00:00À ce stade, et je le répète avec la plus grande énergie, on ne peut rien garantir.
00:08La seule chose qu'on peut garantir, c'est qu'on mettra en œuvre tous les moyens nécessaires
00:14parce qu'on ne peut plus se permettre la réédition des événements que nous avons connus le week-end dernier.
00:24La tristesse, la colère, l'assidération des Françaises et des Français nous obligent.
00:31Et on va les entendre.
00:32Force de sécurité intérieure, gendarmes et policiers.
00:35Je peux vous dire que la motivation chez nous, elle est intacte.
00:39On ne tolérera plus qu'on puisse être livré à la vindicte populaire en disant qu'on a été trop
00:48agressif ou trop passif.
00:50D'accord ?
00:51Ça ne pourra plus se faire.
00:53Désormais, on va mettre des dispositifs pour gérer les cortèges.
00:57S'il n'y en a pas beaucoup, ça sera très bien parce que ça fixera le moins de force
01:01possible sur ces cortèges.
01:03Et ensuite, on libérera une capacité à intervenir en tout point des cités ou des villes qui seront concernées par
01:12des manifestations
01:13pour faire en sorte que les exactions qui sont commises durent le moins longtemps possible.
01:19Parce que c'est ça qui a frappé les Français.
01:22Mais ça veut dire quoi concrètement ? Ça veut dire que les forces de l'ordre, les policiers, les gendarmes
01:25vont aller au contact directement ?
01:27Ça veut dire que si on se retrouve samedi avec en proportion le même nombre d'individus violents, de délinquants,
01:34de casseurs,
01:34ce que l'on verra sur les images de télévision, ce seront des forces de l'ordre qui iront au
01:39contact,
01:39qui appréhendront physiquement et avec des armes peut-être différentes, tous ces individus ?
01:43Il y a plusieurs éléments à prendre en compte. Les gendarmes et les policiers savent faire preuve de discernement.
01:49Dans ces situations-là, on n'est plus dans du maintien de l'ordre classique. On est dans les violences
01:53urbaines.
01:54À partir de là, quand vous êtes confronté à un groupe de casseurs, il y a plusieurs choses.
01:59Tout d'abord, on essaye de faire cesser les exactions. Il n'y a plus de sommation. Il n'y
02:05a plus de sommation.
02:06Il y a des gens qui cassent. On intervient. On intervient. Et sommation, c'est pour les gens qui manifestent
02:12paisiblement.
02:13Je vois mal le gouvernement assumer ça.
02:15On intervient. Mais le gouvernement... Enfin, ça ne vous a pas échappé. Je ne suis pas chef du gouvernement.
02:21Je ne suis pas non plus ministre à l'intérieur.
02:23Ce que vous nous dites, c'est ce que les Français veulent voir. Moi, ce que je me demande, c
02:26'est si le gouvernement va l'assumer.
02:27Mais malheureusement, on n'aura pas le choix. On sera obligé d'aller au contact. Il faut l'accepter.
02:32On l'a fait pour les gilets jaunes. On l'a fait pour les gilets jaunes. On n'a pas
02:37le choix.
02:37Il y a des casseurs en action. On intervient. On intervient.
02:41Et c'est ce qu'attendent les gendarmes et les policiers, des ordres précis et pas de rester en statique
02:48et attendre que ça se passe.
02:49Donc, il faut qu'on soit plus offensif.