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  • il y a 12 heures
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce jeudi, Pascal Praud revient sur les critiques de la CGT après un reportage du 20h de France 2 qui évoque les violences du 17 octobre.

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Transcription
00:00C'est extravagant quand même. Je l'assure, la période, vous Gérard, qui êtes le plus ancien journaliste, jamais on
00:05a vu les rédactions dans cet état-là, parce qu'ils sont tous mélenchonistes, les gens de France Télévisions, sauf,
00:12c'est toujours pareil, sauf Laurent Delahousse et puis l'équipe qui doit diriger.
00:15Mais en fait, il y a aussi beaucoup de rancœurs, de ressentiments, de jalousies internes. En fait, ce qu'ils
00:21ne supportent pas, c'est le védétariat aussi de Laurent Delahousse, comme ils ne supportaient pas le védétariat de, comment
00:27dire, de Léa Salamé, il y a aussi cette part-là.
00:29Donc ceux que je connais, les journalistes que je connais, qui sont dans cette maison, me disent que c'est
00:36toujours ceux qui syndiquent, les syndiqués ou ceux qui protègent.
00:40C'est toujours les plus mauvais. C'est ça qu'il faut dire. C'est ceux qui sont les plus
00:44en difficulté dans leur propre profession et qui prennent effectivement la bataille du syndicat pour reprocher aux autres le travail
00:53qu'ils font ou qu'eux-mêmes ne sauraient pas faire.
00:55Il y a également cette part-là, vous le savez bien. On le sait qu'il y a cette part
00:59-là.
01:00Et alors, ils sont aux ordres de Jean-Luc Mélenchon. Et vous avez le directeur de l'information qui se
01:04couche.
01:05Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire que si demain, M. Mélenchon était président de la République, mais
01:10les médias ne seraient évidemment plus libres.
01:13Vous imaginez si c'était Marine Le Pen qui disait ça en plein meeting ? Combien elle serait rattrapée par
01:20la patrouille ?
01:21Combien d'irait ? Regardez, voilà le fascisme. C'est un fascisme de gauche qu'on entend là.
01:28Et personne, manifestement, dans les personnalités politiques, médiatiques, intellectuelles, artistiques, personne ne le souligne.
01:36Ou peu, ou peu. J'attends toujours. J'attends vraiment qu'un artiste, un jour, monte sur scène.
01:41Il y a Mme Bolasco, elle était montée sur scène au César en disant « J'espère qu'on aura
01:44bientôt une tribune, toujours ».
01:47Elle avait dit ça. J'aimerais l'entendre sur ces sujets-là, quand elle entend M. Mélenchon dire ce qu
01:53'il vient de dire là, qui attaque les journalistes.
01:57Les artistes, en plus, en off et dans le privé, ils nous le disent.
02:00Mais évidemment, ils le disent.
02:02Ils le pensent, ils le disent, mais ils n'osent pas le dire.
02:04Après, je peux comprendre, il y a des coups à prendre, mais la période peut-être...
02:07Il y a surtout des contrats à perdre.
02:10Ce qui me semble assez essentiel, c'est l'impossibilité d'opposer un autre récit.
02:14C'est-à-dire que quand on exalte les violences révolutionnaires, le mythe révolutionnaire, c'est à peu près sympathique.
02:19On ne fait pas le procès du communisme, on l'a vu tout à l'heure.
02:22On ne fait pas le procès de ces violences.
02:25Mais si on essaie, ne serait-ce que de parler de romans nationaux, là, nous sommes un facho.
02:29Et je pense qu'il y a un grand reproche à faire à la manière dont a été construit l
02:33'école,
02:34dont on a enseigné aussi notre histoire, notre langue.
02:37Parce qu'il est impossible de véhiculer à l'école française, aujourd'hui, l'amour de la France.
02:42Et ne serait-ce qu'en fait, si on ne sait pas lire et écrire quand on sort du primaire,
02:45comment est-ce que vous voulez qu'on s'approprie notre patrimoine commun ?
02:49Et ça, je pense que c'est une faillite de l'État français depuis des décennies.
02:54Vous avez parfaitement raison.
02:55Et c'est l'occasion de saluer le Puy du Fou, je l'ai dit hier.
02:57On a appris que le Puy du Fou avait fait 3,1 millions de personnes.
03:01Cette année, c'est le record du Puy du Fou.
03:03Mais vous avez vu comment le Puy du Fou est attaqué dans l'espace médiatique ?
03:06Comment Philippe de Villiers est attaqué ?
03:08Il a simplement fait un parc où il raconte l'histoire de France.
03:11Qui est formidable, d'ailleurs.
03:13Ça l'est rend dingue.
03:13Mais qui est un succès populaire.
03:15Vous vous rendez compte le niveau d'intolérance, de bêtise, de méchanceté, de tout ce que vous voulez ?
03:21Oui, mais parce que c'est perçu comme un hymne à la France, le Puy du Fou.
03:25À un moment où on vous dit que la France, on ne l'aime pas,
03:28quand on est soi-disant français, et qu'on dit qu'on n'aime pas la France,
03:31vous avez Philippe de Villiers.
03:33Pour faire la cérémonie des JO.
03:34Mais bien sûr.
03:35Et là, le président de la République, il est responsable.
03:37Parce que la cérémonie des JO, elle donne une image de la France qui est déplorable.
03:44Déplorable.
03:44Et tous ceux, évidemment, qui étaient à ce moment-là, ont vu cette cérémonie,
03:49l'ont trouvé vraiment pour le moins scandaleuse.
03:52Mais alors, il ne fallait pas le dire dans l'espace médiatique.
03:54Les trois Français, ceux qui sont peut-être les plus marquants de l'histoire de France,
03:59Napoléon, Jeanne d'Arc et De Gaulle, n'étaient même pas évoqués.
04:03Donc en revanche, on montrait la tête de Marie-Antoinette coupée.
04:07Et tout ça, le président de la République trouve ça très bien.
04:08On récolte ce qu'on sème.
04:11Je suis désolé de vous le dire.
04:12Comment ?
04:13Et un type à poil badigeonné de bleu.
04:15Voilà.
04:16Et ça, les gens...
04:17Mais c'est bien sûr que ça participe.
04:19Ça participe.
04:21À tout de suite.

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