00:00Ça s'appelle le cumul de mandal.
00:02Et en gros, on cumule vraiment que les mauvaises nouvelles,
00:05mais surtout qui sont liées les unes aux autres.
00:07On pourrait dire que ce sont des faits totalement différents,
00:09qui n'ont rien à voir, mais finalement non.
00:11Pourquoi ? Parce qu'on va dire qu'il y a à la fois une détresse économique,
00:15une détresse financière, une détresse sociale.
00:17Il y a un point commun à tout ça ?
00:18Bien entendu. La détresse, c'est ce que je suis en train de vous dire,
00:21et le manque de confiance.
00:22Je pense que vous alliez parler du président de la République.
00:24Oh non, je n'oserais pas.
00:26En fait, un problème de confiance, c'est de détresse.
00:28Pourquoi ? Parce que quand on voit le manque de confiance des marchés
00:30par rapport à l'économie française, on emprunte maintenant à plus de 5%.
00:34On se disait déjà il y a un an, bon, on est encore loin de la barre des 5%.
00:37Maintenant, qu'est-ce qu'on dit ?
00:38On va encore rentrer dans le déni généralisé ?
00:40Mais non, on a encore une force économique qui nous permet de...
00:43Non, ce n'est pas vrai.
00:45Et en gros, ce discours de vérité, il n'existe pas au sommet de l'État.
00:49Et donc, on ment aux Français.
00:50On est un État mythomane.
00:53Exactement comme ce qui se passe avec ces émeutes.
00:56Pourquoi on est mythomane ?
00:57Parce que depuis le démarrage, on aurait pu régler, on aurait pu...
01:00Et je suis d'accord, toutes les revendications des étudiants
01:03étaient totalement légitimes.
01:04On a attendu quoi ?
01:05On a attendu trop de temps.
01:07Ça fait des années qu'on en parle de...
01:10Comment ça s'appelle déjà le truc ?
01:12Parcoursup, la Parcoursup.
01:13Je ne vais même pas le dire tellement c'est compliqué.
01:14J'ai un blocage sur le nom.
01:15Moi, je l'ai vécu avec mes enfants.
01:16C'est terrible.
01:17Donc, ce n'est pas d'aujourd'hui.
01:18Et on se dit, bon Dieu, mais il n'y aurait un problème avec Parcoursup.
01:21On est des mythos.
01:22Donc, face à ça, c'est normal que les marchés se disent,
01:25on va regarder un peu ce qui va se passer de loin,
01:28en espérant que les marchés, comme on dit, ne nous attaquent pas.
01:32Nous attaquer, ça veut dire vraiment nous fassent exploser
01:34et qu'on ait une situation intenable.
01:37Donc, ce cumul de mandales, malheureusement, se le prend en pleine poire.
01:40Sous-titrage Société Radio-Canada