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00:00Merci d'être avec nous et bienvenue. Bon après-midi sur Europe 1, il y en aura pour tout le
00:03monde.
00:04Qu'est-ce qu'il n'a pas aimé Gautier Lebray ?
00:06Gautier Lebray n'a pas aimé... J'aime bien commencer comme ça.
00:08Qu'est-ce que Gautier Lebray n'a pas aimé ? Gautier Lebray n'a pas aimé...
00:10C'est ton moment, parce que sur 25 émissions, il n'y en a eu qu'une qu'il a
00:14aimée.
00:15Oui, et encore c'était ironique.
00:17Je n'ai pas aimé évidemment le discours de Jean-Luc Mélenchon, plein de haine à l'endroit des forces
00:20de l'ordre.
00:21Je ne crois pas qu'on ait vu un homme qui est en capacité aujourd'hui, selon les sondages,
00:24d'être qualifié au second tour de l'élection présidentielle, tenir un tel discours envers les policiers,
00:29parler de sauvagerie policière et appeler les parents, donc des émeutiers,
00:34puisqu'ils ne sont plus des lycéens, à se mettre en travers des forces de l'ordre,
00:38donc à aller au contact des forces de l'ordre.
00:40Il appelle délibérément une forme d'insurrection, une forme de confrontation avec la police.
00:45C'est proprement insupportable.
00:47Il a l'inversion permanente des valeurs.
00:48C'est-à-dire que le problème, ce n'est pas le jeune qui brûle des poubelles,
00:52qui s'en prend à son professeur, à son camarade, aux pompiers, aux policiers.
00:55Non, le problème, c'est la sauvagerie policière.
00:58Et d'ailleurs, ça va jusqu'aux journalistes, ça rentre dans la tête des journalistes,
01:01puisque quand Laurent Nunez fait un point presse devant la place Beauvau,
01:04devant le ministère de l'Intérieur,
01:06il y a des journalistes, au lieu de poser des questions sur la violence des émeutiers,
01:09ils posent des questions sur les violences dites policières.
01:11Donc c'est proprement incroyable, c'est l'inversion des valeurs.
01:14Merci, merci mon Gauthier.
01:15Mais c'est complètement vrai.
01:16C'est complètement vrai.
01:17Après, c'est son fonds de commerce depuis le début.
01:19Oui, mais ils devraient appeler les parents, enfin je dis tenir leurs enfants.
01:22Non, c'est dans l'éducation, c'est dire aux enfants,
01:25ben non, il faut respecter ça, vous pouvez revendiquer
01:27ce que vous avez à revendiquer selon votre lycée.
01:29Mais non, rien à revendiquer, rien du tout.
01:32Ah si, après si, on ne peut pas dire ça, on ne peut pas dire ça.
01:34C'est un prétexte.
01:36Il y a des programmes qui ne sont pas terminés,
01:37il y a des programmes quand même qui ne sont pas terminés dans l'année,
01:39mais on ne peut pas dire qu'il n'y a rien à revendiquer.
01:41C'est un prétexte.
01:42Par contre, c'est vrai que le niveau scolaire...
01:45Comme les matchs du PSG sont des prétextes pour casser.
01:47Je vais me mettre entre vous deux.
01:50Je ne crois pas qu'il n'y ait que des prétextes.
01:51Je pense qu'il y a effectivement, et ce qu'on voit à la télévision
01:55n'est pas non plus ce qui se passe peut-être dans toutes les villes de France.
01:57Je pense qu'il y a des élèves qui vivent peut-être le surnombre,
02:01qui ont peut-être une image à améliorer de l'éducation nationale,
02:05et certainement, de la qualité des profs, de la qualité des cours.
02:08Non, mais tous les élèves, tu n'as pas leurs profs !
02:11Non, je te parle des émotiers !
02:12Mais oui, mais moi je suis en train de dire, à l'échelle nationale,
02:14il y a certainement des choses qui seraient à corriger.
02:16Il y a des dysfonctionnements.
02:17Il se trouve qu'au milieu de tout ça, entre ceux qui ne veulent pas aller en cours,
02:21ceux qui sont très contents de péter un portail,
02:23ceux qui veulent faire des vidéos pour leur Snapchat,
02:26à quel point ils ont traité un flic d'enculé et que ça va faire bien,
02:29sur leur réseau, que quand vous mettez tous ces gens mis bout à bout,
02:32ça crée des petits merdeux, et merdeuses, parce que là-dessus il y a de l'égalité,
02:36qui viennent perturber peut-être un signal qui est à la fin,
02:39et peut-être un message qui aurait mérité qu'on s'y intéresse.
02:42Plus de moyens, c'est pas si mal que ça.
02:44Mais oui, plus de moyens, sauf qu'il casse en ce moment.
02:46Mais toi tu parles que des casseurs ?
02:48Toi tu parles que des casseurs ? Moi je suis au sens large.
02:49Oui, mais on va élargir.
02:51Ceux qui pensent que la répartition des cours n'est pas bonne, que sais-je ?
02:56Oui, mais les professeurs par exemple qui ne sont pas là, qui ne sont pas remplacés,
02:58tu ne termines pas le programme parce que ton prof n'est pas là pendant 4 mois.
03:00Est-ce que tu penses que les jeunes qui pensent ça, ils sont en train de bloquer leur lycée ?
03:03Je pense qu'il y en a, on ne peut pas dire qu'il n'y en a pas, tu
03:06ne peux pas dire qu'il y en a forcément.
03:08Ils ne sont pas là-dedans, ils sont aussi là-dedans.
03:10Ils sont hyper contents, quand ton prof n'était pas remplacé, que tu rentres chez toi, t'étais hyper content.
03:14J'étais contente, mais quand je chausse sur tes classes, par contre, je n'étais pas contente.
03:16C'est pas parce que tu étais un branleur à l'école qu'il n'y avait que ça non
03:19plus.
03:19Oui, mais arrêtez, vous êtes du naïveté profondant.
03:21Moi j'étais content quand le prof ne venait pas, mais regardez.
03:25Après, il y a une généralisation de cette génération-là, j'aime Z, qui sont fragiles.
03:30Nous, à l'époque, des classes de 32, on a toujours joué.
03:34On parlait des horaires, nous on prenait le bus à l'époque pour aller au lycée.
03:38Moi je vais terminer là-dessus.
03:39C'est causette, là, vous entendez causette ?
03:40C'est pas causé, c'est ce que je te dis, on se levait à 5h du masque pour prendre
03:43le bus à 6h.
03:44Laisse finir, moi j'étais à Marles-sur-Serre, le lycée était à Lens.
03:47Je me levais à 6h moins le cas, parce que mon bus venait me chercher à 6h30.
03:50Ça ne me serait pas venu, ni moi, ni les 25 gamins qui prenaient le bus tous les matins,
03:55à part dire on est fatigué et on dormait sur la tablette du bus,
03:57ça ne nous serait pas venu à l'idée d'aller dehors en disant, disons, vous avez vu les horaires
04:00?
04:00Parce que moi, en plus, j'attendais 18h dans mon lycée, le lycée Paul-Claudel de Lens,
04:04j'attendais mon bus et je rentrais chez moi à 19h le soir.
04:06Ça ne m'est jamais venu à l'idée…
04:07Il est de là à Montmoulin, là.
04:08Non mais, ça n'est jamais…
04:09Oui, non mais c'est vrai.
04:10C'est pour ça.
04:11Non mais quand il dit qu'il y a une génération un peu fatiguée,
04:13mais on le voit aussi sur le marché du travail.
04:15On voit aussi que les plus jeunes sur le marché du travail,
04:17vous demandez un truc de plus, une réprimande de trop,
04:19et c'est « Oh, attendez, pas possible ! »
04:21Le travail n'est plus ma priorité.
04:23Tu veux réussir, tu dois travailler plus que les autres,
04:25mais il ne faut pas sous-estimer la capacité des autres à s'éliminer aussi, effectivement.
04:28Moi, je voudrais juste un truc.
04:30Je voudrais juste qu'on réfléchisse à un petit truc.
04:32C'est que dans le monde, on est en train aujourd'hui de casser des portes de lycée.
04:36On est en train de brûler des poubelles et de ne pas aller en cours.
04:39N'oubliez pas qu'il y a des pays dans le monde
04:41où on paye pour construire des écoles.
04:43Il y a des gamins dans des régions d'Afrique
04:44qui n'ont pas d'accès à l'éducation.
04:46Il y a des gamins dans des régions en Asie
04:48qui n'ont pas accès à l'éducation.
04:50Il y a des femmes dans le monde, n'oublions pas ça,
04:53qui n'ont pas le droit d'avoir d'éducation,
04:55d'apprendre à lire ou d'aller à l'école.
04:57En France, non seulement vous avez ça, mais vous l'avez...
04:59Et c'est gratuit en plus.
05:00Gratuitement.
05:00N'oubliez jamais ça.
05:01C'est qu'en Angleterre, vous voulez aller dans une école à peu près normale,
05:04c'est 15 000 par an.
05:05Et c'est la même chose aux Etats-Unis,
05:06c'est des emprunts pour toute la vie.
05:08Nous, on a une école qui est publique,
05:09excusez-moi, mais je vais aussi dire autre chose.
05:10Vous tombez dans la rue, vous avez un malaise,
05:12l'ambulance, elle s'arrête, elle ne vous demande pas votre carte bleue.
05:14Quand vous arrivez à l'hôpital en sang,
05:16on ne vous demande pas votre carte bleue tout de suite,
05:17on vous prend, on vous soigne.
05:18Ça fait partie des choses, quand même, qui sont bien dans notre pays,
05:21parce qu'il ne faut pas non plus dire tout et n'importe quoi.
05:23Et malgré tout, on est en train de cracher sur tout
05:25comme si de rien n'était.
05:26Et pitié, pitié, pitié, que les gamins,
05:27quand je vois passer vos publications,
05:29et que je vois marqué en énorme,
05:31je suis choqué, avec choqué, marqué, ER.
05:34Bordel !
05:35Et accent aigu !
05:36C'est choqué, c'est comme mordre ou mordu.
05:38Je suis choqué, c'est avec un E, c'est pas ER.
05:40Alors vous êtes devant l'école, mais s'il vous plaît,
05:41est-ce que vous pouvez y retourner ?
05:42Merci.
05:43Et au repas, il y en aura pour tout le monde.
05:46C'est bien résumé la fin.
05:47C'est mon coup de gueule, j'ai fait mon coup de gueule.
05:48Non mais excuse-moi, mais ils préfèrent brûler des poubelles
05:50pour certains d'entre eux.
05:52Mais pas que d'autres non plus.
05:53Merci pour certains d'entre eux.
05:55Je parle de ceux qui ne savent pas écrire choqué correctement.
05:58Non, parce qu'il y en a qui ne peuvent pas savoir écrire
05:59et qui ne brûlent pas pour autant une poubelle.
06:00Oui mais enfin, ils préfèrent être avec leurs copains
06:03en train de bloquer le lycée
06:04que d'aller suivre des cours d'orthographe ou de conjugaison.
06:07Bon, j'ai une info, j'ai une info qui vient d'arriver.
06:10Avant de parler des nouvelles taxes,
06:11de Marine Tondelier qui a fait une marche que je ne connaissais pas,
06:14mais ça sert aussi à des fois en apprendre des choses au fur et à mesure.
06:16Avant de parler de l'intelligence artificielle en France,
06:18vous savez qu'on a un service de renseignement très puissant.
06:21Et une espèce de James Bond français
06:24remontait les données des grèves, etc.
06:26Donc c'est plutôt...
06:27Mais ils n'ont pas d'Aston Martin, ils sont en Renault-Mégan.
06:28Non, non, c'est-à-dire que, bah oui, des pauvres.
06:30C'est pas le coup, ils n'ont pas beaucoup de moyens non plus.
06:31Là-dessus, il ne faut pas rigoler.
06:33Ils ont sorti une note qui est vraie de vraie.
06:35La note dit, ouvrons les guillemets,
06:37que ce serait l'extrême gauche
06:38qui serait derrière les mouvements lycéens bloquant des lycées.
06:42Bien sûr, mais sans déconner.
06:44Ils ne sont pas derrière, ils sont devant.
06:45Les renseignements en France,
06:47avant c'était les anciens RG.
06:48Si vous m'écoutez, vous pouvez passer à autre chose.
06:50Parce que plutôt que d'enquêter pendant des jours,
06:53vous mettez Internet trois secondes.
06:54Mais la violence, à un moment donné, elle peut être légitime aussi.
06:57Elle peut être légitime.
06:59Paris ! Paris !
07:02En trois secondes de vidéo,
07:03tu as à peu près compris.
07:05Et quand tu vois tous les députés arriver,
07:06tu as à peu près compris qui est derrière.
07:08Voilà, c'était le petit point RG du jour.
07:10Vous restez avec nous dans un instant.
07:11Marine Tondelier est allée faire un tour à la Guipraille.
07:13Oui, mais pas à Paris.
07:14Dans un autre endroit.
07:15Dans un milieu rural.
07:17Nous en parlerons dans un instant.
07:18Est-ce qu'on peut faire machine à rire avec l'IA,
07:20oui ou non,
07:20pour un philosophe ?
07:22Dernier livre que Pietre a lu, c'était...
07:25Voici !
07:26Très bien.
07:27C'est bien de se compter dans les livres.
07:28C'était vachement bien,
07:28si on apprenait plein de trucs.
07:29Évidemment, la première de coup va être très bien.
07:31Allez, c'est Europe 1.
07:31Sous-titrage Société Radio-Canada

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