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Regardez Le journal RTL avec Guillaume Ouattara du 23 octobre 2026.
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00:00Et à la une de ce vendredi 23 octobre, je le disais, un mort et quatre blessés après une fusillade
00:05à Trappes dans les Yvelines ce matin.
00:07Le suspect interpellé par les forces de police, il a tiré au volant de sa voiture.
00:11On fait le point dans un instant sur les toutes dernières informations.
00:15Un bilan qui peut être amené à évoluer, ça c'est la mise en garde ce midi des autorités.
00:20Sébastien Lecornu, le Premier ministre, annonce lui que le parquet national antiterroriste se place en observation.
00:26Vous entendrez également le témoignage d'une commerçante voisine de cette fusillade qui a assisté à la scène et qui
00:33est évidemment sous le choc.
00:34Faut-il s'attendre à de nouvelles scènes de violence et de pillage dans toute la France ?
00:38C'est le scénario catastrophe que cherche à tout prix à éviter le gouvernement.
00:42Alors que Laurent Nunez va annoncer dans les prochaines minutes une hausse sans doute des forces de sécurité mobilisées sur
00:47le terrain.
00:48Des manifestations interdites dans certaines villes, des couvre-feux maintenus et même étendus pour les majeurs.
00:53On détaille ce qui attend la France demain dans cette édition.
00:56Les commerçants se préparent, ils redoutent évidemment le pire alors que 3000 d'entre eux ont été pillés et vandalisés
01:03le week-end dernier.
01:03On parle également de mesures politiques envisagées par le gouvernement pour remettre fin à la gronde avec notamment cette augmentation
01:10d'un pour cent du SMIC.
01:12Augmentation anticipée, qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que le gouvernement va dans le bon sens
01:16? Est-ce qu'il faut d'autres mesures ?
01:17On vous attend au 32 10. L'actualité de ce vendredi, c'est aussi la première tempête de l'automne.
01:23Austin, tempête qui a frappé fort déjà sur le nord-ouest de la France avec des rafales qui ont localement
01:28dépassé les 160 km heure.
01:31Valérie Quintin, bonjour.
01:32Bonjour.
01:32Et ça va continuer à souffler.
01:34Oui, elle est toujours là pour l'instant.
01:36Le cœur de la dépression est coincée entre la France et l'Angleterre.
01:38Donc c'est vraiment dans les départements les plus au nord pour l'instant que les rafales sont les plus
01:42fortes mais aussi les pluies les plus soutenues.
01:44Elle quittera le territoire avant la fin de la journée.
01:46Merci Valérie.
01:47On fera une météo complète en fin de journal.
01:48On sera évidemment en Bretagne, en Normandie où 288 000 foyers sont privés d'électricité.
01:53Ça c'est à l'échelle nationale le système D pour de nombreux commerçants.
01:57Et puis dans toute la France, les températures sont en baisse, les prix de l'énergie eux sont en hausse.
02:02Cette question qu'on vous pose aussi au 3210, est-ce que vous avez rallumé les radiateurs ou est-ce
02:06que vous avez des techniques pour lutter contre le froid ?
02:08On vous attend, vous avez la parole.
02:12Et on a donc appris il y a quelques minutes qu'un homme a ouvert le feu ce vendredi matin
02:16sur des passants dans les Yvelines à bord de sa voiture.
02:19Le bilan, un mort, quatre blessés, c'est les premiers éléments dont on dispose.
02:22Bonjour Arthur Pereira.
02:24Bonjour.
02:24Les faits se sont produits vers 10h30 à Trappes et à La Verrière.
02:28C'est dans les Yvelines en région parisienne.
02:29Oui, un homme armé d'une mitraillette a tiré en rafale sur plusieurs personnes faisant au moins un mort.
02:36Selon nos informations, l'individu âgé de 39 ans est au volant de son véhicule lorsqu'il ouvre le feu
02:41devant une pharmacie.
02:43Puis devant une station essence, ça s'est passé sur la commune de La Verrière et celle de Trappes, deux
02:49communes limitrophes dans les Yvelines.
02:51Selon une source policière, le tireur a ensuite été interpellé par une unité de la BAC de Saint-Germain-en
02:57-Laye.
02:57A ce stade, on ne connaît pas encore les motivations de l'assaillant.
03:01Le parquet national antiterroriste n'a pas encore été saisi, mais reste en observation.
03:06Ce qu'on peut néanmoins vous confirmer, c'est que le SDAT, la sous-direction antiterroriste, a, elle, été saisie.
03:12Merci pour ces premiers éléments de précision.
03:14Arthur Pereira, vous restez évidemment avec nous dans cette édition pour nous faire part des changements, des modifications et des
03:21informations complémentaires que l'on pourrait avoir.
03:23Une commerçante du quartier, elle, était témoin des faits, elle est sous le choc et elle raconte au micro-RTL
03:28d'Hermine Leclercq qui s'est passé.
03:29J'ai vu des gars qui ont garé leur camionnette devant et puis ils sont sortis pour reprendre leur matériel.
03:36Puis j'ai entendu comme si c'était les marteaux, les marteaux piqueurs.
03:40En fait, c'était des coups de feu.
03:42Donc j'ai vu un gars tomber, c'est tout.
03:45Je suis sortie un peu pour voir et puis j'ai vu qu'il saignait.
03:48Donc j'ai pas plus de... j'étais derrière dans les comptoirs dont je n'ai pas tout vu.
03:53Voilà pour ce témoignage au micro-RTL d'Hermine Leclercq.
03:56Et on vient d'apprendre à l'instant le profil de la personne décédée.
04:00C'est une fillette de 12 ans qui a donc trouvé la mort sous les balles de cette personne qui
04:06a été interpellée à Trappes.
04:08On vous retrouve, Alirabé, bonjour.
04:13Alirabé, est-ce que vous êtes avec nous, le maire génération de Trappes, dans les Yvelines, au téléphone avec nous
04:18?
04:18Bonjour, monsieur le maire, est-ce que vous nous entendez ?
04:22Bonjour.
04:22Merci d'être avec nous sur RTL.
04:25D'abord, est-ce que vous pouvez nous faire un point sur ce que vous savez de la victime, une
04:31jeune fille de 12 ans ?
04:32C'est les informations dont vous disposez également ?
04:36Non, pas du tout. La victime sur Trappes est un homme adulte qui était près d'une aire de jeu
04:44et qui a été victime de nombreux impacts de balles et qui est décédée malgré l'intervention rapide des pompiers.
04:51La jeune fille de 12 ans a été impactée sur la ville de Laverrière, la ville voisine de Laverrière.
04:56Et a priori, et je l'espère, au moment où on se parle, elle n'est pas décédée.
04:59Merci pour ces éléments de précision.
05:01Donc, une jeune blessée de 12 ans qui n'est a priori pas décédée.
05:06Par contre, un homme qui est décédé, un tireur qui a été interpellé assez rapidement.
05:10Vous avez des informations sur le parcours qu'il a fait. Il a donc commencé par Trappes ?
05:16Absolument. Il a parcouru plusieurs quartiers de Trappes en tirant à l'aveugle sur les personnes et sur des bâtiments,
05:22notamment une maison de santé, notamment sur des véhicules qui passaient par là
05:27et sur un homme d'origine africaine qui a été près d'une aire de jeu et qui a subi
05:35de nombreux impacts de balles et qui n'y a pas survécu.
05:36Il a également tiré sur un homme d'origine maghrébine sur une station essence et en urgence absolue pour ce
05:44qui le concerne.
05:46On a à ce stade...
05:47Avant de prendre la route...
05:49Monsieur le maire Ali Rabé, on n'a à ce stade aucune information sur les motivations de cet homme.
05:56Je crois qu'on a eu un petit souci de raison. Est-ce que vous êtes toujours avec nous ?
05:59Monsieur Ali Rabé, maire de Trappes, merci. Vous êtes toujours avec nous.
06:02National Bank est de rejoindre la ville de La Verrière où il a de nouveau tiré.
06:08Ali Rabé, donc le maire de Trappes. Malheureusement, la liaison est mauvaise.
06:11On va essayer de vous rejoindre dans un instant pour avoir plus de détails.
06:15Mais ce qu'on peut dire, en tout cas, c'est qu'il y a eu un mort.
06:18Contrairement à ce qu'on a annoncé, parce que l'information est en train de vivre,
06:20c'est bien un homme adulte qui a été tué sous les balles de l'auteur présumé interpellé.
06:27Une jeune fille de 12 ans dont on vous parlait est-elle blessée, grèvement blessée.
06:32Pour l'instant, on n'a pas plus d'informations sur son état.
06:34Et puis, au total, ce sont 4 personnes qui ont été blessées et à mort.
06:39On va y revenir, évidemment, dès qu'on va avoir plus d'informations.
06:41Le service poli-justice de RTL qui est, évidemment, en tout cas, en train de recouper les informations
06:48sur cette fusillade qui a eu lieu dans les Yvelines à Trappes.
06:54RTL midi.
06:55Les auditeurs ont la parole.
06:56L'actualité de ce vendredi 23 octobre, c'est également la France qui retient son souffle
07:01avant une nouvelle journée à haut risque.
07:03L'acte 2 de la mobilisation contre la vie chère, contre le gouvernement,
07:08ça sera demain, le 24 octobre.
07:09Des manifestations qui sont prévues sur tout le territoire.
07:13Mais seules celles autorisées et organisées par des syndicats pourront se dérouler.
07:18Une semaine après les scènes de chaos, une question est sur toutes les lèvres, évidemment.
07:22Ce samedi noir va-t-il se reproduire ?
07:25Alors, pour ne pas revivre le même cauchemar, le dispositif de sécurité est renforcé.
07:29Bonjour Sophie Neumayer.
07:30Bonjour.
07:31Vous êtes en direct de la place Beauvau, où Laurent Nunez doit s'exprimer.
07:36Il n'a pas encore pris la parole, mais il va préciser dans quelques instants
07:39le détail des forces vives qui vont être mobilisées demain.
07:43Oui, effectivement, je viens de le croiser à l'instant.
07:45Il va s'exprimer dans quelques instants.
07:47Effectivement, le gouvernement a promis un dispositif massif,
07:49une montée en gamme par rapport à la semaine dernière.
07:52Et Laurent Nunez doit détailler effectivement ce dispositif dans quelques minutes.
07:57Place Beauvau, alors que le renseignement territorial s'attend à une nouvelle forte mobilisation.
08:00400 à 500 000 personnes attendues.
08:03Cette deuxième journée de contestation avec des craintes,
08:06puisque des appels à braver les interdictions de manifester,
08:08à faire vaciller l'État se multiplient sur les réseaux sociaux.
08:11Et avec sans doute encore des pillages opportunistes.
08:14Et puis, avec un point qui concentre également les attentions à Orléans,
08:18en marge du Congrès du RN ou un rassemblement sociétal,
08:21qui a été lui déclaré par la CGT,
08:23pourrait attirer 20 000 à 40 000 participants.
08:25Alors, pour faire face à tous ces points de tension,
08:28un Conseil de défense était présidé par le Président de la République ce matin.
08:32On attend donc les conclusions dans quelques minutes
08:35avec Laurent Nounes qui devrait, avant,
08:38faire un point sur la situation à Trappes,
08:41avant de s'exprimer sur le dispositif de demain.
08:43Merci Sophie Demeyer.
08:44Vous restez aussi avec nous dans cette édition de RTL Midi.
08:47Les auditeurs ont la parole pour faire le point
08:49sur les annonces du ministre de l'Intérieur.
08:50En tout cas, parmi les villes qui se préparent au pire pour demain,
08:53il y a Lyon.
08:54Là-bas, le préfet du Rhône, Étienne Guyot, a tranché.
08:57Une seule manifestation sera autorisée.
09:00Pardon, là-bas, le préfet a tranché.
09:03Aucune manifestation ne sera autorisée ce samedi
09:05par un cortège, par un rassemblement.
09:07L'arrêté vient de tomber, justement, Raphaël Vantard.
09:09Est-ce que ça rassure les commerçants ?
09:11Alors, pas vraiment, si on en croit les panneaux de bois
09:14qui sont encore ce matin en train d'être installés
09:16dans les différentes rues commerçantes de la presqu'île lyonnaise
09:18jusqu'à l'hôtel de ville, d'ailleurs.
09:20Mathieu tient, par exemple, une boutique de vêtements haut de gamme
09:23rue Émile Zola.
09:24Et comme beaucoup, dans sa rue, il ne sera tout simplement
09:26pas ouvert demain.
09:28On sait très bien qu'il va y avoir des manifestations
09:29qui vont avoir lieu.
09:31Donc, écoutez, on est nombreux à fermer complètement nos boutiques.
09:35On va se barricader, vider nos magasins.
09:37Et puis, on va rester un petit peu dans nos boutiques.
09:40Et puis, de toute façon, on ne sait pas ce qu'on pourra faire de plus.
09:44De l'autre côté de la place, Bellecour rue,
09:46Victor Hugo Kelly a vu sa vitrine et une partie de sa papeterie
09:49ravagée la semaine dernière.
09:51Même si elle n'est pas totalement rassurée,
09:53elle ouvrira bien demain.
09:54D'expérience avec les dernières manifestations,
09:57interdites ou pas interdites,
09:58il peut quand même y avoir des mouvements,
10:00il peut quand même y avoir des groupuscules qui se réunissent.
10:02Donc, moi, je vais ouvrir.
10:03Et puis, je serai présente avec du monde autour
10:06pour pouvoir gérer si jamais il y a un souci.
10:08Alors, ce qui inquiète commerçants et autorités ce midi,
10:11ce sont ces appels à manifester sur les réseaux sociaux,
10:13sur certains sites internet aussi.
10:15Des appels pour défiler dans de nombreux points de la ville de Lyon
10:18pour saturer les forces de sécurité.
10:20Une multiplication de points chauds
10:21qui pourrait compliquer le travail des forces de l'ordre demain.
10:24Merci beaucoup Raphaël Vantard à Lyon pour RTL.
10:27Marseille, on avait d'abord annoncé
10:29toutes les manifestations annulées.
10:31Finalement, l'une d'entre elles sera autorisée.
10:33Ailleurs en France, à Lille,
10:34l'interdiction de manifester vise le centre-ville.
10:37Et puis à Paris, un seul cortège est autorisé.
10:39Celui entre Bastille et Nation.
10:41Des interdictions qui sont désormais contestées en justice.
10:44Une association de défense des libertés
10:46avec le syndicat de la magistrature
10:48a déposé un recours devant le Conseil d'Etat.
10:50Un recours qui vise les propos d'Emmanuel Macron
10:53qui a annoncé hier que seules les manifestations syndicales
10:56seraient autorisées.
10:57Bonjour Paul Cassien.
10:59Bonjour.
11:00Vous êtes professeur de droit à l'université Paris-Inpanthéon-Sorbonne,
11:03membre justement de cette association de défense
11:05des libertés constitutionnelles.
11:07Pourquoi d'abord avoir voulu contester
11:10cette décision d'Emmanuel Macron
11:11d'empêcher les manifestations non organisées par des syndicats ?
11:16Tout simplement parce qu'elle est manifestement illégale
11:18et l'objet de notre association
11:20c'est de défendre les libertés constitutionnelles.
11:22Or en triant entre manifestants potentiels
11:26et en interdisant a priori
11:29sans exception aucune
11:31les manifestations de personnes non syndiquées
11:34le Président de la République nous paraît avoir commis
11:37une atteinte non seulement
11:39à la liberté de manifester
11:41mais également au principe d'égalité de traitement.
11:43Et donc on a saisi le Conseil d'Etat
11:45afin de faire vérifier
11:47si une telle atteinte avait été commise
11:49par le chef de l'Etat.
11:50Et concrètement, quand est-ce que vous comptez avoir des réponses ?
11:54Que peut répondre le Conseil d'Etat ?
11:56Eh bien, le Conseil d'Etat peut rejeter la requête
11:59en estimant qu'il n'y a pas d'atteinte grave
12:02ou manifestement illégale à une liberté fondamentale.
12:05Il peut interpréter la décision du Président de la République
12:08dans un sens favorable à la liberté de manifester
12:11où le Conseil d'Etat peut considérer
12:14que le Président de la République a commis
12:16une violation grave et manifestement illégale
12:18de la liberté de manifester
12:19comme du principe d'égalité de traitement.
12:22Donc il y a trois possibilités.
12:23Oui, donc trois possibilités.
12:26Cette contestation, elle concerne l'annonce
12:28d'Emmanuel Macron du Président au niveau national
12:30mais localement, ce sont les préfets
12:32qui ont la main sur des arrêtés.
12:33Là, c'est quoi ? C'est au cas par cas ?
12:35Est-ce que vous allez aussi attaquer
12:36ces arrêtés préfectoraux ?
12:39Alors absolument, au plan local,
12:41c'est l'autorité de police administrative
12:43qui a la main, en général le préfet
12:46et le préfet peut interdire des manifestations.
12:50Il peut aussi les autoriser sous certaines réserves.
12:53Ces interdictions, ces autorisations sous réserve
12:56se font au regard de circonstances locales.
12:59Et donc effectivement, lorsqu'il y a des interdictions
13:01qui nous paraissent, qui nous paraissent
13:03en inadéquation avec les circonstances locales,
13:06nous saisirons le juge administratif
13:09territorialement compétent.
13:11Pas systématiquement, mais en fonction
13:13des circonstances propres à chaque commune.
13:16Au regard des annonces nationales
13:18et donc des annonces locales propres
13:20à chaque commune, vous venez de le dire,
13:22si l'on décide d'aller tout de même manifester
13:24malgré des interdictions,
13:25et si le Conseil d'État ne tranche pas
13:27en la défaveur des annonces gouvernementales,
13:30qu'est-ce qui peut se passer
13:30pour celles et ceux qui iront manifester ?
13:33Alors effectivement, si la manifestation
13:36n'est pas déclarée et qu'il y a eu
13:39un arrêté d'interdiction,
13:40il n'est pas possible de manifester.
13:42Et à ce moment-là, personne ne doit se rendre
13:46à une manifestation qui n'a pas été autorisée,
13:49qui a été interdite plutôt par la préfecture.
13:52Il y aurait des sanctions qui pourraient être prises
13:54à l'égard des personnes qui ont organisé
13:56la manifestation sans succès
13:58et des personnes qui se sont déplacées
14:00sur la voie publique alors qu'elles ne pouvaient
14:02pas manifester des sanctions pénales,
14:04soit des peines de prison,
14:06soit des amendes pour les personnes
14:07qui participeraient à une manifestation non autorisée.
14:10Donc si la manifestation est interdite,
14:12plutôt que non autorisée,
14:13est interdite, à ce moment-là,
14:14il ne faut pas se rendre
14:16sur les lieux qui étaient visés
14:19par la manifestation.
14:21Merci Paul Cassia.
14:22Je rappelle que vous êtes professeur de droit
14:23à l'Université Paris-Importé-en-Sorbonne
14:24et membre donc de l'Association
14:26de défense des libertés constitutionnelles.
14:28Voilà pour cette réponse,
14:29ou en tout cas une partie de la réponse
14:31sécuritaire face au possible débordement
14:33demain, le 24 octobre.
14:34Mais l'exécutif cherche aussi
14:36à répondre aux motifs de mécontentement.
14:38Et l'une des pistes envisagées,
14:39c'est une hausse anticipée du SMIC.
14:42Bonjour Pierre Bulot.
14:43Bonjour.
14:43Chef du service économie et sociale de RTL.
14:46Une hausse, Pierre, de 1%,
14:47ça veut dire 15 euros par mois.
14:49Oui, c'est ça.
14:501.478 euros net aujourd'hui
14:52pour le salaire minimum.
14:531.493 après augmentation,
14:56donc environ 15 euros de plus.
14:58Cette hausse,
14:58elle est déjà prévue au 1er janvier
15:00comme tous les ans.
15:01Le SMIC est revalorisé
15:02en fonction de l'inflation.
15:03L'idée dans les cartons, là,
15:05pour calmer la grogne sociale,
15:06c'est d'avancer au mois de décembre
15:08cette revalorisation.
15:10Éventuellement aussi d'aller un peu
15:11au-delà du minimum légal.
15:12On parle de coups de pouce
15:14pour le SMIC,
15:14mais rien n'est encore décidé.
15:16Jean-Pierre Farandou,
15:17le ministre du Travail,
15:18reçoit à partir d'aujourd'hui
15:19et jusqu'en milieu de semaine prochaine
15:20les syndicats et le patronat.
15:22Les premiers demandent
15:23cette avance dans le calendrier.
15:24Les seconds hurlent,
15:26puisque ce serait au patron,
15:27évidemment,
15:28de financer plutôt la hausse du SMIC.
15:30D'autres pistes sont également étudiées
15:31et rien n'est encore arrêté,
15:33confirme une source
15:33au ministère du Travail
15:34qui promet des annonces
15:35en fin de semaine prochaine.
15:36Merci beaucoup Pierre Bulot.
15:38Merci beaucoup.
15:39Et alors,
15:39la question qu'on va vous poser
15:41dans les auditeurs,
15:41ont la parole à partir de 13h,
15:43c'est si vous pensez
15:43que cette première réponse politique,
15:46cette augmentation du SMIC de 1%,
15:48c'est une bonne réponse.
15:51Bonjour Victor D'Arcas.
15:53Bonjour Guillaume.
15:53Vous êtes en contact avec nos auditeurs,
15:55des auditeurs ont la parole.
15:57Bon, ça réagit déjà.
15:58Pas très favorablement.
15:59Non, sur l'application RTL,
16:00vous êtes plusieurs à nous écrire
16:01comme Jean-Pierre en Savoie
16:03de qui se mode-t-on ?
16:04Augmenter le SMIC de 1%
16:05pour 3% d'inflation,
16:07on ne va pas aller bien loin,
16:08le gouvernement n'a toujours pas compris.
16:10Et puis Gauthier Allon,
16:11jumeau dans l'Essonne,
16:12il faut augmenter tous les salaires
16:13publics et privés,
16:14tout le monde subit l'inflation,
16:16et puis il faut imposer aux employeurs
16:18le versement d'une prime partage
16:20de la valeur.
16:20Alors on vous pose la question,
16:221% d'augmentation du SMIC,
16:2415 euros par mois,
16:25est-ce de nature à changer les choses
16:26et à calmer les mouvements sociaux ?
16:28On attend vos appels au 3210
16:30et vos réactions sur l'application RTL.
16:31Évidemment,
16:32les auditeurs ont la parole.
16:33Vous avez la parole
16:34de 13h à 14h.
16:35A tout à l'heure,
16:35Victor.
16:36Avant de marquer une courte pause,
16:38je reviens donc sur cette fusillade à Trappes,
16:40un homme qui a tiré,
16:41faisant un mort et quatre blessés.
16:43On apprend à l'instant
16:44que le parquet antiterroriste
16:46annonce ce saisir.
16:47On y reviendra en longueur
16:48dans le journal de 13h.
16:50Vous restez avec nous sur RTL
16:51et on va parler de la tempête Austin.
16:55288 000 foyers privés d'électricité.
16:57Une tempête qui continue sa progression
16:59sur une partie du nord-ouest de la France.
17:01A tout de suite.
17:01Vous souhaitez nous contacter ?
17:03Appelez-nous au 3210.
17:0450 centimes la minute.
17:08RTL midi.
17:08Les auditeurs ont la parole.
17:10Avec Guillaume Ouattara.
17:11Midi 51 sur RTL.
17:12Et donc,
17:13c'est rafale de vent
17:13jusqu'à 161 km heure
17:16sur la pointe du Rhin
17:17dans le Finistère.
17:18Plus de 100 km heure
17:19à Brest,
17:19à Lorient,
17:20à Saint-Malo.
17:21Des arbres couchés sur les routes,
17:22des toitures arrachées,
17:23des trains à l'arrêt.
17:24Et ce bilan provisoire
17:26d'Enedis,
17:27288 000 foyers privés d'électricité,
17:29dont près de 130 000 en Bretagne.
17:31C'est un premier bilan
17:32qui va peut-être évoluer.
17:35Premier bilan
17:35de cette tempête de l'automne,
17:37Austin,
17:37qui balaye depuis cette nuit
17:39le nord-ouest du pays.
17:40Nicolas Ginestière,
17:41on vous retrouve à Saint-Malo
17:42pour RTL.
17:43Bonjour Nicolas.
17:44Bonjour Guillaume.
17:44Bonjour à tous.
17:45Une circulation sur la route compliquée
17:47et de nombreux axes fermés.
17:49Oui,
17:49un véhicule de police
17:50est stationné
17:51au milieu de la route,
17:52gyrofard allumé.
17:55Changer de trottoir,
17:57route barrée,
17:57c'est ce qu'on entend
17:58dans le mégaphone des agents
17:59derrière moi.
18:00Ici,
18:00l'axe qui permet
18:01de rejoindre le front de mer
18:02est fermé
18:03puisqu'une toiture en tôle
18:04menace de s'envoler,
18:06tout comme celle du Palais du Grand Large,
18:07grand bâtiment événementiel
18:08du port de Saint-Malo.
18:10Agnès et Jean-Luc,
18:11leurs ponchos gonflés par le vent,
18:12veulent s'y rendre.
18:13On va au Palais du Grand Large ?
18:15On va se mettre au chaud
18:16et à l'abri
18:17pour regarder la tempête
18:18ou le vent.
18:19On essaye de résister
18:20à la force du vent
18:21et puis à s'accrocher,
18:24à trouver les rues
18:25également
18:25où on est un peu
18:26à l'abri
18:27et protégé.
18:28Il faut s'accrocher
18:29par endroits.
18:30Je les laisse repartir.
18:32Un camion de la commune
18:33se présente au barrage.
18:35Alors là,
18:35on a un arbre
18:36qui est au niveau
18:37de la voirie,
18:37au niveau du Nouveau Monde
18:38qui gêne sur la route.
18:39Donc là,
18:39on va y aller.
18:40Ce n'est pas
18:41votre première intervention
18:41de la journée,
18:42j'imagine ?
18:42Non,
18:42ce n'est pas la première.
18:43On n'est pas loin
18:43d'une dizaine,
18:44déjà,
18:44depuis 8 heures ce matin
18:45et on n'est pas au pic.
18:47Romain se rend vers
18:48la vieille ville,
18:49une des zones
18:49les plus exposées au vent
18:50avec ses coéquipiers.
18:52On est quatre
18:52mais on est quand même
18:53beaucoup plus
18:53à intervenir
18:54sur Saint-Malo
18:55pour un certain nombre
18:56d'arbres couchés
18:57ou qui gênent
18:58sur la voirie.
18:59Merci à vous.
19:00Ce qui occupe aussi
19:01les équipes et les secours
19:02ce sont les chutes
19:03de tuiles ou d'objets
19:04emportés par le vent.
19:05Il y a quelques minutes,
19:06en rentrant m'abrité,
19:07j'ai esquivé une canette
19:08projetée par une bourrasque.
19:10Les autorités recommandent
19:10de limiter les déplacements
19:12pendant le pic de la tempête.
19:13Nicolas Ginestier
19:14qui esquive des canettes
19:15à Saint-Malo
19:16pour RTL.
19:17Une tempête
19:18qui poursuit donc
19:18sa course
19:19sur le nord-ouest
19:19de la France.
19:20Il y a désormais
19:2023 départements
19:21en vigilance orange-vent
19:23jusqu'à 20h au moins
19:24ce soir.
19:25Et donc des habitants,
19:27288 000 foyers
19:28qui sont privés
19:29d'électricité
19:29et des commerçants également.
19:31Écoutez le témoignage
19:32de ces buralistes
19:33à Port-Saint-Père
19:34au sud de Nantes.
19:36Buralistes qui essayent
19:37malgré tout
19:37de travailler
19:38sans électricité.
19:39Vous êtes dans le noir.
19:41On est dans le noir.
19:42Voilà.
19:42On travaille au noir.
19:43La petite lampe de poche.
19:44Ah oui ?
19:45Sur le front.
19:46Et puis normalement
19:46tout est informatisé
19:47mais là on fait crayon papier
19:48pour pouvoir pointer
19:50et ranger la livraison de tabac.
19:52Oui.
19:52Vous monsieur,
19:53vous chantiez quoi ?
19:56Misère, misère, misère !
19:58C'est pénible cette situation ?
20:00C'est pénible pour tout le monde
20:01dès qu'on n'a pas de courant.
20:02C'est spécial oui
20:03parce qu'on ne peut pas
20:04faire d'encaissement
20:04tout ce qui est carte bancaire.
20:06On a manqué
20:06quelques clients bien sûr
20:07parce que les gens
20:08qui ne peuvent payer
20:09que par carte bancaire
20:10qui n'ont pas d'espèce
20:11sur eux.
20:12Donc bien sûr
20:12on va manquer des ventes
20:13sur cette matinée
20:14de toute façon.
20:17Misère, misère !
20:18Comme disait Coluche
20:19témoignage au micro RTL
20:20de Simon Chénaud.
20:22Valérie Quintin,
20:22vous êtes la femme
20:23de la situation aujourd'hui.
20:24Où est-ce que ça va
20:25continuer à souffler
20:26dans les prochaines heures ?
20:27Alors en Normandie
20:28c'est toujours pas terminé.
20:29La Bretagne
20:29elle est sortie d'affaires.
20:31Le soleil est même revenu
20:32sur la Bretagne
20:32sur la Loire-Atlantique
20:33mais c'est vrai
20:34qu'en Normandie
20:34on a encore des rafales
20:35de l'ordre de 120
20:36à 130 km heure
20:37au plus près des côtes
20:38alors qu'il est
20:38plus de 100 km heure
20:40dans les terres.
20:40Le nord, le Pas-de-Calais
20:41sont également bien concernés
20:43non seulement par
20:44de fortes rafales de vent
20:45mais aussi par beaucoup de pluie.
20:46C'est vraiment sur l'extrême nord
20:47que les pluies
20:48sont les plus instants
20:49et pendant ce temps-là
20:50comme la dépression
20:51est toujours entre
20:51le Pas-de-Calais
20:52et l'Angleterre
20:53ce sont les vents de sud
20:54qui sont tout au sud
20:55de cette dépression
20:56qui sont les plus forts.
20:56Donc l'Ile-de-France
20:57la Champagne-Ardenne
20:58ou encore la Lorraine
20:59vont aussi friser
21:00les 80-90 km heure
21:01une grande partie
21:02de l'après-midi.
21:03Merci, vous restez avec nous
21:04dans quelques instants
21:04météo complète.
21:05Météo, vous allez revenir
21:06sur les températures.
21:07Et là, c'est la grande
21:08dégringolade.
21:09On est en dessous
21:09des 15 degrés
21:10sur une bonne partie du pays.
21:11L'automne, le vrai,
21:12est bien là.
21:13Et le problème,
21:14c'est qu'au même moment
21:15les prix de l'énergie
21:16sont en train de s'envoler.
21:17Le prix repère du gaz
21:18il a grappé de 8%
21:20en un mois.
21:20C'est 40% d'augmentation
21:22en un an.
21:23Et du côté du soul
21:24c'est encore pire.
21:25Le litre frôle
21:26les 2 euros
21:27c'est près de 70%
21:28de hausse en un an.
21:30Alors, comment faire face ?
21:31Faut-il rallumer
21:32ces radiateurs ?
21:33Charlotte Béchelère
21:34à Strasbourg,
21:34les habitants
21:35que vous avez rencontrés
21:37redoutent l'impact
21:38sur leurs factures.
21:39Ici, les Strasbourgeois
21:40ont tous rallumé
21:41leur chauffage
21:41la semaine dernière
21:42avec la chute
21:43des températures.
21:44Valérie se chauffe au gaz
21:46et les factures
21:47qui augmentent,
21:47ça l'angoisse.
21:48Ça fait peur.
21:49On économise,
21:50on évite de l'allumer,
21:51on a tous le rhume,
21:52on met un pull en plus,
21:53des chaussettes en plus.
21:54C'est la misère.
21:55André, lui,
21:55est passé du fuel au gaz
21:57et selon lui,
21:58ça n'était pas un bon pari
21:59sur l'avenir.
22:00Le gaz a augmenté
22:01de plus de 40%.
22:02Donc, on va payer,
22:03on va payer.
22:04Même constat
22:04pour ceux qui se chauffent
22:05à l'électrique,
22:06les factures doublent,
22:07alors certains optent
22:08pour des solutions
22:09plus économiques
22:10comme Élise
22:10qui installent
22:11une climatisation réversible.
22:13On peut gagner quand même
22:15plusieurs cinquantaines d'euros
22:16sur l'année
22:16et je pense que
22:17c'est pas négligeable.
22:18Sophie, elle,
22:19a choisi les pelés,
22:20ces granulés de bois.
22:21Par rapport au fuel,
22:23au gaz,
22:24à l'électricité,
22:25c'est celui qui est
22:27à mon avis
22:27le plus économique.
22:28Puis le pelé,
22:28c'est du bois aussi
22:29donc c'est un peu
22:32plus écologique.
22:32Le pelé est une ressource
22:34renouvelable,
22:34ces granulés sont aussi
22:35souvent produits localement
22:37réduisant les coûts
22:38de transport.
22:39Charlotte Béchelère,
22:39correspondante de RTL
22:40dans l'Est.
22:41Et vous,
22:42comment faites-vous face
22:42à cette baisse des températures ?
22:44Est-ce que vous avez
22:44rallumé le chauffage ?
22:45Est-ce que vous avez
22:46des plans B, C, D ?
22:48Venez nous le dire
22:48au 3210
22:49ou sur l'appli RTL.
22:50Vous avez la parole.
22:51C'est dans 4 minutes.
22:52Les auditeurs ont la parole
22:53jusqu'à 14h.
22:54Tiens,
22:54je vous signale
22:55que le camion rouge
22:55de la tournée d'RTL
22:57va s'arrêter ce soir
22:58en Mayenne
22:59dès 20h.
23:00Eric Silvestro et Jade
23:01qui vous attendent
23:02pour échanger librement
23:03avec les habitants
23:04de Laval.
23:05Toutes les informations pratiques,
23:06vous les retrouvez
23:07sur RTL.
23:08Bon Valérie,
23:10évidemment,
23:10on a cette tempête
23:11qui continue
23:12à bien souffler aujourd'hui.
23:13Oui,
23:14et qui intéresse finalement
23:15presque les deux tiers nord
23:16du pays
23:16parce qu'évidemment,
23:17les rafales de vent
23:17ne s'arrêtent pas
23:18aux portes des vigilances.
23:19Donc ça descend aussi
23:20vers la région centre.
23:21Ça touche également
23:22la Bourgogne
23:22ou encore la Franche-Comté,
23:23une partie de l'Alsace
23:24avec des vents un petit peu
23:25plus sensibles,
23:26un petit peu de pluie.
23:26Le gros des pluies
23:27est surtout situé
23:28plus au nord
23:29entre le Pas-de-Calais,
23:30la Picardie,
23:31le département du Nord.
23:32Non seulement il y a du vent
23:33mais aussi de fortes pluies.
23:34Alors à contrario,
23:35ça s'est arrangé
23:35assez nettement
23:36vers la Bretagne,
23:37la Loire-Atlantique
23:38ainsi qu'en glissant
23:39jusqu'à la Vendée.
23:40On a même quelques belles éclaircies,
23:41des vents qui soufflent toujours
23:42mais beaucoup plus modérément.
23:43On va garder ce temps
23:44très instable
23:45partout en France
23:46cet après-midi.
23:47Il n'y a vraiment
23:48que l'extrême sud-est
23:48et encore.
23:49La Côte d'Azur
23:50a des pluies orageuses actuellement
23:51ainsi qu'une partie du Var
23:53mais c'est beaucoup plus dégagé
23:54en Provence
23:54ou encore en Roussillon.
23:55Un petit 12 degrés à Rouen
23:57cet après-midi
23:57avec tout ça.
23:58Les températures ne griment pas.
23:5913 degrés à Lille,
24:0014 à Paris et Besançon,
24:0115 à Nantes,
24:0216 à Lyon,
24:0217 à Toulouse
24:03et 20 degrés
24:04tout de même sur Marseille.
24:05Merci beaucoup Valérie.
24:06Vous restez avec nous
24:07évidemment dans deux minutes.
24:08Maintenant que vous avez la parole,
24:09les auditeurs ont la parole.
24:10On vous attend nombreuses
24:11et nombreux au standard
24:12pour parler de cet acte 2
24:13de la mobilisation
24:14après le 17 octobre,
24:15le 24 octobre.
24:16Est-ce qu'il faut s'attendre
24:17à voir les mêmes selles
24:18de pagaille ?
24:18Est-ce que vous avez
24:19des appréhensions
24:19et comment résoudre la situation ?
24:21On en parle juste après ça.
24:26Du matin
24:28jusqu'au soir.