00:00On n'est pas tous égoutes devant la canicule, comme vous venez de le dire,
00:02à la fois d'un point de vue de l'âge, de là où on habite,
00:06entre les villes et la campagne, comme vous l'avez dit tout à l'heure.
00:09Il y a des écarts de température déjà en situation normale.
00:13Mais cette situation qui est exceptionnelle,
00:15puisqu'on fait un grand rassemblement de ministres, etc.,
00:18en fait, finalement, ça ne correspond pas tellement à la réalité
00:20pour une seule et bonne raison, c'est que ça ne va plus être si exceptionnel que cela.
00:23Ça fait maintenant des années que ça devient récurrent,
00:25et qu'il va falloir s'habituer finalement à une nouvelle réalité.
00:27La réalité, c'est que la canicule, ça ne nous tombe pas dessus,
00:31comme Armageddon, c'est comme une comète.
00:32En fait, ça peut se prévoir en amont,
00:33et maintenant, vu qu'il y a une augmentation des températures,
00:36il va falloir prendre ça beaucoup plus en amont,
00:38plutôt que de faire, comme vous l'avez dit tout à l'heure,
00:41des coups de com' en disant, waouh, on est mobilisés,
00:43mais mobilisés contre quoi ?
00:44Avec nos petits bras, qu'est-ce qu'on va pouvoir faire contre la chaleur ?
00:46C'est arrêter un tsunami avec les bras.
00:48Donc encore une fois, je pense que c'est la politique de la ville,
00:50c'est aussi la prise en compte de l'autre.
00:52Moi, je me rappelle en 2003, du très mauvais souvenir,
00:54parce que je travaille avec Nicolas Sarkozy,
00:56et à Beauvau, je peux vous dire que l'été 2003,
00:59j'ai vu réellement une des réalités de la société française.
01:01Vous savez quoi ?
01:02Il y avait des gens, malheureusement, qui mourraient tous les jours.
01:04Tous les jours.
01:05On appelait les familles,
01:06et les familles nous répondaient pour la plupart,
01:08oh, vous savez, on est en vacances, on reviendra fin août,
01:10et certains même négociaient qu'on leur rembourse
01:13leur location ou leur moyen de transport
01:15pour venir chercher leurs parents.
01:17Ça, j'avais dit à l'époque,
01:20et ça revient parce que je m'occupais déjà de la pédocriminalité,
01:24de la lutte contre la pédocriminalité et qu'enfonce et partage,
01:27et je disais qu'une société qui n'est pas capable de protéger ses enfants
01:29et qui s'en fout de ses anciens,
01:31n'a ni présent, ni futur, et surtout pas l'histoire.