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00:03Musique
00:13Le 17 octobre dernier, Rachel Chalagagne a tout perdu.
00:17Son commerce situé sous les arcades de la mairie de Saint-Etienne a été entièrement détruit.
00:22Les vites ont été brisées et le local complètement incendié.
00:26A l'intérieur se trouvait tout le matériel dont elle a besoin pour exercer son métier,
00:30ses stocks, ses machines, des années de travail.
00:33Malheureusement pour elle, elle n'avait pas encore eu le temps d'ouvrir sa boutique,
00:35que tout est parti en fumée.
00:37Je savais que ça allait être violent, je pensais, je me suis dit,
00:39elle est peut-être une ou deux vitres, mais là en fait ils ont tout pété et ils ont tout
00:42brûlé.
00:43Et pas qu'un peu en fait, c'est-à-dire que j'ai plus de machines,
00:48j'ai plus de stocks, j'ai plus de produits, j'ai plus rien.
00:51J'ai pas trop les mots et même tout à l'heure je suis partie voir le poste de garde,
00:54j'ai dit mais en fait ils ont brûlé comment ? Parce que je comprends pas.
00:56Je comprends pas comment, qu'est-ce qu'ils ont mis, qu'est-ce qu'ils ont fait pour que
01:00tout crame.
01:01C'est-à-dire qu'il n'y a plus de plafond, le tableau électrique a fondu,
01:06mes machines ont été cassées, les produits que je venais de coudre ont été brûlés,
01:12juste brûlés, donc en fait c'est juste méchant.
01:14Là juste du local en fait c'est des années de travail qui ont brûlé,
01:18de développement, de patronage, des produits, des matières premières.
01:22Et en fait c'est un deuil en fait que je suis obligée de faire en accéléré
01:26parce qu'on attend de moi à ce que je rebondisse, que je me relance et puis machin alors que
01:31je suis fatiguée.
01:32Dans un élan de générosité, une cagnotte a été ouverte pour que sa marque puisse renaître de ses cendres
01:38et connaître un nouveau départ.
01:42Suite aux nombreuses dégradations que les commerces ont subies lors de la manifestation du 17 octobre dernier,
01:47un élan de solidarité est né, Charlotte, une habitante de Saint-Etienne a décidé de créer un groupe Facebook
01:53où bénévoles et commerçants peuvent se retrouver et échanger sur ce dont ils ont besoin pendant cette période difficile.
02:00C'est pas juste quatre murs et des produits qu'on vend et voilà et c'est tout et ça
02:04s'arrête pas là en fait.
02:05Un commerce c'est un projet de toute une vie, c'est vraiment on y met notre cœur, on y
02:11met notre investissement,
02:12on pense à la décoration, d'où on va placer chaque chose, on y met énormément d'amour, énormément de
02:19temps,
02:19c'est même un plus grand investissement que notre propre maison.
02:23Ça me fait énormément mal au cœur de me dire qu'ils ont tout perdu, tout leur investissement
02:27et comme j'ai vu qu'il y avait beaucoup de gens dans le même cas, je me suis dit
02:30pourquoi pas faire un groupe Facebook pour les rassembler.
02:33Depuis sa création, de nombreux bénévoles ont rejoint le mouvement.
02:36Je me suis mise à la place de tous ceux qui ont été victimes, j'ai eu cette boule,
02:40je me suis dit si moi à mon niveau, qui n'est pas commerçante, je ne suis pas une autorité,
02:48alors en tant que citoyenne, si j'ai cette boule, si je ressens cette douleur,
02:52comment puis-je à peu près compenser cela, apporter de mon aide en tant que citoyenne ?
02:59J'ai eu beaucoup de tristesse pour les commerçants qui ont été touchés
03:03et beaucoup de solidarité envers eux, donc si on peut essayer de les aider un petit peu,
03:08c'est ce qui m'a poussé à rejoindre le mouvement.
03:10Les commerçants sont encore peu nombreux à faire partie de ce groupe.
03:13L'objectif reste qu'ils le rejoignent pour ainsi obtenir l'aide auprès des habitants.
03:21Aujourd'hui, trouver un thérapeute dans la Loire peut devenir un parcours du combattant.
03:25Pour faire face à la demande, depuis un peu plus d'un an,
03:27l'association Écoute Thérapeutique et Orientation propose de rencontrer les patients
03:31dans deux lieux de la Loire, à La Fouilleuse ou comme ici à Saint-Just-à-Rambert.
03:36Des consultations gratuites et anonymes sont assurées par trois thérapeutes chaque semaine.
03:41Il s'agit surtout de créer un lieu d'écoute pour décharger.
03:44On ne rentre pas dans un cadre de processus thérapeutique, non, pas du tout.
03:48On arrive plutôt, comme j'allais dire, à un soutien psychologique et psychique.
03:52C'est quand même une nuance importante.
03:54En règle générale, j'ai tendance à le dire et mes confrères aussi,
03:57parce qu'on ne rentre pas dans un processus thérapeutique.
03:59En règle générale, on reçoit sur trois consultations et après on oriente.
04:03Alors on oriente effectivement psychiatrie ou alors sur nos réseaux de psychos ou autres.
04:09On peut également aussi travailler en partenariat avec tout un système d'éducateurs,
04:14notamment sur Saint-Just-à-Rambert où il y a des éducateurs de rue qui tournent.
04:18Après, c'est au bon vouloir des gens, on ne les oblige pas, c'est un engagement de leur part
04:21aussi.
04:22Ceci tout l'intérêt à un moment donné de, j'allais dire, de leur démarche personnelle.
04:26Les permanences sont lieues les mercredis matin à la Fouilleuse et les vendredis après-midi à Saint-Just-à-Rambert.
04:32Le service s'adresse aux personnes de tout âge.
04:37A première vue, ce bus est tout à fait normal.
04:41Mais quand on prête attention aux détails, on remarque une inscription 100% biogaz.
04:47Cette information n'est pas là pour faire joli, mais elle indique bien le carburant utilisé pour ce véhicule.
04:52Le biogaz, dit aussi bio-GNV, est un gaz naturel issu de déchets organiques.
04:58Et pour obtenir ce carburant, il a fallu réunir plusieurs acteurs.
05:02Ce n'est pas évident, il faut créer des stations.
05:04On a créé une société dédiée qui comprend la métropole, mais également des agriculteurs du territoire qui font de la
05:10méthanisation.
05:11Parce qu'on a la chance d'avoir sur le territoire métropolitain, le Pila, d'avoir des producteurs.
05:17Donc il faut ces stations, il faut faire l'acquisition de véhicules.
05:20Donc ça se planifie, parce que vous imaginez bien que commander 25 ou 30 bus de ce type là, ça
05:25prend un peu de temps.
05:26Donc ça s'anticipe, mais ça se planifie.
05:28Si la ligne M5 a été désignée pour être la première à recevoir ces bus, c'est pour plusieurs raisons.
05:33C'est la plus longue ligne du réseau, puisqu'elle relie Saint-Etienne à Rive-de-Gilles.
05:37Elle est aussi la deuxième, la plus fréquentée.
05:40Elle accueille plus de 9100 voyageurs par jour.
05:43C'était donc logique qu'elle soit la première à bénéficier de ce gaz.
05:46De plus, ces nouveaux bus vont apporter un confort pour les usagers.
05:51Ça change plusieurs choses.
05:52Déjà en termes d'énergie, c'est la première fois dans l'histoire du réseau qu'on a des véhicules
05:56gaz et a fortiori bio-GNV qui circulent.
05:59Ce sont des véhicules qui sont moins bruyants à l'usage et aussi qui vont apporter un certain nombre de
06:05confort supplémentaire aux passagers.
06:07Le plus visible notamment en cette période, c'est la climatisation par exemple.
06:13L'intégralité du parc des 31 véhicules seront climatisés.
06:17Et puis aussi plus de confort, puisque notamment sur la ligne M5, on aura 19 véhicules, 11 véhicules de 12
06:24mètres, 10 standards,
06:25et 8 véhicules articulés, double caisse de 18 mètres de long.
06:28La ligne M2 sera la prochaine à recevoir ses bus biogaz.
06:32La métropole souhaite avoir son parc de véhicules entièrement vert, que ce soit en électrique ou en bio-GNV, d
06:38'ici 2030.
06:42Au nom de la Loire, Edouard Enventaire, bienvenue à toutes et à tous, et bienvenue surtout à la fusée du
06:47direct, l'Apollon ou l'Apollo de l'info.
06:49C'est Philippe Loi, bonjour Philippe.
06:50Bonjour Edouard, bonjour aux auditeurs.
06:52C'est l'une des plus anciennes radios du département.
06:54RCF fête ses 40 ans d'antenne.
06:57Derrière ses trois lettres se cache Radio Chrétienne Francophone.
07:00Née à l'initiative de responsable du diocèse, elle s'est rapidement imposée dans le paysage radiophonique stéphanois.
07:06Mais 40 ans d'existence, qu'est-ce que cela représente ?
07:10Ça montre quand même une certaine fidélité vis-à-vis de nos auditeurs.
07:14On ne les abandonne pas.
07:15Alors évidemment, ces 40 ans, on a fait une petite rétrospective en images et les choses ont beaucoup évolué.
07:21On n'a pas toujours été installés comme aujourd'hui.
07:24On n'a pas toujours eu le nombre de salariés qu'on a.
07:27On a quand même trois salariés.
07:29On a une jeune en service civique.
07:31Donc voilà, c'est une radio qui s'est développée au fil des ans.
07:35Et on est content et heureux d'exister toujours et d'être très présent.
07:40La force de RCF, ce sont aussi des dizaines de bénévoles qui contribuent à faire vivre les émissions au quotidien.
07:47On essaye de dresser tout ce qui se passe dans la semaine.
07:49Avec, on a une vingtaine d'émissions qui sont réalisées essentiellement par des bénévoles.
07:53Et puis les quatre salariés de RCF Saint-Etienne.
07:55Et on essaye de se dire, eh bien tiens, il y a une émission d'innovation.
07:58Il y a une émission d'histoire.
07:59Il y a une émission sur la musique par exemple.
08:02Mais qu'est-ce que l'on met dans cette conférence de rédaction pour essayer d'avoir le plus possible
08:06de diversité dans les sujets.
08:08Et de, encore une fois, toucher le plus possible les territoires.
08:11Mais avec une grille de programmes bien définie, il n'est pas toujours facile de réagir à l'actualité.
08:17Notamment lorsqu'une information de dernière minute tombe.
08:19Ça se gère en équipe déjà, parce qu'on discute, on voit ce qu'on peut faire.
08:24On est une petite équipe salariée.
08:27Donc on essaye quand on peut de se rendre présent.
08:30On essaye de contacter, d'avoir les informations précises.
08:33Et puis parfois de faire appel aux bénévoles qui peuvent être des relais aussi sur place.
08:39Nous donner des compléments.
08:42Mais c'est surtout un travail d'équipe.
08:44En 40 ans, la radio a connu de nombreuses évolutions.
08:47Mais une volonté reste inchangée.
08:49Celle de faire résonner le territoire et de donner la parole à ceux qui le font vivre.
08:57Pour la troisième année consécutive, Loire Tourisme organisait des ateliers pratiques pour les professionnels du tourisme.
09:04Trois thèmes étaient proposés.
09:05Les réseaux sociaux, les situations conflictuelles et la gestion de l'établissement de manière responsable.
09:11Pendant trois heures, les participants ont pu regrouper toutes les informations dont ils avaient besoin.
09:16Et poser toutes les questions qu'ils voulaient pour avancer dans leur structure.
09:20Travailler leur cible, ce qu'on appelle les personas en langage marketing.
09:24A qui ils s'adressent, comment s'adressent à eux, sur quels réseaux sociaux ils peuvent les trouver.
09:28Comment travailler leur charte éditoriale, c'est-à-dire de quoi ils vont parler sur ces réseaux sociaux.
09:32C'est aussi nécessaire.
09:34Essayer de travailler ça aussi en termes de programmation.
09:36Ce qu'on appelle un planning éditorial là aussi.
09:40Et puis voir un petit peu comment mettre en place cette communication.
09:43Je suis chargée de communication et du coup c'est toujours bien de se former parce qu'on s'adapte
09:49à ce qui se passe dans l'actualité.
09:51Donc c'est vrai que c'est important de se mettre à jour, dirons-nous.
09:55L'idée aussi c'est de pouvoir venir ici pour rencontrer des professionnels qui sont déjà un peu aguerris.
10:00Parce que du coup moi je me lance, c'est tout nouveau.
10:02Donc voilà, et puis de pouvoir avoir des conseils et puis des avis un petit peu sur mon projet, des
10:06ajustements possibles aussi.
10:08Pour profiler un petit peu mes connaissances par rapport à la gestion de la clientèle, ce qui est mon thème
10:13aujourd'hui là.
10:14Et ça permet aussi de voir un peu les échanges qu'il peut y avoir avec les autres personnes, pour
10:18voir leurs besoins aussi et leurs craintes.
10:20Et puis voir si on est un petit peu sur les mêmes choses que je peux avoir aussi dans mon
10:24métier.
10:24Donc voilà, c'est intéressant de voir comment se profile tout ça.
10:27Avec ces ateliers pratiques que Loire Tourisme entend ainsi accompagner les professionnels dans l'évolution de leur activité.
10:33Tout en favorisant le partage d'expériences au sein du territoire.
10:46Ici on apprend en s'amusant.
10:47Un DJ professionnel, Stéphanois Cassano, a rendu visite au Pôle Enfance Jeunesse de Vosche pour faire découvrir son métier aux
10:54enfants.
10:55J'ai pas fait d'école, je suis complètement autodidacte.
10:58J'ai acheté ce petit jouet qu'il y a derrière nous un jour parce que j'ai été barman
11:01toute ma vie.
11:03Et en fait un jour j'en avais marre, j'ai qu'est-ce que j'ai pas fait, que
11:04j'ai toujours voulu faire.
11:05Mais aujourd'hui j'ai mixé dans de très beaux endroits.
11:08J'ai mixé, alors pas trop sur la région, mais sur Reims, Valenciennes.
11:11J'ai mixé en Thaïlande au mois de mars.
11:13Je suis producteur, je produis ma musique aussi.
11:15Une foire aux questions pour commencer avec une interrogation majeure.
11:19Forcément le salaire en soi.
11:20Et la vie qu'on mène avec ?
11:22En Thaïlande c'est...
11:24Sur une heure et demie j'ai touché 1500 euros.
11:26Le salaire aujourd'hui d'un DJ c'est bien, mais il est jamais chez lui.
11:29Place ensuite à la pratique sur le contrôleur.
11:31Ces jeunes vauchois vont se contenter des bases, apprendre à caler deux musiques sur le même rythme.
11:41J'ai bien aimé le...
11:43Bah...
11:43Savoir comment faire.
11:45Oui c'était beaucoup plus dur.
11:45Moi je pensais que j'allais réussir du premier coup alors que pas du tout.
11:48Je me dis quand tu connais, quand on t'explique les boutons, c'est tout de suite plus facile que...
11:52Quand on te met seul devant une tablette comme ça et tu sais pas ce que tu dois faire.
11:55Le but est de préparer une vraie transition comme un pro.
11:58T'as beaucoup de DJ qui s'emmerdent pas quand ils vont faire une fin de morceau.
12:06Et ils auraient fait ça.
12:08La chanson là elle tourne.
12:14Mais on a mixé les deux.
12:15On les a amenés en même temps.
12:17Et pour finir une petite démonstration pour rappeler que ce métier c'est surtout de la transmission entre un DJ
12:23et son public.
12:27Ça reste accessible oui, mais encore une fois voilà, faut vraiment, faut s'accrocher.
12:31Parce que le travail est difficile, la concurrence est rude.
12:35Et de pas surtout pas trop croire tout ce qu'on voit justement sur les réseaux sociaux.
12:40Parce que c'est pas si facile que ça aujourd'hui de devenir DJ.
12:43Faut arriver à produire déjà, pour arriver à se démarquer des autres.
12:46Surtout arriver à transmettre sa propre énergie, sa propre identité au public.
12:50Des rencontres métiers que le pôle enfance jeunesse de Vosche essaye de reproduire chaque semaine de vacances scolaires.
13:02Connaissez-vous ces objets ?
13:03Si vous êtes fan de Friends, évidemment.
13:06Pas besoin de traverser l'Atlantique pour retrouver l'univers de cette série.
13:10A Saint-Etienne, cet appartement reproduit l'ambiance de celui de Monica Geller jusque dans les moindres détails.
13:17Alors les petits détails que j'adore, c'est les trois robes de mariée.
13:21Celle de Monica, Phoebe et Rachel quand elles sont sur le canapé au tout début de la série.
13:26Après ce que j'adore, en fait on a un peu tous participé, c'est cette fausse fenêtre qu'on
13:31a essayé de représenter au mieux.
13:32Le manteau de Phoebe.
13:34Et puis après la cuisine, on a essayé de la représenter au mieux.
13:37On a retrouvé les petites casseroles.
13:39Et puis la déco des années 90.
13:42L'idée de Mélanie vient après la naissance de sa deuxième fille.
13:46Un rêve qu'elle décide finalement de transformer en réalité.
13:49Pour donner vie à son projet, elle a passé des mois à chiner.
13:53Chaque objet a été choisi pour rappeler un souvenir de la série.
13:57Ça a été la meilleure partie.
13:58Vraiment de chiner tous ces objets, c'est ce que j'ai préféré faire.
14:02On fait des brocantes, on va à Emmaüs, on regarde sur le bon coin.
14:06Il y a beaucoup d'occasions.
14:07En fait c'est beaucoup de temps.
14:08L'appartement ouvre ses portes en décembre 2025.
14:12Mais quelques mois seulement après le lancement, le rêve tourne au cauchemar.
14:17Fin avril, des voyageurs vandalisent entièrement l'appartement.
14:20Mobilier, mur, décoration, une grande partie du travail est à refaire.
14:24Ils ont tout vandalisé, donc vraiment tout cassé.
14:27Toute la déco a volé, les murs ont été cassés.
14:31Les meubles aussi, c'était sale.
14:34Vraiment un gros coup dur.
14:35Au début, je ne voulais pas y croire, mais vraiment, j'étais effondrée.
14:40Donc on a passé quelques jours durs à encaisser.
14:43On a accueilli cette émotion et après on est reparti un peu plus fort.
14:47Un choc pour la propriétaire qui décide pourtant de ne pas abandonner son rêve.
14:51Après plusieurs mois de travaux, l'appartement a finalement rouvert.
14:55Une véritable expérience immersive qui devrait encore évoluer
14:59et se perfectionner avec la créativité de sa propriétaire.
15:06Ça y est, c'est terminé.
15:07On a clavé les cordes de la manufacture le 1er août.
15:11On va les réouvrir une dernière fois pour les particuliers au rang du mois de devant.
15:18Nous devions fermer que la mythique du centre pour conserver la manufacture
15:24avec l'activité ici, Click & Collect et puis la boutique.
15:29Et puis après, quand on a fait les calculs avec les comptables, les avocats
15:33et tous les partenaires financiers, on s'est rendu compte que ce n'était pas viable
15:38et qu'on allait aller droit dans le mur.
15:41Il y a encore d'activité du coup ?
15:43Encore un petit peu, pour les professionnels, on continue à servir nos clients
15:48en attendant de trouver un autre prestataire.
15:51Là, par exemple, sur les boules au but, on leur donne un coup de main,
15:55enfin on leur fait une partie du boule en chocolat pour ça leur dessert,
16:00pour le restaurant.
16:01En attendant de trouver un autre prestataire, on va continuer à les servir.
16:06De la même manière pour les traiteurs, pour les restaurateurs et pour les clubs du sport.
16:11On en tord dans quatre mois.
16:13Une institution qui a 115 ans, et ça ne se fait pas sans clients,
16:17on avait des clients qui étaient traités fidèles depuis très longtemps.
16:20Malheureusement, l'activité du centre-ville était en baisse,
16:23comme dans plein d'autres villes, c'est-à-dire que les habitudes de consommation ont changé.
16:27Il y a un peu moins de chalandise dans les centres-villes.
16:30On avait besoin d'un niveau de chiffre d'affaires qui était important.
16:34Dans un texte général, avec un marché aux entreprises,
16:37on a préféré arrêter, je ne dirais pas en bonne santé,
16:42mais en tout cas en limitant les dégâts.
16:45On a des collaborateurs avec qui on travaille depuis 16 ans,
16:48que je connais depuis très longtemps, je les ai formés en tant que 46.
16:51Bien sûr, nos clients également.
16:54Et puis pour ma part, moi j'ai promencé dans cette entreprise il y a 30 ans.
16:59C'est vraiment un clac-cœur.
17:06C'est dans cette pièce unique que la magie opère.
17:09Chaque année, 15 tonnes de grêlon Dupila sortent de cette machine
17:12et des doigts agiles des experts en chocolat.
17:15Le grêlon Dupila, c'est un bonbon très gourmand,
17:18une ganache au lait et à la noisette,
17:20des éclats de noisettes macérées dans du kirsch,
17:23le tout enrobé de chocolat au lait et roulé dans du sucre glace.
17:27Une recette inchangée depuis 50 ans et inspirée de notre environnement.
17:31On a beaucoup d'orages de grêle qui sont parfois assez forts.
17:37Et donc à l'époque, M. Galafel,
17:41qui était responsable de l'entreprise Chocolat des Princes il y a 50 ans,
17:47il a eu l'idée de fabriquer un chocolat à partir de ce phénomène météorologique.
17:53Et donc il a eu l'idée de faire cette boule de ganache roulée dans du sucre glace
18:01pour donner la forme du grêlon.
18:05C'est venu d'un orage de grêle.
18:07Et pour obtenir des grêlons bien blancs, il faut être délicat et avoir du savoir-faire.
18:12Trop roulé ferait disparaître le sucre dans l'orobage.
18:16Impossible de tout mécaniser.
18:18Les bonbons sont tous uniques et restent la spécialité de la maison.
18:22C'est un emblème, on en est fiers.
18:24Et on est aussi, quelque part, ça nous oblige à continuer de le produire.
18:30C'est aussi pour nous un marqueur fort.
18:32Le grêlon du pila, c'est une madeleine de Proust pour les Stéphanois, les Ligériens.
18:37Et on est identifié aussi par nos spécialités.
18:41Et le grêlon du pila, c'est notre spécialité, notre produit phare.
18:45Donc il ne faut pas changer la recette, il faut continuer à le produire comme autrefois.
18:48Pas question donc de toucher à la recette, mais pour ses 50 ans, le grêlon change son emballage.
18:54Les petites boîtes prennent ici la forme d'un orage de grêle pour ramener un vent de nouveauté à ce
19:01bonbon à déguster frais de préférence.
19:03Sous-titrage Société Radio-Canada

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