00:00Ce que je veux dire, c'est que lorsque les causes ne sont pas traitées, vous amenez évidemment un certain
00:06nombre de Français à réagir aux souffrances qu'ils traversent.
00:10Que ce soit le problème de la vie chère. J'ai pris de l'essence tout à l'heure pour
00:14revenir d'Orléans à 2,59 euros le litre.
00:17Bon, je crois que je m'ai payé de l'essence aussi chère sur l'autoroute.
00:19Ou que ce soit, mais moi c'est rien, il y a beaucoup de Français qui n'ont pas les
00:24moyens et qui se privent et qui font des choix.
00:26Que ce soit les problématiques de pouvoir d'achat, que ce soit les problématiques lycéennes.
00:30Que moi j'entends, les revendications lycéennes, elles sont intéressantes.
00:33Vous appelez vous-même à manifester les prochaines semaines ?
00:35Non mais on n'a jamais fait ça. Nous on n'est pas un syndicat.
00:37On n'a pas vu de dirigeants de l'Assemblée nationale dans les cortèges.
00:39A chaque fois on nous pose la question, on nous la pose au moment des gilets jaunes, au moment des
00:42retraites.
00:43Est-ce que vous appelez à manifester ? Nous n'appelons pas à manifester, ce n'est pas notre boulot.
00:46Certaines positions ont évolué dans le temps.
00:47Ce n'est pas notre boulot d'appeler à manifester, on peut en tous les cas soutenir des mots d
00:52'ordre, soutenir des revendications.
00:53Et moi j'ai beaucoup de sympathie pour ce que j'entends parfois dans les manifestations,
00:57parce que tout simplement les Français souffrent, les Français traversent des difficultés,
01:01mais on ne les découvre pas, ça encore.
01:04On a le sentiment que l'espèce de cocktail épouvantable en ce moment,
01:08le gouvernement semble comme une poule devant un couteau,
01:10découvrir que les Français n'arrivent pas à payer leur essence,
01:13que les jeunes sont angoissés par Parcoursup,
01:17mais ça fait dix ans qu'ils sont là, ça fait dix ans.
01:19Et en plus, beaucoup de tout cela est dû à leur propre incurie.
01:24Donc par conséquent, oui, moi je comprends les Français qui manifestent.