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  • il y a 3 minutes
Des nouvelles manifestations, strictement encadrées, sont prévues samedi à Paris, Marseille ou Lyon, une semaine après les violences observées en marge de mobilisations contre la vie chère, qui ont réuni entre 550.000 et 800.000 personnes. Pour Miriam Djabali Larak, présidente de l’association «Regard lycéen», «on a mis une cible sur le dos des forces de l’ordre».

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Transcription
00:00J'espère qu'on n'aura pas un bis repetita de samedi dernier, ça c'est la première chose.
00:04La deuxième chose, c'est qu'on avait longtemps, la semaine dernière, en fait, l'État a beaucoup tergiversé.
00:09Puis on a sous-estimé, on a eu dix fois plus de personnes qu'on attendait,
00:13ce qui a expliqué peut-être le désarmement, je ne vais pas dire moral, mais en cas pour le coup,
00:18technique des forces de l'ordre,
00:21et soutien à nos forces de l'ordre, parce qu'aujourd'hui, il faut le répéter, il faut le répéter,
00:25il faut le répéter,
00:25pour que ça rentre dans la tête de nos gens, il n'y a pas de discussion possible en fait.
00:30Ni sur la violence légitime, ni sur la violence légitime, elle est claire, point.
00:34Maintenant, j'espère que demain, on aura pris en compte ce qui se passe sur les réseaux sociaux,
00:38parce que c'est un indicateur de ce qui va se passer.
00:41J'entends beaucoup de choses sur la ville de Clermont-Ferrand, par exemple, on voudrait en faire un nouveau Limoges.
00:48J'espère, je suis contente parce que je vois que les sentinelles vont sortir,
00:52et ce qu'on avait demandé bien après le 17, on n'a pas compris pourquoi ça n'y était
00:56pas.
00:57Et puis longtemps, le gouvernement, je crois, a minimisé.
01:00A minimiser la situation, à minimiser la situation depuis la rentrée, je veux dire, depuis septembre.
01:04Parce qu'on sait que les jeunes n'étaient pas contents, il faut rappeler qu'un blocus est illégal,
01:09et que rien ne justifie la violence, ça c'est le deuxième point.
01:12Et enfin, sur ces manifestations, ces émeutes, il ne faut pas négliger le rôle des syndicats,
01:18qui sont politisés, qu'on le veuille ou pas, disons-le, et minimiser également le rôle de certains partis politiques,
01:24qui malgré tout, d'une manière ou d'une autre, sur les réseaux, et pendant l'insurrection,
01:31j'allais dire pendant les manifestations lycéennes, quelquefois légales, quelquefois illégales,
01:35ont légitimé la violence, disons-le.
01:37Et on a fait, on a, si vous voulez, mis un petit peu une cible sur le dos des forces
01:44de l'ordre,
01:44en disant, c'est aujourd'hui l'arme à abattre.
01:48Nos jeunes, vous savez, ils sont le miroir de notre société.

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