00:00C'est extravagant quand même. Je l'assure, la période, vous Gérard, qui êtes le plus ancien journaliste, jamais on
00:05a vu les rédactions dans cet état-là, parce qu'ils sont tous mélenchonistes, les gens de France Télévisions, sauf,
00:12c'est toujours pareil, sauf Laurent Delahousse et puis l'équipe qui doit diriger.
00:15Mais en fait, il y a aussi beaucoup de rancœurs, de ressentiments, de jalousies internes. En fait, ce qu'ils
00:21ne supportent pas, c'est le védétariat aussi de Laurent Delahousse, comme ils ne supportaient pas le védétariat de, comment
00:27dire, de Léa Salamé, il y a aussi cette part-là.
00:29Donc ceux que je connais, les journalistes que je connais, qui sont dans cette maison, me disent que c'est
00:36toujours ceux qui syndiquent, les syndiqués ou ceux qui protègent.
00:40C'est toujours les plus mauvais. C'est ça qu'il faut dire. C'est ceux qui sont les plus
00:44en difficulté dans leur propre profession et qui prennent effectivement la bataille du syndicat pour reprocher aux autres le travail
00:53qu'ils font ou qu'eux-mêmes ne sauraient pas faire.
00:55Il y a également cette part-là, vous le savez bien. On le sait qu'il y a cette part
00:59-là.
01:00Et alors, ils sont aux ordres de Jean-Luc Mélenchon. Et vous avez le directeur de l'information qui se
01:04couche.
01:05Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire que si demain, M. Mélenchon était président de la République, mais
01:10les médias ne seraient évidemment plus libres.
01:13Vous imaginez si c'était Marine Le Pen qui disait ça en plein meeting ? Combien elle serait rattrapée par
01:20la patrouille ?
01:21Combien d'irait ? Regardez, voilà le fascisme. C'est un fascisme de gauche qu'on entend là.
01:28Et personne, manifestement, dans les personnalités politiques, médiatiques, intellectuelles, artistiques, personne ne le souligne.
01:36Ou peu, ou peu. J'attends toujours. J'attends vraiment qu'un artiste, un jour, monte sur scène.
01:41Il y a Mme Bolasco, elle était montée sur scène au César en disant « J'espère qu'on aura
01:44bientôt une tribune, toujours ».
01:47Elle avait dit ça. J'aimerais l'entendre sur ces sujets-là, quand elle entend M. Mélenchon dire ce qu
01:53'il vient de dire là, qui attaque les journalistes.
01:57Les artistes, en plus, en off et dans le privé, ils nous le disent.
02:00Mais évidemment, ils le disent.
02:02Ils le pensent, ils le disent, mais ils n'osent pas le dire.
02:04Après, je peux comprendre, il y a des coups à prendre, mais la période peut-être...
02:07Il y a surtout des contrats à perdre.
02:10Ce qui me semble assez essentiel, c'est l'impossibilité d'opposer un autre récit.
02:14C'est-à-dire que quand on exalte les violences révolutionnaires, le mythe révolutionnaire, c'est à peu près sympathique.
02:19On ne fait pas le procès du communisme, on l'a vu tout à l'heure.
02:22On ne fait pas le procès de ces violences.
02:25Mais si on essaie, ne serait-ce que de parler de romans nationaux, là, nous sommes un facho.
02:29Et je pense qu'il y a un grand reproche à faire à la manière dont a été construit l
02:33'école,
02:34dont on a enseigné aussi notre histoire, notre langue.
02:37Parce qu'il est impossible de véhiculer à l'école française, aujourd'hui, l'amour de la France.
02:42Et ne serait-ce qu'en fait, si on ne sait pas lire et écrire quand on sort du primaire,
02:45comment est-ce que vous voulez qu'on s'approprie notre patrimoine commun ?
02:49Et ça, je pense que c'est une faillite de l'État français depuis des décennies.
02:54Vous avez parfaitement raison.
02:55Et c'est l'occasion de saluer le Puy du Fou, je l'ai dit hier.
02:57On a appris que le Puy du Fou avait fait 3,1 millions de personnes.
03:01Cette année, c'est le record du Puy du Fou.
03:03Mais vous avez vu comment le Puy du Fou est attaqué dans l'espace médiatique ?
03:06Comment Philippe de Villiers est attaqué ?
03:08Il a simplement fait un parc où il raconte l'histoire de France.
03:11Qui est formidable, d'ailleurs.
03:13Ça l'est rend dingue.
03:13Mais qui est un succès populaire.
03:15Vous vous rendez compte le niveau d'intolérance, de bêtise, de méchanceté, de tout ce que vous voulez ?
03:21Oui, mais parce que c'est perçu comme un hymne à la France, le Puy du Fou.
03:25À un moment où on vous dit que la France, on ne l'aime pas,
03:28quand on est soi-disant français, et qu'on dit qu'on n'aime pas la France,
03:31vous avez Philippe de Villiers.
03:33Pour faire la cérémonie des JO.
03:34Mais bien sûr.
03:35Et là, le président de la République, il est responsable.
03:37Parce que la cérémonie des JO, elle donne une image de la France qui est déplorable.
03:44Déplorable.
03:44Et tous ceux, évidemment, qui étaient à ce moment-là, ont vu cette cérémonie,
03:49l'ont trouvé vraiment pour le moins scandaleuse.
03:52Mais alors, il ne fallait pas le dire dans l'espace médiatique.
03:54Les trois Français, ceux qui sont peut-être les plus marquants de l'histoire de France,
03:59Napoléon, Jeanne d'Arc et De Gaulle, n'étaient même pas évoqués.
04:03Donc en revanche, on montrait la tête de Marie-Antoinette coupée.
04:07Et tout ça, le président de la République trouve ça très bien.
04:08On récolte ce qu'on sème.
04:11Je suis désolé de vous le dire.
04:12Comment ?
04:13Et un type à poil badigeonné de bleu.
04:15Voilà.
04:16Et ça, les gens...
04:17Mais c'est bien sûr que ça participe.
04:19Ça participe.
04:21À tout de suite.