00:00Oubliez en tout cas le déplacement du président à l'étranger de ces derniers jours.
00:03Il est de retour, le président, sur la scène nationale et veut faire savoir qu'il s'implique.
00:08Hier, prise de parole après avoir convoqué les services de renseignement pour préparer les manifestations de samedi.
00:13Ce matin, à 9h, Conseil de défense à l'Elysée pour évoquer le dispositif policier de samedi.
00:20Avant un déplacement du chef de l'État auprès des forces de l'ordre pour les soutenir.
00:24Avant l'acte 2, après le chaos, après les critiques qu'Emmanuel Macron veut incarner, le retour à l'ordre,
00:31la fermeté.
00:32Car oui, la donne a changé.
00:34Souvenez-vous, vendredi dernier, le président était au concert de Céline Dion, assez serein avant les cortèges du 17 octobre.
00:40Avec un appel au calme qui avait été lancé quelques heures auparavant et on peut le dire qu'il n
00:44'a pas été vraiment entendu.
00:45Il veut donc imposer le calme cette fois-ci, après les couvre-feaux des interdictions de manifestations dans plusieurs villes.
00:51Une mesure polémique qui a fait bondir les opposants du président.
00:54Bon, allez, on se dit les choses, Hugo Capelle. En fait, il faut extrêmement gros, là, Emmanuel Macron et le
00:58gouvernement aussi.
00:59Il n'y a pas de choix que de faire mieux ce week-end, me disait une ministre.
01:02Ce gouvernement ne tiendra pas si on fait deux week-ends de suite comme ça.
01:06Surtout qu'il y a une très grosse pression politique. On a six mois de la présidentielle.
01:10Et donc, pour ne pas revoir ces images qui ont fait le tour du monde, Emmanuel Macron multiplie les casquettes.
01:16Chef de l'État, chef de la sécurité intérieure et même un peu Premier ministre parce qu'il a décidé
01:21de mettre son nez dans la contestation sociale.
01:23Lui qui se tenait plutôt à l'écart des affaires nationales. Il va recevoir tout à l'heure à 15h
01:27les organisations lycéennes.
01:29On les attendait lundi dans le bureau de Sébastien Lecornu. Emmanuel Macron grille la politesse à son Premier ministre.
01:37Il faut dire qu'il était peut-être temps de les considérer et de les recevoir après plus d'un
01:41mois, un mois déjà de revendications.