00:00J'aime, j'aime pas de Gauthier, il en a deux aujourd'hui.
00:01Oui, tu m'as permis d'en faire deux, Coé, parce qu'effectivement,
00:04à la veille, à l'avant-veille d'une nouvelle journée de mobilisation samedi,
00:08le préfet de police de Paris dit aux commerçants
00:10« Si vous pouvez faire appel à un service d'ordre privé, c'est bien. »
00:14Ça veut dire qu'en fait, on est complètement dépassé,
00:16on n'a pas suffisamment d'effectifs sur le terrain des forces de l'ordre.
00:18Et puis vu, vous, comme vous avez de l'argent...
00:21Ça aussi, ça explose.
00:22Ces demandes-là sur les sécurités privées explosent.
00:24Mais par exemple, tu sais combien ça coûte d'avoir un agent de sécurité ?
00:28On en a, nous, pour les journalistes de CNews, pour les journalistes de Frontières.
00:31Allez, c'est entre 700 et 1 000 euros la journée.
00:34J'ai dit à 1 000, 2 000, 3 000, parce qu'ici, ils arrivent à bien dealer les bons
00:37prix.
00:38Mais je pense que sinon, c'est...
00:39La journée !
00:391 000 euros la journée.
00:401 000 euros la journée.
00:42Donc, pour ton commerce, évidemment, il ne faut pas en mettre un,
00:44parce que tu vas avoir une horde de 500 mecs qui vont débarquer.
00:47Donc, il faut en mettre 4, 5, 6, 7.
00:49Tu penses que les commerçants, ils ont de quoi ?
00:51Payer 7 000 euros de frais de sécurité ?
00:53Et malheureusement, je pense qu'il y a des commerçants qui nous écoutent
00:55qui vont quand même le faire.
00:57Ils vont s'y mettre à 5 ou 6, mais ils vont quand même le faire.
00:59Alors, ils le font, mais ils arrêtent d'être payés des impôts.
01:00Parce qu'ils payent des impôts, justement, pour être en sécurité.
01:03Ça, ce sera la deuxième partie, quand il faudra, à un moment donné,
01:05que chacun fasse l'addition.
01:06On a dit, ok, on ne se fait pas justice nous-mêmes,
01:08mais on a la police qui est là, et on a la justice qui est là.
01:10On a la justice qui ne condamne pas, et on a la police,
01:12maintenant, qui n'est plus là, nous dit le préfet de police,
01:14c'est à nous de trouver un service de sécurité privé.
01:16Mais ils veulent quoi ? Ils veulent l'autodéfense ?
01:18Le problème, c'est que c'est comme ça qu'un accident peut arriver.
01:21Mais bien sûr.
01:22C'est-à-dire qu'à un moment donné, c'est un coup qui part de travers,
01:26c'est une mauvaise réaction, c'est quelqu'un qui tombe au sol,
01:28et là, tout le monde viendra hurler de l'autre côté.
01:31Attention, il est en pleine forme, il a autre chose.
01:33Deuxième coup de gueule, on a commencé à l'évoquer avec Pietre.
01:36Orléans, effectivement, le congrès du Rassemblement National,
01:38tout ce week-end de vendredi à dimanche,
01:40pour réélire Jordan Bardella comme président du Rassemblement National.
01:42C'est prévu depuis des semaines.
01:44Et là, avec ce qui s'est passé la semaine dernière,
01:46l'ultra-gauche a décidé de s'inviter à Orléans.
01:49Alors, c'est assez simple, c'est un ratio de 1 à 4.
01:51Il y a 10 000 militants du Rassemblement National qui sont attendus,
01:5440 000 membres.
01:55Hier, on disait 20 000.
01:57Alors, il y a 10 000 membres du Rassemblement National.
01:59Non, mais on disait 20 000 manifestants.
02:01Là, on est à 40 000.
02:04En sachant que les antifas, ils viennent des quatre coins d'Europe,
02:07donc ils vont converger vers Orléans.
02:09Alors, il y a le maire qui a dit,
02:10on est en train de faire un grand ménage d'automne à Orléans,
02:12l'air de dire, ceux qui sont déjà dans la ville,
02:14on les a repérés, etc.
02:15Mais le pire, donc les manifestations sont interdites dimanche.
02:19Mais oui, il peut se passer des choses samedi.
02:20Mais le maire dit, le pire, ça sera à mon avis
02:22entre la nuit de samedi à dimanche et la journée de dimanche
02:24qui sera la dernière journée du Congrès.
02:26Le pire du pire, c'est qu'alors qu'on sait
02:28qu'il va y avoir de la violence,
02:29il y a des élus de la République, de gauche,
02:31qui décident de venir.
02:32C'est Marine Tondelier, la patronne des écologistes.
02:35C'est Olivier Faure qui vient de se prendre
02:37une claque électorale en interne au PS.
02:39Et c'est M. Bagayoko, maire de Saint-Denis.
02:42Il a du temps.
02:42Mais alors, les revendications, c'est quoi ?
02:44C'est de dire, on est contre le renouvellement
02:47du président du Rassemblement National ?
02:48C'est quoi l'idée ?
02:49Ça s'appelle un contre-congrès antifasciste.
02:51Ils appellent ça un contre-congrès antifasciste.
02:53Mais ils ont besoin de voyager autant que ça ?
02:56Je ne sais pas.
02:56Parce que je ne sais pas,
02:57ils peuvent leur parler à Paris, en fait, tout simplement.
02:58Mais surtout, est-ce qu'on imagine Marine Le Pen ?
03:00Marine Tondelier est à Paris, Bagayoko est à Paris.
03:02Enfin, je ne sais pas, allez les voir à Paris, parlez-leur.
03:03Non, ils ne veulent pas se voir.
03:04En fait, ils ne veulent pas se rencontrer,
03:05ils ne veulent pas parler.
03:06Mais ils sont aussi à Paris.
03:07Pourquoi tu vas les embêter Orléans ?
03:08Un effet de masse.
03:09Ils veulent faire du monde.
03:11Jean-Luc Mélenchon a lancé sa campagne à Saint-Denis,
03:13dans la ville justement de Bali, Bagayoko.
03:15Est-ce qu'on imagine Marine Le Pen venir manifester
03:17devant le meeting de Jean-Luc Mélenchon ?
03:18Alors non déjà, parce qu'elle se serait fait agresser tout de suite.
03:21D'ailleurs, il ne me sent pas avoir déjà vu ce genre de choses.
03:22Mais jamais.
03:23Ce n'est que la gauche, quoi.
03:24C'est-à-dire qu'on a un congrès d'un parti politique
03:27avec la favorite à l'élection présidentielle.
03:33qui se fait casser la gueule par un membre de l'ultra-gauche,
03:36ils seront en partie responsables, ces hommes politiques.
03:38En tout cas, moi je vais vous dire un truc.
03:40J'ai surtout une pensée pour les gens qui habitent Orléans.
03:42Mais c'est ça, ils ont demandé.
03:44Là, on leur a annoncé il y a deux jours, 20 000.
03:47En une journée, on est passé à 40 000.
03:50On n'est pas encore samedi.
03:51Donc je pense que les gens d'Orléans se disent
03:53à quelle sauce on va être mangés ?
03:54Nos voitures, nos magasins, nos maisons,
03:58notre sécurité, nos enfants.
04:00Est-ce qu'on sort ? Est-ce qu'on ne sort pas ?
04:01A mon avis, je pense que ça va être une journée catastrophique
04:03pour les magasins.
04:05Donc je pense vraiment aux gens d'Orléans.
04:07Tu penses, tu te rends compte ce qu'on est en train de dire ?
04:09On n'avait pas encore ces conversations il y a un an.
04:11Les conversations, la fameuse conversation de la machine à café
04:13qui est chère aux journalistes pour savoir quel est le sujet du jour.
04:15C'est plus que ça, on n'en a plus.
04:16C'est voilà.
04:18On n'a pas de chauffage et pas de machine à café.
04:19Mais imaginons qu'on ait du chauffage et de la machine à café.
04:21Est-ce que ta porte est blindée ?
04:24Est-ce que tu es en sécurité chez toi ?
04:25Est-ce que tu as peur qu'ils entrent chez toi ?
04:26Tu fais quoi s'ils s'entraînent à ton appart, à ta femme ?
04:29On en est à ce niveau de conversation-là.
04:32Et ça donne les armureries qui sont en train de vendre comme...