en tête
41:29le 3 B, voilà.
41:303 000 professeurs
41:31qui n'étaient pas
41:32devant des élèves
41:32et qui ont été
41:33réaffectés devant des élèves.
41:34Enfin, que faisait ?
41:35Qu'est-ce que c'est
41:36que cette administration
41:37de l'éducation nationale
41:38qui est capable
41:38de vous trouver
41:39un lundi matin
41:393 000 professeurs,
41:41de les affecter
41:42devant des élèves ?
41:43J'ose espérer
41:43que c'est assez efficace,
41:44qu'on n'affecte pas
41:44un prof d'histoire-géo
41:46devant une classe de sciences,
41:46Ils ne sont pas tous
41:46déployés,
41:48mais ça aussi,
41:49la suradministration
41:50ou la mauvaise administration
41:56on va venir au discours
41:58de Marine Le Pen
41:59au congrès du RN,
42:00ses propositions.
42:01Juste un mot
42:01sur l'examen
42:02parce qu'on l'a un peu
42:04oublié dans ce climat
42:05du budget 2027
42:07à l'Assemblée.
42:08La partie 1
42:08du budget est suspendue.
42:10Les députés ont rejeté
42:11à la quasi-unanimité
42:12vendredi
42:13la partie recette
42:14du budget
42:15de la Sécurité sociale.
42:16On se dirige vers quoi,
42:17selon vous ?
42:19Faut-il compter sur l'ARN
42:20pour faire adopter
42:21ces budgets ?
42:22Au pluriel,
42:22puisqu'il y a le budget
42:23et le budget de la Sécu.
42:25Vous ne compterez pas
42:25sur le Rassemblement national
42:26pour voter de tels budgets.
42:28La censure se précise ?
42:29Ce que vous nous dites
42:30est-ce possiblement ce soir ?
42:31Il est possible
42:32que le gouvernement
42:32utilise d'autres méthodes,
42:35d'autres moyens.
42:36Mais surtout,
42:36on est encore en construction.
42:37Vous l'avez dit,
42:38on a rejeté la première partie
42:39du plan de financement
42:40de la Sécurité sociale,
42:42c'est-à-dire la partie
42:42des recettes,
42:43et on a réussi à stopper
42:44les dingueries de la gauche
42:46qui voulaient tout taxer,
42:47tout taxer,
42:48les bonbons,
42:50les professionnels,
42:51les entreprises,
42:52les ménages,
42:53tout ce qui bouge
42:53devait être taxé.
42:54Et puis de l'autre côté,
42:56les coups de rabot
42:56épouvantables de la Macronie
42:58qui, elle,
42:58voulaient taxer les retraités,
42:59en particulier
43:00les petites retraites.
43:01Et la désingue d'excès
43:02sur le fait.
43:03On a donc réussi
43:04à rejeter tout ça.
43:05On a réussi
43:06à faire avancer
43:06quelques pions,
43:07mais la réalité,
43:08c'est que ce projet
43:10de loi de financement
43:10de la Sécurité sociale
43:11n'était pas satisfaisant
43:12et il a été rejeté.
43:13Nous l'avons rejeté.
43:15Nous allons voir maintenant
43:16comment le gouvernement
43:18se déploie
43:19sur ce projet de budget.
43:20La désindexation
43:20des retraites
43:21épargne les petites retraites
43:22inférieures à 1260 euros.
43:24Oui, mais vous avez
43:25d'autres retraites
43:26qui vont un petit peu plus haut,
43:27jusqu'à 2000 euros,
43:28puisque c'était un peu
43:29leur ligne de flottaison,
43:302000 euros.
43:31Et moi, je trouve
43:31qu'à 2000 euros,
43:32on n'est pas un retraité riche.
43:34Donc si le gouvernement
43:35décide d'actionner
43:36le 49.3
43:37pour faire adopter
43:38son budget sans vote,
43:40cette lignée
43:41de la Constitution
43:42le lui permet,
43:42est-ce que vous
43:43soutiendrez la censure ?
43:45Vous, désormais,
43:46président du groupe
43:46Rassemblement National
43:47à la Cendée.
43:48On va voir, car nous commençons
43:50demain, enfin pas demain,
43:51demain on ne siège pas, pardon.
43:52Nous commençons mardi
43:53l'examen du projet
43:54de loi de finances.
43:55Or, le gouvernement,
43:56après cette claque
43:57de ne pas avoir vu
43:58le projet de loi de financement
43:59de la Sécurité sociale
44:00votée, serait quand même
44:01bien amené de revoir
44:03les grandes lignes
44:04du projet de loi de budget
44:05qui nous présente,
44:06c'est-à-dire sa dépense
44:07qui continue à exploser,
44:09les impôts qui continuent
44:10à exploser
44:10et la masse salariale
44:12qui continue à exploser.
44:12Mais vous n'êtes pas
44:13à votre premier examen
44:14de budget ?
44:15Non, nous n'avons jamais
44:15voté un budget d'Emmanuel Macron.
44:17Que vous dit votre intuition ?
44:18Est-ce que vous pensez
44:18que le gouvernement
44:19puisse aller jusqu'aux ordonnances ?
44:21Est-ce que l'activation
44:22du 49-3 vous paraît aujourd'hui
44:24la piste la plus plausible ?
44:27Je rappelle que Marine Le Pen
44:28disait, mieux vaut un budget,
44:30je crois, non satisfaisant
44:32que pas de budget du tout.
44:33Ce qu'il nous faut,
44:34c'est un budget
44:34qui soit réversible,
44:36qu'on puisse modifier.
44:37C'est-à-dire que dans six mois,
44:39si c'est nous qui arrivons
44:40au pouvoir,
44:40et d'ailleurs ce serait valable
44:41aussi pour n'importe quelle
44:42autre équipe politique
44:43qui arriverait au pouvoir,
44:45nous puissions changer
44:47le cours des choses
44:47et ne pas être enfermés
44:49par notamment une loi spéciale
44:51qui nous contraindrait
44:52et qui nous bloquerait
44:53pendant un an.
44:54Donc nous, ce qu'on veut,
44:55c'est effectivement la possibilité
44:56de modifier un budget.
44:57Marine Le Pen a raison.
44:58On ne peut pas se donner
44:59le luxe aujourd'hui
45:00de ne pas avoir de budget
45:01dans notre pays.
45:02Tous les indicateurs
45:03sont en rouge.
45:04Vous avez vu le côté boule de neige
45:06du remboursement de la dette.
45:08Envoyer le message...
45:09Et des taux qui ne cessent
45:10de grimper, en effet.
45:11Il ne cesse de grapper,
45:11vous avez raison.
45:12Envoyer le message
45:13au marché financier
45:14que la France n'est même pas capable
45:16de se doter d'un budget,
45:18ce serait catastrophique.
45:19On rentrerait probablement
45:20plus vite qu'on ne l'imagine
45:20dans une crise obligataire
45:22avec des conséquences
45:23très dures pour les Français
45:24qui, sincèrement,
45:25on le voit,
45:26on l'entend,
45:26n'ont pas besoin de ça.
45:27Ce qui veut dire,
45:28pardon d'y revenir,
45:29que voter la censure...
45:31On va voir,
45:31la balle est dans le camp
45:32du gouvernement, madame.
45:33Je ne sais pas
45:34ce que le gouvernement veut faire.
45:35Je ne peux pas inventer les choses.
45:37Je ne sais pas
45:37ce que le gouvernement veut faire.
45:39Nous les attendons de pied ferme.
45:40Ils savent qu'on ne votera pas ce budget,
45:42qu'on n'est pas d'accord
45:42avec ce budget.
45:43Maintenant, sur la censure,
45:44c'est la balle est dans leur camp.
45:45Marine Le Pen,
45:47Loris,
45:47qui, il y a une heure environ,
45:49a promis
45:50de former un gouvernement
45:52d'union nationale,
45:53je la cite,
45:54pluraliste
45:54et dirigé par l'actuel patron
45:56du parti,
45:57Jordan Bardella,
45:58en cas de victoire en mai prochain.
45:59On a envie d'en savoir plus.
46:01Qu'est-ce que ça veut dire,
46:02cette union nationale ?
46:03Jusqu'où peut-elle aller ?
46:05Jusqu'à ceux qui partagent,
46:06effectivement,
46:07les grandes orientations
46:08de Marine Le Pen,
46:09sa conception
46:09de ce qu'est la présidence,
46:11de ce que doit être
46:11la place de la France
46:12dans le monde,
46:13de ce que doit être
46:15la politique française,
46:16plus de croissance.
46:18Elle a expliqué tout ça
46:19dans son discours,
46:19dans tous ceux
46:20qui auront envie
46:20de participer
46:21au redressement du pays.
46:22Des personnalités de droite
46:23et de gauche,
46:23y compris.
46:24Mais nous,
46:24on est là pour unir les Français.
46:26Vous ne voyez pas
46:26que les Français
46:27ont été assez désunis.
46:27Madumal à comprendre
46:28que c'est une union nationale
46:29au sens transpartisan,
46:31ou une union nationale
46:31de ce que vous appelez
46:32le camp national,
46:33la façon nationale
46:35et votre allié Éric Ciotti.
46:36Marine Le Pen a rappelé
46:37un joli proverbe indien.
46:38Elle a dit
46:38je ne suis pas l'aile droite,
46:40je ne suis pas l'aile gauche,
46:42je ne suis pas sûr
46:42de très bien redire
46:44le proverbe indien,
46:45je suis l'oiseau.
46:46Et la réalité,
46:47c'est que nous,
46:47notre proposition politique,
46:49elle se destine
46:50à tous les Français.
46:51Je vous ai commencé
46:51en disant d'ailleurs
46:52dans notre conversation
46:54qu'il y avait des gens
46:55tout à fait respectables
46:56à gauche.
46:56Moi, je leur tends la main
46:57et puis il y a des gens,
46:58évidemment...
46:59Vous tendez la main,
46:59pardonnez-moi.
47:00Oui, il y a des électeurs
47:01de gauche, oui.
47:01C'est des Français, madame.
47:02C'est des Français, madame.
47:03De ce qu'a toujours dit
47:04Marine Le Pen.
47:04Elle a été contre
47:06l'union des droites
47:06parce que ce sur quoi
47:08Jean-Marie Bardella
47:09était plus ouvert.
47:10Je ne vous parle pas
47:11de l'union des droites,
47:11je vous dis,
47:12je tends la main
47:12à des Français de gauche
47:13et je tends la main
47:14à des Français de droite
47:14qui se sont fait avoir.
47:15Et vous connaissez aujourd'hui
47:16en l'État
47:16des Français de gauche
47:17qui ont envie
47:18de travailler avec vous ?
47:18Je peux même vous dire
47:19que j'en connais tellement
47:21qu'ils ont la faiblesse
47:22de voter pour moi
47:23puisque je suis le premier député
47:25dans ma circonscription
47:25à n'être pas de gauche
47:26depuis 1958.
47:27Il n'y avait eu que des députés
47:28qui étaient de gauche
47:29et que, grosso modo,
47:31toutes les mairies,
47:33ou en tout cas
47:33une grande partie
47:33des mairies de mairie
47:34de ma circonscription
47:35ont des maires
47:36de gauche à leur tête.
47:37Donc, je sais très bien
47:38qu'il y a des gens
47:39qui peuvent à des élections locales
47:40voter à gauche
47:40et puis à des élections nationales
47:42voter pour d'autres.
47:43Nous tendons la main
47:44à tout le monde.
47:44Je vais vous dire,
47:44on tend la main
47:45aux électeurs macronistes aussi
47:46qui se sont fait escroquer.
47:48Ils ont subi une escroquerie.
47:50Ces gens qui étaient de bonne foi,
47:52qui avaient été déçus de la droite,
47:53qui avaient été déçus probablement
47:54de la gauche aussi
47:55menée par François Hollande
47:56et qui se sont dit,
47:57avec Macron,
47:58et ce, vous vous souvenez
48:00du nom de son bouquin
48:02Révolution,
48:03qui voulait dépasser
48:04et faire le en même temps.
48:05Oui, on a eu en même temps
48:06le pire de la droite
48:06et le pire de la gauche.
48:07Ces gens-là,
48:08ils se sont fait escroquer.
48:09Et je leur dis,
48:10regardez ce que nous proposons.
48:11Et en appelant
48:12des macronistes
48:12des gens de gauche,
48:13vous ne pensez pas...
48:14Madame, on est là
48:15pour unir les Français.
48:16On n'est pas là
48:16pour unir des Français de droite
48:17ou unir des Français de gauche.
48:18On est là pour unir les Français.
48:20Les politiques qu'on va décider,
48:21les politiques que Jordan Bardella
48:22va mener lorsqu'il sera
48:24Premier ministre de Marine Le Pen,
48:24si les Français
48:25nous font confiance,
48:26c'est tous les Français
48:27qui vont les vivre,
48:28ces politiques-là.
48:29Nous, on est là
48:29pour réunir.
48:30Et notre message,
48:31il s'adresse
48:31à tous les Français.
48:32On dit aux Français,
48:33écoutez-nous.
48:34Vous savez
48:38cette jolie phrase
48:39de Michel Demontagne,
48:40je vais vers celui
48:41qui me contredit.
48:42Eh bien oui,
48:42moi je vais vers les Français
48:43de bonne foi
48:43en leur disant
48:44écoutez nos propositions,
48:45écoutez ce que nous proposons
48:46pour notre pays,
48:47pour leur dresser
48:48et sincèrement,
48:49je crois que vous pouvez
48:50y trouver votre compte.
48:51Marine Le Pen avait dit
48:52récemment
48:53vouloir préférer
48:54affronter
48:55en cas d'accession
48:56au second tour
48:56un candidat
48:57dit du bloc central.
48:59est-ce que
49:00si ce scénario
49:02advient,
49:02ce ne sera pas
49:03ce candidat du bloc central
49:04du fait de son positionnement
49:05qui sera le plus à même
49:07d'unir autour de lui,
49:08notamment des personnalités
49:10peut-être de centre-gauche
49:11ou de centre-droit,
49:12plutôt que vous.
49:13Qu'est-ce qui vous fait dire
49:14que ce sera vous
49:15la force de ralliement ?
49:17Monsieur,
49:18on les a vus à l'œuvre.
49:19On a vu,
49:19Monsieur Philippe,
49:20on a vu Monsieur Attal
49:21qui voulait désmicardiser,
49:23vous vous rappelez ?
49:23Monsieur Attal,
49:24il voulait désmicardiser
49:25le pays.
49:26Il trouvait que les travailleurs
49:27étaient trop nombreux
49:28à être payés au SMIC.
49:29Il était Premier ministre
49:29que lorsqu'il est arrivé
49:3012% des travailleurs
49:31étaient payés au SMIC.
49:32En partant,
49:33il y en avait 18%.
49:33On les a vus à l'œuvre,
49:34Monsieur.
49:35On a vu leur politique.
49:36On a vu leur logique.
49:37Ils ont toujours les mêmes.
49:39Vous n'aurez de résultats
49:40que ce soit en politique
49:42régalienne,
49:43de fermeté de l'État
49:44ou en politique économique
49:45avec ce que nous proposons
49:46qu'en n'étisant Marine Le Pen.
49:48Le reste,
49:48c'est la continuité.
49:49La continuité,
49:50c'est la crise.
49:51Mais pour reprendre,
49:52Sébastien Chenu,
49:52la question de Loris,
49:54elle disait souhaiter
49:55un second tour
49:55face au Bloc central.
49:57Hypothèse,
49:58encore une fois,
49:58les sondages ne sont
49:59qu'un instant T.
50:01Aujourd'hui,
50:02le second tour,
50:03c'est Marine Le Pen
50:04et Jean-Luc Mélenchon.
50:05Elle disait,
50:06pas Jean-Luc Mélenchon
50:06parce qu'elle veut avoir
50:08la force d'une élection
50:09de choix et pas d'élection
50:10de rejet de l'autre candidat.
50:11Jean-Luc Mélenchon
50:12face à Marine Le Pen,
50:13ça vous va aussi ?
50:14De toute façon,
50:15vous n'aurez pas le choix.
50:15C'est ce que les Français
50:16décideront qui nous ira.
50:17Nous,
50:18on s'incline
50:19devant le choix
50:20des Français.
50:21Ça fait,
50:22madame,
50:22un parti politique
50:23comme le nôtre
50:24qui a préféré être battu
50:25pendant 30 ans
50:26sur ses idées
50:28sans les négocier
50:29est un parti politique
50:30qui vous dit
50:31qu'effectivement,
50:32il est solide,
50:33il est sincère
50:34alors que les autres
50:35ont préféré être élus
50:35en négociant
50:36et en abandonnant
50:37leurs idées.
50:37Nous,
50:38ça fait 30 ans
50:38qu'on se bat sur nos idées.
50:40Ça fait bientôt 20 ans
50:42que Marine Le Pen
50:43est dans la course
50:44à l'Elysée.
50:4515 ans,
50:46disons,
50:46qu'elle est dans la course
50:47à l'Elysée
50:48et qu'elle défend
50:49une conception
50:49de la souveraineté,
50:50qu'elle défend
50:51une conception
50:52de la nation
50:52qui est toujours la même.
50:54Aujourd'hui,
50:55beaucoup de Français
50:55s'y retrouvent.
50:56Donc,
50:57il y a aussi
50:58une course de sincérité
50:59dans tout ça.
50:59Une dernière question
51:00peut-être sur
51:01les dates de la présidentielle.
51:03Certains le demandent.
51:04Êtes-vous favorable,
51:05Sébastien Chenieux,
51:05à avancer
51:06les dates
51:06de l'élection présidentielle
51:08prévues actuellement
51:09pour le 18 avril
51:11et le 2 mai ?
51:12Certains craignent
51:13ce second tour
51:14le 2 mai
51:14au lendemain
51:15de la fête du travail
51:16et donc de mobilisation sociale
51:17qui pourrait être massive.
51:19Est-ce que vous demandez
51:19d'avancer
51:20les dates
51:21de l'élection présidentielle ?
51:22Ce n'est pas les dates
51:23en elles-mêmes,
51:23c'est le fait
51:24que ce soit effectivement
51:24le lendemain
51:25des journées du 1er mai
51:26dont on peut imaginer
51:27qu'elles puissent
51:28être très mouvementées
51:30et qu'une élection,
51:31elle se vit bien
51:32lorsque le pays
51:33est le plus apaisé possible
51:34et la veille d'un scrutin
51:35lorsque vous avez eu
51:36des manifestations
51:37turbulentes,
51:38on va dire,
51:39ça peut effectivement
51:40être assez inconfortable.
51:41En tous les cas,
51:42ça peut ne pas concourir
51:43à la sérénité nécessaire
51:45à l'élection présidentielle.
51:46Maintenant,
51:47ça fait partie
51:47des prérogatives
51:48du président de la République.
51:49Il a voulu la mettre
51:50le 2 mai,
51:51eh bien,
51:52cette élection se tiendra.
51:53Ça pourrait être aussi
51:53modifié par décret.
51:54Ça ne fait pas partie
51:55aujourd'hui ?
51:56Ça fait partie
51:56des prérogatives
51:57du président de la République.
51:58Tous les choix d'élection
51:59qui seront prises
52:00par le président de la République,
52:01nous,
52:01nous les assumerons.
52:02On n'a pas de problème
52:03d'agenda.
52:04On est prêts.
52:04Merci beaucoup Sébastien Chenou
52:06d'avoir été notre invité
52:07ce dimanche.
52:08Merci Loris.
52:09Merci également au public
52:10qui était avec nous ce soir.
52:12Je rappelle que si vous voulez
52:13participer à cette émission,
52:14vous pouvez vous inscrire
52:15sur le site en ligne
52:16wiclap.fr.
52:18Merci à mes Tipeurs

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