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  • il y a 13 heures
De nouvelles manifestations, strictement encadrées, sont prévues samedi à Paris, Marseille et Lyon, une semaine après les violences survenues en marge des mobilisations contre la vie chère, qui ont rassemblé entre 550.000 et 800.000 personnes. Dans ce contexte, Stanislas Gaudon, délégué national du syndicat Alliance Police Nationale, rappelle que les rangs des forces de l’ordre comptent «1.800 blessés».

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Transcription
00:00Alors, plusieurs choses. D'abord, l'état quand même de fatigue de mes collègues, parce qu'il faut bien se
00:04rappeler que le 17 octobre est arrivé après quatre semaines de mobilisation,
00:08notamment des lycéens et des étudiants, que pour le 17 octobre, il y a déjà des repos qui ont sauté
00:13et que là, pour le coup, pour demain, tous les repos ont sauté.
00:17Voilà, donc...
00:18On a rappelé vos collègues qui étaient en repos.
00:20Oui, tout à fait, les compagnies républicaines de sécurité qui étaient neutralisées, elles ont été réactivées.
00:24Tous les collègues dans les bacs Brigade d'Anticriminalité, tous ceux qui doivent notamment faire ce qu'on appelle du
00:31chute de chute, de l'interpellation,
00:32pour combiner avec les unités de matière de l'ordre, elles vont être sur le pont, dans les grandes villes
00:36et dans les villes moyennes,
00:37parce qu'il faut bien se rappeler que le 17 octobre, ça a été aussi terrible dans des villes de
00:43moins grande importance que Marseille, Paris, Lille, par exemple.
00:48Il y a eu à Reims, il y a eu des trucs incroyables que nous ont raconté des collègues.
00:54Ils ont été attaqués, encerclés parfois.
00:57Il a fallu se débrouillir, c'est pour ça que tous ceux qui veulent qu'on nous supprime les armes
01:01intermédiaires,
01:02il faudrait qu'ils viennent faire un tour pour voir comment ça se passe quand une manifestation ou plutôt une
01:08guérilla urbaine ou une insurrection démarre dans un endroit,
01:11parce que c'est ça la réalité des choses.
01:13Et puis moi, je rappelle quand même qu'on en est à 1800 blessés dans nos rangs.
01:17C'est énorme.
01:17À titre de comparaison, les Gilets jaunes, c'est 2493 blessés en l'espace de 70 samedis.
01:23C'est quelque chose de l'intensité.
01:25Exactement, exactement.
01:26Donc quand j'entends parler comme quoi il y a des violences policières,
01:30tout ce lexique antiflique primaire,
01:34en plus là, évidemment, on a l'événement d'Orléans,
01:37puisqu'on attend pratiquement, je crois, 30 000 manifestants qui, à mon avis, vont être chauffés à blanc aussi par
01:45certains groupes que l'on connaît bien.
01:47Bon, ça va être une journée qui s'annonce compliquée en espérant qu'il n'y ait pas trop de
01:53casse
01:53et qu'on puisse encore une fois procéder à de l'interpellation, mettre à disposition de la justice,
01:58à condition, évidemment, qu'il y ait une suite pénale.
02:01Et là, pour l'instant, des dernières remontées qu'on a sur les bilans dans les juridictions,
02:07voilà, plus, il ne faut pas oublier que tous les mineurs,
02:09puisque la première vague, c'était 90% de mineurs,
02:12je vous rappelle que la césure pénale, en fait, les condamnations, elles n'arrivent pas tout de suite.
02:17C'est-à-dire qu'on dit d'abord est-ce qu'il est coupable ou pas,
02:19et puis après, un an plus tard, généralement, on attribue une peine.
02:24Simplement, sur le dispositif, est-ce que vous êtes quand même un peu rassuré,
02:27parce qu'on a l'impression qu'on a quand même mis les moyens
02:29qui n'avaient pas forcément été mis le week-end dernier ?
02:32Est-ce que c'est de nature à vous faciliter le travail, si vous me permettez l'expression ?
02:35Alors, c'est un plus, il y a 10 000 de plus que ce qui avait été mobilisé le 17
02:40octobre.
02:41Après, c'est évidemment la problématique que les consignes du ministère de l'Intérieur,
02:46et notamment du ministre, soient suivies des faits dans toute la chaîne hiérarchique.
02:49Et vous savez que, d'où c'est ce qu'Alliance, c'est ce qu'on dénonce,
02:52de ce qui a été fait, notamment au préalable, avant le 17 octobre.
02:56C'est pour ça, d'ailleurs, qu'on a fait un recours contre l'État,
02:59notamment en responsabilité, parce qu'il y a eu des dysfonctionnements,
03:03il y avait des décisions et des ordres qui étaient contraires
03:06par rapport à ce que disait le ministre.
03:08Donc, j'espère que tout le monde a bien entendu ce qu'a dit le ministre de l'Intérieur ce
03:11soir,
03:12et que ce sera la réalité de ce qui sera ordonné ou dit dans nos collègues
03:17lorsqu'ils seront en difficulté sur le terrain.
03:20Alors, l'eau.

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