Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 minutes
Stanislas Gaudon, délégué national Alliance Police : «Un attroupement à visage dissimulé, c'est trois ans de prison».

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Qu'est-ce que vous pouvez nous dire ce dimanche matin et qu'est-ce qui a changé par rapport
00:04au dimanche dernier, au samedi dernier ?
00:06Alors c'est vrai qu'on entend beaucoup de choses sur ça s'est bien passé, voilà il y a
00:09un langage un peu médiatique, politique qui est en train de s'instaurer.
00:14Bon nous on va être quand même très très mesurés sur ça s'est bien passé parce que d'abord
00:18on a encore une fois de plus des collègues blessés,
00:20il y a eu des pillages, il y a eu des dispersions qui se sont mal placées.
00:23Je rappelle également qu'à Nantes il y avait 20 000 personnes malgré un arrêté d'interdiction de manifester
00:28et nous on considère qu'il faut faire une différence entre les émeutiers et les manifestants.
00:33Le manifestant c'est celui qui déclare, c'est celui qui respecte un horaire, c'est celui qui a un
00:37service d'ordre et c'est celui qui respecte la police.
00:39Les autres sont des émeutiers et eux il faut les condamner avec une très grande fermeté.
00:46Y compris lorsqu'ils déambulent dans les rues malgré les arrêtés d'interdiction,
00:50lorsqu'il y a des sommations et qu'ils font l'objet de ce qu'on appelle d'un attroupement.
00:54Je rappelle un attroupement à visage dissimulé c'est trois ans de prison, c'est pas un petit truc.
00:58Le jour où on appliquera de manière systématique, peut-être qu'on va rétablir un peu d'ordre et de
01:03paix dans cette société
01:05où nous respectons le droit de manifester.
01:08Parce que sinon, à ce rythme-là, si c'est 70 000 policiers qu'il faut tous les samedis, ça
01:14va être très compliqué pour nous.
01:16Parce qu'on oublie aussi de le dire, vendredi il nous a un peu rappelé à l'ordre quand même.
01:20C'est qu'il y a le terrorisme, il y a le narcotrafic, il y a la délinquance du quotidien,
01:24il y a les violences sexuelles.
01:25Et cette équation qui est devant nous, qui est face à nous, par rapport aux citoyens, à tous les citoyens,
01:31parce que nous on protège les personnes et les biens, mais l'ensemble.
01:34Et si on mobilise tout le monde sur des manifestations le samedi, on se repose quand ?
01:39On se repose quand ?
01:40Vous constaterez que je n'ai pas dit que ça s'était bien passé.
01:42Non, non, bien sûr.
01:43On ne tombe pas dans ce piège-là.
01:44Et d'ailleurs, le ministre de l'Intérieur hier n'a pas dit ça.
01:47Au contraire, il a dit que c'était une manifestation plus classique à gérer pour les forces de l'ordre
01:53qui était face à une violence extrême alimentée par l'extrême-gauche.
01:56C'est vrai, vous avez raison de le préciser.
01:58On n'était pas sur le niveau de déni qu'on a pu avoir, par exemple, finale de Ligue des
02:01Champions.
02:02Oui, ça c'est clair.
02:03Là, il avait carrément menti, le ministre.
02:04Mais bon, ce que je veux dire, c'est que l'intensité de la violence était là.
02:08Le nombre en termes de volume, d'émeutiers, de pillères, appelons-les comme on veut, mouvements d'ultra-gauche,
02:14était en moindre volume.
02:16Voilà, c'est juste ça en fait la différence avec le 17 octobre.

Recommandations