00:00Ni pour moi, ni pour les anciens, ni pour la génération qui arrive, vivre dans une société où on est
00:04obligé, je suis d'accord avec vous monsieur,
00:07où on est obligé de déployer 70 000 policiers pour vivre en sécurité avec des commerçants qui ne peuvent plus
00:12travailler ou qui voient leur chiffre d'affaires impacté.
00:15Je suis désolée, moi je ne suis pas du tout satisfaite de ça, ni d'aujourd'hui, ni de la
00:19semaine dernière.
00:21Sauf que moi je considère que la réponse ne peut pas être que sécuritaire, qu'il y a des mots
00:25et que c'est parce qu'on n'a pas soigné ces mots que ça a débordé.
00:28Encore une fois, je veux être intransigeante avec tous ceux qui saccagent, qui pillent et qui terrorisent des commerçants en
00:34particulier,
00:34parce que c'est des gens qui travaillent et qui ont les mêmes difficultés que nous, voire plus.
00:38Sauf que non, on ne peut pas se satisfaire qu'il y ait eu mille arrestations, je te rejoins mon
00:43cher Eric,
00:44on ne peut pas se satisfaire qu'il y ait eu d'un côté comme de l'autre, que ce
00:47soit chez les policiers ou chez les manifestants.
00:49Je rappelle que la semaine dernière, il y a une petite qui a été encore blessée, qu'il y a
00:52des enfants qui ont perdu une main, un oeil, des dents cassées.
00:55On ne peut pas se satisfaire de la violence. Et ce que je voudrais dire aussi, c'est que la
00:58violence, ça fait longtemps qu'elle est installée.
01:00Moi, j'habite dans le Sud, il y a 15 jours, il y avait un enfant de 14 ans, Mickaël,
01:04qui a pris une arme chez lui et qui a tiré sur un proviseur.
01:09La violence, elle est présente à l'école, contre les forces de l'ordre, entre des voisins qui s'entretient
01:13aujourd'hui.
01:13Le monsieur d'Allianz disait hier qu'il y a eu une hausse ces neuf dernières années de 98%
01:18de tentatives d'assassinat.
01:20Domicile, pardon, excusez-moi. Et moi, je ne me satisfais pas de l'américanisation de notre société en France et
01:27du fait qu'on n'en prend pas connaissance.
01:30Enfin, on n'a pas le courage de le dire et on n'a pas le courage de prendre, comme
01:34vous avez dit, gouverner ses prévoirs,
01:36de prévoir et les actes de violence et les difficultés que les Français ont à vivre dignement de leur salaire
01:43aujourd'hui.
01:43Alors.